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genre: fantastique, péplum
année: 1985
durée: 1h

l'histoire: Les sept éclairs de Zeus ont été volés. Ce dernier envoie donc Hercule pour les récupérer. Ce sont les autres dieux qui, rebelles au pouvoir de Zeus, ont fait le larcin et caché les éclairs aux quatre coins de la Terre. Pendant ce temps, un dangereux sorcier sacrifie toutes les filles de son village pour amadouer une créature particulièrement vorace. Les deux dernières filles du village demandent de l'aide à Hercule, qui va donc affronter le monstre en combat singulier. Parallèlement, la comploteuse Dédale ressuscite le Roi Minos, qui va vouloir détrôner les dieux et se venger de notre héros.

la critique d'Alice In Oliver:

Le guerrier Hercule a connu de nombreuses adaptations au cinéma, ainsi que de nombreux interprètes, le plus célèbre étant probablement Steve Reeves. Il était donc logique que Lou Ferrigno interprète un jour ou l'autre notre demi-dieu préféré.
En effet, l'acteur a le charisme et les muscles pour jouer un tel personnage. Rappelons tout de même que Lou Ferrigno s'est fait connaître en interprétant Hulk dans la célèbre série télévisée. Avec Les Aventures d'Hercule, réalisé par Luigi Cozzi en 1985, ce n'est pas la première fois que Lou Ferrigno interprète le héros de la mythologie.

En effet, deux ans auparavant (donc en 1983), Lou Ferrigno avait déjà sévi dans Hercule, un nanar bas de gamme. 
La même année, il faisait également partie du casting des Sept Gladiateurs, une autre fumisterie, cette fois-ci réalisée par Claudio Fragasso et Bruno Mattei.
Lou Ferrigno est donc un grand habitué du nanar "made in heroic fantasy". D'ailleurs, il renouvelera l'expérience dans Sinbad of the seven seas d'Enzo G. Castellari et Luigi Cozzi. En dehors de Lou Ferrigno, Les Aventures d'Hercule réunit également Milly Carlucci, William Berger, Eva Robin's et Serena Grandi.

 

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Parmi les nombreuses adaptations d'Hercule au cinéma, le film de Luigi Cozzi est probablement la pire version jamais réalisée. Pourtant, notre célèbre demi-dieu compte de nombreuses fumisteries cinématographiques. Néanmoins, Les Aventures d'Hercule vient foutre un uppercut à tout le monde et s'impose comme un nanar haut de gamme, dont on ne se remet pas facilement.
Pour tout "nanardeur" averti, Les Aventures d'Hercule constitue un véritable délice mais aussi un risque de lobotomie générale pour le pauvre petit cerveau. Pour l'anecdote, Luigi Cozzy sévit sous le pseudonyme de Lewis Coates, histoire de donner une consonance américaine à cette production foireuse.

Car oui, Les Aventures d'Hercule est une production italo-américaine. Il s'agit également de la suite d'Hercule, réalisé par le même Luigi Cozzi en 1983 (et que j'ai déjà cité). Dès l'introduction, qui dure facilement six à sept bonnes minutes, le film nous présente les meilleurs moments (par là, comprenez les séquences les plus abominables) du premier épisode.
S'ensuit alors le générique de ce second volet. Quant au scénario, il est tout simplement inexistant. Oui, Luigi Cozzi... Enfin... Lewis Coates tente bien de nous raconter quelque chose.

 

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Mais il semble que le scénario ait été torché à la va-vite. 
Attention, SPOILERS ! Les sept éclairs de Zeus ont été volés. Ce dernier envoie donc Hercule pour les récupérer. Ce sont les autres dieux qui, rebelles au pouvoir de Zeus, ont fait le larcin et caché les éclairs aux quatre coins de la Terre.
Pendant ce temps, un dangereux sorcier sacrifie toutes les filles de son village pour amadouer une créature particulièrement vorace. Les deux dernières filles du village demandent de l'aide à Hercule, qui va donc affronter le monstre en combat singulier. Parallèlement, la comploteuse Dédale ressuscite le Roi Minos, qui va vouloir détrôner les dieux et se venger de notre héros.

En vérité, Les Aventures d'Hercule s'apparente à un grand n'importe "nawak" dans les règles. Clairement, cette nouvelle fumisterie cinématographique n'a plus grand chose à voir avec le genre péplum. On se rapproche davantage du fantastique, de l'heroic fantasy et même de la science fiction.
D'ailleurs, sur ce dernier point, Luigi Cozzy se permet tous les excès et n'hésite pas à piller (à sa sauce, donc moisie) les plus grands classiques du genre. Par exemple, le cinéaste italien reprend la fameuse séquence de la Méduse dans Le Choc des Titans. Ce qui donnera lieu à une scène incroyablement nulle et vulgaire, qui ferait presque pâlir le regretté Ray Harryhausen.

 

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Toutefois, Luigi Cozzy ne se contente pas seulement de piller Le Choc des Titans. Dans son film, on retrouve le monstre électronique du film Planète Interdite. Pire encore, Luigi Cozzy nous fait le coup des sabres lasers et vient renifler du côté de Star Wars, le pognon et les idées en moins.
Dans ses dernières minutes, Les Aventures d'Hercule se transforme même en long-métrage animé dans lequel Hercule se transforme en King Kong et affronte un dinosaure et même un serpent géant. Cette séquence, absolument indescriptible dans sa médiocrité, est évidemment une reprise de la fameuse scène dans la jungle de King Kong (la version de 1933).
Bref, Luigi Cozzy ne nous épargne rien. Visiblement, le cinéaste semble avoir été influencé et marqué par le cinéma nauséabond de Bruno Mattei, soit le ou l'un des plus mauvais réalisateurs de toute l'histoire du cinéma. Donc attention, et je préfère prévenir, dans son genre, Les Aventures d'Hercule ne recule devant aucune excentricité ! Encore une fois, difficile de s'en remettre...

note: je passe...

note nanardeuse: 19/20