taeter city

 

Genre: horreur, gore, trash (interdit aux - 16 ans)
année: 2012
durée: 1h10

L'histoire: A Taeter City tout  est géré par l’Autorité, qui est une sorte de dictature. Pas de crime et pas d’émeutes. Pourquoi ? L’Autorité utilise un système d’ondes radio spécial appelé Zeed. Les ondes radio modifient le cerveau des criminels, les forçant à se suicider. Ceux-ci alimentent la chaîne de restauration rapide Taeter Burger populaire avec les produits de chair humaine dont ils ont besoin pour nourrir les citoyens.       

la critique d'Alice In Oliver:

L'avenir du cinéma trash, gore et horrifique ne se situe pas en France (jusque-là, je ne vous apprends rien) ni aux Etats-Unis, mais davantage en Asie (surtout le Japon) et en Allemagne. Il va falloir désormais compter sur l'Italie. L'air de rien, ce pays peut s'appuyer sur plusieurs réalisateurs de renom, notamment un certain Dario Argento. Hélas, depuis de nombreuses années, le cinéaste italien n'est plus que l'ombre de lui-même. En même temps, Dario Argento n'a plus rien à prouver.
Qu'à cela ne tienne, la relève est bel et bien présente. Preuve en est avec Taeter City, réalisé par Giulio De Santi en 2012.

Le réalisateur est loin d'être un inconnu et s'est déjà fait remarquer avec Adam Chaplin, sorte de mélange entre les films produits par Troma, Toxic Avenger et Ken le Survivant ! Giulio De Santi s'est taillé une petite réputation dans le cinéma trash avec le même Adam Chaplin.
Cependant, certaines personnes ont aussi pointé quelques longueurs et baisses de rythme. Visiblement, les critiques ont bien été entendues puisque Giulio De Santi revient plus en forme que jamais. En l'occurrence, Taeter City est très différent de son prédécesseur, donc Adam Chaplin (au cas où vous n'auriez pas suivi). C'est très simple, on tient là un véritable OFNI (objet filmique non identifié) !

 

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Avant toute chose, il est nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! A Taeter City tout  est géré par l’Autorité, qui est une sorte de dictature. Pas de crime et pas d’émeutes. Pourquoi ? L’Autorité utilise un système d’ondes radio spécial appelé Zeed. Les ondes radio modifient le cerveau des criminels, les forçant à se suicider. 
Ceux-ci alimentent la  chaîne de restauration rapide Taeter Burger populaire avec les produits de chair humaine dont ils ont besoin pour nourrir les citoyens. Premier constat, Giulio De Santi possède de solides références.

J'ai déjà cité Toxic Avenger et Ken le Survivant mais indéniablement, le réalisateur est un fan du cinéma gore asiatique. Comment ne pas penser à The Machine Girl ou encore à Tokyo Gore Police ? Mais les références de Taeter City ne s'arrêtent pas là. En effet, Giulio De Santi nous entraîne dans une société futuriste effrayante et décadente, dont la froideur n'est pas sans rappeler par certains aspects Blade Runner, Minority Report, Soleil Vert, 1984 mais surtout Starship Troopers.
Toutefois, Taeter City n'est pas une grosse production, encore moins un blockbuster mais davantage une série B qui doit composer avec les moyens du bord.

 

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Pourtant, au-delà de ses références, Taeter City se démarque par son humour très noir et une ambiance post-apocalyptique. Désormais, le monde est régi par une dictature qui est aussi le sommet de l'ultra capitalisme et de la société de consommation. Plus besoin d'appeler la police pour arrêter, enfermer et exécuter les tueurs et les assassins. L'autorité en place dispose d'un système d'ondes radio capable de modifier le cerveau des criminels, les poussant ainsi à se suicider.
Ensuite, leurs corps sont envoyés à l'abbatoir et destinés à l'agroalimentaire (je renvoie au synopsis). Pourtant, un homme échappe miraculeusement à ces ondes radios.

Tel est le speech de Taeter City. Giulio De Santi tient un concept en or et l'exploite à merveille. A partir de là, le film multiplie les séquences gores, trashs et sanglantes: membres déchiquetés, oeil extirpé, explosion de crânes, mains tranchées ou encore découpées, le tout pour une véritable boucherie dans les règles ! Pourtant, Taeter City ne manque jamais d'ironie.
Impossible de ne pas éclater de rire devant certaines séquences (la plupart en vérité) totalement absurdes. Dans Taeter City, il existe sans cesse ce décalage entre l'univers mis en place, son ambiance poisseuse et malsaine et le second degré affiché par le film. Bien sûr, le manque de moyens se fait parfois sentir. Mais ne soyons pas trop sévères: avec Taeter City, Giuli De Santi s'impose comme le nouveau réalisateur trash et insolent du moment. Un gros uppercut dans son genre !

Note: 15/20