Philadelphia
Andrew Beckett est un avocat en pleine ascenssion, homosexuel et séropositif. Sans réel motif, il se voit renvoyé par ses supérieurs. Il décide alors d'attaquer ses anciens patrons en justice...
La critique d'Alice In Oliver:
Difficile d'évoquer un film tel que Philadelphia, réalisé par Jonathan Demme en 1994. Pourquoi ? Probablement parce que ce drame ne se résume pas uniquement à un combat juridique d'un ex-avocat contre ses employeurs pour licenciement abusif.
En effet, Philadelphia a le mérite de brasser un certain nombre de maux de notre société. Et la bande originale, porté par la chanson éponyme de Neil Young et celle de Bruce Springsteen, Streets of Philadelphia, ont le mérite de s'accorder parfaitement avec la tonalité du film.
Au niveau du scénario, le film suit l'histoire d'Andrew Beckett, un avocat brillant mais licencié pour faute professionnelle par les directeurs de son cabinet.
Oui mais voilà, Andrew est homosexuel et il est séropositif. Deux éléments qui vont alors servir de prétexte pour l'exclure de son travail.
A travers cette histoire malheureusement banale, le film montre les différents aspects de la maladie.
Certes, la maladie a de nombreuses répercussions physiques, cela se traduisant par un amaigrissement certain, de la fatigue et des marques violacées persistantes au niveau du corps.
Mais cela a aussi un impact au niveau social, cela se traduisant ici par une exlusion sociale et professionnelle.
Mais heureusement, Andrew Beckett est défendu par Joe Miller, un avocat noir qui a pourtant de nombreux préjugés sur la maladie et les homosexuels.
Et c'est aussi cela qui est intéressant dans ce drame tragique: Jonathan Demme aborde tous les stéréotypes qui existent autour de la maladie.
Ainsi, la relation et l'amitié qui vont se nouer entre Beckett et Miller vont permettre à l'avocat noir de reconsidérer ses préjugés, d'autant plus que l'affaire prend une dimension médiatique.
Le film peut également compter sur ses deux acteurs principaux, l'excellent Tom Hanks, qui livre une grande composition, et Denzel Washington, très juste également dans son personnage.
A partir de ces différents éléments, Philadelphia délivre également un vrai message de tolérance. La fin du film est tout simplement bouleversante et déchirante.
Un très beau film, traité avec justesse et sans jamais verser dans la caricature.
Note: 16.5/20
Commentaires sur Philadelphia
- Bon c'était un peu le film de ma génération... youpi on etait la génération grunge et sida! ( attention cynisme inside !) sincerement à cette époque au lycée t'avais la pression; fréddy mercury était mort 2ans avant et ça avait été un seisme ;le sida était partout et le message en boucle : (préservatif;préservatif....)
putain d'époque....
arrive ce film 2 critiques :
1.le fait que le film sous entend que les homos attrappent le sida dans des orgies ou dans des cinemas douteux ou des endroits spé bref qu'ils le méritent en fait .....
2 c'est un peu exagéré le coup de l'opéra et de cette foutue cantatrice!!!
c'est tout
- Très bon film, un combat juridique intéressant auquel viennent se greffer les thèmes évoqués, mais le film revient toujours à ce qu'il est à la base : un simple procès pour licenciement abusif. Pas de revendication finale, simplement une décision impartiale (et donc capable d'oublier les préjugés). J'avais aussi bien apprécié la pudeur du film, qui traite son couple homosexuel avec beaucoup de subtilité sans jamais les filmer dans leur intimité (alors que beaucoup de films ne se gênent pas à ce niveau là). Cette approche est finalement excellente pour soutenir la vision de la tolérance défendue par le film.






















