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genre: action
Année: 2004
Durée: 2h40

l'histoire: Amnésique de son état, Balakrishna se découvre peu à peu des aptitudes hors du commun et va chercher à découvrir son mystérieux passé.  

La critique d'Alice In Oliver:

Certes, sur ce blog, nous avons abordé un grand nombre de nanardises à la sauce kebab, donc de nombreux films "made in Turkey". Toutefois, attention, à ne pas oublier le cinéma indien, donc Bollywood, qui possède lui aussi son lot de films complètement nazebroques.
Preuve en est avec Vijayendra Varma: Power of an Indian, réalisé par Swarna Subba Rao en 2004. Difficile de résumer une telle friandise tant ce long-métrage se permet tous les excès, surfant sans vergogne du côté de La Mémoire dans la Peau ainsi que de la trilogie Matrix.

A cela, il faut aussi ajouter une bonne dose de patriotisme primaire à la sauce indienne, visiblement en guerre contre le terrorisme islamiste, surtout quand celui-ci est représenté par un méchant pakistanais barbu. On le sait tous: Hollywood possède son lot de justiciers et de redresseurs de torts, entre autres, Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis ou encore Chuck Norris, capables à tout moment de sauver l'Amérique et même le monde entier.
L'Inde a désormais son super héros à lui, un certain Balakrishna.

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Aussi est-il nécessaire de présenter les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! Amnésique de son état, Balakrishna se découvre peu à peu des aptitudes hors du commun et va chercher à découvrir son mystérieux passé. La première partie du film se déroule dans le village de l'intéressé.
Mais très vite, les choses dérapent et Balakrishna doit affronter à lui tout seul une véritable organisation terroriste. Certes, Balashkrina ne se souvient même pas de son identité. Heureusement, notre héros affublé d'une moustache et d'une coupe de cheveux à coucher dehors (en résumé, vive l'époque des Forbans !) est doté d'aptitudes exceptionnelles.

C'est par exemple le cas lorsqu'il défend la veuve et l'orphelin dans son propre village, massacrant plusieurs hommes à lui tout seul. Mieux encore, notre hercule des temps modernes possède une force surhumaine, fait des galipettes sur les arbres et évite même les balles de ses ennemis, tout comme Thomas Anderson dans la trilogie Matrix.
D'ailleurs, à ce sujet, le film ne se prive pas de copier (à sa sauce, donc moisie) la fameuse trilogie des frères Wachovsky.

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Le long-métrage est régulièrement entrecoupé par des séquences musicales à base de "dance" indienne et de parties chantées avec notre héros vengeur qui ne servent strictement à rien. En résumé, toutes ces séquences musicales sentent bon le remplissage.
Certes, Vijayendra Varma s'étale sur une durée de deux heures et quarante minutes de bobine. Toutefois, si vous enlevez les parties chantées, il ne reste plus que deux heures de film ! Ensuite, comment ne pas évoquer plus longuement le bad guy de service, un certain Aslam Kahn ?

Comme son nom l'indique, il s'agit d'une saleté de terroriste pakistanais, qui menace la paix indienne. Doté d'une barbe postiche, notre méchant en fait des tonnes, hurle dans tous les sens et extermine à peu près tout ce qui bouge. Clairement, au niveau des séquences d'action, Vijayendra Varma ne nous épargne rien et part dans tous les sens, à tel point que ce film d'action est totalement indescriptible. Dans le genre furieux et grand n'importe nawak, Vijayendra Varma s'impose comme un modèle du genre et n'a pas à rougir de la comparaison avec les plus gros nanars de toute l'histoire du cinéma.
C'est dire sa médiocrité ! Pour les suicidaires, ils pourront voir le film en entier et en version originale non sous-titrée sur You Tube, mais je décline toute responsabilité.

note: impossible de noter ça !
Note nanardeuse: 19/20