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Genre : épouvante, horreur (interdit aux - 12 ans)
Année : 1973
Durée : 1h35

L'histoire : Un milliardaire envoie un groupe de savants et de médiums dans une maison que l'on suppose hantée, la maison Belasco, afin de tenter de l'exorciser. Le Dr. Barett est un spécialiste de la parapsychologie, cartésien résolu, prêt à mettre tout en œuvre pour prouver ce qu'il avance. Aussi, c'est assez dépité qu'il se rend à la maison Belasco, puisqu'il devra partager l'expérience avec Mlle Tanner, une jeune médium. Sa femme décide aussi de l'accompagner. Les dernières expériences parapsychologiques qui y eurent lieu furent un désastre puisqu'une seule personne survécut.

La critique d'Alice In Oliver:

A la base, La Maison des Damnés, réalisé par John Hough en 1973, est l'adaptation d'un roman de Richard Matheson. Au niveau du casting, cette production britannique réunit Clive Revill, Roddy McDowall, Pamela Franklin, Gayle Hunnicutt, Roland Culver et Peter Bowles.
Dès son introduction, La Maison des Damnés a le mérite de présenter les hostilités. Attention, SPOILERS ! Un groupe de savants et de médiums sont invités à exorciser la maison Belasco, que l'on prétend hantée.

Cette maison possède égalemet un étrange passé. Jadis, d'autres savants ont tenté de percer les secrets de cette demeure démoniaque. Résultat: une seule personne survivra. Une fois arrivé sur place, nos protagonistes découvrent une maison entourée d'un immense brouillard.
Très vite, des événements étranges inquiètent les nouveaux occupants. Plusieurs spectres ne tardent pas à se manifester. La vie de nos héros est clairement en danger...

 

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Certes, présenté comme cela, le scénario du film n'a rien d'original. Pourtant, quelques années plus tard, La Maison des Damnés va inspirer un autre classique du cinéma d'épouvante, Amityville-La Maison du Diable. Dans les années 70, le cinéma horrifique s'intéresse de plus en plus à Satan et aux forces démoniaques. Rappelons qu'en 1974, William Friedkin réalisera L'Exorciste.
Ici, pas de diable mais des fantômes particulièrement hostiles qui n'hésitent pas à massacrer ceux qui ont l'audace de venir perturber leur sommeil.

Là aussi, John Hough oppose deux points de vue différents: celui de la science contre les forces mystiques et de l'âme. Les croyances de nos protagonistes seront donc mises à rude épreuve. La Maison des Damnés peut également s'appuyer sur une mise en scène solide.
Ici, pas de bavardages inutiles. John Hough a le mérite d'annoncer rapidement la couleur. Certes, les effets spéciaux ne sont pas particulièrement nombreux. Sur ce dernier point, on retrouve tous les poncifs du genre: voix étrange, possession, voix qui change, yeux injectés de sang, une porte qui claque sans prévenir... Bref, pas vraiment de surprise au programme !

 

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Pourtant, la formule proposée fonctionne à merveille. En même temps, le film peut compter sur d'excellents acteurs qui apportent beaucoup à leurs personnages en quête de vérité. Nul doute que ce film d'horreur a inspiré de nombreux classiques du genre.
J'ai déjà cité Amityville-La Maison du Diable, mais comment ne pas évoquer Poltergeist ou encore L'Emprise ? Bref, La Maison des Damnés se distingue surtout par son ambiance putride et morbide. Indéniablement, ce film fait partie des grands classiques du genre.
Pourtant, force est de constater que l'on ne le cite presque jamais parmi les références... Vous avez dit étrange ?

Note: 16.5/20


The Legend of Hell house (1973)_Μεροs 2 par clublife257