Naveton Cinéma, le blog ciné le plus nul du net !

09 novembre 2014

This is the end... Naveton Cinéma tire sa révérence

Après avoir publié de nombreux articles et chroniques, plus de 5 000 au total, Naveton Cinéma, le blog ciné le plus nul du net, a décidé de tirer sa révérence. Créé en avril 2011 (le 9 avril pour être exact), le site ferme ses portes aujourd’hui. Toutefois, il restera en l’état mais ne publiera plus de nouveaux articles. Je demande donc aux différents auteurs de ne pas poursuivre l’aventure. Les raisons de cet arrêt définitif ? Essentiellement par un manque d’envie et de motivation.
Ensuite, je constate que la plupart des commentaires sont publiés par les auteurs eux-mêmes même si le blog peut compter tout de même sur quelques fidèles. Hélas, les articles ne comptant aucun commentaire sont nombreux. Il ne s’agit pas pour autant de faire des reproches. Je tiens à remercier tous ceux et toutes celles qui sont de passage, même une fois de temps en temps, qui viennent ou non déposer des commentaires.

A ce sujet, je tiens à remercier tout particulièrement les auteurs qui se sont investis dans ce blog : Borat, Inthemoodforgore, Titi, Leslie Barsonsec, Nicos, Hdef, Vince, Gegeartist et Koamae. Je remercie également d’autres fidèles : Tinalakiller, Gerard, 2flics, Princecranoir, Jamesluctor, Terrortwins, Aelezig, Aurelia, Sekateur, Yvonne, ElodieSun, Forbloodssake, Taratata et Roggy. Pardon si j’ai oublié du monde, auquel cas je vous rajouterai dans ce dernier article. Jusqu’au bout, Naveton Cinéma sera resté fidèle à sa ligne conductrice, qui est la donc la suivante : « Des chroniques médiocres, des analyses foireuses et des articles écrits par un véritable tâcheron ! ». En vous remerciant encore… Je vous laisse à présent entre les mains d’Inthemoodforgore, qui a tenu à délivrer lui aussi un dernier message. Ensuite, ce sera au tour de Borat, Titi, Vince et Hdef !

Alice In Oliver


Naveton Cinema: The End...

Le billet final d’Inthemoodforgore:

Voilà, c'est fini. Dans quelques heures, votre blog préféré aura cessé d'exister. Trois ans et demi d'échanges, de débats, de passions...Tout cela va définitivement s'arrêter ce soir. Je n'ai malheureusement pas eu la chance de participer aux deux premières années de cette aventure, mais les quelques seize mois passés en votre compagnie ont conforté l'opinion que j'en avais en tant que simple spectateur: ce blog était (merde, voilà que je parle déjà au passé !) unique en son genre. Et de "naveton", il n'avait guère que le nom, délibérément choisi au second degré. Car ici, on parlait du VRAI cinéma dans toute son infinie diversité. Du navet infâme au chef d'oeuvre absolu, du blockbuster à l'ovni underground, de Franck Dubosc à Orson Welles... Ici, chacun pouvait trouver chaussure à son pied et participer aux débats, librement selon ses sensibilités. Et ça, c'était génial. Durant ces seize mois de présence, j'ai trouvé ici de la fantaisie, de la complicité, de la générosité. J'ai surtout rencontré de véritables amoureux du cinéma et ça, c'est rare.

Alors pour tout cela, un grand merci. Merci tout d'abord à Olivier, qui a eu la gentillesse de m'accueillir dans l'équipe des chroniqueurs et avec qui j'entretiens des rapports cordiaux et sincères. Merci à Borat pour la vigueur de ses opinions et la fougue de sa jeunesse, merci à Vince pour m'avoir fait découvrir ces réalisateurs essentiels que sont Arrabal et Jodorowski, merci à Tina pour cette touche féminine dans un blog gavé aux testostérones, merci à tous. Oui, merci d'avoir fait vivre, trois ans et demi durant, cet espace d'expression par votre passion dévorante du septième art. Alors je ne sais pas vous, mais moi je me sens quelque peu nostalgique à l'heure où j'écris ces lignes. Mais la grande Simone Signoret nous aurait dit que la nostalgie n'est plus ce qu'elle était ! Donc je compte sur vous pour que ce dernier article ne soit pas sponsorisé par Kleenex...

Alors en ce jour si particulier, et avant que le créateur de Naveton Cinema (auto proclamé DIEU !) ne nous livre ses dernières impressions, j'invite toutes les personnes qui ont fréquenté le blog (même furtivement), un jour ou l'autre, à laisser un petit témoignage. Que ce soit vos coups de cœur, vos coups de gueule, vos plus grands délires, vos plus grandes déceptions, vos découvertes, vos chroniques préférées, vos blogueurs stars, vos moments cultes, bref, tout ce qui vous aura marqué durant la (trop) brève existence de ce blog tant sympathique, racontez le.

Au revoir à tous, prenez soin de vous.

La critique d'adieu de Borat

J'ai rencontré Olivier à l'époque du Cinéma d'Olivier, je suis donc ce que l'on peut appeler un vieux de la vieille, le vieux coq... mais qui n'a que vingt piges ! Quand Olivier s'est lancé dans un nouveau blog, à savoir Naveton Cinéma, il a eu la mauvaise idée de me faire appel. Ainsi le 2 mai 2011 le Borat débarquait avec sa "critique marseillaise" de Taxi. Un malheur accumulant d'autres, voici donc l'ami Borat toujours aux commandes de critiques avec une appelation.
Hé oui, voulant bêtement faire dans l'original, me voilà à la tête (pour ne pas dire dans la tête, n'oubliez pas que c'est le blog le plus nul de tous les temps) de chroniques aux noms d'oiseaux où je lance mon verbe pour dézinguer ou ovationner des films en tous genres. D'ailleurs, je dois avouer que ma plus originale était aussi la plus longue, mais malheureusement personne ne l'a vu au vue des commentaires. Allez c'était celle de 22 Jump Street:

  • La 22ème critique (ce qui est faux vous le savez bien, vu que ça fait quand même depuis trois ans que j'accumule les chroniques de merde avec des titres à la con pour faire un peu original, mais vous savez dans la vie, on ne fait pas ce qu'on veut, alors on accumule les papiers, certains médiocres d'autres grandioses, mais on se souvient toujours des mauvais films; les vannes, certaines sont nulles d'autres passent bien, certaines laissent pantois allez savoir pourquoi, pourtant je les trouvais drôles comme cette tirade qui dure maintenant depuis plusieurs lignes et que vous lisez normalement toujours à l'heure où je cause, alors merci lecteurs pour ce grand moment de patience, la critique va commencer, installez-vous dans votre fauteuil bien gentiment devant l'ordinateur ou votre smartphone, oui car Naveton Cinéma peut aussi se lire sur smartphone, il faut absolument le signaler au cas où votre ordinateur déconne comme ce fut le cas récemment pour moi, mais trêve de bavardage allons-y !) de Borat

Du pur free-style où je me suis bien amusé. Mais mon implication dans Naveton s'est fait aussi fait par les fameuses questions de la semaine, voire du mois, voire à l'année (là c'est vraiment quand je n'étais plus inspiré, ne m'en voulez pas), que j'ai repris à Varlin, camarade de passage sur ce blog. Mon but n'était pas de reprendre le principe pour reprendre, c'était aussi une manière de m'amuser sur certains sujets comme la fois où j'avais demandé des projets de films concepts. Mais à plusieurs reprises, cela m'a permis de rire de mes camarades et moi-même par des questions cinéphiles ou en rapport avec certaines de leurs chroniques.
Mais comme souvent l'inspiration ne vient plus au bout d'un moment, il est parfois temps de s'arrêter. Mais surtout Naveton, c'était des débats houleux, parfois même virulents, mais très souvent utiles et permettant de connaître certains auteurs ou lecteurs. Certains sont venus, d'autres sont partis et le reste est resté (whaow la transition !). D'autant que quand Olivier n'était pas là, il fallait bien un kazakh pour surveiller ce petit monde. Ainsi, voici trois ans et demi que j'officie sur ce blog, ce qui me donne à nouveau un bon coup de vieux. Comme toujours. Alors merci à Olivier d'avoir laisser le Borat faire encore des siennes, de l'avoir laisser faire tout et n'importe quoi. Alors pour le grand final petit questionnaire et ne soyez pas faux-cul lecteur ! On veut du concret ! Alors zumba !

  • Après la fermeture, quel auteur (j'ai bien dit un seul !) vous manquera le plus ?

 

  1. Borat, le don juan à deux francs six sous qui n'arrête pas de draguer Tonton Besson depuis trois ans et plus.
  2. Olivier aka God on Earth (enfin ce qu'il dit).
  3. Inthemood, un homme brutal (il aime les films au dessus du - 16 !) mais charmant.
  4. Vince, notre Bruno Mars à nous, mais heureusement il ne chante pas.
  5. Titi, le roi des canaris.
  6. Leslie, le roi du nanar populaire.
  7. Nicos, le prince des 80's.
  8. Koamae, dit le gamin car il n'a toujours pas passé son Bac !

 

  • Dans dix ans vous vous souviendrez de ce blog pour quoi ?

 

  1. Les franches rigolades
  2. Les nanars tous plus débiles et improbables
  3. Les navets imbouffables
  4. Les raretés nécessaires
  5. Les débats houleux
  6. Le feuilleton Olivier-Borat-Tinalakiller
  7. La coopération des auteurs 
  8. Ou la non-coopération, c'est bien aussi !

 

  • Enfin dernière question: Quels films avaient-vous découvert sur ce blog ? Ne dites pas tous, ce serait trop facile ! 

Longue vie à Naveton Cinéma, le blog le plus nul du net, que son existence ne se résume pas à trois ans et demi d'activités et surtout continuez à venir, que ce soit pour discuter à propos de films ou autres. Bye Naveton !

Les derniers mots de Titi sur Naveton

"Voilà, c'est fini" chantait Jean Louis Aubert. Eh oui, notre dieu à tous et toutes a décidé de partir vers d'autres aventures. Mais point de nostalgie, il nous reste des chroniques qu'on pourra relire à foison (ou pas) avec des formules du genre : "il envoie le marchandise" (non, l'expression n'est pas utilisée uniquement pour les films érotiques ou pour les critiques sur Beethoven 1 & 2 en parlant de la bave du chien, où elle ne figure pas d'ailleurs, ce qui est scandaleux.) 

Naveton cinéma, c'est aussi un espace de dialogue et de débat parfois très animé, ou l'on ne pratique pas le MMDTG (qui signifie Ma Main Dans Ta Gueule), mais plutôt le respect de la personne, ce qui est finalement peut-être plus facile et surtout moins dangereux vu que, dans la vie courante, notre Olivier ressemble à Chris Hemsworth dans Thor, Inthemoodforgore se balade tous les week end avec le masque et les habits de Leatherface en sillonnant les routes désertes et les forets, une tronçonneuse achetée à Mr Bricolage entre les mains, tandis que Borat, sous ses airs inoffensifs et sa carrure à la Jonah Hill, est surnommé "King Of The Bed" en raison de sa faculté à briser des couples célèbres, les femmes ne résistant pas à une nuit d'amour avec notre latin lover. L'année dernière, notre Borat s'est enfui avec Monica Bellucci. Dernièrement, c'est Georges Clooney qui a fait les frais du tombeur, et notre bonhomme convoite actuellement la belle Jennifer Lawrence. Nicolas, attention à toi.

Pour en revenir à Naveton Cinéma et son initiateur, je souhaiterais simplement le remercier d'avoir accepté de m'integrer dans l'équipe en tant que chroniqueurs de ce blog. Si aujourd'hui, je continue à écrire des chroniques avec l'envie toujours vivace de partager, c'est grâce à lui. 

Terminons avec un petit jeu. Voici cinq phrases extraites de chroniques du blog, à vous de retrouver de quels longs métrages/ série ou autres elles sont extraites. En raison du nombres impressionnant d'articles sur Naveton, je vous ferai trois propositions à chaque fois, histoire que ce soit plus facile.

1. "Prenez une pincée d'Eraserhead, ajoutez un soupçon de Philosophy of a Knife, balancez une grande dose de Tetsuo, secouez le tout très fort (secouer est vraiment le terme exact !) et vous obtenez l'un des films les plus rock'n roll de ces vingt dernières années."

Trois propositions : Rubber's Lover, Hantise ou Transformers de Michael Bay.

2. "Seul problème, la série se prend très au sérieux et l'humour noir a lui aussi disparu du programme."

Trois propositions : 1. Les Envahisseurs, 2. Robocop la Série, 3. Mac Guyver (oui, oui, cette série a été chroniquée)

3. "« Fuck : est un mot anglais qui, en tant que verbe, signifie « avoir un rapport sexuel ». Fuck peut être traduit en français par le verbe « foutre » ou « baiser » » Hé hé merci Wikipédia, pour cette définition simple et rapide." (qui a dit que Naveton Cinéma n'était pas un blog culturel ?)

Trois propositions : 1. Allo Maman C'est Noël, Le Monde De Némo ou Le Loup De Wall Street.

4. "S'attaquer au cinéma de Jerry Lewis, c'est un peu comme si Keen V voulait faire un album de reprises de chansons de Jean-Luc Lahaye: ahurissant de conneries !"

Trois propositions : 1. Grease, Le Professeur Foldingue ou Par Où T'Es Rentré On T'A Pas Vu Sortir.

5. " Cet amour du cinéma d'horreur de l'époque pour ces animaux reste d'ailleurs assez mystérieux."

Trois Propositions : Vase De Noce, Portier de Nuit ou L'Homme Léopard.

C'est sur ce petit jeu que nous nous quittons, bonne continuation à tous et toutes en espérant continuer à vous retrouver nombreux dans les commentaires.

 

 

L’Ultime Chronique de Vince 12

Triste de voir se terminer l’aventure Naveton Cinéma. Mais on dit que mêmes les meilleures choses ont une fin. Personnellement, je me rappelle encore de ma première discussion avec Oliver, c’était sur le cinéma d’Olivier alors que je réagissais à un vote pour dresser un classement des meilleurs films de Stanley Kubrick. J’ai continué longtemps à poster comme un Hermite sur le cinéma d’Olivier alors que Naveton commençait déjà à voir le jour. Plus tard, sur Naveton, je me contentais de réagir aux chroniques et je prenais beaucoup de plaisir à discuter avec des cinéphages.

Combien de films ? Combien de réalisateurs ai-je découvert grâce à Naveton ? Des nanars, des chefs d’œuvres de tous genre et de toutes catégories. Naveton a clairement été une expérience enrichissante. Mais elle l’a surtout été grâce à Oliver, qui m’a tendu la main et qui m’a proposé de devenir auteur sur son blog. Je ne le remercierai jamais d’avoir insisté et de m’avoir fait goûter au plaisir de la petite chronique de film qui provoque les débats d’internautes. Je me souviens d’un 4 Avril 2012 où je publiais ma première chronique qui était celle de Nails d’Andreï Iskanov. Depuis, j’en ai fait pas mal. J’ai même fini par monter mon propre blog E-Pôle-Art. Je le dis c’est grâce à Oliver.

Je n’oublierai pas l’ambiance de Naveton. Le soir après ma journée de travail, je rentrais et je m’installais confortablement pour lire les chroniques de Naveton et je décompressais, (il y en a même que j’ai pris plaisir à relire). On avait toutes sortes de débat et Oliver ne manquait jamais une seule occasion de nous sortir un de ses jeux de mots mythiques. J’ai pris plaisir à discuter avec les autres internautes que ce soit les collègues auteurs tels que Borat, Inthemoodforgore, Titi, Hdef, Koame, Gegartist, Leslie Barsonsec et Nicos 31. On avait chacun notre style de chronique et nos spécialités cinématographiques. J’ai également apprécié dialoguer avec les habitués tels que Jamesluctor, Tinalakiller, Tangokini, Princécranoir, Taratata, MachineGun et bien d’autres que j’oublie. On a partagé des discussions enflammées, passionnées mais aussi des moments de rigolade ou plutôt de « rogolade » !

Evidemment tout cela nous manquera. Mais je ne me fais pas de souci, je sais que nous aurons de quoi nous consoler sur Ciné Borat, les blogs de Titi, Voracinéphile, Tinalakiller, Tangokini et tous les autres. Et qui sait peut être un jour, notre « Dieu » de Naveton sentira à nouveau l’envie de reprendre la plume de la blogosphère. Je remercie Oliver, pour m’avoir tendu la main, pour son soutien et son amitié et je salue tous les autres internautes que j’espère avoir le plaisir de retrouver sur la blogosphère.      

Vince

 

L'adieu aux armes d'hdef :

Alors ça y est. It's over comme on dit en anglais. Naveton tire sa révérence nous dit son fondateur, le grand Oliver, la grande Alice, ou les deux à la fois (Alice IN Oliver). Eh bien personnellement j'ai connu des annonces plus gaies, mais enfin… Personnellement, et comme ont fait les autres grands auteurs du blog ci-dessus, je vais vous rappeler un peu comment je me suis joint à cette fabuleuse aventure culturelle et humaine que celle de Naveton Cinéma, ses titres en gras, ses films gores trashs et chocs, ses articles improbables, ses questions semaines, sa liberté totale.

Je suis arrivé un jour de mars 2013. Je venais de revoir pour la énième fois Le Syndicat du crime 2 et je tape le titre du film (réalisé par John Woo en 87, il est dispo sur le blog) sur Google. Et il y a cette entrée zarbie : "Le Syndicat du crime 2, Naveton Cinéma, le blog ciné le plus nul du net". Intrigué, je poste un commentaire. On me répond (c'était Oliver) et une grande amitié se lie. Tous les soirs ou presque, je rentre de bibliothèque et je me mets dans mon fauteuil, et je découvre quelles nouvelles immondices gores ce sacré Naveton m'a encore concocté, non pas à moi, mais à 800 000 personnes, le blog étant tout de même beaucoup lu, mais si mais si, nous ne sommes pas, toi le profane qui lit ses lignes, une secte de dégénérés isolés ! Nous sommes beaucoup dans notre petit délire cinémadique, cinéphagique de grands adorateurs de notre idole à nous, Oliver (défini par Borat, le plus piquant et le plus humoristique des chroniqueurs du blog, que j'espère retrouver très bientôt sur Ciné Borat pour de nouvelles aventures, dans ces termes : "Le Alain Delon du pauvre", toujours avec ironie bien sûr). Oliver qui fut un peu (on entre dans la partie pseudo mystique du billet. Vince va adorer :D) mon Charon, mon passeur dans un monde sous-terrain (celui de l'underground, ouah elle est bonne !) de films dont l'existence ne m'avait jamais effleuré l'esprit. Je les entrevoyais d'un oeil terrifié et révulsé dans des bacs de DVD à la Fnac au rayon "Horreur et fantastique" que je considérais comme un rayon de geek sans intérêt, moi, l'intello bourré de préjugés avec mes lunettes qui faisait deux fois la taille de ma tronche, cachée par un bouquin de Céline. Et puis petit à petit, mes préjugés tombèrent comme des chaussettes pas bien lavées et je commençais à m'adonner à une culture de gore, à une culture bis que je jugeais autrefois méprisable et qui me captivât. Sur les bons conseils de Vince (dont je fantasmais jour et nuit sur le chapeau qui a rétrécit au lavage heu non sur la vidéothèque que j'imaginais emplie d'étranges délires mystiques et gores entre Jodorowsky et Arrabal avec un soupçon d'Andreï Isakinov) et d'Oliver (et aussi de Borat), je fis mes premiers pas dans cet univers envoûtant.

 

Puis je publiais, grande date, ma première chro (comme on disait, ouais) sur le blog. Je m'en souviens comme si c'était hier, avec Oliver qui me dit "Comme c'est ta première chro, elle mérite de paraître aujourd'hui. Donc à paraître dans quelques secondes en fait". Et moi de sauter de joie : "Youpi, mon blog à moi, à vous, un idéal commun, merci beaucoup". En une phrase très à l'emporte-pièce, je venais de résumer un peu et mal le grand truc de Naveton : un "idéal" commun, l'idéal du trash, de l'amour innocent du cinéma (en fait pas si innocent que ça), de la chronique irrévérencieuse et parfois un peu pas très polie (on jurait carrément dans les chroniques, moi j'imitais un peu Laurent Duroche, s'il me lit il doit se dire que j'ai des cases en moins), surtout les miennes en fait, ou quand Vince mettais "Fuck" comme note au Loup de Wall Street (toute la chro était un coup de griffe somptueusement violent), jouant sur le fait que dans le film, les personnages disaient 506 fois ce mot).

 

Et puis après cette première publication, j'enchaînais : Rec 3, Evil Dead 3, Full Contact etc. (vous pouvez toutes les consulter et vous régalez, approuver, détester, éructer) et surtout Baby Cart (alors quoi Oliver tu les as vu ?!) et le cycle que j'avais commencé sur la saga (qui comporte six opus) ne sera jamais fini. C'est con, il ne restait que le 6e… "Ne remets jamais au lendemain ce que tu peux faire aujourd'hui" disait mamie (pas forcément la mienne, toutes les mamies disent ça). Elle(s) avai(en)t bien raison ! Cent fois raison. Mais la grande question reste la suivante : Oliver a-t-il vu Baby Cart ????

 

Et puis j'ai d'autres souvenirs fabuleux de ce blog, notamment les débats de journées entières sur "le divertissement peut-il constituer un chef d'oeuvre ?", "Portier de nuit est-il un film pestilentiel et nauséabond (ce qui va souvent de pair) ?", "Dieudonné est-il un facho ?" etc. Autant de prises de becs, de réactions violentes, de débats historiques et cinématographiques auquel tous les spectateurs du blog assistaient comme à un jeu du cirque où deux gladiateurs féroces s'affrontaient. C'était souvent Vince et moi-même mais pas toujours. Mais la grande question reste la suivante  : Oliver a-t-il vu Baby Cart ????

Je me souviens aussi des questions de la semaine de Borat, qu'on attendait comme les messies ! Je me souviens de tout ça, je me souviens des rares et fascinants (et très longs) articles de Vince, "Je me souviens des jours anciens et je pleure" (Paul Verlaine, Sonate d'automne). Mais la grande question reste la suivante : Oliver a-t-il vu Baby Cart ????

Et par-dessus tout, pour en revenir à nos adieux ('faut pas être trop gai quand on enterre un mythe), je me souviens, très sérieusement maintenant, de la tendresse et de la solidarité des auteurs du blog, des grands amis, de grand partenaires et qui ont cela d'unique : pour certains je ne connais même pas leurs noms !! Et pourtant ce sont des amis. J'ai l'impression comme dit Céline dans Voyage au bout de la nuit, de "m'agiter frénétiquement dans le virtuel". Et pourtant, Naveton, tu vas me manquer. J'aimerais, et j'ai essayé, de t'"ignorer passionnément" comme dit Jacques Dupin mais non, Naveton, décidément, tu m'importes beaucoup. Mais bon, faudrait pas oublier la grande question : Oliver a-t-il vu Baby Cart ????

Car Naveton n'est pas un blog comme un autre. C'est un blog dans lequel chaque auteur s'investit, dans lequel un réel débat existe, où vos commentaires ne sont pas censurés pour un oui ou pour un non (Allociné a censuré une fois un de mes commentaires parce que je disais que Le Retour de Shangaï Joe était "un film aussi décomplexé que la droite de l'UMP"), où la parole circule, où chacun donne son avis franchement, "sans chiquer" comme dit Céline, à chaud, à froid, tiède, saignant, bleu, à point, cru, tartare. Il le balance dans la fosse dans laquelle les auteurs s'agitent, cogitent, et se tient prêt pour le défendre. Pas de censure, pas d'avis tout fait, pas de préjugé : juste une liberté de parole qu'on ne trouve pas ailleurs et qui donne à Naveton sa franchise, son honnêteté. Mais bon la grande question…

Et ça, on le doit à plusieurs hommes (trop peu de femmes, seule Tinalakiller) : Oliver, qui a guidé mon parcours cinéphagique pendant un an et demi et m'a permis de sortir de ma bulle.

On le doit à Vince, un grand amoureux de classiques hollywoodiens et de films chocs et trashs "trop rogolos".

On le doit à Borat, infatigable chroniqueur plein de verve et d'humour qui, en ce triste moment, me fait encore rire avec son message ("Allez zumba !" Du pur Borat !).

On le doit à Inthemoodforgore, récemment arrivé sur le blog et dont la vidéothèque m'a aussi bien donné à réfléchir (même Oliver était impressionné quand il nous a dit le nombre astronomique de ses dvd, c'est tout dire).

On le doit à Duncan, que je n'ai jamais connu mais dont je sais qu'il a écrit des articles sur le blog.

On le doit à Titi, qui tient un remarquable blog où il dévoile sa passion pour le cinéma d'horreur. Je me souviens d'ailleurs d'un excellent article sur Possession, le chef d'oeuvre de Zulawski que j'ai vu, ironie du sort, la semaine dernière. C'était formidable.

On le doit aussi à… monsieur-que-j'ai-du-oublier et à qui je présente mes excuses. Ah oui, je me suis oublié ! C'est moi le monsieur ! Allons HD (comment je m'étais énervé sur ce pauvre Borat quand il m'avait appelé "Haute Définition" !), un peu de tenue !

Eh oui, HDEF. C'est étrange hein ?! Oui parce que à la base, je voulais me trouver un pseudo, j'en ai essayé plusieurs et à chaque fois, "le pseudonyme est déjà utilisé, veuillez en choisir un autre". À chaque fois. De rage, je tape sur mon clavier et un truc genre "hdfrerfere" ressort. J'en garde l'essentiel; HDEF, et me voilà pseudonymé. Vu que vous ne savez rien de moi, ni ma tronche (contrairement aux autres auteurs du blog) ni rien, je vous donne quand même mon nom, c'est Élias, comme ça au moins vous saurez UN truc de moi.

Donc voilà, je vais pas vous faire mon CV, Naveton fut un peu ma subsistance bis, avec Mad Movies (à propos d'eux, Borat, tu trouves pas leur nouvelle formule nullissime ??!) et ma bibliothèque consacrée au cinéma d'horreur, où s'entreposent Classiques du cinéma fantastique de Sabathier, Classiques du cinéma bis de Laurent Aknin et Lucas Bablo, que je cite souvent dans mes articles, 100 ans de cinéma d'horreur et de science fiction, la géniale bible du film de genre signée Jean-Pierre Andrevon, Mad, ma vie de Jean-Pierre Putters, sur l'histoire de Mad Movies et… flûte je me remets à parler de moi ! Je suis d'un égocentrisme !

Allez, arrêtons les violons, ne pleurons pas (c'est le titre du dernier roman de Salvayre, le bouquin qu'a eu le Prix Goncourt. J'ai lu un super article sur Zone Critique. C'est bien ?), j'essaie de pas faire dans le Bergman pour vous dire adieu, parce que voyez-vous, Naveton, c'est pas ça.

C'est pas triste Naveton ! C'est gai ! C'est chouette ! On se mate un nanar entre potes, on n'est pas là pour écrire du Bazin, on est là pour déconner sur fond de nanar gore avec Borat, Vince et Oliver, on se conseille les pires films jamais fait, on se marre, on blablate, tranquille, paresseusement ou énergiquement selon les jours.

Donc Naveton c'est pas le site sérieux. C'est pas le site pompant qui te fait la leçon comme j'ai trop tendance à la faire. C'est le site libre. C'est le site où on fait ce qu'on veut, où on dit ce qu'on veut, même si on fait des jeux de mots pourris mais "trop rogolos" (j'adore cette expression de Vince !!) sur le film Ring ("tu est tendu comme un STIIIIING, je mange une meuRIIIING, DRIIIIING". Voir le reste sur l'article consacré au film), où Oliver se fait saboter sa drague avec Tinalakiller par Borat (aaah ces interminables dialogues sur la douceurs des épaules de Borat et sur sa qualité de danseur ! Des parties de rigolades non-sensiques dignes des Monty Python !) où tout le monde vient dans l'idée de parler de cinéma mais… bizarrement.

Donc vu que Naveton n'est pas un site triste mais un site marrant, y a pas de raison de chialer quand on le ferme, vu qu'on va au contraire se souvenir des fois où on s'est le plus marré et puis se retrouver tous sur notre Saint-Jean d'Acre de la nanarophilie : Ciné Borat. Et c'est reparti ! Et même si Borat venait à fermer son site, croyez-moi, je continuerais de porter le flambeau que vous m'avez transmis. "S'il n'en reste qu'un, je serais celui-là" disait Victor Hugo dans les splendides Châtiments. Mais je préfère m'en référer à ce que nous dit Borat dans les commentaires (je suis trop nul pour formuler moi-même mes sentiments alors je les pique aux autres) : "Camarde, ce fut un plaisir du début à la fin"

Je ne sais que dire d'autre pour clore une belle histoire d'amitié entre des passionnés de cinéma et un cinéphile bougon vieux avant l'heure qui, comme Clint Eastwood dans Gran Torino (mais moi je n'ai pas de carabine !), s'est ouvert au monde. Et, je crois l'avoir beaucoup dit, c'est grâce à des personnes aussi attentionnés, douces et sympathiques que Vince (désolé pour mes commentaires d'insulte), Borat (désolé aussi !) et Oliver (je n'ai jamais offensé un dieu). Et ils ne sont pas seuls, tous ceux que j'ai rencontré sur le blog sont aussi passionnés, aussi passionnant et j'aimerais un jour vous voir. Ce serait tellement marrant !

Bon, je ne vais pas vous ennuyer d'avantage.

Au revoir et merci,

HDEF… (et ça continue)

 Oui ça continue parce que un jour ou l'autre, Oliver, au moment où tu t'y attendras le moins, je surgirais sur le blog et je te dirais : OUI, J'AI VU PHILOSOPHY OF A KNIFE ! Et là, tu me féliciteras, et tu te prosterneras devant moi !


The Taming Of Rebecca

 

taming of rebecca

 


Genre: pornographique, trash, extrême hardcore (interdit aux - 18 ans avec avertissement)

Année: 1982
Durée: 1h21

L'histoire: Rebecca est une jeune femme sexuellement abusée par son père qui pratique régulièrement sur elle, des violences physiques. Elle trouve refuge dans un foyer pour mineurs victimes d'abus. Hélas pour elle, il s'avère que Dean Minindao, le directeur de l'établissement, est un détraqué notoire qui fait régner la terreur parmi ses pensionnaires. Pour Rebecca, il est trop tard pour faire machine arrière. Bienvenue en enfer...

La critique d'Inthemoodforgore:

Amateurs de films extrêmes, vous êtes lassés, blasés, détachés de tout ce que vous avez pu voir auparavant ? Sur grand comme sur petit écran, plus rien ne peut vous surprendre et vous pensez avoir tout vu ? Hé bien vous n'avez encore rien vu... Puisqu'il s'agit ici de ma dernière chronique, j'ai voulu clôturer en feu d'artifice, le récit de mes immondes élucubrations cinématographiques.
Voici The Taming of Rebecca, le film de tous les superlatifs. Le film qui mériterait que l'on crée, pour lui tout seul, une catégorie 4 dans l'article du blog qui référence les oeuvres violentes et malsaines. En effet, ce film atomise sans aucune difficulté 99,99% des films les plus trash jamais réalisés depuis l'invention du cinéma. 

Une petite question pour commencer: les roughies, vous connaissez ? Non ? Alors, laissez moi faire les présentations. Les roughies sont un genre de films pornographiques créés par les studios américains Avon Productions et qui a régné sans partage (sous les manteaux ou dans les cinémas underground) entre 1973 et 1983. Les roughies sont les films les plus immoraux, les plus pervers, les plus scandaleux que l'esprit humain ait jamais pu concevoir.
Officieusement, le premier d'entre eux fut Forced Entry, réalisé par Shaun Costello en 1973. Souvenez vous, je vous avais parlé de cet engin absolument ignominieux lors d'une chronique, il y a un peu plus d'un an. Devant le scandale (et donc la publicité) provoqué par cet ovni outrancier, Costello et son complice Phil Prince, décidèrent d'exploiter à fond ce nouveau filon en imaginant une nouvelle catégorie de pornographie. Ce sera donc une pornographie crade, sale, glauque, où aux actes sexuels classiques, viendra s'ajouter de l'ultra violence accompagnée de sévices gratinés et réels, totalement dénués de quelconques trucages. Le spécimen le plus extrême de ce sous genre reste, d'après les spécialistes, Unwilling Lovers de Zebedy Colt, réalisé en 1975 ou 1977 d'après les sources.

Taming of Rebecca (1982)_004

Ce film mettrait en scène (entre autres) de véritables actes de nécrophilie... Derrière ce "champion" hors catégorie, se positionne juste après le monstrueux Water Power (S.Costello/1976) et sur la troisième marche du podium, le film le plus connu et le plus emblématique de la firme Avon, The Taming of Rebecca. Réalisé par Phil Prince (Costello se contentant de produire sur ce coup là), cet objet cinématographique infamant atteint des sommets stratosphériques dans l'obcénité et la débauche. Autant vous prévenir tout de suite, vous êtes ici en présence du film le plus trash jamais présenté sur le blog.
Au casting, nous retrouvons deux stars du porno américain des seventies, George Payne et Sharon Mitchell dans le rôle titre. Le reste est composé de joyeux inconnus.

Attention spoilers: Rebecca est une jeune femme qui subit des maltraitances de la part de son père. Celui ci l'oblige par la force à des relations incestueuses non consenties. Le film débute en effet par une scène pour le moins écoeurante entre le père et la fille. Celle ci se trouve obligée de faire une fellation à son paternel alors qu'il coule tranquillement un bronze sur la cuvette des toilettes.
Puis, après l'avoir sodomisée, le père exige de Rebecca qu'elle reprenne sa fellation et enfin, qu'elle lui urine sur le sexe pour le nettoyer. Traumatisée, la jeune femme s'enfuit et trouve refuge dans un foyer pour mineurs victimes d'abus en tous genres.

 

Taming of Rebecca (1982)_003

 

 

Hélas, elle ignore qu'elle vient de débarquer dans le repère d'un véritable maniaque sexuel en la personne du directeur, Dean Minindao, qui abuse de ses pensionnaires avec un sadisme particulièrement raffiné. Non seulement, celui ci impose aux filles ses fantasmes les plus abjects mais il force aussi ses subordonnées à participer à des partouzes barbares où les participantes finissent la plupart du temps, ensanglantées. De ce fait, la scène la plus choquante est celle du viol d'une jeune fille dans une cave putride, où Minindao (G.Payne) lui perce non seulement le téton mais aussi le clitoris avec une épingle à nourrice. En très gros plan et sans trucage ! La pauvre sera forcée de continuer les ébats alors qu'elle se retrouve réellement en sang... Et notre Rebecca, pendant ce temps, finira par se prendre au jeu de ce sympathique programme et trouvera sa place dans l'établissement en devenant l'assistante du directeur fou.

Comme dans l'immense majorité des films X, l'histoire n'a que très peu d'importance. Elle ne sert en fait qu'au prétexte d'une suite quasi ininterrompue de scènes toutes plus hardcore les unes que les autres. Surtout qu'aucun acte de violence (sexuelle ou pas) n'est simulé. Et les acteurs s'en donnent à coeur joie dans la plus totale dépravation: orgie coprophagique, bondage, flagellations sévères, double sodomie par des sexes démesurés, urophilie et un incroyable anal arm fist fucking (pas besoin de vous détailler), j'en passe et des meilleurs, si je puis m'exprimer ainsi.
Le tout filmé de manière froide et minimaliste, accompagné tout du long par le célèbre thème musical que John Carpenter avait composé pour Halloween (!)

Taming of Rebecca (1982)_006



Plus de trente ans après sa réalisation, The Taming of Rebecca reste une expérience unique pour celui qui a eu l'occasion de le visionner. Comment est-il possible d'aller aussi loin ? Même les (très) méchants délires japonais Mu Zan E et Tumbling Doll of Flesh ne peuvent soutenir la comparaison avec une oeuvre aussi extrémiste. Inutile de dire que Baise Moi, le prétendu maître étalon du porno trash français est totalement pulvérisé. Vous doutez encore de l'incroyable pouvoir de nuisance de ce film ?
Alors apprenez que lors de l'arrestation de Jeffrey Dahmer, le célèbre tueur en série américain, on retrouva chez lui 4 têtes décapitées, des restes de corps baignant dans de l'acide, des ossements divers et variés et... une vhs de The Taming of Rebecca insérée dans son magnétoscope ! Le serial killer avouera à la police que c'était son film préféré, ce qui augmentera encore un peu plus l'aura sulfureuse de ce film maudit.

Adepte d'une pornographie ordurière, Phil Prince accable le spectateur de détails ignobles qui lui donne la gerbe plus qu'il ne lui file le gourdin. En effet, The Taming of Rebecca repousse toutes les limites de l'indécence. C'est une oeuvre de cauchemar qui affiche le vice comme étendard, au delà de toutes les deviances possibles et imaginables. Quand la perversité de l'être humain rejoint le côté obscur du septième art, le cinéma accouche quelquefois de peloches d'une décadence absolue.
L'existence de ce film en est le témoignage. Oui, cela parait difficile à concevoir mais de telles abominations existent. Et encore, rappelez vous, je vous disais en début de chronique que The Taming of Rebecca n'arrivait qu'en troisième position sur le podium des roughies. Je vous laisse imaginer le niveau d'obcénité des deux films qui le précédent... Quoiqu'il en soit, aujourd'hui ne cherchez pas plus loin: voici LA référence trash de Naveton Cinema. Définitivement.


Note: ???

 

pour ceux qui souhaitent voir le film en entier, mais nous déclinons toute responsabilité:

http://fr.xhamster.com/movies/565625/the_taming_of_rebecca_1982.html

08 novembre 2014

Les films trash, gores, chocs et violents: première partie

Aujourd'hui, Naveton Cinéma vous propose un dossier cinéma un peu particulier puisque nous allons évoquer les films les plus violents du cinéma. Il s'agit bien sûr d'un classement pour le moins personnel car tout le monde n'a pas la même définition de la violence. Pour certains, la violence sera synonyme de gore et de litres d'hémoglobine déversée dans le film. Pour d'autres, c'est la façon de suggérer la violence qui va surtout les choquer. Suite à de nombreux commentaires, j'ai décidé de diviser en deux parties "Les films trash, gores, chocs et violents".
La première partie concernera les bons ou les honnêtes film de genre. La seconde se concentrera à la fois sur les films certes violents mais peu choquants finalement et sur les nanars et les navets (et ils sont nombreux !). Bienvenue dans la première partie des "Films trash, gores, chocs et violents" !

- les films vraiment très violents, extrêmes (niveau 3):

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orozco_f_grCannibal_-_Aus_dem_Tagebuch_des_Kannibalen

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A Serbian Film, Aftermath, August Underground, August Underground Mordum, August Underground Penance, Begotten, Cannibal Holocaust, Grotesque, Guinea Pig: Flowers of flesh and blood, J'irai comme un cheval fou, Men behind the sun-Camp 731, Nekromantik, Nekromantik 2, Ostermontag, Philosophy of a Knife, Salo ou les 120 journées de Sodome, Scrapbook, Snuff 102, Viva la muerte, Affection, Where the dead go to die, Black Past, The Burning Moon, Vase de Noces, I Love Snuff, Le Fils de Caligula, House of Flesh, Morpho, Black Sun The Nankin Massacre, Melancholie Der Engel, Forced Entry, Subconscious Cruelty, Making OFF, Necrophile Passion, Schramm, Naked Blood, Red Room, Life and death of a porno gang, Tumbling Doll of flesh, Blue Snuff, Mu Zan E, Red Room 2, Cinema of Death, Buried in the sand, The Taming of Rebecca, House of sin, Mondo Weirdo, Cannibal (2006), Juvenile Crime, Orozco the embalmer, Fetus, Corps de chasse, Des morts, Blue movie: comme vous pouvez le constater, je n'ai pas fait de classement. Il ne s'agit pas de déterminer le film le plus violent de tous les temps, même si à mon avis, Philosophy of a Knife pourrait remporter cette triste récompense. Néanmoins, le film d'Iskanov peut désormais compter sur plusieurs sérieux concurrents, entre autres, Where the dead go to die, qui a déclenché une certaine polémique sur ce blog. Viennent également s'ajouter August Underground, A Serbian Film, les films d'Arrabal (J'irai comme un cheval fou et Viva la muerte), Nekromantik et sa suite, Vase de Noces, Subconscious Cruelty, Tumbling Doll of Flesh, Red Room, Mu Zan E, Blue Snuff ou encore Scrapbook.
Rectification: Philosophy of a Knife a perdu sa couronne au profit de The Taming of Rebecca, Mondo Weirdo, Orozco the embalmer, Juvenile Crime et Buried in the Sand qui viennent battre (et largement) le film d'Iskanov, à tel point qu'il faudrait créer une catégorie 4 pour ces deux films. Quant à la photo présente à côté de celle de Begotten, il s'agit du court-métrage Affection, par le réalisateur du même Where the Dead Go To Die. L'affiche qui se situe juste à côté de Morpho est le court-métrage House of Flesh. Impossible de ne pas évoquer le cas de Cannibal Holocaust. Le film de Deodato reste désormais un classique et une valeur sûre en matière de choc ultime. Pour l'affiche bleue (celle qui est à côté de Red Room), il s'agit de Blue Snuff.

- les films très violents (niveau 2):

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dernière maison 72epidemic

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secte des ccali

desper lporche

ouverture-shizophreniaichi

merry little curotsukidoji

anticenter the Void

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girl nextquand l'e

MAT 2audition

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driller ksalon k

passion du C93324501

satanico pandecutting m

daughter of dflossie

last house on dead e streetred to k

4e hommescum

violence Jconcrete

rubber's loverconcrete enca

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emperor tomahotel infer

murder sppersevera

face mort 2terrorama

taeter cgorge pro

bread and circus97458044

ex drummerShoguns-Sadism

organ-movie-1996-2-387x500Graphic_sexual_Horror_4

Doom_generation-dvdpurgatory

Bubbles Galore, Cauchemars à Daytona Beach, Les Diables, Epidemic, Face à la mort, La dernière maison sur la gauche (1972), Irréversible, Ken Park, Maniac (1980), The Manson Family, Megan is missing, Necro Files, Pink Flamingos, Santa Sangre, Seul contre tous, Visitor Q, La secte des cannibales, Porcherie, Caligula, Desperate Living, Merry little Christmas, Ichi The Killer, Enter the Void, The Butcher (2007), The Girl Next Door (2007), Turkish Delices, Urotsukidoji, Antichrist, The Untold Story, Massacre à la Tronçonneuse 2, Quand l'embryon part braconner, Audition, Salon Kitty, La Passion du Christ, Gutterballs, Driller Killer, Secuestrados, Satanico Pandemonium, Cutting Moments, Scum, Violence Jack, Les expériences sexuelles de Flossie, Le quatrième homme, Daughter of Darkness, Red To Kill, Le quatrième homme, Last house on dead end street, Concrete, Rubber's Lover, Concrete-Encased School Murder Girl Case, Adoration, Perseveration, Terrorama !, Taeter City, Hotel Inferno, Gorge Profonde, The Devil in Miss Jones, Gorge Profonde, Emperor Tomato Ketchup, Murder Set Pieces, Face à la mort 2, Bread and Circus, Ex Drummer, Shogun's Sadism, Organ, Graphic sexual Horror, The doom generation, Purgatory: Là aussi, on trouve plusieurs films particulièrement gratinés. Pour ce qui est de Cauchemars à Daytona Beach, il s'agit de la version non censurée et qui est quasiment introuvable. On trouve dans cette liste quelques films à la limite du porno et souvent très violents, notamment Bubbles Galore, Visitor Q et Ken Park. A noter que j'ai hésité à classer The Girl Next Door (2007) dans la catégorie 3. Même remarque concernant Concrete-Encased High School Murder Case, ainsi que son remake, Concrete.

- les films très violents (niveau 1):

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matboogie n

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saw-a01saw 2

stag nightwolf creek 2

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Halloween2009messiedumal-aff

psycho suicide dolls19637299

TheaterBizarreKeyArt-HiRes_AFFICHE-60x40seding of a ghost

au-dela_9-95ce1maison cimetiere

A l'intérieur, Blood Feast, Boogie Nights, Calvaire, C'est arrivé près de chez vous, The Collector, The Collection, Ebola Syndrome, Eden Lake, L'éventreur de New York, Fando et Lis, The human centipede, Massacre à la tronçonneuse, Orange Mécanique, Les révolté de l'an 2000, Suspiria, The Woman, The Devil's Rejects, Society, Taxidermie, La montagne du dieu cannibale, Borderland, Bad Lieutenant, La marque du diable, Strange Circus, The Great Ecstasy of Robert Carmichael, Cruising la chasse, Maniac (2012), Kinatay, Excision, Blood Island, 15 The Movie, Frayeurs, Martin, Rage !, Frissons, Saw, Saw 2, Stag Night, Wolf Creek 2, Hostel, Hostel chapitre 2, Massacre à la tronçonneuse (2003), Massacre à la tronçonneuse le commencement, Hatchet 2, Demons, La colline a des yeux (1977), La Colline a des yeux (2006), 2001 Maniacs, Chromosome 3, Dead Set, Détour Mortel, Der Todesking, Le messie du mal (1971), Halloween 2 (2009), Psycho Suicide Dolls, J'ai rencontré le Diable, The theatre bizarre, Seeding of a ghost, La maison près du cimetière, L'au-delà: Dans cette catégorie, j'ai décidé de mettre Blood Feast. Certes, le film a mal vieilli mais il reste le premier film gore de l'histoire du cinéma.
Même remarque pour Orange Mécanique qui a entièrement sa place dans cette catégorie. On trouve aussi quelques films chocs, violents et qui marquent les esprits. Au hasard, nous citerons Eden Lake ou encore Les révoltés de l'an 2000.

- les films chocs:

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jeu de la m 2010jour d'a 83

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amour viobaby b

deja mortmothers day

Osterman-week-endSpetters

tenebresbonnie and c

de nurem à Nmaca cow

memoire meurshock

statuesmaladolescenza_le_gr

ascensionin-a-glass-cage

Femaletroubleposterlune froide

la-residencia0077726

ShortbusPoster1incarnation

bêteau nom du f

Day of the animals, Eraserhead, L'étrangleur de Boston, Funny Games (1997), La Grande Bouffe, Henry portrait d'un serial killer, I spit on yout grave (1978), Moi Christiane F. 13 ans droguée prostituée..., Mondo Cane, Nails, Old Boy, Requiem pour un massacre, A Rebours, Thundercrack !, Tetsuo the iron man, Les Valseuses, Visions of Suffering, Portier de Nuit, Gummo, Sweet Movie, Hellraiser-Le Pacte, Dream Home, Marquis de Sade-Justine, 964 Pinocchio, La Horde Sauvage: Pour Funny Games, Mondo Cane 2, Les Yeux sans visage, Tetsuo 2, Tetsuo 3, Apocalypse Now, Le voyeur, The Wicker Man (1973), Tueurs Nés, Le vieux fusil, L'armée des Ombres, Le triomphe de la volonté, Suicide Club, Threads, Le jour d'après (1983), Série Noire, Le Tambour, Taxi Driver, Sa majesté des mouches, Red State, Rampage sniper en liberté, Possession (1981), Polissons et galipettes, Mondo Cane 2, Les 7 jours du talion, Benny's Video, Baxter, Crash, La bombe, Chopper, Death Tube, Canine, L'Âge d'Or, Persona, Necromentia, Mais ne nous délivrez pas du mal, Midnight Express, Festen, Le jeu de la mort (2010), Evilenko, Elephant L'aveu, Délivrance, Combat Shock, Class 1984, Haxan la sorcellerie à travers les âges, Le dernier tango à Paris, Dead Man's Shoes, Gomorra, Le Grand Silence, Incubus, 2000 Maniacs, Baby Blood, L'Amour violé, 8 mm, Mother's day (1980), Osterman Week End, Déjà Mort, Spetters, Ténèbres, Bonnie and Clyde, De Nuremberg à Nuremberg, Les statues meurent aussi, Macadam Cowboy, Shock, La mémoire meurtrie, Maladolescenza, La résidence, Female Trouble, Lune Froide, L'immoralita, La bête, Shortbus, Incarnation, Au nom du fils : j'ai choisi de mettre la première version puisque le remake est la copie exacte de son modèle.
Après, on ne trouve pas nécessairement des films trashs dans cette catégorie mais souvent des drames, entre autres Requiem pour un Massacre, La Grande Bouffe ou encore Moi Christiane F. 13 ans droguée prostituée. Pour Mondo Cane, sa place est sûrement discutable. Néanmoins, sans ce film, pas de Face à la Mort ni de Cannibal Holocaust. Et il était logique d'évoquer au moins un film de Sam Peckinpah dans cette catégorie avec le sublime mais néanmoins très violent La Horde Sauvage. Pour ce qui est de l'affiche à côté de Shortbus, il s'agit de la série de courts-métrages Incarnation.

 

Alice In Oliver

Les films trash, gores, chocs et violents: seconde partie

Suite à de nombreux commentaires, j'ai décidé de diviser en deux parties "Les films trash, gores, chocs et violents". La première partie concernera les bons ou les honnêtes film de genre. La seconde se concentrera à la fois sur les films certes violents mais peu choquants finalement et sur les nanars et les navets (et ils sont nombreux !). Bienvenue dans la seconde partie donc !

Très gores mais pas choquants finalement:

bone sbraind

reanimapremu

evil dmachine g

tokyo gore ppoultry

tatoxic_avenger_3

wizard of gdas

TA 4vibroboy

retour des mv 3adam c

chainsawmaidChainsaw_Maid_2

bad t

Bone Sickness, Braindead, Premutos, Re-Animator, Tokyo Gore Police, The Machine Girl, Evil Dead, Poultrygeist-Night of the chicken dead, The Toxic Avenger, The Toxic Avenger 3, The Toxic Avenger 4, Das Komabrutale Duell, The Wizard of gore, Le retour des morts vivants 3, Vibroboy, Adam Chaplin, Chainsaw Maid, Chainsaw Maid 2, Bad Taste: du gore, du gore et toujours du gore ! Les films présents ci-dessus se démarquent surtout par le nombre de litres de sang versé. Ce sont souvent des films amusants à regarder mais pas des nanars non plus. On trouve même des bons films, à l'image de Re-Animator, Evil Dead et de Braindead.


- les films très violents mais mauvais
:

baisevirus c

svdsnuff

saw 3s disc

penitenciernikos

necro f 2i spit

human c 2horror c

horror c agreen e

frontexitus 2

exitusdevils e

bunny gcanni f

emanuelleempire des s

KZ9violent s2

blue holo100 t

bloodsucking Fcanni f 2

decadencesadique à la t

i spit 2island of d

poughkeepsieamerique i

amerique iavion apoca

cradle fearwelcome

slime_cityshocking a

FAD fact or filsa louve ss

ilsa tigresse gkichi dai enkai

scar 3dmibs 3

motherratman

nuit de la mortpetite mort nanar

redneck zmoritu

viol gde pviolent s

violent shit 3fascination

feast 2feast 3

zombie bloodbath2001 m fields of s

bad mblood d

canni kitCHAINSAW_MAID_3D_uncut_88009068_thumbnail

blood dhatchet 3

horriblela z

mat 3mat 4

ragesaw 4

saw 5saw 6

texas chainsawurge to k

urot 2urot 3

urotsu 4zombie 4

zombie assdetour mortel

detour mortelde tour m4

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dark cloface mort 3

face mort 4faces of g

fantanurse

run bitchune virée enfer 2

une virée enfer 3zombie stri

all night longcarver_dvdz2

regoregitatedsacrificethanatomorphose-dvd

 

anatomie-de-l-enfer-14094eat_the_schoolgirl

slow torture punk chambera hole in my heart

trouble e day

Baise-moi, The Bunny Game, Exitus Interruptus, Exitus 2: house of pain, Frontière(s), The Green Elephant, Guinea Pig: Devil's Experiment, Horror Cannibal, Horror Cannibal 2, The Human Centipede 2, I spit on your corpse and i piss on your grave, The Necro Files 2, Nikos the empaler, Pénitencier de femmes, Saw 3, Slaughter Disc, Slaughtered vomit dolls, Snuff, Virus Cannibale, Cannibal Ferox, KZ9 Camp d'Extermination, L'empire des sens, Emanuelle et les derniers cannibales, I Spit on your grave 2, The Poughkeepsie Tapes, Décadence, Island of death, Cannibal Ferox 2, Le sadique à la tronçonneuse, 100 Tears, Bloodsucking Freaks, Welcome to the Jungle, Redneck Zombies, Ratman, The Mother, La petite Mort, La Nuit de la Mort, Scar 3D, Men Behind the Sun 3, L'Amérique Interdite, L'Amérique Interdite 2, Shocking Asia, Ilsa la louve des SS, Ilsa tigresse du goulag, Slime City, L'Avion de l'Apocalypse, Faces of death fact or fiction ?, Cradle of Fear, Kichiku Dai Enkai, Morituris legion of the dead, Violent Shit, Violent Shit infantry of doom, Viol la grande peur, Zombie Bloodbath, Feast 2, Feast 3, Fascination, Zombie Ass Toilet of the Dead, Zombie 4, Saw 4, Saw 5, Saw 6, The Urge to Kill, Texas Chainsaw 3d, Urotsukidoji 2, Urotsukidoji 3, Urotsukidoji 4, Massacre à la tronçonneuse 3, Massacre à la tronçonneuse 4, The Rage, Cannibal Kitchen, Blood Dinner, Chainsaw Maid 3, Hatchet 3, L.A. Zombie, Horrible, Détour Mortel 2, Détour Mortel 3, Détour Mortel 4, Détour Mortel 5, Fantacide, Face à la Mort 3, Face à la Mort 4, Faces of Gore, Zombie Strippers, Une virée en enfer 2, Une virée en enfer 3, Nurse, Run ! Bitch ! Run !, Dark Clown, Brigade des moeurs, All Night Long, Carver, Regoregitated Sacrifice, Thanatomorphose, Anatomie de l'enfer, Slow Torture Punk Chamber, Eat the schoolgirl, A hole in my heart, Trouble every day: certes, les films présents dans cette catégorie sont souvent très gores. Seul problème, et pas des moindres, ce sont soit des navets, soit des nanars. Vous remarquerez que l'on trouve quelques films de Bruno Mattei: Virus Cannibale, Horror Cannibal et Pénitencier de femmes
D'autres films jouent la carte de la surenchère, en mélangeant le gore et la pornographie. C'est par exemple les cas de Exitus Interruptus, Exitus 2 ou encore de Slaughter Disc. Hélas, ces films sont tellement médiocres qu'ils finissent par louper leur cible.
A noter la présence de L'Empire des Sens, considéré comme un classique du genre érotique par les amateurs, mais personnellement, je déteste ce film. Ce qui explique pourquoi il est présent dans cette catégorie. Pour certains films, leurs affiches mentionnent des noms différents. C'est par exemple le cas de Pieces qui devient (en français) Le Sadique à la Tronçonneuse, et de Cannibal Ferox 2 qui devient (toujours en français) Massacre dans la vallée des dinosaures. Pour la photo juste à côté de Cannibal Kitchen, il s'agit de Chainsaw Maid 3 !

Alice In Oliver

07 novembre 2014

Aladdin

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genre: dessin animé, aventure
année: 1992
durée: 1h30

l'histoire: Comment Aladdin, grâce à la felonie du grand vizir, va se procurer la lampe magique qui héberge le fameux génie et nous entraïner dans la plus étonnante des aventures

la critique d'Alice In Oliver:

A l'origine, Aladdin, réalisé par John Musker et Ron Clements en 1992, est l'adaptation du conte Les Mille et une nuits, d'Aladin ou la lampe merveilleuse et du Voleur de Bagdad. Aladdin constitue également le quarantième film d'animation produit par les studios Walt Disney.
Aladdin appartient à la période nommée le Second Âge d'Or de Disney, qui a débuté en 1989 avec la sortie de La Petite Sirène. Ce dessin animé remportera un immense succès au cinéma et fait partie des grands classiques animés produits par Walt Disney. Il fera même l'objet de deux suites: Le Retour de Jafar en 1994 et Aladdin le roi des voleurs en 1996 qui sortiront directement en vidéo.

Croyez-moi sur parole, vous pouvez vous contenter uniquement du premier ! Au niveau des voix américaines et françaises, on relève quelques noms connus, notamment Robin Williams (qui double le génie), Richard Darbois ou encore Alex Métayer.
Pour le reste, l'intrigue reprend le scénario du Voleur de Bagdad, la version muette de 1924. Attention, SPOILERS ! 
Au cœur de l'Arabie, dans la ville d'Agrabah, un jeune homme orphelin du nom d'Aladdin vit en volant de la nourriture aux marchands des souks. Même s'il chaparde, Aladdin rêve de prouver qu'il n'est pas qu'un vulgaire voleur mais bien un homme de valeur contraint à enfreindre la loi pour survivre.

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Un jour, il rencontre par hasard une jeune fille dont il tombe amoureux. Celle-ci n'est autre que la fille unique du Sultan d'Agrabah, Jasmine, que la loi contraint à trouver un époux au plus vite. Mais la princesse têtue refuse de se marier par obligation et souhaite épouser un homme qu'elle aimera. N'étant qu'un misérable voleur, Aladdin se met en quête d'un moyen qui lui permettra d'impressionner la belle princesse afin de conquérir son cœur.
Au palais royal, le grand vizir du Sultan, le sombre Jafar, désire prendre le pouvoir. Pour réaliser son rêve, il a besoin d'une lampe magique qui lui assurera la réalisation de trois vœux.

Mais cette lampe est dissimulée dans une fabuleuse caverne où seul un homme au cœur pur pourra entrer. Jafar découvre bientôt que cet homme n'est autre qu'un vaurien qui parcourt les rues d'Agrabah et qui se nomme : Aladdin. Certes, comme je l'ai déjà souligné, Aladdin est une adaptation du conte Les Mille et Une Nuits. Pourtant, ce dessin animé multiplie les références.
On pense parfois à La Bande à Picsou le film: Le Trésor de la Lampe Perdue par son côté aventure. A cela, s'ajoutent quelques clins d'oeil évidents, notamment Pinocchio, La Petite Sirène ou encore Dumbo.

Aladdin

Pour l'anecdote, le design d'Aladdin a été inspiré par le physique de Michael J. Fox et celui de Tom Cruise. Il s'agit donc d'un personnage de petite taille, une sorte d'anti-héros en fin de compte qui ne possède pas la force ni le charisme d'un Hercule.
Quant à Jafar, il est clairement inspiré par le personnage maléfique de La Belle au Bois Dormant: ils ont tous deux une canne magique et un oiseau de compagnie, et se transforment tous deux en animaux gigantesques (un dragon pour Maléfique, un serpent pour Jafar). Pour le reste, ce dessin animé produit par Disney ressemble souvent à une caricature du monde arabe et oriental.

En résumé, les arabes sont caricaturés soit à des êtres cupides et cruels, soit à des marchands se déplaçant sur des chameaux et qui vendent de nombreuses arnaques. Aussi sera-t-il nécessaire de fermer les yeux sur les nombreux clichés véhiculés par ce dessin animé...
D'ailleurs, les méchants ont principalement des traits arabes (c'est par exemple le cas de Jafar mais pas seulement...), alors que les gentils (par exemple Aladdin) ont surtout des traits européens. Pas de doute, Aladdin version 1992 s'adresse avant tout à un public européen. Et pourtant, contre toute attente, la formule fonctionne. Oui malgré ses nombreux défauts et plus particulièrement une idéologie plus que douteuse (toutefois, ce n'est pas une première pour Disney), Aladdin reste l'un des derniers grands crus des studios d'animation, à condition de fermer les yeux (encore une fois) sur les nombreuses caricatures et allusions racistes et même sexistes (le portrait de la femme... Oh mon dieu !) de ce dessin animé. En vérité, le personnage le plus sympathique et le plus attachant reste indéniablement le génie, qui est aussi la véritable star de ce film d'animation.

note: 14/20

 

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06 novembre 2014

Fantacide

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genre: horreur, trash, gore (interdit aux - 18 ans)
Durée: 1h50
Année: 2007

l'histoire: Un culte nazi tente de traquer une relique mystérieuse qui, selon eux, va faire renaître le Troisième Reich. Malheureusement pour eux, d'autres personnes s'instéressent eux aussi aux pouvoirs de cette relique. 

La critique d'Alice In Oliver:

Difficile d'évoquer un film tel que Fantacide, réalisé par Shane Mather en 2007. En effet, vu le genre, à savoir le trash, le gore et même la pornographie, Fantacide n'est pas sans rappeler certaines productions allemandes. Mais Fantacide n'est pas un film allemand.
Le long-métrage nous vient d'Angleterre et n'a pas bénéficié d'une sortie (que ce soit au cinéma ou en dvd) en France. Pour le voir, il faut donc acheter le dvd en Angleterre ou alors en Ukraine. Tout du moins, ce sont les rares informations que j'ai pu obtenir sur le film. La raison ? Fantacide est classé parmi les films extrêmes qui semblent avoir choqué leur audimat lors de leur diffusion dans quelques festivals.

Toutefois, le film est disponible et visible en entier mais en version originale non sous-titrée sur YouTube. Donc avis aux amateurs ! Inutile ici de mentionner les acteurs: ce sont tous de joyeux inconnus et pourvu qu'ils le restent ! Quant au scénario, il tient sur deux petites lignes en écrivant au marqueur sur un timbre-poste. Attention, SPOILERS !
Un culte nazi tente de traquer une relique mystérieuse qui, selon eux, va faire renaître le Troisième Reich. Malheureusement pour eux, d'autres personnes s'instéressent eux aussi aux pouvoirs de cette relique.

 

Fantacide-2007-4

 

Clairement, avec Fantacide, le réalisateur, Shane Mather, cherche à choquer le public. En effet, le film n'a pas volé son interdiction aux moins de 18 ans. Comme je l'ai déjà souligné dans mon introduction, non seulement le film joue la carte du gore, mais il contient des séquences pornographiques. J'y reviendrai... brièvement ! Est-ce un bon film pour autant ?
Fantacide est-il destiné à se tailler une réputation au fil des années ? La réponse est hélas négative. En résumé, nous voici devant un très gros navet et visiblement un film amateur qui tente de composer avec les moyens du bord, soit trois francs six sous.

Certes, le scénario est de facture simpliste puisqu'il est question d'une relique aux pouvoirs magiques et maléfiques et du retour du Troisième Reich. Sur ce dernier point, les intentions de Shane Mather sont assez douteuses. Personnellement, durant le visionnage, je me suis demandé s'il ne s'agissait pas justement d'un film tourné par quelques malheureux adeptes (oui, ça existe encore...) du Führer et du nazisme dans sa globalité. En l'occurrence, Fantacide est un film assez malsain.
Le long-métrage enchaîne les séquences gores et n'hésite pas à jouer la carte de la tripaille. Sur ce dernier point, les amateurs de films trash et extrêmes seront peut-être en terrain connu (je n'ose pas dire "conquis").

 

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Au niveau des effets spéciaux et des maquillages, Fantacide alterne les scènes correctes avec des séquences souvent très médiocres, à la limite du ridicule parfois. C'est par exemple le cas lorsqu'un homme viole son chat (tout en gardant le pantalon !) et écrase le félin en le ruant de coups très violents. Tout un programme ! Au menu du jour, il y a non seulement de la zoophilie, de la nécrophilie mais aussi de l'urophilie ! Visiblement, Shane Mather semble associer le culte nazi à la mort, au sexe et à la religion, sans pour autant avoir de recul ou de critique sur le sujet.
En effet, toutes ces séquences peu ragoûtantes semblent être filmées dans une certaine jouissance. Ensuite, comme je l'ai déjà souligné, Fantacide joue aussi la carte de la pornographie. Toutefois, les séquences sexuelles (notamment le viol d'une pauvre jeune femme) semblent être simulées. Seule exception: le bourreau de la demoiselle enfonce une bouteille de vodka dans le vagin de sa victime. En revanche, cette scène en particulier n'est pas simulée !
Hélas, la mise en scène laisse clairement à désirer. Même remarque concernant la qualité des acteurs (eux aussi des amateurs). Bref, un très mauvais film. Que dire de plus ?

Note: 0/20

05 novembre 2014

Good Morning Vietnam

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genre: comédie dramatique
année: 1987
durée: 2 heures

l'histoire: Un nouveau disc jockey est envoyé au Vietnam pour animer la radio des forces armées et distraire les soldats. Son ton frais et irrévérencieux le rend vitre populaire aux yeux des militaires.    

La critique d'Alice In Oliver:

On parle assez peu de Barry Levinson alors qu'il reste le réalisateur de très bons films. C'est par exemple le cas de Rain Man, le trop méconnu Le secret de la pyramide ou encore Bugsy. En gros, on connaît surtout Barry Levinson pour le fameux Rain Man.
Vient également s'ajouter Good Morning Vietnam, réalisé en 1987. On ne compte plus les films américains traitant de près ou de loin la guerre du Vietnam. Au hasard, comment ne pas évoquer les grands classiques du genre, notamment Apocalypse Now, Full Metal Jacket et bien sûr Voyage au bout de l'enfer ?

En vérité, tout semble avoir été dit sur le sujet, mais la guerre du Vietnam reste évidemment un très grand traumatisme pour les Etats-Unis. Pourtant, Good Morning Vietnam a une approche totalement différente du conflit puisque le film se concentre sur le point de vue d'un animateur radio.
Pour l'anecdote, Good Morning Vietnam est basé sur les expériences réelles d'un disc jokey américain ayant eu un succès avec une émission de radio, empreinte de musique rock 'n' roll, sur la radio des forces armées. Au niveau de la distribution, le film réunit Robin Williams, Forest Whitaker, J.T. Walsh, Bruno Kirby et Robert Wuhl.

 

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Après Rain Man, Good Morning Vietnam reste probablement le film le plus connu de Barry Levinson. Avec Le secret de la pyramide, c'est aussi son meilleur film, toutefois dans un genre très différent. Non seulement, Good Morning Vietnam remportera un très grand succès commercial, mais il sera aussi salué par les critiques et la presse cinéma.
En gros, on peut parler d'un film culte voire même d'un petit classique du cinéma hollywoodien. Attention, SPOILERS ! Vietnam, 1965 : la guerre du Vietnam a commencé depuis presque deux ans. L'animateur radio Adrian Cronauer arrive directement de Crète à Saigon.

Il vient prendre un poste à la radio de la zone démilitarisée et est accueilli par son futur adjoint, le première classe Edward Garlick. Cronauer n'est lui aussi qu'un simple soldat de l'aviation, mais c'est déjà un animateur au succès reconnu, et c'est pour cela que le général Taylor l'a spécialement fait venir de Crête. A la radio, il fait la connaissance de ses collègues, et de ses deux supérieurs directs : le lieutenant Hauk, qui commande l'équipe des animateurs, et le sergent-major Dickerson, qui commande la station. Hauk est un incompétent, peu respecté des hommes qu'il a sous ses ordres, et son incompréhension du goût du public et du sens de l'humour le ridiculise encore plus.

 

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Dickerson est un ancien des forces spéciales, militaire de carrière mais réformé à cause d'un problème médical, et est beaucoup plus vachard que son subordonné envers le manque de respect dû à son rang. Entre lui et Cronauer, peu enclin au "service-service", les frictions sont présentes dès le premier jour. Encore une fois, Good Morning Vietnam se démarque par son originalité.
Le conflit est abordé sous l'angle de la comédie dramatique. En ce sens, Good Morning Vietnam entretient une véritable filiation avec M.A.S.H. de Robert Altman. De ce fait, impossible de le comparer avec Apocalypse Now puisque le film n'adopte pas du tout le même point de vue.

Il serait également dommage de résumer Good Morning Vietnam aux petites pitreries de Robin Williams, très en forme pour l'occasion. L'air de rien, le film de Barry Levinson aborde des thèmes sensibles et hélas toujours d'actualité: la censure, le conformisme militaire, la racisme, le terrorisme ou encore la propagande américaine dans toute sa splendeur.
Ainsi, le film analyse avec pertinence les relations que Cronauer (Robin Williams) entretient avec ses supérieurs, qui voient évidemment d'un mauvais oeil ses facéties à la radio et qui pourraient encourager la rébellion voire même la désertion. 
En ce sens, l'animateur radio symbolise déjà la révolution culturelle et sociale qui va toucher les Etats-Unis quelques années plus tard, à savoir ce sentiment d'injustice, d'incompréhension et de révolte. En résumé, sans être forcément un très grand classique du cinéma, Good Morning Vietnam reste un excellent film. C'est déjà pas mal !

Note: 16/20


Good Morning Vietnam par MovieTrailerJunkie

04 novembre 2014

Le Messie du Mal (1971)

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Genre: drame, horreur, trash (interdit aux -18 ans en version uncut)
Année: 1971
Durée: cut 1h28/ uncut 1h36

L'histoire: Dans le New York de la fin des années soixante, Moon, un gourou violent et illuminé, prépare ses disciples à la nuit du jugement. Inspiré d'un fait divers réel, ce film retrace cette nuit de cauchemar où tous les membres d'une congrégation furent massacrés au cours d'une orgie de sexe et de sang. 

La critique d'Inthemoodforgore:

Il est comme ça des films que l'on a vu dans son enfance ou son adolescence, et qui laisse une trace indélébile dans la mémoire. Ma première rencontre avec Le Messie du Mal (aka The Love Thrill Murders aka Sweet Savior) eu lieu un soir d'hiver 1984, dans le vidéo club que je squattais assidûment. Bien que n'ayant pas l'âge légal pour voir ce film, le responsable de l'établissement (qui était devenu un pote, à force...) se fit un malin plaisir de mettre cet objet impur à la disposition de ma juvénile innocence (hum hum). Ainsi, j'accédais aux joies de l'univers underground pour la première fois.
Et l'expérience le marqua à tel point que, durant des années, je me mis à la recherche de cette oeuvre étrange, devenue au fil du temps, une véritable chimère. Et puis, voici quelques semaines, j'ai pu enfin mettre la main sur la très rare vhs (le film n'existe pas en dvd) française et en version intégrale. 


Alors, Le Messie du Mal est-il à la hauteur des souvenirs que j'en avais conservé ? La réponse dans ce billet. Attention toutefois à ne pas confondre ce film avec son homonyme de 1973, chroniqué par Olivier il y a quelques mois, intitulé Messiah of Evil de son titre original. Le film qui nous intéresse aujourd'hui n'a strictement rien à voir. Il s'agit ici du premier Troma de l'histoire.
Troma est une firme américaine qui fit les beaux jours du cinéma bis dans les années 70 et 80. Troma à qui l'on doit le très culte Toxic Avenger ou encore Bloodsucking Freaks. La politique de la maison Troma était simple: nichons à gogo, gore à tous les étages, un maximum de mauvais goût et un troisième degré revendiqué haut et fort. Il y eut cependant quelques exceptions notables dont Le Messie du Mal


Nous sommes en 1971 et l'Amérique tout entière reste encore sous le choc de l'épouvantable assassinat de Sharon Tate par les adeptes de Charles Manson, deux ans auparavant. C'est ainsi qu'au cinéma, un nouveau genre va naître quasi instantanément: la mansploitation. Et le début des années 70 va voir fleurir quantités de films sur les gourous satanistes et meurtriers. Ajoutez à cela, la révolution sexuelle de l'époque, ne cherchez pas plus loin: vous tenez le sujet du film.
Précisons que bien que contenant certains passages à caractère pornographique (dans sa version intégrale), Le Messie du Mal ne peut sûrement pas être considéré comme tel. Non, ce qui fascine avant tout dans cette oeuvre singulière, c'est climat à nul autre pareil. Dans le rôle de Moon, le gourou, on retrouve Troy Donahue, particulièrement habité par son personnage aux antipodes des rôles de jeunes premiers qui l'ont fait connaître dans les feuilletons familiaux américains de la fin des années cinquante. 


Attention spoilers: Sandra Barlow, une actrice lubrique sur le retour, prépare une orgie dans sa superbe villa aux environs de New York. Elle invite des amis triés sur le volet pour une soirée de débauche qui s'annonce autant agréable qu'inattendue. L'actrice charge son "ami" Moon, un gourou charismatique et manipulateur, de fournir suffisamment de drogues aux invités pour que la fête soit totalement réussie.
Mais celui ci, qui voue une haine sans limite à la bourgeoisie, prépare en fait, la nuit du jugement a laquelle il veut faire participer ses adeptes. La partie fine va se terminer en nuit cauchemardesque où tous les participants vont être exécutés les uns après les autres. 


Quel film étrange... Le malaise à l'état pur. L'ambiance lourde et pesant d'un "porno" sacrificiel où le spectateur se trouve comme suspendu aux inévitables dérapages dont les acteurs auraient pu, à tout moment, se rendre responsables. Car, visiblement, ceux ci n'étaient pas dans leur état normal en tournant certaines scènes. Tout aurait pu arriver et le réalisateur, Bob Roberts, avouera plus tard que Le Messie du Mal fut interprété et même réalisé (!) sous héroïne et LSD, entre autres.
Même si à l'époque, il n'était pas si rare de jouer sous l'influence de produits illicites, Le Messie du Mal reste une curiosité malsaine et un témoignage de son temps. Et que dire des dialogues, à eux seuls, un vrai bonheur. On a vu bien plus trash et scandaleux que ce film mais il doit détenir le record du monde du nombre d'insanités prononcées à la minute. Durant les quatre vingt seize que dure le film, les "bites", "couilles", "chatte" sont employés comme ponctuation surréalistes de situations qui ne le sont pas moins. Un exemple? Le bras droit de Moon, shooté à mort, qui réalise qu'il vient de faire l'amour avec un travesti:

- Mais tu es un homme !
- Tu n'as pas entendu parler des progrès de la chirurgie, toi. Non, je suis une femme mais j'aime tellement la queue, que je m'en suis fait greffé une...
Le sommet du raffinement étant cette tirade superbe: "Ecarte ton vagin et recrache mon sperme, que je t'assassine !" Ah, la belle chose...

A priori, une oeuvre pareille est indéfendable. Hé bien moi, j'ai très envie de la défendre. Ce monument underground mérite sûrement une autre place que les oubliettes poussiéreuses où il végétait depuis plus de quarante ans. Certes, le première moitié du film est assez poussive. Certes, l'image est granuleuse et si sombre que les exécutions finales se déroulent dans une quasi obscurité. C
ertes le scénario tient sur un dé à coudre et pourtant ce film reste, encore aujourd'hui, sacrément osé. En effet, comment oublier le gros plan sur le sexe écarté d'une femme qui fait le poirier ?!! Le Messie du Mal est à considérer avant tout, comme un témoignage de l'atmosphère qui régnait en Amérique à cette époque. Une époque aux moeurs complètement libertaires où flottait un parfum de révolte de la part de la classe populaire vis à vis des privilégiés.

En ce début des seventies, qui voit les États Unis s'enliser dans une guerre du Vietnam interminable, la naissance du mouvement hippie et du flower power va pronfondement changer la face de la société américaine. Dans cette ambiance baba cool, où la révolution sexuelle flirte allègrement avec une consommation massive de drogues, les proies vont s'avérer très faciles à recruter pour les sectes qui voient le jour aux quatre coins du pays. Celle de Charles Manson est évidemment la plus célèbre. 
S'inspirant de la véritable histoire d'une famille massacrée au cours d'une longue nuit de rites sanglants, en 1970, à New York, Le Messie du Mal nous renvoie des images d'une temps révolu. Le temps d'une insouciance sexuelle d'avant le SIDA, d'une expression de totale liberté des corps et des mentalités mais aussi d'une lutte sociale, à présent dépassée. 
Le Messie du Mal pourra, peut être, apparaître aux yeux de certains, comme kitsch et assez daté. Pourtant, je le conseille vivement aux amateurs de curiosités underground. Ce film crépusculaire mérite vraiment que l'on lui laisse une seconde chance. Une pépite dans son genre. 

Note: 15,5/20

 

Hotel Inferno

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genre: horreur, gore trash (interdit aux moins de 16 ans)
année: 2013
durée: 1h20

l'histoire: Le tueur à gages Frank Zimosa vient d’être embauché pour une mission incensément rentable par le riche et puissant Jorge Mistrandia. L’objectif: tuer deux personnes qui se cachent dans un de ses hôtels européens. Mais il ne sera pas seul sur place.   

La critique d'Alice In Oliver:

Cela fait déjà plusieurs semaines que Naveton Cinéma vous parle de Giulio De Santi, un réalisateur qui s'est fait connaître auprès des amateurs du cinéma trash avec Adam Chaplin et Taeter City. Vient également s'ajouter Hotel Inferno, sorti en 2013.
Depuis quelques années, Giulio de Santi et sa petite équipe (la société de production Necrostorm) cherchent clairement à se démarquer par leur univers et leurs pellicules gores et complètement chtarbées. D'une certaine façon, Giulio De Santi et son équipe signent le grand retour du cinéma d'horreur italien, et tant mieux !

Pourtant, les films de Necrostorm n'ont pas grand-chose à voir avec l'ambiance gothique et putride des longs-métrages de Dario Argento ou encore d'un Mario Bava. En vérité, avec Adam Chaplin et Taeter City, Giulio De Santi mélangeait habilement le trash, le cinéma d'horreur asiatique (version torture porn), la culture manga et un état d'esprit qui n'est pas sans rappeler les productions Troma (entre autres, Toxic Avenger). Encore faut-il tenir les promesses annoncées.
Pour le moment, Taeter City reste la grande réussite de De Santi et de Necrostorm. Le film s'est taillé une solide réputation sur la Toile.

 

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Hélas, il faut bien le reconnaître: Hotel Inferno n'est pas la hauteur de son modèle. Personnellement, je le trouve même inférieur à Adam Chaplin. Pire encore, on a du mal à retrouver la folie et l'originalité d'un Adam Chaplin. En l'occurrence, avec Hotel Inferno, De Santi et son équipe ne renouent pas forcément avec la culture manga. En vérité, Hotel Inferno est très inspiré par l'univers du jeu vidéo.
Impossible de ne pas penser à Resident Evil et surtout à Doom. Visiblement, Giulio De Santi a passé des heures devant ce jeu vidéo. Cela se ressent immédiatement à la vision d'Hotel Inferno. Rappelons que Doom et Resident Evil ont fait l'objet d'une voire plusieurs adaptations au cinéma.

En l'occurrence, Giulio De Santi décide de revisiter le célèbre jeu vidéo à sa sauce et avec un scénario totalement différent. Attention, SPOILERS ! Le tueur à gages Frank Zimosa vient d’être embauché pour une mission incensément rentable par le riche et puissant Jorge Mistrandia.
L’objectif: tuer deux personnes qui se cachent dans un de ses hôtels européens. Mais il ne sera pas seul sur place
. Autant le dire tout de suite: dès les premières secondes, le film se démarque par sa réalisation à la première personne. Par conséquent, Hotel Inferno est filmé en caméra subjective. Vous ne verrez jamais le visage du héros principal, mais seulement ses mains et à la rigueur parfois ses pieds !

 

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En gros, soit on adhère à la réalisation si particulière du film, soit on déteste ! Personnellement, je reste assez mitigé. Certes, au risque de me répéter, Hotel Inferno fonctionne comme un jeu vidéo et n'est pas sans rappeler (énormément) Doom, sauf qu'il n'est pas question ici d'extraterrestres moisis. Mais Frank Zimosa est un tueur à gages qui va évoluer dans un décor particulier, affronter de nombreux ennemis et trouver de nouvelles armes au fur et à mesure qu'il progresse dans le film.
Au moins, contrairement à l'adaptation de Doom au cinéma, Hotel Inferno a le mérite de délivrer largement la marchandise.

Sur ce dernier point, Hotel Inferno se montre particulièrement généreux. Vous aimez le gore qui tâche et qui pique les yeux ? Vous aimez les têtes qui explosent et le sang qui jaillit à n'en plus finir de crânes totalement écervelés ? Alors, Hotel Inferno est fait pour vous.
Indéniablement, le film séduira les amateurs du cinéma trash qui seront ici en terrain connu et quasiment conquis. Hélas, Hotel Inferno se montre assez répétitif dans l'ensemble. Pourtant, le film est d'une courte durée mais un tel concept ne peut réellement fonctionner que sur une bonne petite demi-heure. Au bout d'un moment, les différentes effusions de sang (encore une fois très gores) ne parviennent plus à surprendre. Enfin, malgré ses indéniables qualités, Hotel Inferno ne possède pas les qualités ni l'originalité d'un Taeter City, qui reste pour le moment la grande réussite de Giulio de Santi et de Necrostorm.

Note: 10/20

03 novembre 2014

Pandémie

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genre: anticipation, catastrophe
année: 2013
durée: 2 heures

l'histoire: Près d'une grande métropole, la police découvre, entassés dans un container, des dizaines de corps putréfiés victimes d'un mal mystérieux. Au même moment, un passeur de clandestins, atteint d'un virus inconnu, décède à l'hôpital. Quelques heures plus tard, les urgences de la ville croulent sous l'afflux des malades. le chaos s'installe. Afin d'enrayer la propagation du virus, les autorités imposent  une mise en quarantaine. Tous les habitants sont confinés en zone de sécurité. La tension monte. Certains vont risquer leur vie pour sauver leurs proches, d'autres vont risquer celle des autres pour sauver la leur. Pendant ce temps, un survivant du container court dans la ville.   

La critique d'Alice In Oliver:

Contrairement à ce que l'on pense, l'avenir du cinéma catastrophe ne se situe pas aux Etats-Unis. Certes, le cinéma hollywoodien nous a "pondu" (façon de parler) bon nombre de films de genre depuis une dizaine d'années, mais blockbuster oblige, ces longs-métrages se révèlent assez manichéens et limite propagandistes dans l'ensemble. Bien sûr, le cinéma asiatique ne possède pas les mêmes moyens mais délivre des spectacles beaucoup plus humains et attachants.
Preuve en est avec Pandémie, réalisé par Kim Seong-Su en 2013. Le film n'a pas bénéficié d'une sortie dans les salles en France mais est sorti directement en dvd.

Ce qui est rarement bon signe. Pourtant, Pandémie fait partie de ces (rares) bonnes exceptions. Mieux encore, le film connaîtra un gros succès dans son pays (la Corée du Sud) et passe devant le nez et la barbe du Transperceneige de Boong Joon-Ho qui lui, a bénéficié d'une sortie dans les salles françaises. De son titre original Gamgi, qui signifie littéralement "grippe", Pandémie est aussi connu sous le nom de The Flu. Indéniablement, le long-métrage s'inscrit dans le ton de notre actualité pessimiste, puisqu'il est question ici d'une forme de la grippe aviaire (donc le virus H5N1) qui aurait muté, devenant totalement incontrôlable. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario.

 

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Attention, SPOILERS ! Près d'une grande métropole, la police découvre, entassés dans un container, des dizaines de corps putréfiés victimes d'un mal mystérieux. Au même moment, un passeur de clandestins, atteint d'un virus inconnu, décède à l'hôpital.
Quelques heures plus tard, les urgences de la ville croulent sous l'afflux des malades. le chaos s'installe. 
Afin d'enrayer la propagation du virus, les autorités imposent  une mise en quarantaine. Tous les habitants sont confinés en zone de sécurité. La tension monte. Certains vont risquer leur vie pour sauver leurs proches, d'autres vont risquer celle des autres pour sauver la leur.

Pendant ce temps, un survivant du container court dans la ville. Premier constat, le film n'a pas à rougir de la comparaison avec les meilleurs films catastrophes hollywoodiens. Mieux encore, Pandémie ne se limite pas seulement à un film d'action idiot, propagandiste et spectaculaire.
Vous pouvez oublier des films comme Alerte ! ou encore dernièrement le tristounet World War Z. D'ailleurs, il n'est nullement question de zombies, mais d'une fin du monde plus que probable dont le terrain d'infection se trouve justement dans une grande ville de la Corée du Sud. A partir de là, Pandémie prend la forme d'un film d'anticipation, tout à fait probable et d'un réalisme à couper le souffle.

 

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En ce sens, il s'inscrit dans la grande dynamique des films d'anticipation américains des années 1970. On pense parfois à Soleil Vert même si Pandémie prend une toute autre direction. Pour enrayer le virus, en tout cas éviter qu'il puisse se propager, les non infectés sont désormais parqués dans une sorte de bidonville. Quant à ceux qui sont contaminés, ils sont condamnés à périr dans le silence. Pire encore, le réalisateur en profite pour critiquer l'armée et un gouvernement totalement impuissant et prêt à sacrifier sa population via des autodafés massifs dans d'énormes dépotoirs.
Comment ne pas songer un instant aux camps de la mort ?

Tous ces faits sont vus à travers le regard de trois protagonistes: une mère et sa fille et un pompier de la ville. Evidemment, et vous vous en doutez: le film se concentre également sur la relation amoureuse qui se noue entre le pompier courageux et sa nouvelle dulcinée.
Ce n'est pas le gros point fort de Pandémie. Ensuite, le film avait-il besoin de cet idylle naissante pour nous passionner ? Pas sûr... Enfin, la jeune "mouflarde" se révèle totalement insupportable à force de pleunicher toutes les trente secondes chronomètre en main. Mais tous ces exemples ne sont que des petites défauts qui empêchent néanmoins Pandémie de se ranger parmi les incontournables du genre. Toutefois, ne soyons pas si sévère: ça reste clairement un bon film catastrophe, tout à fait recommandable et dans la lignée du terrible Virus, le film asiatique sorti en 1980.

Note: 14.5/20

 

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Zoolander

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genre: comédie
Durée: 1h30
Année: 2002

Synopsis: Derek Zoolander, un célèbre mannequin, est à l'apogée de sa carrière. Couronné trois fois de suite Top model de l'année, il est sur le point de recevoir son quatrième trophée lorsque ce titre lui est ravi par un jeune et ambitieuxchallenger : Hansel. Effondrée, l'idole des podiums décide d'abandonner l'univers futile de la mode pour se ressourcer au sein de sa famille en Pennsylvanie. C'est alors que Maury Ballstein, son agent, et Jacobim Mugatu, un styliste déjanté, proposent à Zoolander de devenir la star de la nouvelle ligne de vêtements Derelicte. Zoolander accepte, mais il est loin de s'imaginer que le diabolique Mugatu, secondé de la troublante Katinka, s'apprête à lui effectuer un lavage de cerveau. Ainsi lobotomisé, Derek pourrait exécuter plus facilement ses ordres, à savoir assassiner le président de la Malaisie.  

La critique d'Alice In Oliver:

On connaît bien sûr Ben Stiller l'acteur, mais moins le réalisateur... On comprend mieux pourquoi au regard de Zoolander, sorti en 2002. En l'occurrence, Ben Stiller est à la fois devant et derrière la caméra. En l'occurrence, pour ce nanar "comique" (c'est vraiment un terme à mettre entre guillemets...), Ben Stiller réunit une belle brochette d'acteurs: Owen Wilson, Christine Taylor, Will Ferrell, Milla Jovovich, Jerry Stiller, David Duchovny, Jon Voight et Vince Vaughn.
Viennent également s'ajouter de nombreuses personnalités "surprises" dans de courtes apparitions: David Bowie, Christian Slater, Winona Ryder, Cuba Gooding Jr, Lukas Haas, Billy Zane, Paris Hilton, Lenny Kravitz, Victoria Beckham, Gwen Stefani, Natalie Portman et Claudia Schiffer.

Pour l'anecdote, Zoolander sera interdit en Malaisie en raison de l'intrigue du film. Attention, SPOILERS ! Derek Zoolander, un célèbre mannequin, est à l'apogée de sa carrière. Couronné trois fois de suite Top model de l'année, il est sur le point de recevoir son quatrième trophée lorsque ce titre lui est ravi par un jeune et ambitieuxchallenger : Hansel. 
Effondrée, l'idole des podiums décide d'abandonner l'univers futile de la mode pour se ressourcer au sein de sa famille en Pennsylvanie. C'est alors que Maury Ballstein, son agent, et Jacobim Mugatu, un styliste déjanté, proposent à Zoolander de devenir la star de la nouvelle ligne de vêtements Derelicte.

 

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Zoolander accepte, mais il est loin de s'imaginer que le diabolique Mugatu, secondé de la troublante Katinka, s'apprête à lui effectuer un lavage de cerveau. Ainsi lobotomisé, Derek pourrait exécuter plus facilement ses ordres, à savoir assassiner le président de la Malaisie.  
Zoolander est aussi le troisième long-métrage de Ben Stiller après Génération 90 et Disjoncté. Avec ce film, Ben Stiller confirme son intérêt pour la comédie totalement déjantée, un peu trop peut-être. Pourtant, certaines grandes personnalités du cinéma défendent le film. C'est par exemple le cas de Terrence Malick, qui considère Zoolander comme le ou l'un de ses films préférés. Oups...

Ceci dit, cette comédie semble posséder ses fans. Personnellement, j'ai déjà vu des forums consacrés au film et qui le considèrent comme une comédie incomprise. Autant le dire tout de suite, et vous l'aurez compris, je ne fais pas partie des ardents défenseurs de Zoolander.
Lors de sa sortie au cinéma, Zoolander connaîtra un succès assez mitigé, mais le film se rattrapera lors de sa sortie en dvd. A priori, une suite devrait être réalisée en 2015 par les soins de Justin Theroux. Conçue pour devenir une comédie culte, Zoolander mérite plutôt l'indifférence que le mépris. En l'occurrence, Ben Stiller s'attaque à l'univers "fashion", celui de la mode et des top-models imbéciles, sponsorisés par les dentifrices "Email Diamant".

 

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Ben Stiller joue à fond la carte de la caricature et semble réellement s'amuser. L'acteur-réalisateur a le mérite de faire appel à des valeurs sûres, notamment Owen Wilson et Will Ferrell, qui viennent apporter leur petit grain de folie. Parallèlement, Ben Stiller joue parfois la carte de l'espionnage. Sur ce dernier point, Zoolander n'est pas sans rappeler (parfois) les aventures de l'excentrique Austin Powers. Hélas, la comparaison s'arrête bien là.
Le côté espionnage n'est pas forcément l'aspect le plus réussi du film. Néanmoins, contre toute attente, à force de verser dans l'excès et la caricature à outrance, Zoolander finit par provoquer quelques rictus imbéciles. Toutefois, cela reste trop lourdingue pour placer cette comédie dans le rang de certains grands délires qui ont marqué le noble Septième Art.
Bref, Zoolander n'est rien d'autre qu'un gros nanar volontaire. Que dire de plus ???

Note: 03/20
Note nanardeuse: 16/20


Zoolander - Walk Off Scene par Flixgr

Kill Bill: Volume 2

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genre: action (interdit aux - 12 ans)
année: 2004
durée: 2h15

l'histoire: Après s'être débarrassée de ses anciennes collègues Vernita Green et O-Ren Ishii, la Mariée poursuit sa quête vengeresse. Il lui reste à régler le sort de Budd puis de Elle Driver avant d'atteindre le but ultime : tuer Bill.  

la critique d'Alice In Oliver:

Evidemment, Kill Bill: Volume 2, toujours réalisé par Quentin Tarantino en 2004, est la suite de Kill Bill: Volume 1. Tout comme son prédécesseur, Kill Bill: Volume 2 se divise en cinq chapitres: Chapter Six: Massacre at Two Pines, Chapter Seven: The Lonely Grave of Paula Schultz, Chapter Eight: The Cruel Tutelage of Pai Mei, Chapter Nine: Elle and I et Last Chapter: Face to Face.
Au niveau de la distribution, pas de surprise, on retrouve la plupart des acteurs du premier épisode: Uma Thurman, David Carradine, Michael Madsen, Daryl Hannah, Gordon Liu, Michael Parks, Samuel L. Jackson et Bo Svenson.

Les origines de Kill Bill remontent au tournage de Pulp Fiction, au cours duquel Quentin Tarantino et Uma Thurman ébauchent l'idée d'un film où elle jouerait une criminelle cherchant à se venger après avoir été laissée pour morte en robe de mariée. L'une des principales sources d'inspiration de ce dyptique est donc un film de François Truffaut, La Mariée Etait En Noir, mais pas seulement.
Kill Bill: Volume 2 trouve ses sources d'inspirations dans le western spaghetti à la Sergio Leone (en allant jusqu'à reprendre dans la bande originale plusieurs thèmes musicaux d'Ennio Morricone) et dans les films de kung fu.

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Une autre inspiration du film se nomme le trop méconnu Thriller-A Cruel Picture, l'histoire de la vengeance d'une femme muette et borgne, personnage qui a servi d'inspiration pour celui d'Elle Driver dans ce second chapitre. En général, les fans de Quentin Taratino préfèrent le premier volet au second. La raison est simple: Kill Bill: Volume 2 est beaucoup moins tourné vers l'action et la violence et se concentre davantage sur les origines de la quête vengeresse de son héroïne.
Paradoxalement, ce second chapitre a au moins le mérite de surprendre. Alors que le premier se démarquait par son côté surréaliste, Kill Bill: Volume 2 est son exact opposé.

Nul doute qu'il surprendra les fans de la première heure. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! Après avoir décapité, découpé, massacré dans le volume 1, la Mariée poursuit sa quête vengeresse.
Il lui reste à régler le sort de 
Budd et de Elle Driver avant d’atteindre la dernière ligne de sa Death list five : tuer Bill  ! Mais avant cela, quelques questions restent en suspens. La violence exacerbée du premier laisse donc place à la tragédie et à une certaine mélancolie au service d'un second volet beaucoup plus noir dans sa tonalité.

 

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Au niveau de la mise en scène et de la réalisation, rien à redire. C'est du Quentin Tarantino quoi ! Néanmoins, il faut bien le préciser: malgré ses grandes compétences, le cinéaste américain n'a rien inventé. En l'occurrence, Tarantino s'inspire des grands westerns spaghetti, tout y introduisant une certaine violence qui n'est pas sans rappeler le cinéma de Sam Peckinpah.
Indéniablement, le réalisateur a été marqué, inspiré, traumatisé et même lobotomisé à jamais par le superbe Thriller-A Cruel Picture (que j'ai déjà cité) et multiplie encore une fois les clins d'oeil et les références. Autrement dit, les fans acharnés de Tarantino seront en terrain connu et quasiment conquis.

Pourtant, bien que de très bonne facture, Kill Bill: Volume 2 s'étire trop sur la longueur. Deux heures et 15 minutes de film, c'est beaucoup trop long... parfois ! C'est par exemple le cas lorsque les personnages dissertent sur des thèmes moyennement passionnants.
Personnellement, je n'ai jamais été conquis par cette séquence où Bill parle longuement de la mythologie de Superman... Mais ne soyons pas trop sévère, Kill Bill: Volume 2 reste une conclusion de haut niveau et qui propose encore quelques séquences assez jouissives et fort réussies. Il est aussi plus personnel et plus complexe que le premier. Finalement, les deux chapitres se complètent parfaitement.

note: 15/20

 


Kill Bill Vol. 2 par Millenium_TV

02 novembre 2014

La Mémoire Meurtrie/Memory Of the Camps

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genre: documentaire
Durée: 1h05
Année: 1945/1985

Synopsis: L'histoire d'un film, intitulé Memory of the Camps de Sydney Bernstein et supervisé par Alfred Hitchcock en 1945, qui devait être réalisé pour montrer l'horreur et les atrocités commises dans les camps de la mort. Hélas, le film ne verra jamais le jour ou presque. Il faudra attendre 1985 avant de voir le documentaire débarquer sur les écrans. 

La critique d'Alice In Oliver:

Difficile de raconter un film tel que La Mémoire Meurtrie, de son titre original, Memory of the Camps, qui n'est pas vraiment un "film" mais plutôt un documentaire. Tout d'abord, ce long-métrage a une histoire et s'inscrit dans un contexte particulier. Sydney Bernstein est un caméraman de l'armée britannique. Il est chargé de réaliser un film sur la libération des camps de concentration.
Dans un premier temps, il filme et recueille de nombreuses séquences du camp de Bergen-Belsen. Bien sûr, le réalisateur s'attendait à filmer des horreurs. Le seul problème, c'est que l'horreur dépasse l'entendement.

Très vite, Sidney Bernstein ne veut pas seulement réaliser un film sur la libération du camp de Bergen-Belsen. Il veut réaliser un témoignage pour l'Histoire et le Devoir de Mémoire. Le but est également de réaliser un film qui soit le plus authentique possible. Il ne s'agit pas seulement de regrouper des archives et même des photographies ou clichés sur les camps de la mort.
En effet, Sydney Bernstein pense que certains allemands pourraient contester la véracité de ces mêmes photographies. Après avoir filmé plusieurs séquences de libération de différents camps de concentration, Sydney Bernstein fait appel à Alfred Hitchcock pour superviser et monter le film.

 

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Le réalisateur britannique est horrifié par les images qu'il découvre. Le monde entier doit être alerté sur les atrocités commises par le régime nazi et le processus d'extermination des juifs. A l'époque, le but de La Mémoire Meurtrie est déjà de dénoncer la Solution Finale.
En ce sens, on peut voir ce film comme le précurseur de Nuit et Brouillard d'Alain Resnais. Hélas, le documentaire de Sydney Bernstein et d'Alfred Hitchcock ne verra jamais le jour. En effet, une fois le film présenté, le gouvernement anglais estime que toutes les séquences présentées risquent de choquer l'opinion publique. Ensuite, le contexte historique de l'époque ne se prête guère à montrer de telles horreurs.

En résumé, la vérité, aussi horrible soit-elle, ne peut être diffusée d'une manière aussi dure. A l'époque, les Alliés ont d'autres priorités, notamment de restaurer la paix le plus vite possible et opérer un processus de dézanification. L'Allemagne est K.O. debout et ce n'est pas le moment de diffuser de telles images, tout du moins, c'est l'avis des différents gouvernements européens de l'époque.
Ecoeuré, Sydney Bernstein se battra pendant des années pour que son film soit diffusé. Finalement, le réalisateur est prié de se taire et son documentaire est finalement interdit puis censuré. Encore une fois, il faudra attendre quarante années, donc 1985, pour que La Mémoire Meurtrie soit enfin diffusée.

 

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Le film s'ouvre sur une marche effectuée par Hitler devant une foule allemande. Pour le reste, La Mémoire Meurtrie réunit non seulement des séquences filmées par Sydney Bernstein lui-même (en l'occurrence la libération du camp de Bergen-Belsen), mais aussi des scènes filmées par les Alliés et l'Armée Rouge lors de la libération de différents camps de la mort, notamment Dachau, Buchenwald, Matthausen ou encore Auschwitz. En contact avec ces caméramen, Sydney Bernstein demande à ce que l'on filme tous les détails. La réalité doit être montrée, non seulement aux allemands mais en monde entier.
Le film s'appuie également sur divers témoignages des rares survivants des camps de la mort.

Dans ces différentes interviews, on nous parle évidemment des conditions de vie (ou plutôt de mort) dans les camps de concentration: des corps qui s'entassent par milliers, la puanteur, la tuberculose, les poux, une hygiène totalement absente, la famine, des cadavres tellement amaigris qu'ils ressemblent à des statues pétrifiées, les poux et bien sûr le typhus.
D'ailleurs, au moment où les camps sont libérés, les rares survivants sont pris en charge. Quand on commence à les nourrir, certains meurent car leurs organismes ne sont plus habitués à avaler de la nourriture.

 

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Les biens des Juifs étaient également récupérés par les officiers allemands: bracelets, bijoux, des livres et même des dentiers. Aucun objet n'est laissé au hasard. Certaines peaux de Juifs sont même utilisées pour confectionner des abats-jours. On retrouve même des têtes de prisonniers qui ont servi d'expérience et qui ont été réduites. Chaque jour, ce sont des centaines voire même des milliers de juifs qui partent en fumée dans les chambres à gaz. Le film de Sydney Bernstein montre déjà qu'il existe deux sortes de camp: les camps de concentration et les camps de la mort.
Sur ce dernier point, Auschwitz nous est présenté comme une véritable entreprise de la mort qui réduit ses prisonniers à l'esclavage, à la famine et à la mort.

A Auschwitz, la durée maximale de vie d'un Juif ne doit pas dépasser les trois mois d'existence. Dans ce genre de camp, les hommes et les femmes sont évidemment séparés. A partir de là, les officiers allemands opèrent à une sorte de sélection sur le "tas": certains juifs sont condamnés à travailler dans des conditions épouvantables.
Les autres sont priés de prendre un bain, tout du moins c'est ce qu'on leur dit afin d'éviter la panique. En vérité, ils sont gazés en quelques minutes. Par la suite, les corps sont brûlés. A Auschwtiz, on massacre 10 à 15 000 déportés par jour, et principalement des vieillards, des enfants et des jeunes femmes. Seuls les enfants qui sont des vrais jumeaux sont épargnés.

 

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En réalité, ils servent d'expérience pour les nazis. Parfois, il y a bien sûr quelques représailles de prisonniers, mais les nazis organisent des pendaisons publiques pour calmer les ardeurs. Bref, La Mémoire Meurtrie multiplie ce genre de témoignage choc. Réalisé en 1945, Memory of the Camps sera finalement rangé dans les archives de l'Imperial Museum of War.
Autant le dire, le film est vraiment brutal: il montre la réalité telle qu'elle a été filmée lors de la libération des camps. Le documentaire ne montre pas seulement des cadavres, des corps mutilés, brûlés ou encore des fosses ressemblant à de véritables cimetières.
Memory of the Camps montre également les autorités débarquer dans les camps et découvrir l'horrible vérité, celle qu'ils ont nié durant de nombreuses années. Autre révélation choc: le film dénonce l'aveuglément volontaire des différents gouvernements face à l'extermination massive des juifs dans les camps de la mort. Bref, un documentaire éprouvant qu'il conviendra de réserver à un public particulièrement averti.

Note: 20/20

Dark Clown/Stitches

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genre: horreur, gore, trash (interdit aux - 16 ans)
année: 2012
durée: 1h25

l'histoire: Un clown lubrique meurt durant un anniversaire organisé pour des enfants. Des années plus tard, il revient avec la ferme intention de tous les massacrer. La fête peut enfin (re)commencer.   

La critique d'Alice In Oliver:

En vérité, les clowns tueurs au cinéma représente presque un genre à lui tout seul. Ce ne sont pas les exemples qui manquent avec parfois (et même souvent) des concepts totalement originaux: The Clown Murders, Il est revenu, Demon Rock, Les Clowns tueurs venus d'ailleurs, L'Arme du Clown, Clownhouse ou encore Le Bouffon de l'horreur.
Rappelons que le célèbre justicier de Gotham sera également opposé à son pLus grand ennemi, donc le Joker, une sorte de clown psychopathe dans le premier Batman et The Dark Knight. Vient également s'ajouter Dark Clown, également connu sous le nom de Stitches, et réalisé par Conor McMahon en 2012.

Le film s'inscrit dans la grande tradition des slashers des années 1980. D'ailleurs, le début du film n'est pas sans rappeler Halloween, la nuit des masques de John Carpenter. Visiblement, Conor McMahon possède de solides références. Reste à savoir ce qu'il propose de neuf avec Dark Clown.
En l'occurrence, Stitches (c'est le titre original du film) n'a pas vraiment pour but de se démarquer de ses prédécesseurs et oscille entre le slasher bas de gamme et un humour noir et cynique qui n'est pas sans rappeler (parfois) l'univers des productions Troma. Le scénario est donc de facture classique. Attention, SPOILERS !

 

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Traumatisé par la mort du clown Stitches, intervenue durant la fête d’anniversaire de ses dix ans, Tom est un adolescent mal dans sa peau. Poussé par son meilleur ami, il se décide enfin à organiser une nouvelle fête pour ses seize ans. Revenu d’entres les morts, le clown Stitches compte bien en profiter pour régler ses comptes. L'air de rien, les clowns tueurs représentent toujours encore une source d'angoisse et de terreur. Certains cinéastes l'ont bien compris.
C'était par exemple le cas de Il est Revenu, mais aussi et dans une moindre mesure, du premier Poltergeist, un film d'épouvante dans lequel le gosse de la famille est carrément attaqué par sa poupée en forme de clown.

Au risque de me répéter, Dark Clown n'a pas pour but de se démarquer, mais plutôt de proposer un spectacle à la fois gore, fun, sanglant et jouissif. Evidemment, l'intérêt du film ne repose pas spécialement sur ses protagonistes secondaires, dont on se fout royalement.
Comme son titre l'indique, l'attraction principale de Dark Clown, c'est évidemment son croquemitaine de service. En l'occurrence, celui-ci est plutôt en forme et ne manque pas d'idées pour trucider ses victimes. Sur ce dernier point, le film de Conor McMahon accumule les séquences "grand-guignolesques": un type qui meurt après s'être fait explosé le crâne et bien sûr des farces qui tournent au malencontreux accident (par exemple le couteau qui traverse l'oeil du clown).

 

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Pourtant, la tension est la grande absente de ce film d'horreur qui ressemble surtout à un grand bêtisier de cirque. Certes, Dark Clown n'a aucune prétention et a au moins le mérite de ne jamais se prendre au sérieux. Ce qui classe évidemment cette petite série B gore irlandaise dans la case "nanar volontaire et sympathique". Toutefois, le film souffre d'un manque total d'originalité et d'un sérieux air de déjà-vu. Qu'à cela ne tienne, à défaut d'être surpris, les fans du genre devraient être en terrain connu et quasiment conquis. Reste que personnellement je me suis un peu ennuyé.
Bref à réserver aux irréductibles du genre (assez limité dans l'ensemble, il faut bien le dire !).

Note: 06.5/20
Note nanardeuse: 12.5/20


Dark Clown ( bande annonce VF ) par claudeaubanel

01 novembre 2014

Macadam Cowboy

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genre: drame (interdit aux - 12 ans)
année: 1969
durée: 1h55

l'histoire: Joe Buck, blond et beau gosse, quitte sa petite bourgade du Texas pour monter à New York, où il espère se faire entretenir par des femmes riches. Mais la dureté de la ville lui fait rapidement perdre ses illusions. Seul, sans un sou, il fait la connaissance de Ratso Rizzo, un petit Italien chétif, boiteux et tuberculeux. Parce que ce dernier a l'air encore plus seul que lui, Joe accepte de partager son appartement miteux. À l'opposé l'un de l'autre, ils partagent pourtant la même misère dans les bas-fonds new-yorkais, s'accrochant au même rêve : partir vivre sous le soleil de Floride...     

La critique d'Alice In Oliver:

A l'origine, Macadam Cowboy, réalisé par John Schlesinger en 1969, est l'adaptation d'un roman de James Leo Herlihy, Midnight Cowboys. Macadam Cowboy est aussi une oeuvre scandale qui possède la particularité d'être le premier film classé "X" à avoir obtenu trois oscars en 1970 (meilleur film, meilleur scénario adapté et meilleur réalisateur).
En effet, au moment de sa sortie, Macadam Cowboy déclenche les foudres de la censure qui juge certaines scènes trop érotiques, trop choquantes, voire même pornographiques. En 1971, l'interdiction est revue à la baisse avec une mention "interdit aux moins de 17 ans".

En France, le film est tout simplement interdit aux moins de 12 ans. Finalement, toutes ces petites anecdotes montrent bien à quel point Macadam Cowboy reflète (en grande partie) l'Amérique puritaine et fière de ses valeurs "Pro-Wasp". D'autres films feront la même chose entre la fin des années 1960 et le début des années 1970. Par exemple, comment ne pas citer le fameux Easy Rider de Dennis Hopper et sorti la même année ? Au niveau de la distribution, Macadam Cowboy réunit Jon Voight, Dustin Hoffman, Sylvia Miles, John McGyver et Brenda Vacarro.
La genèse du film remonte à 1965. Déjà, à l'époque, John Schlesinger voulait adapter le roman de James Leo Herlihy sur grand écran.

 

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Pourtant, son agent lui aurait déconseillé de réaliser un tel film, d'autant plus que Schlesinger ressort de l'échec de Loin de la foule déchaînée en 1967. Pour la petite anecdote, Warren Beatty se serait manifesté pour jouer le rôle principal, donc celui de Joe Buck, mais John Schlesinger préfère prendre un acteur débutant en la personne de Jon Voight.
Quant à Dustin Hoffman, il ressort de l'immense succès du Lauréat, un autre film scandale. Pour Schlesinger, Dustin Hoffman constitue alors un choix logique et cohérent. Pour le reste, avec Les Désaxés de John Ford, Macadam Cowboy est souvent considéré comme l'un des films annonçant la fin de l'âge d'or du western américain.

En effet, le héros principal n'est pas pas un redresseur de torts et encore moins un aventurier anonyme et solitaire en quête de vengeance. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS !J oe Buck, blond et beau gosse, quitte sa petite bourgade du Texas pour monter à New York, où il espère se faire entretenir par des femmes riches.
Mais la dureté de la ville lui fait 
rapidement perdre ses illusions. Seul, sans un sou, il fait la connaissance de Ratso Rizzo, un petit Italien chétif, boiteux et tuberculeux. Parce que ce dernier a l'air encore plus seul que lui, Joe accepte de partager son appartement miteux.

 

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À l'opposé l'un de l'autre, ils partagent pourtant la même misère dans les bas-fonds new-yorkais, s'accrochant au même rêve : partir vivre sous le soleil de Floride. Certes, certaines critiques de cinéma voient dans ce film une production hollywoodienne plutôt formatée et standardisée en dehors des apparences. Pourtant, John Schlesinger aurait bénéficié d'une liberté artistique totale.
En tout cas, c'est ce que le réalisateur prétend et on veut bien le croire ! En effet, au même titre que Easy Rider (que j'ai déjà cité), Macadam Cowboy visite une Amérique méconnue, à savoir un pays souterrain qui vit aussi la nuit.

Bienvenue dans l'Amérique des paumés, des drogués, des prostitués, des exclus et des marginaux ! C'est l'expérience amère vécue par son héros principal (donc je le rappelle, Joe Buck). Mais très vite, le film se concentre sur un autre personnage, Ricco "Ratso" Ritto, interprété par Dustin Hoffman.
Finalement, Ricco et Joe Buck forment un duo atypique qui reflète parfaitement un pays à la dérive. Tous les deux sont donc condamnés à errer sans espoir dans les bas fonds de New York. A partir de là, John Schlesinger égratigne le fameux rêve américain et n'hésite pas à déshabiller ses acteurs, surtout Jon Voight, totalement investi dans son rôle. Même remarque concernant Dustin Hoffman.
Bref, Macadam Cowboy peut s'appuyer sur une interprétation solide et appartient logiquement aux classiques du cinéma hollywoodien. Néanmoins, le film a bien souffert du poids des années. Oeuvre sulfureuse en son temps, le long-métrage apparaît un peu daté aujourd'hui. Mais ne soyons pas trop sévère: dans son genre, Macadam Cowboy reste malgré tout une grande réussite.

Note: 16.5/20

 


Macadam cowboy - VO par _Caprice_

Remo Sans Arme et Dangereux

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genre: action
année: 1985
durée: 2 heures

l'histoire: Lors d'un règlement de compte, un policier new-yorkais est laissé pour mort. Ayant survécu à ses blessures, il est confié à un vieil asiatique qui lui enseigne un art martial coréen : le Sinanju. Malgré lui, cet ancien flic est ensuite engagé dans une organisation secrète du gouvernement. Il change alors d'identité et devient un redoutable tueur du nom de Remo Williams.   

La critique d'Alice In Oliver:

Guy Hamilton est un réalisateur compétent et un honnête artisan du cinéma. On le connaît surtout pour quelques James Bond: Goldfinger, Vivre et laisser mourir, Les Diamants sont éternels et L'Homme Au Pistolet d'Or. Visiblement, le cinéaste aime les agents secrets et les aventuriers.
Preuve en est avec Remo: sans arme et dangereux, réalisé en 1985. Le long-métrage est aussi l'adaptation d'une série de romans, L'Implacable, de Roger Sapir et Warren Murphy. A priori, le but était de réaliser plusieurs films (au moins une trilogie). Hélas, Remo: sans arme et dangereux passera totalement inaperçu au cinéma.

Le film ne rencontrera pas non plus un grand succès critique. La presse se montre peu élogieuse et qualifie le film de nanar. On peut parler d'une sorte de croisement entre Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin, James Bond et Indiana Jones.
En l'occurrence, la comparaison avec le film de John Capenter (donc Les Aventures de Jack Burton...) semble la plus appropriée, déjà parce qu'il s'agit d'un long-métrage méconnu et plus ou moins confiné dans l'oubli. Reste à savoir si Remo mérite autant de mauvais qualificatifs. Autant le dire tout de suite: oui, le film est un nanar, mais un nanar particulièrement sympathique et terriblement attachant.

 

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Malgré ses nombreux défauts, j'aurais plutôt tendance à l'apprécier mais j'y reviendrai. Au niveau de la distribution, ce film d'action ne réunit pas d'acteurs très connus. Seul Fred Ward fait véritablement exception. Attention, SPOILERS ! Samuel Makin, un policier coriace, est officiellement tué dans l'exercice de ses fonctions. En réalité, sa mort a été maquillée par une organisation secrète pour le recruter. Cette organisation a pour but de protéger la Constitution américaine sans toutefois la respecter. Désormais appelé Remo, notre héros devient le bras armé de cette organisation, après avoir été formé par un vieil oriental, Maître Chiun.

Ce dernier appartient à une ancienne lignée d'assassins coréens et entreprend de lui enseigner le Sinanju ("pression sur les centres nerveux"), ancêtre de tous les arts martiaux. Au fur et à mesure de son apprentissage, Remo acquiert des capacités extraordinaires.
Encore une fois, Remo se situe dans la grande tonalité des films d'action et d'aventure des années 1980: une petite touche de James Bond, un faux air d'Indiana Jones et surtout un héros qui n'est pas sans rappeler le cas de Jack Burton (comme je l'ai déjà souligné). Au même titre que son modèle, Remo est un homme sans histoire mais un policier droit et compétent.

 

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Suite à un réglement de compte, Remo est pris en main par une organisation secrète. Le film se divise alors en deux segments bien distincts. Dans le premier, Remo est entraîné par un maître coréen. C'est la partie la plus drôle et aussi la plus intéressante du film.
Dans cette section, le film s'apparente à une sorte de voyage initiatique. Initié aux arts martiaux et aux plus grands secrets de Shaolin (bonjour les clichés !), Remo devient un tueur redoutable. Toutefois, il se différencie d'Indiana Jones et consorts. Il n'aime pas les armes à feu et doit faire appel à la force de l'esprit pour vaincre ses adversaires.

C'est ainsi qu'il apprend à éviter les balles. Non, vous ne rêvez pas: Matrix n'a strictement rien inventé. Evidemment, Remo n'a pas les mêmes prétentions et surtout le même budget. A partir de là, le long-métrage dégage un certain charme mais aussi une grande naïveté.
Visiblement, Guy Hamilton a bien conscience du ridicule de certaines situations. En gros, l'humour est très présent dans le film. Au moins, Remo a le mérite de ne jamais se prendre au sérieux. Dans la seconde partie, le film se tourne davantage vers l'action et l'aventure.
Sans être particulièrement transcendant, Fred Ward fait le job mais n'a pas non plus le charisme d'un Sean Connery ou d'un Harrison Ford. C'est aussi le point faible du film. Notre héros se fait presque piquer la vedette par son maître et son accent asiatique à coucher dehors !
A ce sujet, la version française est à se pisser dessus ! A cela, s'ajoutent de nombreuses situations cocasses et totalement invraisemblables. Pourtant, au risque de me répéter, Remo possède ce grain de folie qui fait toute la différence: un nanar jubilatoire en fin de compte et aussi un plaisir coupable.

Note: 10/20 (c'est généreux mais...)
Note nanardeuse: 15/20


"Remo sans arme et dangereux" vu par Yannick... par tonton_bdm

Hellboy

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Genre: fantastique
année: 2004
durée: 2 heures

L'histoire: Né dans les flammes de l'enfer, le démon Hellboy est transporté sur Terre lors d'une sombre cérémonie célébrée par les nazis, désireux d'utiliser les forces infernales à des fins de conquête. Sauvé par le docteur Broom, Hellboy est alors élevé pour combattre les forces du Mal. Armé, possédant un bras droit en pierre, il fait équipe avec le télépathe Abe Sapien et Liz Sherman, capable de contrôler le feu.       

la critique d'Alice In Oliver:

A l'origine, Hellboy, réalisé par Guillermo Del Toro en 2004, est l'adaptation d'une série de comics du même nom créée par Mike Mignola en 1994. Suite au succès de Blade 2, Guillermo Del Toro reçoit de nombreuses propositions: Alien Vs Predator, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban et évidemment Blade Trinity, mais Guillermo Del Toro préfère s'intéresser aux aventures de ce super héros venu des limbes des enfers. Dans un premier temps, les producteurs pensent à d'autres réalisateurs, entre autres, Jean-Pierre Jeunet, Peter Hyams ou encore David S. Goyer.
Mais tous ces cinéastes sont déjà occupés sur d'autres tournages.

Le projet Hellboy est finalement confié à Guillermo del Toro. Celui-ci écrit le scénario du film avec Peter Briggs. Le script se concentre essentiellement sur le premier tome d'une longue série de comics. Au niveau de la distribution, Hellboy réunit Ron Perlman, John Hurt, Selma Blair, Rupert Evans, Doug Jones, David Hyde Pierce, Jeffrey Tambor et Corey Johnson.
Pour l'anecdote, les studios souhaitaient engager Vin Diesel pour tenir le rôle principal, mais Guillermo Del Toro a déjà fait son choix depuis longtemps. Il veut Ron Perlman et personne d'autre ! Pourtant, les studios essaieront de lui faire changer d'avis: des noms tels que Nicolas Cage et Dwayne "The Rock" Johnson seront même envisagés.

 

Hellboy (film)


Mais rien n'y fait. Ce sera Ron Perlman, point barre ! En même temps, l'acteur a déjà tourné avec Del Toro dans Cronos et Blade 2. Pourtant, à la base, Del Toro envisageait de réaliser Hellboy en images de synthèse, mais James Cameron l'en dissuade. Pour le réalisateur de Terminator, l'histoire d'amour entre le super héros et sa nouvelle compagne ne peut pas fonctionner dans de telles conditions.
Guillermo Del Toro retient les conseils de James Cameron. Résultat: le film remporte un vif succès au box-office et une suite, Hellboy 2: les légions d'or maudites, sort en 2008. Cependant, Hellboy premier du nom ne convaint pas forcément les fans de Guillermo Del Toro, mais j'y reviendrai.

Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! En 1944, le jeune Professeur Trevor Bruttenholm assiste à une opération nazie appelée Ragnarök, dirigée par Grigori Raspoutine, avec l'aide de la Société Thulé. Cette opération consiste à libérer l'"Ogdru-Jahad", grâce à un gant, un démon uni de sept démons puissants, pour gagner la guerre, selon les ordres du Führer. Mais grâce aux soldats américains, l'opération échoue, Raspoutine est absorbé par l'enfer et libère un petit démon rouge avec un gros bras en pierre qui possède les mêmes capacité que le gant de la machine. Broom l'adopte et le nomme Hellboy. 
60 ans plus tard, Hellboy fait partie du BPRD pour Bureau for Paranormal Research and Defense (Bureau de Recherche et de Défense sur le Paranormal).

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Il doit contre son gré faire équipe avec John Myers, un jeune agent du FBI, et avec Abe Sapien, un autre agent du BPRD, – qui ressemble étrangement à un poisson. Ils enquêtent ainsi sur l'apparition de Samaël, le cerbère de la résurrection. Celui-ci a été ressuscité récemment par Raspoutine, qui fut lui aussi ressuscité par deux nazis présents lors de Ragnarök : Ilsa Haupstein, une femme à qui il a fait don de la vie éternelle, et Karl Ruprecht Kroenen un "mort-vivant" adepte des sabres et autres objets tranchants, ancien tueur numéro 1 d'Hitler. Raspoutine a alors besoin de Hellboy pour renouveler l'expérience de Ragnarök. On ne compte plus les adaptations de comics décevantes.
Par le passé, certaines adaptations prometteuses ont un peu déçu.

Par exemple, je ne suis pas un grand fan de la trilogie Spider-Man de Sam Raimi à l'exception du second volet. En l'occurrence, Guillermo Del Toro semble avoir le même problème que Raimi. Certes, le réalisateur se veut fidèle au comics et en retranscrit parfaitement l'ambiance et les grandes lignes du scénario. Hélas, la formule ne fonctionne que sur certaines séquences.
Visiblement, Del Toro a besoin tout d'abord de planter le décor et ses principaux personnages. Certes, le super héros principal est plutôt réussi et attachant. En revanche, difficile de se passionner pour ses célèbres acolytes, pourtant forts en gueule. Même chose pour l'histoire d'amour assez bancale entre Hellboy et l'élue de son coeur. Bien sûr, Hellboy est pétri de bonnes intentions et on relève encore une fois de nombreuses séquences très réussies.
Toutefois, peu ou prou de surprises au tableau de bord. Indéniablement, Guillermo Del Toro possède un super héros en or (façon de parler), mais ne parvient pas toujours à l'exploiter à sa juste valeur. Bref, un film aussi attachant que maladroit.

Note: 12/20

 

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31 octobre 2014

Horrible/Anthropophagous 2

Horrible

genre: horreur, gore, trash (interdit aux - 18 ans/- 16 ans)
année: 1981
durée: 1h35

l'histoire: Un homme colossal est poursuivi par un prêtre.Lors de sa fuite, il se blesse grièvement en escaladant une grille et est transporté à l'hopital, où son état sera considéré comme très critique. Pourtant, après son opération, il se réveille et assassine sauvagement une infirmière avant de s'enfuit à nouveau. Le prêtre est arrêté par la police et explique que cet homme est immortel et qu'il représente le mal, qu'il est juste animé par des pulsions meutrières. Ainsi va commencer une longue nuit pour un petit village jusque là paisible.

la critique d'Alice In Oliver:

Non, Joe D'Amato n'a pas réalisé que des films érotiques et pornographiques. Il a aussi sévi dans le genre gore et horrifique. C'est surtout entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1980 qu'il signera plusieurs films bien trahs et sanguinaires.
C'est par exemple le cas de Horrible, sorti en 1981. D'ailleurs, à l'époque, le long-métrage sera jugé tellement violent qu'il écopera d'une interdiction aux moins de 18 ans en France. Quelques années plus tard, l'interdiction sera revue à la baisse pour passer à moins de 16 ans. Pour l'anecdote, Horrible est connu sous plusieurs noms: Rosso Sangue, Absurd, Monster Hunter et The Grim Reaper 2.

Le film est parfois trouvable sous le nom d'Anthropaphagous 2. En résumé, Horrible serait la suite et/ou une sorte de remake du premier Anthropophagous. Au niveau de la distribution, ce film d'horreur ne réunit pas vraiment d'acteurs très connus.
Seuls George Eastman et Annie Belle font vraiment exception. Le cas de George Eastman est suffisamment intéressant pour qu'on s'y attarde. L'interprète, qui signe également le scénario du film, commence sa carrière au milieu des années 1960. En 1969, il tourne même dans Satyricon de Fellini. Hélas, très vite, sa carrière se réduit à des rôles secondaires dans des séries B voire Z à la solde.

 

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George Eastman accumulera surtout les nanars aux titres souvent évocateurs: Hard Sensation, Porno Holocaust, 2019 après la chute de New York, Atomic Cyborg, Les Nouveaux Barbares ou encore La Nuit fantastique des morts vivants.
D'ailleurs, George Eastman jouait déjà le tueur sanguinaire dans le premier Anthropophagous. Déjà, à la base, le premier épisode n'avait rien d'extraordinaire et s'apparentait surtout à un gros nanar sans le sou. Cette fausse suite n'échappe évidemment pas à la règle. Le scénario n'est qu'un prétexte à toute une série de séquences trashs et sanguinaires.

Attention, SPOILERS ! Un homme colossal est poursuivi par un prêtre.Lors de sa fuite, il se blesse grièvement en escaladant une grille et est transporté à l'hopital, où son état sera considéré comme très critique. Pourtant, après son opération, il se réveille et assassine sauvagement une infirmière avant de s'enfuit à nouveau. Le prêtre est arrêté par la police et explique que cet homme est immortel et qu'il représente le mal, qu'il est juste animé par des pulsions meutrières.
Ainsi va commencer une longue nuit pour un petit village jusque là paisible. En gros, le résumé du film est simple: du gore, du gore, du gore, encore du gore, toujours du gore et surtout du gore !

 

Rosso_sangue

 

Et ma foi, si vous n'en avez pas encore eu assez, le film rajoute même un peu de gore, juste histoire de. Bref, on en veut en"gore" (oui je sais...). En résumé, Horrible peut s'appuyer sur un tueur charismatique et un George Eastman réellement impressionnant, il faut bien le dire.
Joe D'Amato n'est clairement pas en manque d'idées pour les séquences peu ragoûtantes, auxquelles il confère une ambiance crasseuse, poisseuse et limite baroque et gothique. Dans son rôle de psychopathe fou furieux et déglingué du bulbe (je viens d'inventer l'expression...), George Eastman prend un malin plaisir à faire souffrir ses victimes.

Indéniablement, un grand soin a été accordé aux effets spéciaux et aux maquillages. Les non-initiés risquent éventuellement de quitter leur siège. En revanche, les habitués du genre trouveront le film très répétitif et sans grand intérêt. Au mieux, Horrible est un juste un petit nanar trash et gore qui délivre toutefois la marchandise. Il faudrait vraiment être exigeant pour prétendre le contraire.
Néanmoins, le film ne parvient jamais à effrayer. Certes, George Eastman fait le job mais dans l'ensemble, l'interprétation laisse clairement à désirer... A tel point que le film finit par décrocher quelques rictus involontaires ! Un film gore rigolo malgré lui en fin de compte.

note: 05/20
note nanardeuse: 13/20

30 octobre 2014

Space Jam

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genre: animation, sport
année: 1996
durée: 1h30

l'histoire: Défiés au basket par de redoutables extraterrestres, Bugs Bunny et les toons font appel à Michael Jordan pour les sortir de ce mauvais pas

La critique d'Alice In Oliver:

Mélanger des acteurs réels à des personnages de dessin animé n'est pas chose aisée. Pourtant, jusque-là, le cinéma d'animation s'en est plutôt bien tiré. L'exercice devient encore plus compliqué quand il faut composer avec des vedettes du grand écran et l'univers du cartoon, une tâche que Robert Zemeckis avait accompli avec brio dans Qui veut la peau de Roger Rabbit.
En ce sens, Space Jam, réalisé par Joe Pytka en 1996, partage de nombreuses similitudes avec le chef d'oeuvre de Zemeckis. Là aussi, le cartoon et ses personnages les plus célèbres font partie du programme. Toutefois, Space Jam n'a pas les mêmes ambitions.

En effet, Michael Jordan passe de sportif à acteur (et inversement) dans ce divertissement qui s'adresse avant tout au très jeune public. D'ailleurs, Michael Jordan interprète ici son propre personnage. Il réitérera par deux fois avec He got game en 1998 et dans la série télévisée Ma famille d'abord (l'épisode 2 de la saison 5). A la base, le fait de mélanger le basket, une star de la NBA (donc Michael Jordan au cas où vous n'auriez pas suivi) et l'univers du cartoon tient du pari insensé et un peu débile.
Cela ressemble à un projet un peu casse-gueule mais néanmoins amusant, il faut bien le reconnaître. Mission réussie ? Réponse dans les lignes à venir.

 

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En dehors de Michael Jordan, Space Jam réunit Bill Murray, Larry Bird, Wayne Knight, Theresa Randle et Eric Gordon. Reconnaissons-le: on l'aime bien Michael Jordan, déjà parce qu'il s'agit d'un sportif hors norme, d'un type modeste et franchement très sympathique.
Néanmoins, le voir débarquer dans l'univers des Toons a de quoi inquiéter. En effet, le moins que l'on puisse dire, c'est que le basketteur n'a pas grand-chose à voir avec Bugs Bunny, Gros Minet, Titi et consorts. Autant le dire tout de suite: la comparaison avec Qui veut la peau de Roger Rabbit s'arrête bien là. Mais au risque de me répéter, Space Jam n'a pas du tout les mêmes prétentions.

En gros, le film a le mérite de ne jamais se prendre au sérieux. Nous sommes clairement en présence d'un sérieux nanar. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario, assez mince en l'occurrence. Attention, SPOILERS ! Défiés au basket par de redoutables extraterrestres, Bugs Bunny et les toons font appel à Michael Jordan pour les sortir de ce mauvais pas.
Sinon, c'est tout pour l'histoire ? Oui, c'est tout. Qu'on se le dise: Michael Jordan se fait piquer la vedette par les Toons de service. Le célèbre sportif ne brille pas particulièrement par son jeu d'acteur. En revanche, côté basket, Jordan se montre évidemment dans son élément.

 

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C'est un film taillé pour lui et produit pour faire sa promotion, mais aussi pour rigoler. En mode cabotinage, Michael Jordan a l'air parfois un peu perdu. A sa décharge, les autres acteurs ne font pas beaucoup mieux. Mention spéciale à Bill Murray qui est visiblement ici pour payer ses impôts. Mais peu importe, ce que l'on veut, c'est du fun et un film d'animation qui part dans tous les sens.
Sur ce dernier point, il faudra attendre le match de basket final, donc la dernière demi-heure pour que les choses s'accélèrent un peu. Avant ça, pas grand-chose à retenir si ce n'est de vilains extraterrestres (pas si méchants que ça par ailleurs) transformés en monstres pour conquérir la Terre à travers une partie de basket.

A partir de là, le film se permet tous les délires. Que les choses soient claires: si vous vous attendez à voir du basket dans les règles de l'art, vous risquez d'être déçus. Cela ressemble davantage à de la baston qui mélangerait du basket (un peu), du rugby (beaucoup) et du catch (énormément). En gros, tout le monde se cogne et se fout sur la tronche tout en marquant des paniers.
Heureusement que ce nanar ne dure pas très longtemps, soit à peine une heure et demie de bobine. Dans l'ensemble, Space Jam se révèle peu surprenant. Les Toons font le job à défaut de surprendre. Bref, les 3/5 ans devraient être séduits par ce spectacle un peu tâche (il faut bien le reconnaître). Les autres pourront largement passer leur chemin. Un nanar sympathique quoi...

Note: je passe
Note nanardeuse: 14/20

Nazis At The Center Of The Earth

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Genre: horreur, science-fiction (interdit aux - 12 ans)
année: 2012
durée: 1h30

L'histoire: Des Nazis ont réussi à se cacher au centre de la Terre et y préparent le retour en force du IIIe Reich. Des chercheurs scientifiques, en Antarctique, sont ainsi kidnappés par des soldats masqués. Leur but ? Préparer une armée constituée de corps revenus à la vie.      

la critique d'Alice In Oliver:

Cela fait déjà presque quinze ans que les sociétés de production Asylum sévissent par le biais de la vidéo. Rappelons qu'Asylum s'est spécialisé dans le "mockbuster" qui consiste à reprendre à sa sauce (donc moisie et périmée) les plus grands succès du moments.
Ainsi, la saga Transformers se retrouve déclinée en Transmorphers, King Kong (version 2005) devient Le Seigneur des Mondes Perdus et Je suis une légende (le remake de 2007) se transforme en I Am Omega. Bien sûr, Asylum n'a pas les même prétentions. Le but est de sombrer dans la nanardise et de proposer des films toujours plus bêtes et débiles.

On a pu le constater avec Mega Shark Vs Giant Octopus, Mega Shark Vs Crocosaurus ou encore Sharknado. C'est au tour d'Iron Sky, sorti en 2012, de se voir décliner sous le titre de Nazis at the center of the Earth, réalisé par Joseph Lawson la même année.
Certes, comme je viens de l'indiquer, le film s'inspire d'Iron Sky mais pas seulement. Joseph Lawson possède d'autres références: on pense notamment à King Kong le film de Peter Jackson pour le côté aventure, à Steven Spielberg avec La Guerre des Mondes pour la science-fiction, ou encore à Robert Rodriguez avec Planète Terreur pour l'aspect gore et horrifique.

 

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Bref, Joseph Lawson n'hésite pas à bouffer à tous les rateliers et signe un nanar qui oscille entre l'horreur, la science-fiction, le film de zombies et le "nazisme" de pacotille. Evidemment, un tel titre, donc Nazis of the Center of the Earth promet de grands moments de nanardise.
Rassurez-vous, cette production fauchée repousse les limites de la bêtise humaine. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario, assez stupide en l'occurrence. Attention, SPOILERS ! En 1945, alors que le Troisième Reich est au bord de la capitulation, des nazis menés par le docteur Joseph Mengele ont réussi à se cacher et construire une base sous-terre en Antarctique.

Ils préparent alors le retour en force du nazisme. Des chercheurs scientifiques, alors en mission en Antarctique, sont ainsi kidnappés par des soldats masqués. Ils seront alors forcés d'aider les nazis à préparer une armée constituée de corps revenus à la vie (donc des zombies) afin d'envahir la Terre et de créer le Quatrième Reich. En vérité, le scénario du film repose sur la théorie des ovnis du IIIe Reich, à savoir que l'armée d'Hitler aurait construit en secret des soucoupes volantes utilisant l'anti-gravité. Hélas, Joseph Lawson abandonne très vite son sujet pour se concentrer sur les aventures peu passionnantes d'un groupe de scientifiques prisonniers des soldats d'Hitler.

 

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En l'occurrence, Joseph Lawson se permet tous les excès. Certes, durant les trente premières minutes, Nazis at the center of the Earth se révèle assez décevant. Le film commence comme une aventure fantastique d'une banalité consternante. Par contre, les choses s'accélèrent sérieusement lorsque nos scientifiques arrivent enfin dans le repère des nazis.
A partir de là, Nazis of the Center of the Earth se transforme en torture porn version Saw et Hostel, mais avec du sang en images de synthèse complètement nazebroques. Le film ne nous épargne absolument rien: arrachage de cerveau en plastique, opération à coeur ouvert et soldats du IIIe Reich transformés en zombies du pauvre font partie du menu fretin.

Mieux encore, Adolf Hitler n'est pas mort. Sa tête et son cerveau ont été précieusement conservés et refourgués dans une machine de guerre, sorte de variation entre un robocop malade et un épagneul breton. A cela, viennent également s'ajouter des soucoupes volantes et des batailles aériennes totalement illisibles. Un vrai carnage dans son genre !
Pas étonnant que le film ait été qualifié "d'ordure absolue" par la presse et les critiques cinéma. Autant le dire tout de suite: Nazis at the Center of the Earth est une véritable fumisterie cinématographique qui mettra vos pauvres petits neurones à rude épreuve. Bref, une vraie chiure dans son genre !

Note: je passe...
Note nanardeuse: 17/20


Nazis at the Center of the Earth ( extrait VO ) par isabelle_blachey