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genre: action
année: 1988
durée: 1h25

l'histoire: Dans la jungle, un groupe de soldats se retrouve confronté à une machine de guerre impitoyable, un robot invincible et un soldat fabriqué par l'armée américaine.

la critique d'Alice In Oliver:

On ne cessera jamais de le dire et de le répéter: Bruno Mattei reste le véritable spécialiste de la série Z fauchée, la plupart du temps, tournée aux Philippines.
Plus que jamais, Bruno Mattei, qui sévit ici sous son pseudo de prédilection, donc, Vincent Dawn, est en mode photocopiage.
Cette fois-ci, notre zeddard préféré s'attaque à Predator, le célèbre film d'action et de science fiction de John McTiernan.

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Ce qui donne Robowar, réalisé en 1988, qui réunit toute une gamme d'acteurs oubliés, et en premier lieu, un certain Reb Brown.
Evidemment, Robowar reste une version très personnelle de Predator. L'histoire est peu ou prou la même. Attention, SPOILERS !
Dans la jungle, un commando de soldats aguerris doit affronter un robot conçu par l'armée. Ce dernier est une boîte de conserve invincible.

Au moins, Bruno Mattei a le mérite d'annoncer la couleur via une introduction des plus ridicules. Le robot au casque de motard (rires !) détruit un hélicoptère américain. Hélas, ce dernier parle avec une voix électronique à coucher dehors !
Un très grand moment de solitude ! Toutefois, pas de panique, Reb Brown et sa troupe débarquent. Une fois dans la jungle, ces derniers tirent sur tout ce qui bouge, et peu importe s'il y a des femmes ou des enfants.

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Sur ce dernier point, les acteurs, unanimement mauvais, en rajoutent à l'excès, à coup de "aaaaaaaaaarrrrrrrrrggggggghhhhhhh !!!!!!!!" et prennent les pauses les plus ridicules. Pire encore, nos soldats sont en mode photocopiage.
En gros, ce sont des clones du film original, le talent en moins. Dans ce désastre filmique, on relève de nombreuses incohérences.
Notre robot invincible massacre nos guerriers un par un.

Mais l'androïde désosse également ses victimes. Voilà un dernier point pour le moins incompréhensible. Pourquoi une machine de guerre créée par l'armée s'amuse-t-elle à désosser des cadavres ?
Autant ce rituel pouvait se justifier dans Predator, autant là... Encore une fois, Bruno Mattei reste fidèle à son cinéma et délivre plusieurs séquences d'anthologie. Tout du moins, sur le baromètre du nanar.
Au hasard, nous citerons cette séquence totalement indescriptible durant laquelle la jambe de Papa Doc (un barbu gros lard) est saisie par une sorte d'aspirateur ou de pince, l'objet perdu semblant appartenir à la machine de guerre impitoyable.

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Ensuite, la musique du film est en totale contradiction avec l'ambiance générale. Ainsi, nous avons le droit à une musique rock et dance des années 80.
Sans compter un robot vulgaire qui se planque derrière les arbres. Lui aussi est muni d'une vision infrarouge et de missiles lasers.
Enfin, comment ne pas évoquer les séquences de gun fight et ces bonhommes en mousse qui sautent et/ou explosent à travers des cabanes en carton ?
Bref, dans son genre, Robowar n'a jamais peur du ridicule, finalement, à l'image de son réalisateur, toujours prêt à insulter le noble septième art.
Merci Bruno !

Note: joker !
Note nanardeuse: 18/20

 
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