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Genre: comédie
Année: 1973
durée: 1h25

l'histoire: Quatre jeunes garçons se font renvoyer de l'usine où ils travaillaient. Très vite, un nouvel hypermarché s'installe en ville, et un petit commerçant fait appel à nos quatre héros délurés.

La critique d'Alice In Oliver:

En vérité, dans la filmographie des Charlots, il ne faut pas chercher de message quelconque, de réflexion profonde ou de revendication politique.
Pourtant, parmi toutes leurs comédies, une exception vient confirmer la règle. Bienvenue dans le Grand Bazar, réalisé par Claude Zidi en 1973 !

On a évidemment plaisir à retrouver notre quatuor comique, composé de Gérard Rinaldi, Gérard Filipelli, Jean Sarrus et Jean-Guy Fechner.
Mais d'autres acteurs viennent ajouter leurs noms: Michel Galabru, Roger Carel, Jacques Seiler, Coluche (dans un rôle secondaire) et Michel Serrault.
Au niveau des gags, Le Grand Bazar ne connaît presque jamais le moindre essoufflement...

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Je dis "presque" car certains passages sont assez quelconques. Par exemple, toute la séquence qui consiste à braquer un supermarché est franchement inutile.
Au niveau du scénario, Le Grand Bazar se révèle assez surprenant. Attention, SPOILERS ! Les Charlots viennent de se faire renvoyer d'une usine qui fabrique des tondeuses. Nos quatre huluberlus cherchent alors un nouveau job mais accumulent les catastrophes.

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Finalement, ils doivent prêter main forte à un petit commerçant (Michel Galabru) qui doit faire face à l'ouverture d'un hypermarché.
A partir de ces différents éléments, Claude Zidi critique la société de consommation dans tous ses excès et les dangers d'un capitalisme forcené.
D'ailleurs, le film n'hésite pas à en rajouter dans la démesure, voire la vulgarité: les cochons lancés dans le supermarché, les caissiers musclés et bodybuldés, les consommateurs qui se jettent à l'entrée...

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Indéniablement, Le Grand Bazar a une véritable revendication. Alors attention, le film ne délivre pas non plus de grand message politique, mais c'est probablement la comédie la plus "intelligente" des Charlots.
Pour le reste, certains gags sont irrésistibles, même si les acteurs cabotinent. C'est, par exemple, le cas de Michel Galabru, qui en rajoute dans la peau d'un commerçant en colère.

Note: 12/20 (c'est généreux...)
Note nanardeuse: 17.5/20

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