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genre: thriller (interdit aux - 12 ans)
année: 1976
durée: 1h25

l'histoire: Pour le week-end, un riche dentiste, playboy à ses heures, invite sa dernière petite amie en date, une top model, à le rejoindre dans sa résidence de campagne. Ils croisent la route de quatre voyous : lui sera tué et elle, violée. Mais l'heure de la vengeance est proche.     

La critique d'Alice In Oliver:

En 1971, Sam Peckinpah réalise un film qui va marquer durablement les esprits. Son nom ? Les Chiens de Paille. Le cinéaste déteste la violence mais la dénonce régulièrement à travers ses films. Toutefois, dans Les chiens de Paille, elle atteint probablement des sommets, non pas que le film soit franchement très gore, mais parce que la violence y est surtout psychologique.
Ainsi, dans les années 70, de nombreux films traitent à leur façon le thème de la violence, cela déclinant souvent vers la vengeance et même le "rape and revenge". De nombreux films vont marquer les esprits. J'ai déjà cité Les Chiens de Paille, mais comment ne pas citer Thriller: a cruel picture, La dernière maison sur la gauche ou encore Day of the Woman ?

Toutefois, certains films de genre passeront relativement inaperçus au moment de leur sortie. C'est par exemple le cas de Week-End Sauvage, réalisé par William Fruet en 1976. Visiblement, le cinéaste a été profondément marqué par Les Chiens de Paille.
En ce sens, Week-End Sauvage pourrait être considéré comme une sorte de remake ou plutôt de séquelle du chef d'oeuvre de Sam Peckinpah. Pourtant, le scénario est de facture classique et annonce un thriller assez bancal, tout du moins en apparence. Attention, SPOILERS ! Pour le week-end, un riche dentiste, Harry, playboy à ses heures, invite sa dernière petite amie en date, Diane, une top model, à le rejoindre dans sa résidence de campagne.

 

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Ils croisent la route de quatre voyous. Dans un premier temps, c'est une course poursuite en voiture qui s'engage. Coup de chance (ou pas...): Diane parvient à semer la petite bande. Mais son leader a bien l'intention de prendre sa revanche. Certes, encore une fois, présentée comme cela, l'histoire n'a rien de très originale. Pourtant, c'est le traitement opéré par William Fruet qui fait toute la différence.
Le réalisateur prend son temps pour planter son seul et unique décor, à savoir la résidence d'un millionnaire. Ensuite, William Fruet se concentre sur la psychologie de ses personnages. C'est ainsi que la violence monte crescendo.

Il faudra donc attendre presque 45 minutes avant de voir débarquer les voyous dans l'immense demeure d'Harry. Les intentions de ce dernier sont claires: il tente de séduire sa nouvelle conquête. Certes, Diane le trouve attachant et sympathique mais n'est pas spécialement intéressée par son prétendant. Ensuite, face à l'arrivée des bandits dans sa résidence, celui-ci ne se montre guère courageux.
Il tente même de négocier avec eux. Grave erreur: ces derniers vont surtout chercher à l'humilier devant sa "petite amie". Evidemment, les choses vont prendre une tournure inattendue. Harry va finir par se rebeller mais beaucoup trop tard. Il sera tué par le chef de la bande.  

 

DEATH-WEEKEND

 

Quant à Diane, elle évite plusieurs fois de se faire violer. Hélas, l'inévitable finit par se produire. C'est là qu'elle décide de prendre les armes pour massacrer un par un ceux qui ont décidé de "gâcher" (le mot est faible...) son week-end à la campagne. C'est donc une belle jeune femme qui est amenée à prendre sa revanche sur le sexe masculin.
Pourtant, Week-End Sauvage n'est pas vraiment un film féministe ni partciulièrement engagé. Sur ce dernier point, William Fruet filme de façon assez distance laissant le soin au spectateur d'interpréter son propre film. Le but est clairement de choquer son audimat mais sans jamais céder à la tentation de la facilité. Finalement, Week-End Sauvage pourrait s'apparenter à un mélange assez curieux entre Day of the Woman et Les Chiens de Paille.
Jusqu'à la fin, le long-métrage interroge et délivre la claque annoncée. Néanmoins, le film a désormais presque 40 années au compteur. Il pourra paraître un peu désuet aujourd'hui, non seulement pour ce qu'il montre mais aussi pour ce qu'il dénonce (en gros, jusqu'où peut aller la violence ?).

Note: 14/20