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genre: western
année: 1971
durée: 2h35

l'histoire: Mexique, 1913. Un pilleur de diligences, Juan Miranda, et un Irlandais, ancien membre de l'IRA spécialiste en explosifs, John Mallory, font connaissance. Juan a toujours rêvé de dévaliser la banque centrale de Mesa Verde et voit en John le complice idéal pour son braquage. Il fait chanter John afin de le persuader de s'associer à l'affaire.
Tous deux se trouvent plongés en plein coeur de la tourmente de la révolution mexicaine, et Mesa Verde se révèle plus riche en prisonniers politiques qu'en lingots d'or. Malgré eux, les deux amis deviennent les héros d'une guerre qui n'est pas la leur.

La critique d'Alice In Oliver:

A l'origine, le titre du film, donc Il Etait Une Fois la Révolution, réalisé par Sergio Leone en 1971, est matière à débat. En effet, Sergio Leone voulait tout d'abord intituler son film "C’era una volta la Rivoluzione", mais le cinéaste change finalement d'avis.
Il choisit alors le titre de "Baisse la Tête Couillon !" mais les producteurs font pression. C'est finalement le titre original, Duck You Sucker, qui est retenu. En France, le film paraît sous le nom de Il Etait Une Fois la Révolution et s'inscrit dans la continuité de Il Etait Une Fois dans l'Ouest.

Par la suite, Sergio Leone réalisera Il Etait Une Fois en Amérique. De ce fait, la trilogie Il Etait Une Fois... n'existe que dans les pays francophones. Lorsque le film sort aux Etats-Unis, il paraît sous le nom de A Fistful Of Dynamite. Il s'agit bien évidemment d'un clin d'oeil au tout premier western réalisé par Sergio Leone, donc Pour une Poignée de Dollars.
Au niveau de la distribution, Il Etait Une Fois la Révolution réunit Rod Steiger, James Coburn, Romolo Valli, Franco Graziosi, Antoine St-John et Rik Battaglia.

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Dans un premier temps, pour le rôle de Juan Miranda, Sergio Leone fera appel à l'acteur Elli Wallach, mais ce dernier est indisponible. Le réalisateur optera finalement pour Rod Steiger. Même remarque concernant le personnage de John Mallory.
Sergio Leone approchera Jason Robards et Malcom McDowell. James Coburn sera donc choisi en ultime recours. Qu'à cela ne tienne, Rod Steiger et James Coburn forment un duo atypique et parfois comique. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario.

Attention, SPOILERS ! Mexique, 1913. Deux personnages font connaissance: un pilleur de diligences, Juan Miranda, et un Irlandais, membre de l’IRA en fuite, spécialiste en dynamites, John Mallory, mais dont le véritable prénom est bien Sean, le personnage souhaitant occulter son passé irlandais en dissimulant son identité. Juan voit en John le complice idéal pour braquer la banque d’État qui se révélera plus riche en prisonniers politiques qu’en lingots d'or.
Juan et John vont alors se trouver plongés en plein cœur de la tourmente de la révolution mexicaine, et ce, bien malgré eux.

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Le scénario de Il Etait Une Fois la Révolution fonctionne donc sur un malentendu. Un petit gangster des routes, donc Juan Miranda, se retrouve malgré lui le leader d'une révolution qu'il ne maîtrise pas. Ce qui a le don de faire sourire son nouvel acolyte, John Mallory, un expert en explosifs (comme je l'ai déjà souligné). Encore une fois, Sergio Leone signe un superbe western qui, sur le fond, ressemble plus à un gros film d'action, contenant de nombreuses séquences d'anthologie (l’explosion d’un pont de pierre en plein désert, le massacre de masse des révolutionnaires par l’armée mexicaine dans une gare et bien sûr la fin).

 

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Pourtant, le film a bien failli de ne jamais voir le jour. Le tournage connaîtra de nombreux retards. Ensuite, Sergio Leone et Rod Steiger ne cesse de se quereller. Enfin, les nombreux changements de titre (je renvoie aux deux premiers paragraphes de la chronique) agaceront sérieusement Sergio Leone.
Pour le reste, Il Etait une fois la Révolution s'apparente également à une fresque historique ambitieuse. Si le début du film respecte les codes du western, la suite prend la forme d'un véritable massacre dans les règles. Enfin, ce long-métrage peut s'appuyer sur deux immenses acteurs et une belle histoire d'amitié, qui prendra tout son sens lors de son final quasi apocalyptique.
Bref, encore un immense chef d'oeuvre de Sergio Leone, un de plus !

Note: 18/20