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genre: action, catastrophe
année: 1979
durée: 2h05

l'histoire: Un terrible attentat risque de faire exploser un Concorde en plein vol.  

la critique d'Alice In Oliver:

Dans les années 70, le genre catastrophe triomphe au cinéma. Par exemple, La Tour Infernale de John Guillermin et L'aventure du Poséidon de Ronald Neame rencontrent un immense succès du cinéma et deviennent des classiques du genre. De ce fait, d'autres réalisateurs tentent leur chance avec des films de qualité inégale, entre autres, le moyen Tremblement de Terre ou encore le nullissime L'inévitable Catastrophe. Dans l'ensemble, le genre catastrophe reste assez limité.
Preuve en est avec la série des Airport. Le tout premier film de la saga rencontrera un très grand succès au cinéma.

De ce fait, plusieurs épisodes sont réalisés dans la foulée. En 1979, David Lowell Rich réalise Airport 80 Concorde. C'est aucun doute le pire film de la franchise et en l'occurrence, un véritable film catastrophe, tant sur le fond que sur la forme. Au niveau de la distribution, le long-métrage réunit Alain Delon, Robert Wagner, George Kennedy, Susan Blakely, Sylvia Kristel et Eddie Albert.
Pour le reste, le scénario est de facture classique. Attention, SPOILERS ! 
Ingénieur talentueux et homme d'affaire avisé, Kevin Harrisson est un homme riche, apprécié de la société américaine pour les puissants systèmes d'armes qu'il conçoit à l'intention de l'armée.

 

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Mais Kevin Harrisson est aussi un homme sans scrupules qui n'hésite pas, pour s'enrichir, à vendre ses armes sophistiquées à des pays peu favorables aux États-Unis. Des informations compromettantes sur ses agissements parviennent à sa propre maîtresse, une journaliste qui lui échappe en embarquant sur le Concorde nouvellement acquis par la société aérienne de Eli Sands, et qui effectue une liaison vers Moscou à l'approche des Jeux Olympiques.
Résolu à éliminer ce témoin gênant, Harrisson organise une série d'attentats pour détruire en vol le supersonique.

Mais heureusement, le commandant français, Paul Métrand, et son équipier sont deux pilotes expérimentés. Si les deux pilotes n'ont aucune idée sur l'origine des agressions que subit leur appareil, leur adresse et leur sang-froid sauvent plus d'une fois la situation.
Petit rappel historique: dans les années 1970, le Concorde constitue la fierté française. Il s'agit d'un véritable bijou technologique, capable de voler à Mach 2. Il était donc logique que le genre catastrophe s'intéresse de près à notre avion supersonique.
Passons sur le scénario qui reprend presque à l'identique (mais en changeant ses personnages) la même ligne directrice que les précédents films de la franchise.

 

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En vérité, la vraie star de Airport 80 Concorde, ce n'est pas Alain Delon, mais le Concorde. En l'occurrence, le film est une véritable propagande publicitaire sur les performances de l'avion. Même menacé par des missiles dernier cri, l'avion parvient à parer tous les dangers sans être jamais inquiété. Même les passagers sont à l'abri dans cet appareil aussi luxueux que rapide.
Quant à Alain Delon, l'acteur est en mode cabotinage. Il signe une performance assez lamentable dans l'ensemble. Allons, soyons clair: il est même complètement "merdique" dans le film. En même temps, on peut comprendre son désintérêt pour le film.

En l'occurrence, Airport 80 Concorde peut s'appuyer sur un bad guy tout aussi caricatural et au mieux insignifiant, interprété par Robert Wagner. Bien qu'il soit multi milliardaire, il ne parviendra pas à détruire ou même à inquiéter le Concorde et ses passagers.
Les terroristes déglingués du cerveau sont donc prévenus: ne vous attaquez pas au Concorde ! Même avec des missiles dernier "cri", ça ne marche pas ! La preuve, depuis, l'avion n'existe plus. En l'occurrence, Airport 80 Concorde est à l'image de son appareil, à savoir un film désuet et un petit nanar qui accumule tous les poncifs du genre.

note: 03/20
note nanardeuse: 14/20

 


1979 - Airport '80 Concorde - David Lowell Rich par Altanisetta

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