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genre: fantastique, action
année: 1989

durée: 1h20

l'histoire: L'esprit d'une ancienne reine du mal possède le corps d'une jeune étudiante en anthropologie. Elle va alors commettre plusieurs meurtres.   

la critique d'Alice In Oliver:

Le premier Terminator, de James Cameron, sorti en 1984, a marqué son temps et son époque, à tel point que le film engendrera de nombreux avatars avec des robots moisis. Visiblement marqué par le film de James Cameron, le cinéaste indonésien, H. Tjut Djalil, décide de signer son Terminator à lui, et plus précisément son Terminator féminin, avec le bien nommé Lady Terminator, réalisé en 1989. Pour l'anecdote, ce nanar fantastique est également connu sous le nom de Nasty Hunter.
Et H. Tjut Djalil (si vous ne retenez pas son nom, ce n'est pas grave !) sévit ici sous le pseudonyme de Jalil Jackson, histoire de donner une consonance un peu plus américaine et de pouvoir refourguer ce nanar à travers le monde entier.

Evidemment, avec un tel titre, à savoir Lady Terminator, on s'attend à voir une femme robot en train de fusiller tout ce qui bouge. Et bien non ! Mieux encore, il n'y a aucun robot dans Lady Terminator ! Pourtant, ce film est bel et bien un resucé (du pauvre) du film de James Cameron.
Aussi est-il nécessaire d'évoquer les grandes lignes du scénario, pour le moins fantasque. Attention, SPOILERS ! L'esprit d'une ancienne reine du mal possède le corps d'une jeune étudiante en anthropologie. Elle va alors commettre plusieurs meurtres et se transformer en véritable "démone" (et non pas machine) à tuer !

 

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En vérité, Lady Terminator n'est rien d'autre qu'un plagiat du film de James Cameron. En effet, H. Tjut Djalil, enfin Jalil Jackson, reprend à sa sauce (périmée) la plupart des séquences du premier Terminator. Remplacez Arnold Schwarzenegger par une grognasse brune vêtue de cuir et butant à peu près tout le monde, et vous obtenez peu ou prou le même film, le pognon et le talent en moins.
Là aussi, Djalil Jackson nous refait le coup du commissariat, reprend sans vergogne la séquence se déroulant dans une boîte de nuit ou encore la fameuse scène de l'extraction d'un oeil. 

D'ailleurs, on se demande bien pourquoi notre démone de service s'arrache l'oeil puisqu'elle ne montre aucune blessure apparente au visage. Mais bon, ça fait toujours bien de montrer un peu de sang à l'écran et de vouloir impressionner le public via de nombreuses séquences complètement nazebroques. Ici, pas de Sarah Connor ni de Kyle Reese.
Toutefois, dans Lady Terminator, c'est une autre brunasse qui est poursuivie et qui est protégée par un blondinet, sorte de clone avarié de Michael Biehn, le charisme évidemment en moins.

 

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Même la fin du film pompe la séquence finale de Terminator avec l'explosion d'un camion (dans lequel se trouve la "Lady Terminator"). Faute de carcasse métallique, c'est une sorte de croisement entre la Méduse dans le film Le Choc des Titans (la version de 1981) et un sac poubelle moisi qui apparaît à l'écran et qui poursuit inlassablement nos deux héros.
Indéniablement, on se trouve devant un nanar pur jus et un film d'action fantastique qui ne recule devant aucune excentricité. Autant le signaler tout de suite: on ne s'en remet pas facilement et Lady Terminator se place immédiatement dans le haut du panier (en matière de fumisterie filmique).
En ce sens, Djalil Jackson se positionne presque comme un digne successeur de Bruno Mattei, le ou l'un des pires réalisateurs de toute l'histoire du cinéma. 

note: j'ai dit "non"
note nanardeuse: 18/20