29 mai 2012

Philadelphia

Andrew Beckett est un avocat en pleine ascenssion, homosexuel et séropositif. Sans réel motif, il se voit renvoyé par ses supérieurs. Il décide alors d'attaquer ses anciens patrons en justice...

 

phila

La critique d'Alice In Oliver:

Difficile d'évoquer un film tel que Philadelphia, réalisé par Jonathan Demme en 1994. Pourquoi ? Probablement parce que ce drame ne se résume pas uniquement à un combat juridique d'un ex-avocat contre ses employeurs pour licenciement abusif.
En effet, Philadelphia a le mérite de brasser un certain nombre de maux de notre société. Et la bande originale, porté par la chanson éponyme de Neil Young et celle de Bruce Springsteen, Streets of Philadelphia, ont le mérite de s'accorder parfaitement avec la tonalité du film.
 

Au niveau du scénario, le film suit l'histoire d'Andrew Beckett, un avocat brillant mais licencié pour faute professionnelle par les directeurs de son cabinet.
Oui mais voilà, Andrew est homosexuel et il est séropositif. Deux éléments qui vont alors servir de prétexte pour l'exclure de son travail.
A travers cette histoire malheureusement banale, le film montre les différents aspects de la maladie.

Certes, la maladie a de nombreuses répercussions physiques, cela se traduisant par un amaigrissement certain, de la fatigue et des marques violacées persistantes au niveau du corps.
Mais cela a aussi un impact au niveau social, cela se traduisant ici par une exlusion sociale et professionnelle.
Mais heureusement, Andrew Beckett est défendu par Joe Miller, un avocat noir qui a pourtant de nombreux préjugés sur la maladie et les homosexuels.

Et c'est aussi cela qui est intéressant dans ce drame tragique: Jonathan Demme aborde tous les stéréotypes qui existent autour de la maladie.
Ainsi, la relation et l'amitié qui vont se nouer entre Beckett et Miller vont permettre à l'avocat noir de reconsidérer ses préjugés, d'autant plus que l'affaire prend une dimension médiatique.
Le film peut également compter sur ses deux acteurs principaux, l'excellent Tom Hanks, qui livre une grande composition, et Denzel Washington, très juste également dans son personnage.

A partir de ces différents éléments, Philadelphia délivre également un vrai message de tolérance. La fin du film est tout simplement bouleversante et déchirante.
Un très beau film, traité avec justesse et sans jamais verser dans la caricature.

Note: 16.5/20


Commentaires sur Philadelphia

    Je songe immediatement a un autre film emouvant de Francois Ozon "Le Temps qui reste "Un jeune photographe homosexuel est atteint du cancer ,la phase terminale : encore 3 mois a vivre .... Excellent ! Un autre film trop vite oublie , l'excellent "Les Nuits Mauves " encre un recit dechirant d'un jeune homosexuel a voir ! "Philadelphia" incontestablement merite la note 16 ! j'oubliais , un autre film sur le destin tragique d'un gay pendant l'Occupation a Paris , le telefilm choquant "Un Amour a taire "

    Posté par gerard, 29 mai 2012 à 17:08 | | Répondre
  • à Gerard

    tu veux plutôt parler des nuits fauves

    Posté par alice in oliver, 29 mai 2012 à 17:23 | | Répondre
  • Pour moi c'est 18. Emouvant, poignant, acteurs énormes (Hanks totalement investi, excellent Washington), BO énorme (Springsteen avec un de ses plus beaux titres, Young superbe)...

    Posté par borat8, 29 mai 2012 à 18:16 | | Répondre
  • à borat

    c'est un film que j'aime bien mais pas à ce point là non plus

    Posté par alice in oliver, 29 mai 2012 à 21:38 | | Répondre
  • Perso je l'aime légèrement plus que Le silence des agneaux. Plus touchant peut être.

    Posté par borat8, 29 mai 2012 à 22:09 | | Répondre
  • un film bouleversant, notamment la fin qui est vraiment superbe et poignante. L'interprétation est top.

    Posté par Eirian, 29 mai 2012 à 22:15 | | Répondre
  • à borat

    je trouve les 2 films peu comparables

    Posté par alice in oliver, 29 mai 2012 à 22:17 | | Répondre
  • à Eirian

    oui, grande interprétation des 2 acteurs principaux

    Posté par alice in oliver, 29 mai 2012 à 22:17 | | Répondre
  • C'est deux films de Demme.

    Posté par borat8, 29 mai 2012 à 22:19 | | Répondre
  • à borat

    certes, mais ils n'ont strictement rien à voir

    Posté par alice in oliver, 29 mai 2012 à 22:20 | | Répondre
  • Oui c'est vrai mais je préfère le film avec Hanks.

    Posté par borat8, 29 mai 2012 à 22:29 | | Répondre
  • Bon c'était un peu le film de ma génération... youpi on etait la génération grunge et sida! ( attention cynisme inside !) sincerement à cette époque au lycée t'avais la pression; fréddy mercury était mort 2ans avant et ça avait été un seisme ;le sida était partout et le message en boucle : (préservatif;préservatif....)
    putain d'époque....
    arrive ce film 2 critiques :
    1.le fait que le film sous entend que les homos attrappent le sida dans des orgies ou dans des cinemas douteux ou des endroits spé bref qu'ils le méritent en fait .....
    2 c'est un peu exagéré le coup de l'opéra et de cette foutue cantatrice!!!
    c'est tout

    Posté par bobby bluesky, 29 mai 2012 à 23:57 | | Répondre
  • à Bobby Bluesky

    je raoujterai aussi que le héros principal (Tom Hanks) est un ancien avocat et qu'il a donc les moyens d'attaquer ses patrons en procès. Ce qui n'est pas forcément de tous ceux qui subissent un licenciement abusif

    Posté par alice in oliver, 30 mai 2012 à 00:03 | | Répondre
  • Un film un peu surestimé... Il vaut surtout parce qu'il fut le premier à traiter ce sujet. C'est un beau et bon film certe mais très classique et sans surprise. 14/20

    Posté par selenie, 30 mai 2012 à 16:24 | | Répondre
  • Pas seulement. Le film peut compter outre son récit sur l'interprétation de ses acteurs et la BO.

    Posté par borat8, 30 mai 2012 à 16:30 | | Répondre
  • à selenie

    c'est vrai que l'intrigue reste un peu trop prévisible mais bon film nonobstant

    Posté par alice in oliver, 30 mai 2012 à 16:46 | | Répondre
  • Très bon film, un combat juridique intéressant auquel viennent se greffer les thèmes évoqués, mais le film revient toujours à ce qu'il est à la base : un simple procès pour licenciement abusif. Pas de revendication finale, simplement une décision impartiale (et donc capable d'oublier les préjugés). J'avais aussi bien apprécié la pudeur du film, qui traite son couple homosexuel avec beaucoup de subtilité sans jamais les filmer dans leur intimité (alors que beaucoup de films ne se gênent pas à ce niveau là). Cette approche est finalement excellente pour soutenir la vision de la tolérance défendue par le film.

    Posté par jamesluctor, 31 mai 2012 à 11:31 | | Répondre
  • à jamesluctor

    oui, c'est vrai, ce film fait preuve de pudeur et aborde des sujets qui restent tjs aussi délicats

    Posté par alice in oliver, 31 mai 2012 à 11:40 | | Répondre
Nouveau commentaire