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genre: arts martiaux, biopic
Durée: 1h45
Année: 2010

l'histoire: Après le décès de son maître, le jeune Ip Man continue à apprendre les arts martiaux sous les ordres d'un disciple et part à Hong-Kong. Il revient dans sa ville de Foshan où il tombe amoureux de Wing Shing, malheureusement de rang différent de lui. Entre amour interdit, apprentissage de son art et révélation sur son passé, Ip Man entame la plus ardue de ses aventures.      

La critique d'Alice In Oliver:

A l'origine, Ip Man 3: la légende est née, réalisé par Herman Yau en 2010, s'inspire de la biographie de Yip Man, qui est connu pour avoir été l'un des maîtres de Bruce Lee. Il était donc logique que le cinéma s'intéresse un jour ou l'autre à ce personnage.
Comme l'indique le titre, donc Ip Man 3 (au cas où vous n'auriez pas suivi), reste à ce jour le dernier chapitre d'une trilogie. Le premier épisode a remporté un énorme succès en Asie et parviendra à s'imposer en dehors de ses frontières (notamment en vidéo). Par conséquent, plusieurs suites sont réalisées, Ip Man 2 en 2010 (toujours réalisé par Wilson Yip), et même un Ip Man 3 d'Herman Yau dans la foulée (c'est aussi le film qui nous intéresse aujourd'hui).

En 2013, le personnage de Yip Man inspire un autre film: The Grandmaster de Wong Kar-Wai. Au niveau de la distribution, Ip Man 3: la légende est née réunit Yu-Hang To, Siu Wong-Fan, Sammo Hung, Yi Huang et Rose Chan. Sur certaines affiches du film (ça vaut non seulement pour Ip Man 3 mais aussi pour les deux précédents épisodes), on peut lire l'accroche suivante: "La vie du maître de Bruce Lee". C'est un argument de vente comme un autre.
Toujours est-il que le nom de Bruce Lee ou tout ce qui s'y rattache continue de passionner le grand public. Avec un tel slogan, on s'attend à découvrir un nouveau surdoué des arts martiaux.

 

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Sur ce dernier point, Ip Man 3 ne déçoit jamais. En revanche, le film souffre souffre tout de même d'un certain nombre de défauts, mais j'y reviendrai. Quant à Herman Yau, donc le réalisateur du film, on le connaît surtout en Europe pour deux productions majeures de la catégorie III, The Untold Story et Ebola Syndrome. Il est donc surprenant de le retrouver derrière un film d'arts martiaux qui hésite souvent entre le drame et le biopic. Visiblement, les producteurs ont conscience de tenir un personnage historique en "or" (façon de parler) et comptent bien à l'exploiter à outrance.
C'est hélas le sentiment mitigé que laisse Ip Man 3 malgré d'indéniables qualités.

Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! Après le décès de son maître, le jeune Ip Man continue à apprendre les arts martiaux sous les ordres d'un disciple et part à Hong-Kong. Il revient dans sa ville de Foshan où il tombe amoureux de Wing Shing, malheureusement de rang différent de lui. Entre amour interdit, apprentissage de son art et révélation sur son passé, Ip Man entame la plus ardue de ses aventures. 
En l'état, difficile de comparer Ip Man 3 avec ses prédécesseurs puisque je ne les ais pas vus. Toujours est-il que les deux premiers films jouissent d'une solide réputation.

 

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Ip Man 3 n'est pas un mauvais film, loin de là. C'est même une production tout à fait recommandable, tout du moins, quand elle se concentre sur ses bastons, certes impressionnantes. En revanche, pour ce qui est de l'idéologie, elle est souvent douteuse, presque raciste... parfois... euh... pardon... souvent ! A priori, le cinéma de Hong Kong a toujours des comptes à régler avec les Japonais.
C'était déjà visible dans les films de Bruce Lee. Là encore, les Japonais passent pour des voleurs, des lâches, des mythomanes et des traîtes ! Bien sûr, le personnage central de l'histoire reste Ip Man lui-même, de son enfance à son statut de maître des arts martiaux.

Entre plusieurs bastons, le film tente bien de nous raconter les amourettes d'Ip Man avec une jolie demoiselle ou encore de se concentrer sur d'autres enjeux dont on se fout royalement. Au niveau du scénario, Ip Man 3 est assez décousu. Ensuite, le long-métrage ne parvient jamais à nous passionner pour son personnage principal, certes très doué, mais finalement peu attachant.
Voilà pour les défauts du film ! Heureusement, Ip Man 3 possède aussi des atouts solides. Les combats et les chorégraphies sont à couper le souffle ! Sur ce dernier point, la réalisation d'Herman Yau tient toutes ses promesses. Clairement, le cinéaste n'est pas un manchot derrière la caméra et multiplie les gros plans sans jamais céder à la tentation des ralentis à l'excès. En gros, Ip Man 3 n'a pas grand-chose à voir avec Ong-Bak, mais a le mérite de s'adresser à un large public.
En résumé, les amoureux du genre seront en terrain connu et quasiment conquis. Quand au grand public, il devrait logiquement apprécier ce troisième chapitre, à condition évidemment d'aimer les films d'arts martiaux.

Note: 12.5/20