chopping mall poster

genre: science fiction (interdit aux - 12 ans)
année: 1986
durée: 1h15

l'histoire: Un centre commercial vient de s'équiper d'un système de sécurité ultramoderne : trois robots programmés pour parcourir la nuit venue les trois étages du centre et neutraliser d'éventuels malfaiteurs. Mais à la suite d'un orage, les robots deviennent incontrôlables et se mettent à agresser le personnel, ainsi qu'un groupe de huit adolescents travaillant dans le centre et qui ont décidé de rester après la fermeture pour s'offrir une nuit de fête. 

la critique d'Alice In Oliver:

Parmi les plus mauvais réalisateurs de toute l'histoire du cinéma, des noms tels que Bruno Mattei, Ed Wood, Godfrey Ho ou encore Jess Franco reviennent régulièrement. Attention à ne pas oublier Jim Wynorski, un "nanar man" à qui l'on doit de nombreuses fumisteries aux titres souvent évocateurs: Ghoulies 4, La créature du lagon: le retour, Raptor, La vengeance des Gargouilles ou encore L'Île des Komodos Géants. Tout comme Joe Dante, James Cameron et Francis Ford Coppola, Jim Wynorski a été formé par un certain Roger Corman, le pape du cinéma bis.
D'ailleurs, les deux hommes collaborent ensemble pour Shopping Mall, sorti en 1986.

Au niveau de la distribution, pas grand chose à signaler si ce n'est que Kelli Maroney tient le rôle principal. Parmi les rôles secondaires, on trouve tout de même quelques visages connus, entre autres, Paul Bartel, le fameux réalisateur de la première version de La course à la Mort de l'An 2000, et Dick Miller, un grand habitué du cinéma bis. Pour l'anecdote, le film est sorti d'abord sous le titre Killbots sans rencontrer un grand succès. Les producteurs, considérant que l'affiche pouvait laisser croire qu'il s'agissait d'un ersatz de Transformers plutôt destiné aux enfants, décident de faire ressortir quelque temps plus tard le film avec le nouveau titre, donc Chopping Mall, et il rencontre alors un plus large public.

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Le titre anglais Chopping Mall est un jeu de mots entre « Shopping Mall » (signifiant « centre commercial ») et « Chopping » (signifiant « couper en morceaux », bien qu'aucune victime des robots ne subisse ce sort). L'affiche est d'ailleurs trompeuse : elle montre une main métallique tenir un sac de commissions rempli de membres humains, avec une tête qui hurle, et comme accroche : « Where shopping can cost you an arm and a leg » (« Quand faire vos courses peut vous coûter un bras et une jambe"). Pour le reste, Chopping Mall est une série B de science fiction pur jus.
Par là, comprenez que le film possède de nombreuses références. On pense notamment à Le Jour où la Terre s'Arrêta, La Galaxie de la Terreur ou encore La Nuit de la Comète.

Pourtant, sur la forme, Chopping Mall ressemble à un curieux mixe entre Zombie de George A. Romero et Terminator de James Cameron, sorti deux ans plus tôt. On pourrait même rajouter Short Circuit tant le design des robots meurtriers de service rappelle le film de John Badham.
Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! Un centre commercial vient de s'équiper d'un système de sécurité ultramoderne : trois robots programmés pour parcourir la nuit venue les trois étages du centre et neutraliser d'éventuels malfaiteurs.

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Mais à la suite d'un orage, les robots deviennent incontrôlables et se mettent à agresser le personnel, ainsi qu'un groupe de huit adolescents travaillant dans le centre et qui ont décidé de rester après la fermeture pour s'offrir une nuit de fête.
Sur le fond, le scénario semble nous avertir sur les dangers de notre technologie moderne et plus précisément sur l'arrivée de plus en plus massive des robots dans notre société. Evidemment, un tel propos a le mérite de faire sourire d'autant plus qu'il est terriblement maladroit. Sur la forme, Chopping Mall ressemble finalement à une nouvelle guerre entre l'homme et la machine, à la seule différence que cette bataille se déroule dans une surface limitée, à savoir un centre commercial.

Encore une fois, impossible de ne pas penser à Zombie que j'ai déjà cité. Remplacez les morts vivants par des boîtes de conserve complètement nazebroques et vous obtenez peu ou prou le même film. De ce fait, difficile de prendre Chopping Mall au sérieux.
Au mieux, il s'agit d'un nanar involontaire, néanmoins sympathique, et sorti au milieu des années 80. En résumé, Chopping Mall est une série B de son époque. Le film a donc bien souffert du poids des années. Quant aux acteurs, ils ne sont pas forcément mauvais mais leurs personnages ne présentent pas un grand intérêt. Par conséquent, difficile de se passionner pour leurs aventures et leurs péripéties. Pourtant, malgré ses nombreux défauts et son côté hyper "ringardos", Chopping Mall reste une petite friandise tout à fait recommandable sur le "nanaromètre".

note: 04/20
note nanardeuse: 16/20