Apocalypse_Now_1979

Genre: guerre
durée: 2h35
année: 1979

L'histoire: Le capitaine Willard est convoqué par l'état major américain. Le général Corman lui confie une mission ultra sécrète: éliminer le colonel Kurtz, un militaire aux méthodes expéditives et qui sévit au-delà de la frontière cambodgienne.

La critique d'Alice In Oliver:

Immense film de guerre s'il en est, j'ai nommé Apocalypse Now, réalisé par Francis Ford Coppola en 1979. A noter qu'il existe deux versions du films, celle sortie en 1979 d'une durée de 2h35 et une autre (la version Redux) sortie en 2001 et s'étalant sur plus de trois heures et 20 minutes de bobine.
Pour le reste, Apocalypse Now est une adaptation libre d'un roman de Joseph Conrad.

Au niveau des acteurs, le film réunit un casting de prestige: Martin Sheen, Marlon Brando, Dennis Hopper, Robert Duvall, Frederic Forrest, Laurence Fishburne, Albert Hall, Sam Bottoms et Harrison Ford, ce dernier apparaissant l'espace de deux petites minutes. Certes, Apocalypse Now figure parmi les meilleurs films américains sur la Guerre du Vietnam. Pourtant, le tournage fut particulièrement éprouvant.

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Dans un premier temps, Francis Ford Coppola veut confier le rôle du capitaine Benjamin Willard à Steve McQueen, mais l'acteur décline l'invitation.
Finalement, c'est Harvey Keitel qui est choisi pour interpréter le héros de l'histoire. Coppola et l'acteur commencent à tourner les premières scènes du film mais le réalisateur n'est pas du tout satisfait de la performance de Keitel et le remplace par Martin Sheen.

Hélas, pendant le tournage, Martin Sheen est victime d'un infarctus. Toutefois, l'acteur revient sur le plateau, exténué par la chaleur ambiante, le tournage se déroulant aux Philippines. Ensuite, Francis Ford Coppola doit faire face à un typhon qui ravage en grande partie le plateau. Autre détail d'importance: les hélicoptères prêtés par les Philippines devaient être peints le matin comme ceux de l'armée américaine, puis repeints à nouveau le soir comme les couleurs officielles.

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Inutile alors de préciser que le tournage fut plus long que prévu et dépassera largement le budget escompté. Pire encore, Francis Ford Coppola pète les plombs, perd plus de 40 kilos et menace plusieurs fois de se suicider.
En même temps, Apocalypse Now ressemble bel et bien à un désastre financier. Heureusement, le film obtiendra la palme d'or au festival de Cannes en 1979. 

Ensuite, le long métrage trouvera son succès dans les salles, sur le marché vidéo et auprès des fans de films de guerre.
Aujourd'hui encore, Apocalypse Now apparaît comme un film culte, un long métrage indispensable et un classique absolu du cinéma.
Dès les premières minutes, Francis Ford Coppola a le mérite de présenter les hostilités via une chanson des Doors, The End.

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Plus que jamais, Apocalypse Now apparaît comme un film pessimiste et nihiliste sur la guerre du Vietnam. Paradoxalement, Apocalypse Now montre peu de séquences de bataille, le long métrage préférant se concentrer sur la chaleur ambiante et la psychologie de ses personnages.
Le film est donc commenté par la voix-off du héros principal, Benjamin Willard (Martin Sheen), qui reçoit la mission de retrouver et d'éliminer le Colonel Kurtz (Marlon Brando), dont les activités sont devenues un peu trop gênantes aux yeux de l'armée américaine.

A partir de là, pour Benjamin Willard, c'est un long périple qui commence dans un conflit qui le dépasse totalement.
Durant son voyage dans des contrées inconnues et hostiles, Willard apprend à connaître Kurtz via de nombreux articles décrivant une personnalité forte et un militaire irréprochable. Pourquoi ce colonel s'est-il soudainement retourné contre l'autorité de l'armée américaine ?

Cette dernière question est probablement le fil conducteur du scénario jusqu'à la rencontre finale entre Benjamin Willard et le colonel Kurtz.
Plus que jamais, ce dernier apparaît comme un gourou spirituel exerçant une véritable fascination auprès de ses hommes.
Comme d'habitude, Marlon Brando est totalement investi dans son personnage. Marlon Brando ne joue pas le colonel Kurtz. Il est le colonel Kurtz.

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Ce personnage énigmatique est un peu le symbole de ce que va devenir le conflit au Vietnam, à savoir un véritable bourbier.
A travers ces différents portraits, Apocalypse Now traite également de la noirceur de l'âme humaine. Certaines séquences restent de véritables modèles au niveau de la mise en scène volontairement époustouflante, grandiose, limite mégalomane et finalement, à l'image de son auteur.
Bref, Apocalypse Now mériterait sans doute une analyse plus poussée via plusieurs articles et/ou chroniques.
En résumé, et quitte à me répéter, ce film reste un classique du septième art, un long métrage essentiel et totalement indispensable.

Note: 20/20


Apocalypse Now - Trailer