zombie venu d'ailleurs

Genre: horreur 
année: 1977
durée: 1h25

l'histoire: Un couple de lesbiennes, Jessica et Joséphine, s'installe dans une maison isolée à la campagne. Après avoir aperçu des lumières venant du ciel, elles recueillent un homme blessé et mystérieux qui trouve que les humains sont des proies faciles et riches en protéines. 

La critique d'Alice In Oliver:

Comme je l'ai déjà souligné à maintes reprises sur ce blog, certains films médiocres marquent la vie d'un nanardeur.
Certes, en tant que tâcheron ultime, je suis habitué à voir des bouseries et/ou des films improbables. Mais certains mauvais films laissent une empreinte indélébile. Le Zombie Venu d'Ailleurs, réalisé par Norman J. Warren en 1977, est de ceux-là.

Difficile de comprendre le choix de ce titre français, le titre original étant Prey. En effet, pas l'ombre d'un zombie ou d'un mort vivant dans ce film d'horreur.
Tout du moins, la véritable identité d'un homme mystérieux, découvert par hasard par deux homosexuelles, mérite que l'on s'y attarde un peu.
Cet homme étrange est en fait un extraterrestre.

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Recueilli par le couple de lesbiennes, Jessica et Joséphine, le visiteur a un comportement pour le moins déroutant.
A partir de là, bienvenue pour un festival de grand n'importe nawak. Visiblement, l'extraterrestre développe des pouvoirs et des symptômes inquiétants.
Très vite, il exerce une influence hypnotique sur l'une des deux femmes, qui ne tarde pas à s'amouracher de ce dernier.

Encore une fois, difficile de dire qui est réellement cet extraterrestre. Certes, il a une apparence humaine mais se transforme parfois en vampire quand il est excité sexuellement. Il dévore aussi la chair de ses victimes.
Toutefois, sa transformation fait davantage penser à un loup-garou. On comprend également que sa visite n'a rien d'amicale.

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En résumé, notre visiteur n'est pas là pour sympathiser avec les deux jeunes femmes. Bien au contraire. C'est d'ailleurs la révélation ultime du film, que l'on devine aisément après un petit quart d'heure de bobine.
Jessica et Joséphine ne sont que des menus fretins. L'extraterrestre est donc sur Terre pour goûter à la bonne cuisine humaine et avertir les siens.
En résumé, notre espèce est largement consommable et facilement manipulable.

Tel est l'avertissement de ce nanar techniquement mal foutu, mal interprété et jouant largement la carte de l'érotisme à deux balles.
Aussi aura-t-on le droit à une bonne vieille séquence de broutage de minous. Et oui, l'air de rien, il fait chaud à la campagne !
Bref, du très gros nanar, tellement nul qu'il en devient étrangement génial.

Note: 0/20
Note nanardeuse: 17.5/20