mothersday

genre: horreur, trash (interdit aux - 16 ans)
année: 1980
durée: 1h30

l'histoire: Ce sont les Koffin, une mère autoritaire et ses deux fils simples d'esprit ont pour habitude de massacrer les promeneurs égarés dans les alentours de leur maison perdue dans la campagne.
3 promeneuses vont en faire les frais, mais tout ne va pas se passer comme prévu pour les tortionnaires.

la critique d'Alice In Oliver:

Entre le milieu des années 1970 et le milieu des années 1980, le rape and revenge connaît un vif succès en vhs et dans les vidéos clubs. Des films tels que Thriller-A Cruel Picture ou encore la toute première version de La Dernière Maison sur la Gauche de Wes Craven se sont taillés une solide réputation au fil des années. Evidemment, cette nouvelle vague à succès inspire les productions Troma.
C'est dans ce contexte que sort Mother's Day, réalisé par Charles Kaufman en 1980. Encore une fois, Troma est fidèle à sa réputation. Certes, Mother's Day s'apparente finalement à un rape and revenge.

Pourtant, le film de Charles Kaufman se démarque par un humour cynique, noir et décalé. Ce qui le rend assez unique et particulier dans son genre. En résumé, Mother's Day nous raconte une histoire grave mais presque toujours sur le ton de la plaisanterie.
Sur la forme, Mother's Day s'apparente à une parodie du genre rape and revenge, notamment avec cette famille de pecnos psychopathes, véritables caricatures des meurtriers dans La Dernière Maison sur la Gauche, que j'ai déjà cité. Par ailleurs, le scénario est de facture classique et se résume en quelques lignes.

 

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Attention, SPOILERS ! La famille Koffin est composée d'une mère autoritaire et ses deux fils simples d'esprit. Ils ont pour habitude de massacrer les promeneurs égarés dans les alentours de leur maison perdue dans la campagne. Trois jeunes promeneuses vont en faire les frais, mais tout ne va pas se passer comme prévu pour les tortionnaires.
Encore une fois, Mother's Day se démarque par son originalité et sa volonté de casser les codes du rape and revenge. Pourtant, sur la forme, on retrouve tous les ingrédients du genre: des pauvres filles kidnappées, des psychopathes en puissance, des viols et de la torture.

Toutefois, le film se différencie (encore une fois) par son côté totalement décalé. Les séquences de viol et/ou de tortures sont donc filmées avec un second degré assez déconcertant. Par conséquent, les scènes chocs sont reléguées au second plan comme s'il s'agissait d'une vulgaire banalité.
En même temps, c'est aussi l'effet recherché par Charles Kaufman. En l'occurrence, le cinéaste préfère se concentrer sur les dynamiques familiales et brosse un portrait peu glorieux sur les bouseux américains, qui sont aussi les grands oubliés de leur nation. Tel semble être le message du film, même si Charles Kaufman n'est pas toujours très clair dans ses intentions.

 

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Concernant la famille de dégénérés en question, Charles Kaufman nous présente de véritables abrutis congénitaux. On reconnaît donc bien le style si particulier des production Troma. Le personnage le plus "intéressant" (c'est vraiment à mettre entre guillemets) reste la mère de cette famille complètement ch'tarbée. Inutile de le préciser mais ce personnage brille surtout par sa psychopathie, sa relation quasi fusionnelle avec ses fils et son emprise totale sur ses "charmants" rejetons.
Pas de doute, nous sommes bel et bien devant une famille de consanguins. Visiblement, Charles Kaufman hésite entre l'humour grossier et parfois potache et un certain sérieux, notamment dans certaines séquences familiales, assez déroutantes, il faut bien le reconnaître. Indéniablement, Mother's Day ne manque pas de charme et possède un grand potentiel qu'il n'exploite pas toujours à sa juste valeur. Néanmoins, dans son genre, Mother's Day reste une petite curiosité et un film d'horreur tout à fait recommandable, surtout pour les amateurs du cinéma bis et donc des productions Troma.

note: 13/20