prince_bel_air

Genre : sitcom amusante

Année : 1990-1996 aux USA, 1ère diffusion en France en 1992

Durée : 148 épisodes de 25 minutes

 

L'histoire : Will Smith, ado fan de rap et de basket (whaouh!!! Original, man!), quitte sa ville natale de Philadelphie sur les conseils de sa mère, pour emménager chez le mari de sa tante, Philip Banks, avocat aisé qui vit dans le très rupin quartier de Bel-Air à L.A. Il va y trouver de meilleures conditions pour réussir sa vie, mais aussi un nouvel entourage aux préoccupations assez éloignées des siennes...

 

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La critique de Leslie Barsonsec :

Ah... zieutez-moi le visuel du coffret DVD ci-dessus! Y'a pas à iéch, on est bien en 1990! Le fluo, les survets trop larges "j'ai chié dedans", la coiffure de Smith que tous les rappeurs de l'époque arboraient (voyez les photos d'IAM de l'époque, c'est à se tordre!), le lettrage façon tag...
Et c'est justement de Madeleine de Proust qu'il s'agit pour votre serviteur. De la même façon que Chris Waddle, Eric Cantona, les films de Batman, la Dream Team à Barcelone ou le Greatest Hits 2 de Queen, cette série lui rappelle instantanement les années 92-93...

Mais ne croyez pas que je suis ici pour me moquer ! Cette série, sans avoir révolutionné le genre, est selon moi une de celles qui a le mieux subi les outrages des années qui passent. Enfin, depuis "Arnold et Willy", on voyait des acteurs afro-américains à la télé dans un programme pour djeunes !
Cette série fut produite par le génial musicien-arrangeur-producteur Quincy Jones, jazzman de classe intergalactique qui a travaillé aussi bien avec Ray Charles à ses débuts, Aznavour, ou Michael Jackson pour sa trilogie magique "Off The Wall"-"Thriller"-"Bad".

Dès le générique, amusant mais franchement daté (les lascars sur le playground, le chant mi-rappé, mi-chépaquoi), le charisme d'une future vedette éclate.
Le encore jeune Will Smith était dèja une star aux US en tant que rappeur sous le blaze de The Fresh Prince (d'où le nom original de la série, "The Fresh Prince Of Bel-Air").
Mais cette série va lui constituer le tremplin idéal pour lui ouvrir les portes d'Hollywood, et ainsi tourner quantité de chefs-d'oeuvre comme "Indepedence Day" ou "Je suis une légende" (promis ! j'arrête de me moquer !)

La série en elle-même tourne autour des différences entre le "prolo" des cités et les "bling-bling" des beaux quartiers. Les intrigues se limitent souvent au strict minimum : Will serrera-t'il la meuf ?, Hilary trouvera t'elle le tailleur en soldes ?...
Elles sont juste le pretexte pour servir des personnages attachants et parfois jubilatoires. Will Smith joue un grand déguingandé qui semble n'avoir de but dans la vie que de s'en payer une bonne tranche, malgré les injonctions régulières de son oncle Phil qui aimerait bien le voir faire autre chose que la larve !

Les membres de la famille sont donc l'oncle Phil Banks (James L. Avery), avocat aisé et légèrement bourru qui cache un coeur d'or derrière une montagne de barbaque; la tante Vivi (Janet Hubert-Whitten puis Daphne Reid à partir de 1993) qui modère les ardeurs de son bougon de mari; le cousin Carlton (Alfonso Ribeiro), espèce d'antithèse de Will : "square" et fier de l'être tout en tentant de se mettre à la page (une scène récurrente où il danse montre l'étendue des dégats !), la cousine Hilary (Karyn Parsons), fashionista horripilante qui ne pense qu'aux fringues et à son apparence, et la petite Ashley (Tatyana Ali, la fille de Mohammed !) qui au fil du temps va grandir et affronter les préoccupations des boutonneux.
Tout ce joli monde étant chapeauté par le maître de maison, Jeffrey (Joseph Marcell), sorte de Nestor sans son Moulinsart, et adepte des répliques vachardes et décalées.
On note aussi un personnage récurrent, meilleur ami de Will et vraie loque abrutie, Jazz (Jeffrey A. Townes), dont le gimmick est de se faire virer de la maison comme un vulgaire sac de patates !

jazz

Jaaaaaaaaazzzzzz !!!!!

De la même façon que les séries genre "7 à la maison" représente uniquement les WASP de la côte Est US (bon... un rital de temps en temps, mais pas plus, hein ?), "Le Prince de Bel-Air" est symptomatique des séries US : tout le monde dans son coin !
Ici les Blancs ne sont là que pour faire le nombre de façon occasionnnelle. Mais ceci n'est jamais déstabilisant car la série a été construite pour plaire au plus grand nombre, donc pas d'argot abscons, de barrettes de shit, ou de flingues !
Les "Black Panthers" les auraient sûrement traités d'"Oncle Tom" ! Toutefois, cette série reste un divertissement agréable et sans prétention qui fait toujours plaisir à voir!

 

Note : 15/20