30 juillet 2011

Au Nom de tous les Miens

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Genre: drame
Année: 1983
Durée: 2h25

L'histoire: Seul de sa famille à avoir survécu au Ghetto de Varsovie, Martin Gray s'engage dans l'Armée Rouge. Déserteur, il émigre aux Etats-Unis où il devient un homme riche. Il décide de fonder une famille dans le midi de la France.

La critique d'Alice In Oliver:

Roberto Enrico s'attaque à une adaptation difficile, celle de la biographie homonyme de Martin Gray, et basée sur une histoire vraie.
Avec Au Nom de tous les Miens, réalisé en 1983, Roberto Enrico retrace la vie de Martin Gray, de 1938 jusqu'aux années 70.
Le film nous est raconté du point de vue de son personnage principal.

Toutefois, la partie la plus importante du film se déroule dans le ghetto de Varsovie. Juif, Martin Gray vit avec sa famille (son père, sa mère et ses deux frères) des jours difficiles. Les allemands ont parqué les juifs dans des ghettos.
Dans un premier temps, les nazis cherchent à les affamer. De nombreuses personnes meurent de malnutrition et les corps jonchent les rues du ghetto.

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Les rares denrées s'achètent à prix d'or et la moindre pelure de pomme de terre devient une friandise. Dans cet enfer, Martin a trouvé un moyen de survivre. Grâce au tramway, il peut sortir du ghetto sans se faire repérer.
Il organise alors son propre trafic de nourriture, le but étant d'empêcher les allemands d'affamer la population.

Dans un premier temps, les affaires de Martin vont bon train, mais très vite, les nazis passent à la vitesse supérieure et pratiquent la politique d'extermination. Martin tente de cacher sa famille, mais lui et son père sont déportés au camp de Treblinka. Sur place, le jeune homme découvre l'enfer sur Terre.
Le film accorde une place importante à la notion de survie. Martin Gray voit les siens se faire exterminer. Toute sa famille sera massacrée.

A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, son père meurt, abattu par les allemands. Martin Gray s'engage dans l'Armée Rouge.
Le jeune homme a bien l'intention de se venger et de rendre la justice. Il prend alors conscience de la mécanique nazie et de son travail d'endoctrinement auprès de la population allemande.

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Après la guerre, Martin Gray fait partie des rares survivants de l'Holocaust. Les années ont passé et le jeune homme a bien du mal à oublier les horreurs commises par les nazis. Il part donc aux Etats-Unis et retrouve sa grand-mère.
Là-bas, Martin Gray fera fortune et s'engagera dans un nouveau combat: survivre et avoir une famille. C'est ce qu'il fera quand il reviendra en France.

Même si la guerre est terminée, le monde a du mal à reconnaître la Shoah. Ensuite, certaines personnes anonymes continuent de haïr les juifs.
De ce fait, Martin Gray devra à nouveau affronter l'horreur: sa famille sera décimée par les flammes, un processus d'extermination qu'il ne connaît que trop bien.

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Avec Au nom de tous les miens, Roberto Enrico signe une oeuvre complexe, sans cesse filmée du point de vue de son héros principal.
Le long-métrage raconte donc le combat d'un homme à travers plusieurs décennies, les thématiques tournant autour du sens de l'Histoire et du Travail de Mémoire. C'est ce que lui dira son père peu de temps avant de mourir: "ne jamais oublier". Bref, un superbe film à la fois touchant, dur et émouvant.

Note: 18/20



Au nom... 5


Commentaires sur Au Nom de tous les Miens

    à Varlin, Borat et Duncan

    immense film ! A voir absolument !

    Posté par Alice In Oliver, 30 juillet 2011 à 17:01 | | Répondre
  • Article passionnat en tous cas!

    Posté par borat8, 30 juillet 2011 à 17:09 | | Répondre
  • J'avais eu l'opportunité de lire le roman en 4eme,j'ai choisit “Jamais sans ma fille“à la place.
    Dommage,son adaptatation me parait exellent.

    Posté par Duncan, 30 juillet 2011 à 17:17 | | Répondre
  • Je l'ai vu il y a bien longtemps,il faut que je le revoie effectivement.

    Posté par Varlin, 30 juillet 2011 à 17:18 | | Répondre
  • à borat

    thanks !

    Posté par Alice In Oliver, 30 juillet 2011 à 17:24 | | Répondre
  • à duncan

    très bon film: nul doute que ce drame te plairait énormément

    Posté par Alice In Oliver, 30 juillet 2011 à 17:25 | | Répondre
  • à varlin

    tu m'en diras des nouvelles !

    Posté par Alice In Oliver, 30 juillet 2011 à 17:25 | | Répondre
  • Emouvant et veridique ! a mon avis , plus abouti que le pianiste de Polanski ! Le film et le livre se valent ! /Enrico nous avait deja etonnes avec le "Vieux Fusil ", encore bravo a ce cineaste qui nous delivra tant de films merveilleux :"Les Grandes Gueules " ou bien "La Scoumoune "!par exemple.

    Posté par gerard, 30 juillet 2011 à 18:21 | | Répondre
    • Enfin.. comparer "le soucoume" à ce film est un peu déplacé

      Posté par hannibal, 07 avril 2013 à 15:21 | | Répondre
  • à Gerard

    d'ailleurs, je vais me revoir les grandes gueules et la scoumoune. Perso, je préfère au nom de tous les miens au Pianiste: c'est dire sa qualité !

    Posté par Alice In Oliver, 30 juillet 2011 à 19:32 | | Répondre
  • Pour moi "Le Vieux fusil" est un chef-d'oeuvre dont je ne peux me lasser.

    je garde également un très bon souvenir de "La Scoumoune","Les Grandes gueules",j'ai oublié par contre.

    Posté par Varlin, 30 juillet 2011 à 19:49 | | Répondre
  • à varlin

    d'ailleurs, j'ai chroniqué le vieux fusil durant ton absence

    Posté par Alice In Oliver, 30 juillet 2011 à 19:57 | | Répondre
  • A Alice

    miam miam,j'y vais.

    Posté par Varlin, 30 juillet 2011 à 20:01 | | Répondre
  • à varlin

    j'espère que la chronique te plaira !

    Posté par Alice In Oliver, 30 juillet 2011 à 20:02 | | Répondre
  • à varlin

    voici le lien: http://navetoncinema.canalblog.com/archives/2011/07/16/21617388.html

    Posté par Alice In Oliver, 30 juillet 2011 à 20:10 | | Répondre
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