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Genre: fantastique
Année: 1980
durée: 1h35

L'histoire: Un jeune sénateur rencontre un mystérieux individu doté d'étranges pouvoirs. Son existence en sera à jamais bouleversée.   

La critique d'Alice In Oliver:

Un tel titre, à savoir Harlequin, réalisé par Simon Wincer en 1980, ne vous évoque probablement pas grand chose. Pourtant, au moment de sa sortie, ce long-métrage fantastique obtiendra plusieurs récompenses, entre autres, le Prix du jury de la critique internationale, meilleur scénario et meilleure photographie, lors du Festival international de Catalogne, ainsi que le Prix du meilleur acteur pour Robert Powell lors du Xe Festival fantastique de Paris.
Hélas, aujourd'hui, Harlequin reste un film largement méconnu.

Au niveau de la distribution, le film réunit Robert Powell (que j'ai déjà cité), David Hemmings, Carmen Duncan et Broderick Crawford. Harlequin est un film australien. Dans les années 80, le cinéma australien génère un grand nombre de films de science fiction et fantastiques, qui connaîtront un certain succès en vhs et dans les vidéos clubs.
C'est par exemple le cas du Survivant d'un monde parallèle, dans lequel on retrouve Robert Powell, des Traqués de l'An 2000 ou encore de Patrick.

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Harlequin est un film étrange qui bénéficie d'une ambiance très particulière. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! Nick Rast, un sénateur australien, favorise tant sa carrière politique qu'il en vient à négliger son épouse Sandra, qu'il trompe avec une de ses collaboratrices, et son fils Alex, très gravement atteint par une leucémie.
Un étrange personnage, qui se fait appeler Gregory Wolfe, fait un jour son apparition au sein de sa famille et semble chasser, en quelques gestes, la maladie incurable dont souffre le petit garçon.

Wolfe devient proche de Sandra et Alex, alors que Nick, trop préoccupé par les remous politiques du pays, s'en éloigne de plus en plus. Le scénario du film tourne essentiellement autour de son héros principal. Le réalisateur, Simon Wincer, joue sur l'identité secrète de ce dernier.
Qui est exactement Gregory Wolfe ? Un magicien, un guérisseur ou un charlatan ? En vérité, Gregory Wolfe incarne à la fois les désirs, les peurs et les faiblesses de chaque personnage de l'histoire.

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Ainsi, pour Nick Rast, il représente un danger qui met en péril sa carrière politique. Pour la femme de Nick, Gregory Wolfe est un guérisseur de génie. Pour Alex, le fils de Nick et de son épouse, Gregory est un illusionniste avec qui il entretient une liaison spirituelle.
Enfin, pour les invités de la famille, Gregory Wolfe apparaît comme une sorte de bouffon costumé, mais néanmoins capable de quelques tours de magie assez impressionnants. D'ailleurs, le héros du film s'en amuse.

Son cas n'est pas sans rappeler celui du Moine Raspoutine. Gregory Wolfe change régulièrement de costume. Sa personnalité semble totalement insaisissable. Enfin, ce dernier n'a aucun passé et personne se sait d'où vient cet huluberlu.
Pourtant, Gregory Wolfe s'approprie divers déguisements et tours de magie pour tromper son monde. Ainsi, il peut passer de l'harlequin au clown dans la seconde suivante. Le film peut s'appuyer sur d'excellents acteurs. Robert Powell trouve ici l'un de ses meilleurs rôles au cinéma.

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Toutefois, le film n'est pas exempt de défauts. Certains effets spéciaux sont franchement ratés. C'est par exemple le cas lorsque Gregory Wolfe effectue quelques tours d'illusionniste. Ensuite, la relation étrange qui se noue entre lui et Alex aurait mérité d'être plus approfondie.
Mais ne soyons pas trop sévère, dans son genre, Harlequin reste un bon film fantastique et une petite curiosité, qui se démarque par son ambiance étrange et pour le moins singulière.

Note: 14.5/20


harlequin par calvin62