Ghost-shark-poster

genre: horreur
année: 2013
durée: 1h25

l'histoire: Une petite ville est confrontée à la menace d'un requin fantôme en mer comme sur la terre ferme : la moindre flaque d'eau lui permet ainsi d'attaquer ses victimes. 

la critique d'Alice In Oliver:

Le genre "requin" est décidemment inépuisable... Cela fait déjà un petit moment que nos amis (enfin... amis...) les squales sont de retour au cinéma ou par le biais de la vidéo. Peur Bleue et le premier Shark Attack signeront le grand retour de nos gros poissons dans les salles obscures et/ou par l'intermédiaire des DTV. Le succès se confirme avec les productions Nu Image, SyFy et Asylum, qui exploitent les requins sous toutes les coutures: des requins pieuvres, des requins capables de marcher sur le sable et même des requins surgissant des avalanches de neige ou des tsunamis !
Tout un programme !

En l'occurrence, Ghost Shark, réalisé par Griff Furst en 2013, est une production SyFy. Comme l'indique le titre du film, le film met à l'épreuve un requin fantôme. Il s'agit donc (et vous vous en doutez) d'un très gros nanar qui n'a aucune prétention. C'est même une "merde".
Allons, ne soyons pas modeste, c'est vraiment une grosse merde infâme, le genre de diarrhée qui vous poursuit inlassablement toute la journée. D'ailleurs, Griff Furst fait partie de ces nombreux spécialistes des sombres daubes. Il suffit de prendre sa filmographie pour s'en convaincre: Boa Vs Python, Transmorphers, Alien Abduction, I Am Omega ou encore Swamp Shark.

 

GhostShark_grass

 

Bref, autant de titres honorifiques dans le nanar qui place immédiatement Griff Furst dans le haut du panier. Ghost Shark s'inscrit dans la lignée des films de requin actuels. Par là, comprenez que Ghost Shark brille surtout par sa stupidité et des situations toutes plus débiles les unes que les autres. Le scénario fait évidemment partie des abonnés absents et se résume en deux petites lignes en écrivant au marqueur sur un timbre-poste. Attention, SPOILERS !
Une petite ville est confrontée à la menace d'un requin fantôme en mer comme sur la terre ferme : la moindre flaque d'eau lui permet ainsi d'attaquer ses victimes.

Encore une fois, le film ne s'embarasse pas avec un scénario crédible. Même remarque concernant les héros de cette histoire insensée. Ici, on se fout clairement des protagonistes. D'ailleurs, les héros du film sont des lycéens dénués de toute psychologie et à peine surpris de voir débarquer un requin fantôme dans leur petite communauté. Pour le reste, Ghost Shark tente d'exploiter son sujet.
Comme je l'ai déjà souligné, il s'agit donc ici d'un requin fantôme qui peut donc attaquer à tout moment. Pas besoin de se promener en mer pour être agressé par le squale particulièrement vorace.

 

Ghost-Shark-Water-Cooler-death

 

Il suffit juste d'une petite flaque d'eau pour que le requin moisi débarque sans prévenir et dévore tout sur son passage. Griff Furst pousse le vice jusqu'à faire massacrer une pauvre "grognasse", dont le corps est entièrement dévoré dans un vulgaire seau d'eau.
Bien sûr, dans ce désastre filmique, tous les excès sont permis puisque notre squale de service est carrément capable de s'infiltrer dans les canalisations et les éviers ! Inutile de revenir sur les effets spéciaux en images de synthèse et au mieux lamentables.
Pourtant, en tant que nanar volontaire et débile, Ghost Shark se révèle assez fun et rigolo dans l'ensemble, à condition de le prendre pour ce qu'il est. Pourtant, le film ne se démarque pas vraiment de la concurrence. Malgré un concept farfelu, le long-métrage ne suprend jamais.
Certes, Ghost Shark délivre largement la marchandise et n'hésite pas à sombrer dans le gore potache et putassier. Le seul problème, c'est que l'on a déjà vu plus ou moins le même genre de séquences dans d'autres nanars du même acabit, entre autres, Sharknado ou encore L'Attaque du Requin à deux têtes.

note: je passe...
note nanardeuse: 15/20