pandémie

 

genre: anticipation, catastrophe
année: 2013
durée: 2 heures

l'histoire: Près d'une grande métropole, la police découvre, entassés dans un container, des dizaines de corps putréfiés victimes d'un mal mystérieux. Au même moment, un passeur de clandestins, atteint d'un virus inconnu, décède à l'hôpital. Quelques heures plus tard, les urgences de la ville croulent sous l'afflux des malades. le chaos s'installe. Afin d'enrayer la propagation du virus, les autorités imposent  une mise en quarantaine. Tous les habitants sont confinés en zone de sécurité. La tension monte. Certains vont risquer leur vie pour sauver leurs proches, d'autres vont risquer celle des autres pour sauver la leur. Pendant ce temps, un survivant du container court dans la ville.   

La critique d'Alice In Oliver:

Contrairement à ce que l'on pense, l'avenir du cinéma catastrophe ne se situe pas aux Etats-Unis. Certes, le cinéma hollywoodien nous a "pondu" (façon de parler) bon nombre de films de genre depuis une dizaine d'années, mais blockbuster oblige, ces longs-métrages se révèlent assez manichéens et limite propagandistes dans l'ensemble. Bien sûr, le cinéma asiatique ne possède pas les mêmes moyens mais délivre des spectacles beaucoup plus humains et attachants.
Preuve en est avec Pandémie, réalisé par Kim Seong-Su en 2013. Le film n'a pas bénéficié d'une sortie dans les salles en France mais est sorti directement en dvd.

Ce qui est rarement bon signe. Pourtant, Pandémie fait partie de ces (rares) bonnes exceptions. Mieux encore, le film connaîtra un gros succès dans son pays (la Corée du Sud) et passe devant le nez et la barbe du Transperceneige de Boong Joon-Ho qui lui, a bénéficié d'une sortie dans les salles françaises. De son titre original Gamgi, qui signifie littéralement "grippe", Pandémie est aussi connu sous le nom de The Flu. Indéniablement, le long-métrage s'inscrit dans le ton de notre actualité pessimiste, puisqu'il est question ici d'une forme de la grippe aviaire (donc le virus H5N1) qui aurait muté, devenant totalement incontrôlable. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario.

 

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Attention, SPOILERS ! Près d'une grande métropole, la police découvre, entassés dans un container, des dizaines de corps putréfiés victimes d'un mal mystérieux. Au même moment, un passeur de clandestins, atteint d'un virus inconnu, décède à l'hôpital.
Quelques heures plus tard, les urgences de la ville croulent sous l'afflux des malades. le chaos s'installe. 
Afin d'enrayer la propagation du virus, les autorités imposent  une mise en quarantaine. Tous les habitants sont confinés en zone de sécurité. La tension monte. Certains vont risquer leur vie pour sauver leurs proches, d'autres vont risquer celle des autres pour sauver la leur.

Pendant ce temps, un survivant du container court dans la ville. Premier constat, le film n'a pas à rougir de la comparaison avec les meilleurs films catastrophes hollywoodiens. Mieux encore, Pandémie ne se limite pas seulement à un film d'action idiot, propagandiste et spectaculaire.
Vous pouvez oublier des films comme Alerte ! ou encore dernièrement le tristounet World War Z. D'ailleurs, il n'est nullement question de zombies, mais d'une fin du monde plus que probable dont le terrain d'infection se trouve justement dans une grande ville de la Corée du Sud. A partir de là, Pandémie prend la forme d'un film d'anticipation, tout à fait probable et d'un réalisme à couper le souffle.

 

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En ce sens, il s'inscrit dans la grande dynamique des films d'anticipation américains des années 1970. On pense parfois à Soleil Vert même si Pandémie prend une toute autre direction. Pour enrayer le virus, en tout cas éviter qu'il puisse se propager, les non infectés sont désormais parqués dans une sorte de bidonville. Quant à ceux qui sont contaminés, ils sont condamnés à périr dans le silence. Pire encore, le réalisateur en profite pour critiquer l'armée et un gouvernement totalement impuissant et prêt à sacrifier sa population via des autodafés massifs dans d'énormes dépotoirs.
Comment ne pas songer un instant aux camps de la mort ?

Tous ces faits sont vus à travers le regard de trois protagonistes: une mère et sa fille et un pompier de la ville. Evidemment, et vous vous en doutez: le film se concentre également sur la relation amoureuse qui se noue entre le pompier courageux et sa nouvelle dulcinée.
Ce n'est pas le gros point fort de Pandémie. Ensuite, le film avait-il besoin de cet idylle naissante pour nous passionner ? Pas sûr... Enfin, la jeune "mouflarde" se révèle totalement insupportable à force de pleunicher toutes les trente secondes chronomètre en main. Mais tous ces exemples ne sont que des petites défauts qui empêchent néanmoins Pandémie de se ranger parmi les incontournables du genre. Toutefois, ne soyons pas si sévère: ça reste clairement un bon film catastrophe, tout à fait recommandable et dans la lignée du terrible Virus, le film asiatique sorti en 1980.

Note: 14.5/20