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L'histoire: 1997. Snake Plissken, taulard, se voit offert une remise de peine pour sauver le Président des Etats Unis. Ce dernier a été pris en otage par des prisonniers de l'île de Manhattan...

La critique d'Alice In Oliver:

Attention, film culte de la science fiction ! J'ai nommé New-York 1997, réalisé par John Carpenter en 1981. Avec Mad Max, c'est l'un des films majeurs du genre, qui influencera un nombre incalculable d'ersatz et/ou de séquelles.
Pourtant, contrairement au film de George Miller, New-York 1997 n'est pas un film post-apocalyptique puisqu'il ne se déroule pas dans un monde ravagé et décimé par une Troisième Guerre Mondiale.

Toutefois, le film de John Carpenter s'apparente tout de même à une parabole sur la fin du monde. Le scénario brille tout de même par son pessimisme.
Attention, SPOILERS ! En 1997, suite à une explosion de la criminalité aux Etats-Unis, l'île de Manhattan est devenue une ville-prison.
Le Président des Etats-Unis est enlevé par des terroristes et retenu en otage par des prisonniers.

Le responsable de la sécurité, Bob Hauk fait donc appel à Snake Plissken (Kurt Russell) pour retrouver le Président des Etats-Unis.
Snake n'a que 24 heures pour remplir sa mission. A partir de ces différents éléments, John Carpenter signe un western urbain, en référence à Un Justicier dans la Ville. Ici, New-York est considérée comme une jungle urbaine, un territoire décimé et dangereux où la violence règne en maître.

Le film peut également s'appuyer sur un casting solide: Kurt Russell (que j'ai déjà cité), Lee Van Cleef, Ernest Borgnine, Donald Pleasence, Isaac Hayes, Harry Dean Stanton, Adrienne Barbeau et Tom Atkins.
Pour Kurt Russell, New-York 1997 constitue un film référence, puisque le long-métrage le propulsera au rang de star.

Le film doit beaucoup à son personnage principal, Snake Plissken, devenu une véritable icône avec les années. C'est un anti-héros, un rebelle et une sorte de cowboy des temps modernes. Avec ce personnage haut en couleurs, John Carpenter fait référence aux westerns spaghettis et aux anti-héros de Sergio Leone.
Pourtant, Snake Plissken est probablement le protagoniste le plus attachant et le plus sympathique de cet enfer urbain.
En tout cas, il est bien plus humain que le Président des Etats-Unis, interprété ici par le regretté Donald Pleasence.
John Carpenter en profite alors pour égratigner son propre pays et s'inspire en partie du scandale du Watergate.

Pour atteindre son but, Snake Plissken devra souffrir et subir toute une série d'épreuves. D'ailleurs, John Carpenter utilisera exactement le même procédé dans la suite, Los Angeles 2013, qui ressemble davantage à un remake et/ou séquelle.
Pour les amateurs de science fiction, New-York 1997 est donc une référence absolue. Ce sera également un grand succès dans le monde entier.
En tout cas, c'est l'un des meilleurs cru de John Carpenter, une production très ancrée dans le style du réalisateur, mélangeant science fiction, film noir et western urbain.

Note: 17/20