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genre: comédie
Année: 1978
Durée: 1h40

l'histoire: Julien est envoyé par son patron à l'île Maurice, où il fait la connaissance d'Henri, un chômeur professionnel. Un soir de beuverie, les deux hommes se soulagent au pied d'une statue sacrée. Offensés par ce sacrilège, les dieux les punissent en leur ôtant leur reflet et en les faisant léviter. Si cette situation leur paraît au début invivable, les deux hommes finissent cependant par tirer parti de ces désavantages pour régler leurs problèmes personnels.       

La critique d'Alice In Oliver:

Indéniablement, il y a des nanars qui marquent la vie d'un nanardeur. C'est par exemple le cas de Ils sont fous ces Sorciers, réalisé par Georges Lautner en 1978. Au niveau de la distribution, cette comédie bon enfant réunit plusieurs habitués du genre, notamment Jean Lefebvre, véritable spécialiste du nanar à la française, Henri Guybet (même remarque), Catherine Lachens (elle aussi a sévi dans bon nombre de comédies peu recommandables), Renée Saint-Cyr et Julien Guiomar.
Dans l'univers de la comédie franchouillarde, Ils Sont Fous Ces Sorciers revêt un statut très particulier.

En effet, le film de Georges Lautner est tellement médiocre qu'il en devient curieusement génial. Déjà, il y a ce scénario qui semble avoir été écrit le jour d'une mauvaise cuite. Attention, SPOILERS ! Julien (Jean Lefebvre) est envoyé par son patron à l'île Maurice, où il fait la connaissance d'Henri (Henri Guybet), un chômeur professionnel.
Un soir de beuverie, les deux hommes se soulagent au pied d'une statue sacrée. Offensés par ce sacrilège, les dieux les punissent en leur ôtant leur reflet et en les faisant léviter.

 

Ils sont fous ces sorciers (2)

 

 

Si cette situation leur paraît au début invivable, les deux hommes finissent cependant par tirer parti de ces désavantages pour régler leurs problèmes personnels.
Vous l'avez donc compris: le totem maléfique joue ici un rôle très particulier. C'est indéniablement la star du film. En résumé, l'histoire se concentre essentiellement sur deux personnages, poursuivis malgré eux par une terrible malédiction. En effet, après avoir uriné sur une statue sacrée, Julien et Henri se voient affublés de pouvoirs totalement nazebroques.

Dans un premier temps, c'est leur double invisible qui vient jouer les trouble-fête. Ensuite, ce sont des cintres et des vêtements qui viennent se balader tels des fantômes dans la maison de nos deux héros. En résumé, la terrible malédiction n'arrange guère les affaires de Julien et d'Henri.
Par exemple, sans qu'ils comprennent pourquoi, ils se retrouvent en lévitation en haut du plafond de leur chambre ou se cognent plusieurs fois la tête contre le plafond d'une cabine téléphonique. Mais très vite, Julien et Henri comprennent que cette malédiction leur a donné plusieurs facultés hors du commun.

 

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Par exemple, ils peuvent traverser les murs sans crier gare et même faire de la transmission de pensée quand ils le souhaitent. A partir de là, le film propose de nombreux gags, souvent d'un goût discutable. Evidemment, Jean Lefebvre et Henri Guybet cabotinent.
Les deux acteurs semblent avoir totalement conscience de la médiocrité du film. D'ailleurs, le long-métrage sait rire de lui-même, notamment en montrant plusieurs fois le totem maudit via quelques grognements de l'objet démoniaque.

Face à cette abomination cinématographique, le spectateur est partagé entre la consternation, l'hilarité mais aussi une certaine clémence, tant le film se permet tous les excès en matière de nanardise. Pour cela, il faudra fermer les yeux sur la médiocrité de la mise en scène, les dialogues torchés à la va-vite et des interprètes laissés en roue libre. 
Au risque de me répéter, Ils sont fous ces sorciers appartient à cette catégorie de comédie "pouet-pouet" tellement nulles qu'elles exercent une sorte de fascination voire même d'hypnotisme sur le nanardeur averti. Vous voilà prévenus !

Note: j'ai dit "non" !
note nanardeuse: 17.5/20


Ils sont fous ces sorciers par 110laurent