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genre: horreur, gore, trash (interdit aux - 18 ans/- 16 ans)
année: 1993
durée: 1h35

L'histoire: Après avoir été violée par son père, l'adolescente Mak Wei-Fong décide de se venger contre sa famille abusive qui a gardé le silence sur cet acte et ainsi sauver la relation avec son petit ami.    

la critique d'Alice In Oliver:

Suite du petit cycle consacré aux films de la catégorie 3, soit le cinéma trash, déjanté et furieux de Hong-Kong, avec un nouveau fleuron du genre, j'ai nommé Daughter Of Darkness, réalisé par Kai-Ming Lai en 1993. Les amateurs de la catégorie 3 le considérent souvent comme un classique de ce cinéma très particulier. Parmi les références, on trouve quelques petits bijoux.
C'est par exemple le cas de The Untold Story, Ebola Syndrome, Red To Kill, Run and Kill, Dr. Lamb ou encore A Day Without Policeman. Encore une fois, Daughter of Darkness jouit d'une solide réputation, pour le moins outrancière.

En effet, le long-métrage de Kai-Ming Lai réunit tous les ingrédients d'un genre qui va connaître sa période de gloire dans les années 1990, à savoir des viols, du sang, des meurtres, de l'inceste et une vengeance implacable et expéditive. Oui, tous ces éléments sont bel et bien présents dans Daughter of Darkness. Pourtant, ce nouveau cru de la catégorie 3 nous a un peu déçu...
Explications à venir dans les lignes qui suivent... Au moment de sa sortie, Daughter Of Darkness remportera un succès inattendu, à tel point que deux suites seront réalisées dans la foulée: Daughter of Darkness 2 et Brother of Darkness.

 

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Impossible de vous dire si les deux chapitres suivants valent (ou non) le coup d'oeil. En l'état, Daughter Of Darkness est évidemment un film très violent. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario (plutôt court par ailleurs). Attention, SPOILERS !
Après avoir été violée par son père, l'adolescente Mak Wei-Fong décide de se venger contre sa famille abusive qui a gardé le silence sur cet acte et ainsi sauver la relation avec son petit ami. La jeune femme commet l'irréparable et est arrêtée par la police. Une fois au commissariat, elle dévoile les mobiles de ses crimes...

A partir de là, Daughter of Darkness mélange plusieurs genres: l'enquête policière, le thriller, le film de vengeance, le sexe et le gore. Clairement, l'amateur de trash et de séquences sanguinaires en aura pour son argent. Hélas, les quarante premières minutes sont pour le moins décevantes.
En effet, le début du film se concentre sur l'enquête d'un inspecteur de police et de sa nouvelle acolyte. Or, pourquoi tenter de maintenir le suspense sur l'identité du coupable (donc Mak Wei-Fong), alors que la culpabilité de cette dernière ne fait aucun doute ? En revanche, les parties suivantes, en particulier, les explications sur les mobiles des meurtres, sont beaucoup plus convaincantes.

 

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Le film entre enfin dans le vif du sujet. Nous voici plongés dans une famille dysfonctionnelle avec un père infidèle et pédophile. Après avoir maté de nombreuses fois sa fille sous la douche, celui-ci passe enfin à l'acte et viole à plusieurs reprises Mak Wei-Fong.
Toutefois, ce n'est pas que le paternel qui est pathologique et gravement atteint du bulbe (je viens d'inventer l'expression...) dans cette famille, mais également la mère, le frère et la soeur de Mak Wei-Fong. En gros, il n'y a personne à sauver dans cette sombre histoire d'inceste, de meurtres, de sang et de vengeance. Même les flics sont décrits comme de petits pervers en puissance.

L'humour noir est évidemment de la partie. Malheureusement, Daughter of Darkness peine tout de même à convaincre. Sur le fond, on se demande ce qu'essaie de nous dire et/ou de nous démontrer le réalisateur du film. Cependant, la distribution est de qualité.
Clairement, Lily Chung, qui joue le rôle de Mak Wei-Fong, apporte beaucoup de sensibilité à son personnage. L'actrice est une habituée des films de la catégorie 3 et avait déjà sévi dans Red To Kill. Ensuite, la conclusion finale de Daughter Of Darkness est vraiment réussie (bien que très nihiliste et sans aucun espoir de retour...). En vérité, ce film choc et subversif s'adresse avant tout aux grands amateurs du cinéma trash de Hong-Kong. Les autres pourront facilement passer leur chemin.

note: 12/20