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genre: horreur, épouvante (interdit aux - 16 ans)
Année: 1974
Durée: 1h35

l'histoire: Des jeunes femmes faisant parties d'une confrérie universitaire passent les vacances de Noël ensemble. Le groupe reçoit d'étranges appels téléphoniques, les jeunes femmes, qui semblent au départ s'en amuser, ne se doutent pas une seconde que les appels sont passés de l'intérieur de la maison

La critique d'Alice In Oliver:

On oublie souvent de le signaler, mais quelques années avant Halloween, la nuit des Masques de John Carpenter, un autre slasher créa la polémique et un certain scandale au moment de sa sortie. Il s'agit de Black Christmas, réalisé par Bob Clark en 1974.
Ce film est également considéré comme le tout premier slasher. Sans ce film, pas de Halloween ni de Scream. Clairement, Black Christmas a grandement influencé John Carpenter pour Halloween, la Nuit des Masques, à la seule différence que le cinéaste transpose son action le soir d'Halloween.

En l'occurrence, l'action de Black Christmas se déroule le soir de Noël, comme l'indique le titre (en anglais) du film. Sinon, pour le reste, le scénario d'Halloween entretient de nombreuses similitudes avec Black Christmas. Au moment de sa sortie, le long-métrage de Bob Clark écope carrément d'une interdiction aux moins de 18 ans.
Toutefois, l'interdiction sera revue à la baisse par la suite. Le film est donc logiquement interdit aux moins de 16 ans. Certes, le film influencera de nombreuses productions très connues. J'ai déjà cité Halloween et Scream.

 

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Mais Terreur sur la Ligne (la version de 1979) de Fred Walton reprendra peu ou prou le même principe. D'ailleurs, Black Christmas fera lui aussi l'objet d'un remake (sans grand intérêt) en 2006. Au niveau de la distribution, ce slasher réunit Olivia Hussey, Margot Kidder, Keir Dullea, Andrea Martin et John Saxon. Attention, SPOILERS ! 
Pendant la période de Noël, dans une résidence étudiante de filles, quelques-unes des pensionnaires ne partent pas rejoindre leurs familles respectives pour les fêtes et restent sur place. Lors d'une soirée, de sordides appels téléphoniques anonymes troublent leur quiétude.

Si elles préfèrent ne pas les prendre au sérieux dans un premier temps, une des leurs disparait mystérieusement, et le corps d'une adolescente est retrouvée non loin de là par la police. Certaines des pensionnaires se mettent à la recherche de leur amie, mais pendant ce temps, dans la résidence, les cadavres s'empilent, et la police demeure extrêmement incompétente.
Alors que les étranges coups de fil perpétuent au beau milieu de ce remue-ménage, certaines des jeunes filles se retrouvent seules dans la résidence. Enfin, pas si seules que ça...

 

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Certes, présenté comme cela, le scénario est de facture classique. Toutefois, je le rappelle, à l'époque, le scénario est totalement original. Contrairement à la plupart des slashers qui seront réalisés par la suite, Black Christmas ne met pas en scène des adolescents et/ou des lycéens en manque de sexe, mais des personnages adultes confrontés à un véritable maniaque.
Le ton est immédiatement donné. Black Christmas peut donc s'appuyer sur des personnages crédibles. En vérité, Bob Clark semble surtout avoir été influencé par les giallos italiens.

En effet, lui aussi met en scène un tueur invisible et insaisissable. Surtout, le réalisateur propose de nombreuses séquences angoissantes, souvent très brutales mais sans jamais montrer la fin sordide des différentes victimes. Leur sort nous est surtout suggéré.
Ou alors, les meurtres sont filmés hors-champ, laissant le spectateur le soin d'imaginer les souffrances subies par les victimes. Ce qui rend le film d'autant plus dérangeant et le place immédiatement dans le haut du panier. Ne vous attendez donc pas à de grands effets gores, mais plutôt à un climat sans cesse oppressant et jouant avec les nerfs du spectateur. Forcément une référence.

Note: 16/20


Black Christmas (1974) [vostfr] par ketorza36