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genre: action
année: 1985
durée: 2 heures

l'histoire: Lors d'un règlement de compte, un policier new-yorkais est laissé pour mort. Ayant survécu à ses blessures, il est confié à un vieil asiatique qui lui enseigne un art martial coréen : le Sinanju. Malgré lui, cet ancien flic est ensuite engagé dans une organisation secrète du gouvernement. Il change alors d'identité et devient un redoutable tueur du nom de Remo Williams.   

La critique d'Alice In Oliver:

Guy Hamilton est un réalisateur compétent et un honnête artisan du cinéma. On le connaît surtout pour quelques James Bond: Goldfinger, Vivre et laisser mourir, Les Diamants sont éternels et L'Homme Au Pistolet d'Or. Visiblement, le cinéaste aime les agents secrets et les aventuriers.
Preuve en est avec Remo: sans arme et dangereux, réalisé en 1985. Le long-métrage est aussi l'adaptation d'une série de romans, L'Implacable, de Roger Sapir et Warren Murphy. A priori, le but était de réaliser plusieurs films (au moins une trilogie). Hélas, Remo: sans arme et dangereux passera totalement inaperçu au cinéma.

Le film ne rencontrera pas non plus un grand succès critique. La presse se montre peu élogieuse et qualifie le film de nanar. On peut parler d'une sorte de croisement entre Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin, James Bond et Indiana Jones.
En l'occurrence, la comparaison avec le film de John Capenter (donc Les Aventures de Jack Burton...) semble la plus appropriée, déjà parce qu'il s'agit d'un long-métrage méconnu et plus ou moins confiné dans l'oubli. Reste à savoir si Remo mérite autant de mauvais qualificatifs. Autant le dire tout de suite: oui, le film est un nanar, mais un nanar particulièrement sympathique et terriblement attachant.

 

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Malgré ses nombreux défauts, j'aurais plutôt tendance à l'apprécier mais j'y reviendrai. Au niveau de la distribution, ce film d'action ne réunit pas d'acteurs très connus. Seul Fred Ward fait véritablement exception. Attention, SPOILERS ! Samuel Makin, un policier coriace, est officiellement tué dans l'exercice de ses fonctions. En réalité, sa mort a été maquillée par une organisation secrète pour le recruter. Cette organisation a pour but de protéger la Constitution américaine sans toutefois la respecter. Désormais appelé Remo, notre héros devient le bras armé de cette organisation, après avoir été formé par un vieil oriental, Maître Chiun.

Ce dernier appartient à une ancienne lignée d'assassins coréens et entreprend de lui enseigner le Sinanju ("pression sur les centres nerveux"), ancêtre de tous les arts martiaux. Au fur et à mesure de son apprentissage, Remo acquiert des capacités extraordinaires.
Encore une fois, Remo se situe dans la grande tonalité des films d'action et d'aventure des années 1980: une petite touche de James Bond, un faux air d'Indiana Jones et surtout un héros qui n'est pas sans rappeler le cas de Jack Burton (comme je l'ai déjà souligné). Au même titre que son modèle, Remo est un homme sans histoire mais un policier droit et compétent.

 

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Suite à un réglement de compte, Remo est pris en main par une organisation secrète. Le film se divise alors en deux segments bien distincts. Dans le premier, Remo est entraîné par un maître coréen. C'est la partie la plus drôle et aussi la plus intéressante du film.
Dans cette section, le film s'apparente à une sorte de voyage initiatique. Initié aux arts martiaux et aux plus grands secrets de Shaolin (bonjour les clichés !), Remo devient un tueur redoutable. Toutefois, il se différencie d'Indiana Jones et consorts. Il n'aime pas les armes à feu et doit faire appel à la force de l'esprit pour vaincre ses adversaires.

C'est ainsi qu'il apprend à éviter les balles. Non, vous ne rêvez pas: Matrix n'a strictement rien inventé. Evidemment, Remo n'a pas les mêmes prétentions et surtout le même budget. A partir de là, le long-métrage dégage un certain charme mais aussi une grande naïveté.
Visiblement, Guy Hamilton a bien conscience du ridicule de certaines situations. En gros, l'humour est très présent dans le film. Au moins, Remo a le mérite de ne jamais se prendre au sérieux. Dans la seconde partie, le film se tourne davantage vers l'action et l'aventure.
Sans être particulièrement transcendant, Fred Ward fait le job mais n'a pas non plus le charisme d'un Sean Connery ou d'un Harrison Ford. C'est aussi le point faible du film. Notre héros se fait presque piquer la vedette par son maître et son accent asiatique à coucher dehors !
A ce sujet, la version française est à se pisser dessus ! A cela, s'ajoutent de nombreuses situations cocasses et totalement invraisemblables. Pourtant, au risque de me répéter, Remo possède ce grain de folie qui fait toute la différence: un nanar jubilatoire en fin de compte et aussi un plaisir coupable.

Note: 10/20 (c'est généreux mais...)
Note nanardeuse: 15/20


"Remo sans arme et dangereux" vu par Yannick... par tonton_bdm