Après avoir publié de nombreux articles et chroniques, plus de 5 000 au total, Naveton Cinéma, le blog ciné le plus nul du net, a décidé de tirer sa révérence. Créé en avril 2011 (le 9 avril pour être exact), le site ferme ses portes aujourd’hui. Toutefois, il restera en l’état mais ne publiera plus de nouveaux articles. Je demande donc aux différents auteurs de ne pas poursuivre l’aventure. Les raisons de cet arrêt définitif ? Essentiellement par un manque d’envie et de motivation.
Ensuite, je constate que la plupart des commentaires sont publiés par les auteurs eux-mêmes même si le blog peut compter tout de même sur quelques fidèles. Hélas, les articles ne comptant aucun commentaire sont nombreux. Il ne s’agit pas pour autant de faire des reproches. Je tiens à remercier tous ceux et toutes celles qui sont de passage, même une fois de temps en temps, qui viennent ou non déposer des commentaires.

A ce sujet, je tiens à remercier tout particulièrement les auteurs qui se sont investis dans ce blog : Borat, Inthemoodforgore, Titi, Leslie Barsonsec, Nicos, Hdef, Vince, Gegeartist et Koamae. Je remercie également d’autres fidèles : Tinalakiller, Gerard, 2flics, Princecranoir, Jamesluctor, Terrortwins, Aelezig, Aurelia, Sekateur, Yvonne, ElodieSun, Forbloodssake, Taratata et Roggy. Pardon si j’ai oublié du monde, auquel cas je vous rajouterai dans ce dernier article. Jusqu’au bout, Naveton Cinéma sera resté fidèle à sa ligne conductrice, qui est la donc la suivante : « Des chroniques médiocres, des analyses foireuses et des articles écrits par un véritable tâcheron ! ». En vous remerciant encore… Je vous laisse à présent entre les mains d’Inthemoodforgore, qui a tenu à délivrer lui aussi un dernier message. Ensuite, ce sera au tour de Borat, Titi, Vince et Hdef !

Alice In Oliver


Naveton Cinema: The End...

Le billet final d’Inthemoodforgore:

Voilà, c'est fini. Dans quelques heures, votre blog préféré aura cessé d'exister. Trois ans et demi d'échanges, de débats, de passions...Tout cela va définitivement s'arrêter ce soir. Je n'ai malheureusement pas eu la chance de participer aux deux premières années de cette aventure, mais les quelques seize mois passés en votre compagnie ont conforté l'opinion que j'en avais en tant que simple spectateur: ce blog était (merde, voilà que je parle déjà au passé !) unique en son genre. Et de "naveton", il n'avait guère que le nom, délibérément choisi au second degré. Car ici, on parlait du VRAI cinéma dans toute son infinie diversité. Du navet infâme au chef d'oeuvre absolu, du blockbuster à l'ovni underground, de Franck Dubosc à Orson Welles... Ici, chacun pouvait trouver chaussure à son pied et participer aux débats, librement selon ses sensibilités. Et ça, c'était génial. Durant ces seize mois de présence, j'ai trouvé ici de la fantaisie, de la complicité, de la générosité. J'ai surtout rencontré de véritables amoureux du cinéma et ça, c'est rare.

Alors pour tout cela, un grand merci. Merci tout d'abord à Olivier, qui a eu la gentillesse de m'accueillir dans l'équipe des chroniqueurs et avec qui j'entretiens des rapports cordiaux et sincères. Merci à Borat pour la vigueur de ses opinions et la fougue de sa jeunesse, merci à Vince pour m'avoir fait découvrir ces réalisateurs essentiels que sont Arrabal et Jodorowski, merci à Tina pour cette touche féminine dans un blog gavé aux testostérones, merci à tous. Oui, merci d'avoir fait vivre, trois ans et demi durant, cet espace d'expression par votre passion dévorante du septième art. Alors je ne sais pas vous, mais moi je me sens quelque peu nostalgique à l'heure où j'écris ces lignes. Mais la grande Simone Signoret nous aurait dit que la nostalgie n'est plus ce qu'elle était ! Donc je compte sur vous pour que ce dernier article ne soit pas sponsorisé par Kleenex...

Alors en ce jour si particulier, et avant que le créateur de Naveton Cinema (auto proclamé DIEU !) ne nous livre ses dernières impressions, j'invite toutes les personnes qui ont fréquenté le blog (même furtivement), un jour ou l'autre, à laisser un petit témoignage. Que ce soit vos coups de cœur, vos coups de gueule, vos plus grands délires, vos plus grandes déceptions, vos découvertes, vos chroniques préférées, vos blogueurs stars, vos moments cultes, bref, tout ce qui vous aura marqué durant la (trop) brève existence de ce blog tant sympathique, racontez le.

Au revoir à tous, prenez soin de vous.

La critique d'adieu de Borat

J'ai rencontré Olivier à l'époque du Cinéma d'Olivier, je suis donc ce que l'on peut appeler un vieux de la vieille, le vieux coq... mais qui n'a que vingt piges ! Quand Olivier s'est lancé dans un nouveau blog, à savoir Naveton Cinéma, il a eu la mauvaise idée de me faire appel. Ainsi le 2 mai 2011 le Borat débarquait avec sa "critique marseillaise" de Taxi. Un malheur accumulant d'autres, voici donc l'ami Borat toujours aux commandes de critiques avec une appelation.
Hé oui, voulant bêtement faire dans l'original, me voilà à la tête (pour ne pas dire dans la tête, n'oubliez pas que c'est le blog le plus nul de tous les temps) de chroniques aux noms d'oiseaux où je lance mon verbe pour dézinguer ou ovationner des films en tous genres. D'ailleurs, je dois avouer que ma plus originale était aussi la plus longue, mais malheureusement personne ne l'a vu au vue des commentaires. Allez c'était celle de 22 Jump Street:

  • La 22ème critique (ce qui est faux vous le savez bien, vu que ça fait quand même depuis trois ans que j'accumule les chroniques de merde avec des titres à la con pour faire un peu original, mais vous savez dans la vie, on ne fait pas ce qu'on veut, alors on accumule les papiers, certains médiocres d'autres grandioses, mais on se souvient toujours des mauvais films; les vannes, certaines sont nulles d'autres passent bien, certaines laissent pantois allez savoir pourquoi, pourtant je les trouvais drôles comme cette tirade qui dure maintenant depuis plusieurs lignes et que vous lisez normalement toujours à l'heure où je cause, alors merci lecteurs pour ce grand moment de patience, la critique va commencer, installez-vous dans votre fauteuil bien gentiment devant l'ordinateur ou votre smartphone, oui car Naveton Cinéma peut aussi se lire sur smartphone, il faut absolument le signaler au cas où votre ordinateur déconne comme ce fut le cas récemment pour moi, mais trêve de bavardage allons-y !) de Borat

Du pur free-style où je me suis bien amusé. Mais mon implication dans Naveton s'est fait aussi fait par les fameuses questions de la semaine, voire du mois, voire à l'année (là c'est vraiment quand je n'étais plus inspiré, ne m'en voulez pas), que j'ai repris à Varlin, camarade de passage sur ce blog. Mon but n'était pas de reprendre le principe pour reprendre, c'était aussi une manière de m'amuser sur certains sujets comme la fois où j'avais demandé des projets de films concepts. Mais à plusieurs reprises, cela m'a permis de rire de mes camarades et moi-même par des questions cinéphiles ou en rapport avec certaines de leurs chroniques.
Mais comme souvent l'inspiration ne vient plus au bout d'un moment, il est parfois temps de s'arrêter. Mais surtout Naveton, c'était des débats houleux, parfois même virulents, mais très souvent utiles et permettant de connaître certains auteurs ou lecteurs. Certains sont venus, d'autres sont partis et le reste est resté (whaow la transition !). D'autant que quand Olivier n'était pas là, il fallait bien un kazakh pour surveiller ce petit monde. Ainsi, voici trois ans et demi que j'officie sur ce blog, ce qui me donne à nouveau un bon coup de vieux. Comme toujours. Alors merci à Olivier d'avoir laisser le Borat faire encore des siennes, de l'avoir laisser faire tout et n'importe quoi. Alors pour le grand final petit questionnaire et ne soyez pas faux-cul lecteur ! On veut du concret ! Alors zumba !

  • Après la fermeture, quel auteur (j'ai bien dit un seul !) vous manquera le plus ?

 

  1. Borat, le don juan à deux francs six sous qui n'arrête pas de draguer Tonton Besson depuis trois ans et plus.
  2. Olivier aka God on Earth (enfin ce qu'il dit).
  3. Inthemood, un homme brutal (il aime les films au dessus du - 16 !) mais charmant.
  4. Vince, notre Bruno Mars à nous, mais heureusement il ne chante pas.
  5. Titi, le roi des canaris.
  6. Leslie, le roi du nanar populaire.
  7. Nicos, le prince des 80's.
  8. Koamae, dit le gamin car il n'a toujours pas passé son Bac !

 

  • Dans dix ans vous vous souviendrez de ce blog pour quoi ?

 

  1. Les franches rigolades
  2. Les nanars tous plus débiles et improbables
  3. Les navets imbouffables
  4. Les raretés nécessaires
  5. Les débats houleux
  6. Le feuilleton Olivier-Borat-Tinalakiller
  7. La coopération des auteurs 
  8. Ou la non-coopération, c'est bien aussi !

 

  • Enfin dernière question: Quels films avaient-vous découvert sur ce blog ? Ne dites pas tous, ce serait trop facile ! 

Longue vie à Naveton Cinéma, le blog le plus nul du net, que son existence ne se résume pas à trois ans et demi d'activités et surtout continuez à venir, que ce soit pour discuter à propos de films ou autres. Bye Naveton !

Les derniers mots de Titi sur Naveton

"Voilà, c'est fini" chantait Jean Louis Aubert. Eh oui, notre dieu à tous et toutes a décidé de partir vers d'autres aventures. Mais point de nostalgie, il nous reste des chroniques qu'on pourra relire à foison (ou pas) avec des formules du genre : "il envoie le marchandise" (non, l'expression n'est pas utilisée uniquement pour les films érotiques ou pour les critiques sur Beethoven 1 & 2 en parlant de la bave du chien, où elle ne figure pas d'ailleurs, ce qui est scandaleux.) 

Naveton cinéma, c'est aussi un espace de dialogue et de débat parfois très animé, ou l'on ne pratique pas le MMDTG (qui signifie Ma Main Dans Ta Gueule), mais plutôt le respect de la personne, ce qui est finalement peut-être plus facile et surtout moins dangereux vu que, dans la vie courante, notre Olivier ressemble à Chris Hemsworth dans Thor, Inthemoodforgore se balade tous les week end avec le masque et les habits de Leatherface en sillonnant les routes désertes et les forets, une tronçonneuse achetée à Mr Bricolage entre les mains, tandis que Borat, sous ses airs inoffensifs et sa carrure à la Jonah Hill, est surnommé "King Of The Bed" en raison de sa faculté à briser des couples célèbres, les femmes ne résistant pas à une nuit d'amour avec notre latin lover. L'année dernière, notre Borat s'est enfui avec Monica Bellucci. Dernièrement, c'est Georges Clooney qui a fait les frais du tombeur, et notre bonhomme convoite actuellement la belle Jennifer Lawrence. Nicolas, attention à toi.

Pour en revenir à Naveton Cinéma et son initiateur, je souhaiterais simplement le remercier d'avoir accepté de m'integrer dans l'équipe en tant que chroniqueurs de ce blog. Si aujourd'hui, je continue à écrire des chroniques avec l'envie toujours vivace de partager, c'est grâce à lui. 

Terminons avec un petit jeu. Voici cinq phrases extraites de chroniques du blog, à vous de retrouver de quels longs métrages/ série ou autres elles sont extraites. En raison du nombres impressionnant d'articles sur Naveton, je vous ferai trois propositions à chaque fois, histoire que ce soit plus facile.

1. "Prenez une pincée d'Eraserhead, ajoutez un soupçon de Philosophy of a Knife, balancez une grande dose de Tetsuo, secouez le tout très fort (secouer est vraiment le terme exact !) et vous obtenez l'un des films les plus rock'n roll de ces vingt dernières années."

Trois propositions : Rubber's Lover, Hantise ou Transformers de Michael Bay.

2. "Seul problème, la série se prend très au sérieux et l'humour noir a lui aussi disparu du programme."

Trois propositions : 1. Les Envahisseurs, 2. Robocop la Série, 3. Mac Guyver (oui, oui, cette série a été chroniquée)

3. "« Fuck : est un mot anglais qui, en tant que verbe, signifie « avoir un rapport sexuel ». Fuck peut être traduit en français par le verbe « foutre » ou « baiser » » Hé hé merci Wikipédia, pour cette définition simple et rapide." (qui a dit que Naveton Cinéma n'était pas un blog culturel ?)

Trois propositions : 1. Allo Maman C'est Noël, Le Monde De Némo ou Le Loup De Wall Street.

4. "S'attaquer au cinéma de Jerry Lewis, c'est un peu comme si Keen V voulait faire un album de reprises de chansons de Jean-Luc Lahaye: ahurissant de conneries !"

Trois propositions : 1. Grease, Le Professeur Foldingue ou Par Où T'Es Rentré On T'A Pas Vu Sortir.

5. " Cet amour du cinéma d'horreur de l'époque pour ces animaux reste d'ailleurs assez mystérieux."

Trois Propositions : Vase De Noce, Portier de Nuit ou L'Homme Léopard.

C'est sur ce petit jeu que nous nous quittons, bonne continuation à tous et toutes en espérant continuer à vous retrouver nombreux dans les commentaires.

 

 

L’Ultime Chronique de Vince 12

Triste de voir se terminer l’aventure Naveton Cinéma. Mais on dit que mêmes les meilleures choses ont une fin. Personnellement, je me rappelle encore de ma première discussion avec Oliver, c’était sur le cinéma d’Olivier alors que je réagissais à un vote pour dresser un classement des meilleurs films de Stanley Kubrick. J’ai continué longtemps à poster comme un Hermite sur le cinéma d’Olivier alors que Naveton commençait déjà à voir le jour. Plus tard, sur Naveton, je me contentais de réagir aux chroniques et je prenais beaucoup de plaisir à discuter avec des cinéphages.

Combien de films ? Combien de réalisateurs ai-je découvert grâce à Naveton ? Des nanars, des chefs d’œuvres de tous genre et de toutes catégories. Naveton a clairement été une expérience enrichissante. Mais elle l’a surtout été grâce à Oliver, qui m’a tendu la main et qui m’a proposé de devenir auteur sur son blog. Je ne le remercierai jamais d’avoir insisté et de m’avoir fait goûter au plaisir de la petite chronique de film qui provoque les débats d’internautes. Je me souviens d’un 4 Avril 2012 où je publiais ma première chronique qui était celle de Nails d’Andreï Iskanov. Depuis, j’en ai fait pas mal. J’ai même fini par monter mon propre blog E-Pôle-Art. Je le dis c’est grâce à Oliver.

Je n’oublierai pas l’ambiance de Naveton. Le soir après ma journée de travail, je rentrais et je m’installais confortablement pour lire les chroniques de Naveton et je décompressais, (il y en a même que j’ai pris plaisir à relire). On avait toutes sortes de débat et Oliver ne manquait jamais une seule occasion de nous sortir un de ses jeux de mots mythiques. J’ai pris plaisir à discuter avec les autres internautes que ce soit les collègues auteurs tels que Borat, Inthemoodforgore, Titi, Hdef, Koame, Gegartist, Leslie Barsonsec et Nicos 31. On avait chacun notre style de chronique et nos spécialités cinématographiques. J’ai également apprécié dialoguer avec les habitués tels que Jamesluctor, Tinalakiller, Tangokini, Princécranoir, Taratata, MachineGun et bien d’autres que j’oublie. On a partagé des discussions enflammées, passionnées mais aussi des moments de rigolade ou plutôt de « rogolade » !

Evidemment tout cela nous manquera. Mais je ne me fais pas de souci, je sais que nous aurons de quoi nous consoler sur Ciné Borat, les blogs de Titi, Voracinéphile, Tinalakiller, Tangokini et tous les autres. Et qui sait peut être un jour, notre « Dieu » de Naveton sentira à nouveau l’envie de reprendre la plume de la blogosphère. Je remercie Oliver, pour m’avoir tendu la main, pour son soutien et son amitié et je salue tous les autres internautes que j’espère avoir le plaisir de retrouver sur la blogosphère.      

Vince

 

L'adieu aux armes d'hdef :

Alors ça y est. It's over comme on dit en anglais. Naveton tire sa révérence nous dit son fondateur, le grand Oliver, la grande Alice, ou les deux à la fois (Alice IN Oliver). Eh bien personnellement j'ai connu des annonces plus gaies, mais enfin… Personnellement, et comme ont fait les autres grands auteurs du blog ci-dessus, je vais vous rappeler un peu comment je me suis joint à cette fabuleuse aventure culturelle et humaine que celle de Naveton Cinéma, ses titres en gras, ses films gores trashs et chocs, ses articles improbables, ses questions semaines, sa liberté totale.

Je suis arrivé un jour de mars 2013. Je venais de revoir pour la énième fois Le Syndicat du crime 2 et je tape le titre du film (réalisé par John Woo en 87, il est dispo sur le blog) sur Google. Et il y a cette entrée zarbie : "Le Syndicat du crime 2, Naveton Cinéma, le blog ciné le plus nul du net". Intrigué, je poste un commentaire. On me répond (c'était Oliver) et une grande amitié se lie. Tous les soirs ou presque, je rentre de bibliothèque et je me mets dans mon fauteuil, et je découvre quelles nouvelles immondices gores ce sacré Naveton m'a encore concocté, non pas à moi, mais à 800 000 personnes, le blog étant tout de même beaucoup lu, mais si mais si, nous ne sommes pas, toi le profane qui lit ses lignes, une secte de dégénérés isolés ! Nous sommes beaucoup dans notre petit délire cinémadique, cinéphagique de grands adorateurs de notre idole à nous, Oliver (défini par Borat, le plus piquant et le plus humoristique des chroniqueurs du blog, que j'espère retrouver très bientôt sur Ciné Borat pour de nouvelles aventures, dans ces termes : "Le Alain Delon du pauvre", toujours avec ironie bien sûr). Oliver qui fut un peu (on entre dans la partie pseudo mystique du billet. Vince va adorer :D) mon Charon, mon passeur dans un monde sous-terrain (celui de l'underground, ouah elle est bonne !) de films dont l'existence ne m'avait jamais effleuré l'esprit. Je les entrevoyais d'un oeil terrifié et révulsé dans des bacs de DVD à la Fnac au rayon "Horreur et fantastique" que je considérais comme un rayon de geek sans intérêt, moi, l'intello bourré de préjugés avec mes lunettes qui faisait deux fois la taille de ma tronche, cachée par un bouquin de Céline. Et puis petit à petit, mes préjugés tombèrent comme des chaussettes pas bien lavées et je commençais à m'adonner à une culture de gore, à une culture bis que je jugeais autrefois méprisable et qui me captivât. Sur les bons conseils de Vince (dont je fantasmais jour et nuit sur le chapeau qui a rétrécit au lavage heu non sur la vidéothèque que j'imaginais emplie d'étranges délires mystiques et gores entre Jodorowsky et Arrabal avec un soupçon d'Andreï Isakinov) et d'Oliver (et aussi de Borat), je fis mes premiers pas dans cet univers envoûtant.

 

Puis je publiais, grande date, ma première chro (comme on disait, ouais) sur le blog. Je m'en souviens comme si c'était hier, avec Oliver qui me dit "Comme c'est ta première chro, elle mérite de paraître aujourd'hui. Donc à paraître dans quelques secondes en fait". Et moi de sauter de joie : "Youpi, mon blog à moi, à vous, un idéal commun, merci beaucoup". En une phrase très à l'emporte-pièce, je venais de résumer un peu et mal le grand truc de Naveton : un "idéal" commun, l'idéal du trash, de l'amour innocent du cinéma (en fait pas si innocent que ça), de la chronique irrévérencieuse et parfois un peu pas très polie (on jurait carrément dans les chroniques, moi j'imitais un peu Laurent Duroche, s'il me lit il doit se dire que j'ai des cases en moins), surtout les miennes en fait, ou quand Vince mettais "Fuck" comme note au Loup de Wall Street (toute la chro était un coup de griffe somptueusement violent), jouant sur le fait que dans le film, les personnages disaient 506 fois ce mot).

 

Et puis après cette première publication, j'enchaînais : Rec 3, Evil Dead 3, Full Contact etc. (vous pouvez toutes les consulter et vous régalez, approuver, détester, éructer) et surtout Baby Cart (alors quoi Oliver tu les as vu ?!) et le cycle que j'avais commencé sur la saga (qui comporte six opus) ne sera jamais fini. C'est con, il ne restait que le 6e… "Ne remets jamais au lendemain ce que tu peux faire aujourd'hui" disait mamie (pas forcément la mienne, toutes les mamies disent ça). Elle(s) avai(en)t bien raison ! Cent fois raison. Mais la grande question reste la suivante : Oliver a-t-il vu Baby Cart ????

 

Et puis j'ai d'autres souvenirs fabuleux de ce blog, notamment les débats de journées entières sur "le divertissement peut-il constituer un chef d'oeuvre ?", "Portier de nuit est-il un film pestilentiel et nauséabond (ce qui va souvent de pair) ?", "Dieudonné est-il un facho ?" etc. Autant de prises de becs, de réactions violentes, de débats historiques et cinématographiques auquel tous les spectateurs du blog assistaient comme à un jeu du cirque où deux gladiateurs féroces s'affrontaient. C'était souvent Vince et moi-même mais pas toujours. Mais la grande question reste la suivante  : Oliver a-t-il vu Baby Cart ????

Je me souviens aussi des questions de la semaine de Borat, qu'on attendait comme les messies ! Je me souviens de tout ça, je me souviens des rares et fascinants (et très longs) articles de Vince, "Je me souviens des jours anciens et je pleure" (Paul Verlaine, Sonate d'automne). Mais la grande question reste la suivante : Oliver a-t-il vu Baby Cart ????

Et par-dessus tout, pour en revenir à nos adieux ('faut pas être trop gai quand on enterre un mythe), je me souviens, très sérieusement maintenant, de la tendresse et de la solidarité des auteurs du blog, des grands amis, de grand partenaires et qui ont cela d'unique : pour certains je ne connais même pas leurs noms !! Et pourtant ce sont des amis. J'ai l'impression comme dit Céline dans Voyage au bout de la nuit, de "m'agiter frénétiquement dans le virtuel". Et pourtant, Naveton, tu vas me manquer. J'aimerais, et j'ai essayé, de t'"ignorer passionnément" comme dit Jacques Dupin mais non, Naveton, décidément, tu m'importes beaucoup. Mais bon, faudrait pas oublier la grande question : Oliver a-t-il vu Baby Cart ????

Car Naveton n'est pas un blog comme un autre. C'est un blog dans lequel chaque auteur s'investit, dans lequel un réel débat existe, où vos commentaires ne sont pas censurés pour un oui ou pour un non (Allociné a censuré une fois un de mes commentaires parce que je disais que Le Retour de Shangaï Joe était "un film aussi décomplexé que la droite de l'UMP"), où la parole circule, où chacun donne son avis franchement, "sans chiquer" comme dit Céline, à chaud, à froid, tiède, saignant, bleu, à point, cru, tartare. Il le balance dans la fosse dans laquelle les auteurs s'agitent, cogitent, et se tient prêt pour le défendre. Pas de censure, pas d'avis tout fait, pas de préjugé : juste une liberté de parole qu'on ne trouve pas ailleurs et qui donne à Naveton sa franchise, son honnêteté. Mais bon la grande question…

Et ça, on le doit à plusieurs hommes (trop peu de femmes, seule Tinalakiller) : Oliver, qui a guidé mon parcours cinéphagique pendant un an et demi et m'a permis de sortir de ma bulle.

On le doit à Vince, un grand amoureux de classiques hollywoodiens et de films chocs et trashs "trop rogolos".

On le doit à Borat, infatigable chroniqueur plein de verve et d'humour qui, en ce triste moment, me fait encore rire avec son message ("Allez zumba !" Du pur Borat !).

On le doit à Inthemoodforgore, récemment arrivé sur le blog et dont la vidéothèque m'a aussi bien donné à réfléchir (même Oliver était impressionné quand il nous a dit le nombre astronomique de ses dvd, c'est tout dire).

On le doit à Duncan, que je n'ai jamais connu mais dont je sais qu'il a écrit des articles sur le blog.

On le doit à Titi, qui tient un remarquable blog où il dévoile sa passion pour le cinéma d'horreur. Je me souviens d'ailleurs d'un excellent article sur Possession, le chef d'oeuvre de Zulawski que j'ai vu, ironie du sort, la semaine dernière. C'était formidable.

On le doit aussi à… monsieur-que-j'ai-du-oublier et à qui je présente mes excuses. Ah oui, je me suis oublié ! C'est moi le monsieur ! Allons HD (comment je m'étais énervé sur ce pauvre Borat quand il m'avait appelé "Haute Définition" !), un peu de tenue !

Eh oui, HDEF. C'est étrange hein ?! Oui parce que à la base, je voulais me trouver un pseudo, j'en ai essayé plusieurs et à chaque fois, "le pseudonyme est déjà utilisé, veuillez en choisir un autre". À chaque fois. De rage, je tape sur mon clavier et un truc genre "hdfrerfere" ressort. J'en garde l'essentiel; HDEF, et me voilà pseudonymé. Vu que vous ne savez rien de moi, ni ma tronche (contrairement aux autres auteurs du blog) ni rien, je vous donne quand même mon nom, c'est Élias, comme ça au moins vous saurez UN truc de moi.

Donc voilà, je vais pas vous faire mon CV, Naveton fut un peu ma subsistance bis, avec Mad Movies (à propos d'eux, Borat, tu trouves pas leur nouvelle formule nullissime ??!) et ma bibliothèque consacrée au cinéma d'horreur, où s'entreposent Classiques du cinéma fantastique de Sabathier, Classiques du cinéma bis de Laurent Aknin et Lucas Bablo, que je cite souvent dans mes articles, 100 ans de cinéma d'horreur et de science fiction, la géniale bible du film de genre signée Jean-Pierre Andrevon, Mad, ma vie de Jean-Pierre Putters, sur l'histoire de Mad Movies et… flûte je me remets à parler de moi ! Je suis d'un égocentrisme !

Allez, arrêtons les violons, ne pleurons pas (c'est le titre du dernier roman de Salvayre, le bouquin qu'a eu le Prix Goncourt. J'ai lu un super article sur Zone Critique. C'est bien ?), j'essaie de pas faire dans le Bergman pour vous dire adieu, parce que voyez-vous, Naveton, c'est pas ça.

C'est pas triste Naveton ! C'est gai ! C'est chouette ! On se mate un nanar entre potes, on n'est pas là pour écrire du Bazin, on est là pour déconner sur fond de nanar gore avec Borat, Vince et Oliver, on se conseille les pires films jamais fait, on se marre, on blablate, tranquille, paresseusement ou énergiquement selon les jours.

Donc Naveton c'est pas le site sérieux. C'est pas le site pompant qui te fait la leçon comme j'ai trop tendance à la faire. C'est le site libre. C'est le site où on fait ce qu'on veut, où on dit ce qu'on veut, même si on fait des jeux de mots pourris mais "trop rogolos" (j'adore cette expression de Vince !!) sur le film Ring ("tu est tendu comme un STIIIIING, je mange une meuRIIIING, DRIIIIING". Voir le reste sur l'article consacré au film), où Oliver se fait saboter sa drague avec Tinalakiller par Borat (aaah ces interminables dialogues sur la douceurs des épaules de Borat et sur sa qualité de danseur ! Des parties de rigolades non-sensiques dignes des Monty Python !) où tout le monde vient dans l'idée de parler de cinéma mais… bizarrement.

Donc vu que Naveton n'est pas un site triste mais un site marrant, y a pas de raison de chialer quand on le ferme, vu qu'on va au contraire se souvenir des fois où on s'est le plus marré et puis se retrouver tous sur notre Saint-Jean d'Acre de la nanarophilie : Ciné Borat. Et c'est reparti ! Et même si Borat venait à fermer son site, croyez-moi, je continuerais de porter le flambeau que vous m'avez transmis. "S'il n'en reste qu'un, je serais celui-là" disait Victor Hugo dans les splendides Châtiments. Mais je préfère m'en référer à ce que nous dit Borat dans les commentaires (je suis trop nul pour formuler moi-même mes sentiments alors je les pique aux autres) : "Camarde, ce fut un plaisir du début à la fin"

Je ne sais que dire d'autre pour clore une belle histoire d'amitié entre des passionnés de cinéma et un cinéphile bougon vieux avant l'heure qui, comme Clint Eastwood dans Gran Torino (mais moi je n'ai pas de carabine !), s'est ouvert au monde. Et, je crois l'avoir beaucoup dit, c'est grâce à des personnes aussi attentionnés, douces et sympathiques que Vince (désolé pour mes commentaires d'insulte), Borat (désolé aussi !) et Oliver (je n'ai jamais offensé un dieu). Et ils ne sont pas seuls, tous ceux que j'ai rencontré sur le blog sont aussi passionnés, aussi passionnant et j'aimerais un jour vous voir. Ce serait tellement marrant !

Bon, je ne vais pas vous ennuyer d'avantage.

Au revoir et merci,

HDEF… (et ça continue)

 Oui ça continue parce que un jour ou l'autre, Oliver, au moment où tu t'y attendras le moins, je surgirais sur le blog et je te dirais : OUI, J'AI VU PHILOSOPHY OF A KNIFE ! Et là, tu me féliciteras, et tu te prosterneras devant moi !