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genre: documentaire
année: 2011
durée: 1h25

Synopsis: A l'occasion de ses 50 ans, Jean-Claude Van Damme revient sur son parcours, de son enfance en Belgique à sa vie actuelle de réalisateur et producteur à Hongkong. 

la critique d'Alice In Oliver:

Indéniablement, Jean-Claude Van Damme fait partie de ces stars sympathiques qui ont marqué le cinéma d'action et d'arts martiaux des années 1990. L'acteur belge, de son vrai nom, Jean-Claude Van Varenberg, a réussi à percer aux Etats-Unis.
Pourtant, Jean-Claude Van Damme (JCVD) passera par de nombreuses galères. L'acteur revient donc sur son parcours à l'occasion de son cinquantième anniversaire. C'est ce que nous raconte ce documentaire, intitulé De Jean-Claude à Van Damme et diffusé sur une chaîne de la TNT en 2011.

JCVD revient sur des débuts plus que difficiles aux Etats-Unis. Dans un premier temps, il livre des pizzas puis parvient à obtenir un emploi de chauffeur à Hollywood. C'est ainsi qu'il se lie d'amitié avec Chuck Norris. Autant le dire tout de suite: la première demie heure de ce documentaire est limite catastrophique. On passe soudainement d'un JCVD en train de fouiller limite les poubelles pour survivre à un acteur qui triomphe du jour au lendemain dans Bloodsport.
Ses apparitions, pourtant remarquées, dans Karate Tiger et L'Arme Absolue, ne sont même pas évoquées.

 

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Certes, il est vrai que c'est le même Bloodsport qui va permettre à JCVD de se faire connaître et de révéler ses qualités athlétiques et martiales au grand jour. A l'époque, l'acteur rencontre Menahem Golan, le producteur de Bloodsport. Capable de faire le grand écart sur deux chaises, JCVD reconnaît que cette performance sera son ticket vers la gloire et la célébrité.
Ensuite, le film ne coûte pas très cher à produire et rapporte énormément au box-office. JCVD devient alors une vedette débarquée de nulle part. Aux yeux de son pays natal, il restera donc le belge qui a réussi à faire une carrière aux Etats-Unis.

JCVD enchaîne alors les films à succès et tourne même avec des réalisateurs reconnus, notamment John Woo et Roland Emmerich. Dans les années 1990, JCVD fait partie du top 5 des stars les mieux payées d'Hollywood. Hélas, dans les années 2000, sa carrière est sur le déclin.
JCVD doit désormais se contenter de jouer dans des DTV (direct to video). Ses films ne sortent donc plus au cinéma. Pourtant, le public n'a pas oublié cet homme simple et modeste. Cependant, au même moment, JCVD doit vaincre sa dépendance à la drogue. C'est aussi à la même époque qu'il se distingue par des interviews pour le moins farfelues.

 

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Le documentaire revient largement sur son passage "aware". A ce sujet, il semblerait que la star se mélange les pinceaux entre la langue américaine, le wallon et le français. Ce qui expliquerait ses nombreux dérapages. Puis, vers le milieu des années 2000, il tourne le film JCVD, qui revient longuement sur ce côté "aware" mais aussi sur la personnalité sensible de Van Damme.
Le public découvre alors un acteur doué et sincère, très éloigné de l'image d'idiot du village qui lui colle à la peau depuis plusieurs années. Hélas, le film ne marchera pas. Néanmoins, il permet d'apprécier une nouvelle palette de Van Damme.

Le documentaire revient largement sur les conséquences de JCVD. Certes, l'acteur n'est plus la star du passé, mais l'artiste reste un passionné. Désormais, Van Damme se consacre à la profession de réalisateur. Le documentaire s'attarde largement sur le tournage de son prochain film, The Eagle Path, sur lequel Van Damme a misé une bonne partie de son argent.
Il est à la fois le réalisateur, le producteur, le scénariste et l'acteur principal de ce long-métrage. Dans l'ensemble, et malgré une première demie heure assez décevante, ce documentaire se laisse suivre sans déplaisir. JCVD joue le jeu et accorde de nombreuses interviews.
On regrettera néanmoins l'intervention de certaines personnalités hors sujet, comme par exemple Benjamin Castaldi ou encore Cécile de Ménibus.

note: 12/20