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genre: horreur, épouvante (interdit aux - 12 ans)
année: 1991
durée: 1h40

l'histoire: Un superbe manoir près de Los Angeles : voilà où Johan Johnson, prêcheur à la télévision recherché par la police, décide de s'installer avec sa femme. Malheureusement, ses maigres économies ne lui permettent pas de rénover sa bâtisse, quelque peu en ruines. Arrive alors Lady Calagari, une vieille femme très riche, qui accepte de les aider, à condition qu'ils fondent un temple à la gloire de Satan. L'entreprise devient florissante à mesure que les adeptes y affluent. D'étranges phénomènes commencent à s'y produire : les désirs les plus secrets de chacun se réalisent. Mais les forces obscures, par la voix de Lady Calagari, réclament bientôt leur dû. 

La critique d'Alice In Oliver:

A la fin des années 70, le premier Amityville cartonne au cinéma et annonce le retour des maisons hantées dans les salles obscures. C'est aussi dans ce contexte que le premier Poltergeist rencontre lui aussi un énorme succès au début des années 80.
Evidemment, les succès d'Amityville et de Poltergeist inspire de nouvelles suites ainsi que de nombreux ersatz et/ou avatars. C'est indéniablement le cas de Aux Portes de l'Enfer, réalisé par Raphael Nussbaum en 1991

Clairement, cette fumisterie horrifique a largement sa place dans le top 50 des plus mauvais films jamais réalisés. En tout cas, dans le genre maison hantée, Aux Portes de l'Enfer est à ranger dans le haut du panier, tout du moins, d'un point de vue de sa médiocrité.
Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario, de facture classique. Attention, SPOILERS ! Un superbe manoir près de Los Angeles : voilà où Johan Johnson, prêcheur à la télévision recherché par la police, décide de s'installer avec sa femme.

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Malheureusement, ses maigres économies ne lui permettent pas de rénover sa bâtisse, quelque peu en ruines. Arrive alors Lady Calagari, une vieille femme très riche, qui accepte de les aider, à condition qu'ils fondent un temple à la gloire de Satan.
L'entreprise devient florissante à mesure que les adeptes y affluent. D'étranges phénomènes commencent à s'y produire : les désirs les plus secrets de chacun se réalisent. Mais les forces obscures, par la voix de Lady Calagari, réclament bientôt leur dû.

En vérité, Aux Portes de l'Enfer mélange un peu tous les genres, à savoir le film de maison hantée (comme je l'ai déjà souligné), l'épouvante de pacotille via des monstres en mousse, le film de secte, le drame familial, la torture, l'érotisme à deux balles, la sorcellerie de carnaval et même le paranormal. A cela, il faut aussi ajouter de nombreuses allusions racistes voire même antisémites.
Premier exemple et pas des moindres: ce sont tous ces travailleurs émigrés qui viennent bosser dans la maison maudite et qui ont le mérite d'agacer la femme de Johan Johnson.

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Second exemple: l'arrivée d'un rabin. Le pauvre va en prendre pour son matricule. C'est un véritable festival d'insultes et de clichés sur les juifs ! Toutefois, le film semble ne jamais se prendre au sérieux. A ce sujet, comment ne pas évoquer le cas pathologique de Bobby, un gros lard rigolo qui se déguise en poulet et en Spider-Man ? A partir de là, on commence sérieusement à se demander si le réalisateur, Raphael Nussbaum, ne tourne pas à la cocaïne...
Enfin, il y a aussi toutes ces séquences érotiques et de fornication se déroulant dans la demeure démoniaque. 
Toutes ces séquences jouent la carte du sadomasochisme en rajoutant des créatures de l'enfer en caoutchouc ! Un vrai bonheur pour tout nanardeur qui se respecte !
Vous l'avez donc compris: le spectacle abominable proposé par le film est totalement indescriptible ! Pour les suicidaires, ils pourront trouver le film en français et en entier sur You Tube, mais personnellement, je dégage toute responsabilité !

Note: je passe !
Note nanardeuse: 17.5/20