Joy et Joan
genre: érotique (interdit aux - 16 ans)
année: 1985
durée: 1h35
l'histoire: La rencontre aux Etats-Unis de deux séduisantes jeunes femmes, Joy, qui a fui son mari violent, et Joan, un mannequin dont le compagnon a des intentions louches.
la critique d'Alice In Oliver:
Dans les années 70, et plus largement, dans les années 80, Joy et Emmanuelle cartonnent à travers plusieurs ersatz, dérivés, suites et épisodes.
Les deux femmes libertines sont devenues de véritables rivales. Toutefois, là où Sylvia Kristel semble inséparable de son personnage à la recherche de nouvelles expériences érotiques, donc, Emmanuelle, Joy n'a pas vraiment de figure de proue.
Après le succès du premier Joy, un nouvel épisode voit le jour. Bienvenue dans Joy et Joan, réalisé par Jacques Saurel en 1985 !
Il ne s'agit pas vraiment d'une suite mais plutôt d'une nouvelle aventure. Claudia Udy, héroïne du premier, est donc remplacée par Brigitte Lahaie, une actrice surtout connue pour avoir joué dans de nombreux films pornographiques.
Viennent également s'ajouter Isabelle Solar et Benjamin Simon. Cette fois-ci, Joy (Brigitte Lahaie) découvre les mystères et les joies de l'homosexualité féminine. Déçue par le comportement de son compagnon, elle tombe sous le charme de Johan (Isabelle Solar). Toutefois, pour les amateurs, il faudra patienter un petit moment avoir de voir les deux jeunes femmes batifoler sous les draps, et plus précisément, dans un train.
Finis les délires bourgeois et les clubs privé du premier volet. Cette fois-ci, le film s'apparente davantage à un long-métrage mélangeant érotisme, survival et aventure. Vous l'avez donc compris: le scénario n'est pas le gros point fort de Joy et Joan.
Néanmoins, Jacques Saurel se montre plus que compétent derrière la caméra. Joy et Joan bénéficie d'une belle photographie et multiplie les superbes paysages.
Néanmoins, ça reste tout de même un film érotique. Si la réalisation est plus que correcte, l'intérêt du film reste sérieusement limité.
D'autant plus que l'interprétation laissé vraiment à désirer, sans compter que Joy et Joan accumule tous les poncifs et les caricatures du genre.
Donc, avis aux amateurs pour ce petit navet un peu au-dessus de la moyenne habituelle.
Note: 05.5/20
Note naveteuse: 12.5/20
Lilo et Stitch

Genre:ET méchant.
Durée:1h25.
Année:2002.
L'histoire: L'expérience 626, créature extraterrestre créée par le savant fou ayant pour seule mission de détruire tout sur son passage, s'évade de sa prison et débarque sur Terre, plus particulièrement sur l'île d'Hawaï. Se faisant passer pour un chien, il va être adopté par Lilo, petite fille danseuse à ses heures et gardée par sa soeur, après la mort de leurs parents, et rebaptisé Stitch...
La critique de Borat
Nous sommes en 2002 et Disney est au bord du gouffre car après Lilo et Stitch, (déjà pas une réussite! )et peut être Frères des ours qui reste encore appréciable, les prochains films Disney seront très mauvais et sont sortis la plupart en vidéo.
Donc, voici ce film au look très kawaï, ce qui est la première et dernière fois chez Disney. L'ensemble est plutôt sympathique et se laisse voir sans déplaisir, même si c'est très, voire beaucoup trop gentil.
Stitch est plutôt drôle bien qu'il soit un peu trop violent (mais c'est sa mission aussi) et devient très vite attachant et adorable.
Ains, on retrouve certains thèmes de chez Disney: l'amour, la tolérance et la rédemption. Les engueulades entre les 2 soeurs sont certes assez caricaturales mais ça passe encore par rapport au personnage de Picly, particulièrement insupportable.
Mais c'est assez entraînant, rythmé par quelques chansons du King qu'adore Lilo et des danses hawaïennes(faut bien rendre hommage au coin !).
A noter qu'une suite et une série ont vu le jour et elles ne sont pas super passionantes. Un Disney sympathique mais franchement très dispensable.
Comprenez, Disney a fait tellement mieux !
Note:10/20
Créance De Sang
genre: thriller
année: 2002
durée: 1h50
l'histoire: Terry McCaleb est un des meilleurs agents profiler du FBI. Lorsqu'il se lance à la poursuite du tueur au code, McCaleb a un infarctus. Deux ans plus tard, il vient de subir une opération durant laquelle on lui a greffé un nouveau coeur. Peu après, la soeur de la donneuse vient lui demander d'élucider le meurtre de cette dernière.
la critique d'Alice In Oliver:
Avec Créance de Sang, sorti en 2002, Clint Eastwood décide de s'attaquer au thriller. Un genre qui reste toujours difficile.
En l'occurrence, Clint Eastwood est à la fois devant et derrière la caméra. Créance de Sang est donc un film 100 % Clint Eastwood.
Pourtant, ce thriller ne figure pas parmi les meilleurs crus de l'acteur-réalisateur et producteur.
En dehors de Clint Eastwood, Créance de Sang réunit également Jeff Daniels, Wanda De Jesus, Angelica Huston, Paul Rodriguez et Dylan Walsh.
Attention, SPOILERS ! Terry McCaleb est profiler au sein du FBI. Ce qui lui vaut une certaine célébrité dans les pages locales des journaux.
Un jour, alors qu'il est sur le point d'appréhender un tueur en série qu'il poursuit depuis longtemps, McCaleb est victime d'une crise cardiaque.
Deux ans plus tard, le voilà à la retraite forcée malgré une greffe. Mais l'arrêt forcé ne va pas durer bien longtemps : une jeune femme vient lui rendre visite pour lui demander de reprendre du service. Sa soeur a été assassinée, le coupable court toujours et le coeur de la victime aussi. Dans la poitrine de McCaleb...
Ce qui oblige l'intéressé à reprendre du service et à arrêter ce tueur en série qui continue de sévir.
A travers ce thriller, Clint Eastwood aborde plusieurs thématiques qui semblent chères à son coeur (c'est le cas de le dire): la vieillesse, la mort et l'instinct de survie de l'individu. A partir de là, Clint Eastwood signe un thriller sobre, plus ou moins efficace mais également très éloigné de la plupart des productions habituelles du début des années 2000. En résumé, Créance de Sang n'a pas grand chose à voir avec les thrillers clippesques et qui cherchent à tout prix à marquer le public.
Clint Eastwood prend son temps pour développer ses personnages, et plus particulièrement, son héros principal.
Si Terry McCaleb est plutôt attachant, on n'en dira pas autant de ce thriller, assez mou du genou et réalisé sans génie.
Enfin, même si Créance de Sang se détache un peu des thrillers du début des années 2000, il n'évite pas certaines conventions habituelles (le serial killer proche de l'entourage de Terry McCaleb et que personne ne soupçonne... Mouaif, c'est du déjà vu). Sans compter que le film perd progressivement de son intérêt, surtout dans ses 20 dernières minutes. Bref, rien de sensationnel dans ce thriller qui reste toutefois regardable un dimanche en seconde partie de soirée et si vous n'avez pas grand chose à faire !
Note: 10/20
Maciste contre les Hommes de Pierre
genre: péplum, fantastique
année: 1964
durée: 1h25
l'histoire: La méchante reine de Samar se doit de conserver le pouvoir grâce à un pacte conclu avec les hommes de pierre, des créatures réfugées dans la montagne de la mort, à qui elle offre en sacrifice des jeunes gens choisis au sein de son peuple, dont sa propre soeur. Prévenu, Maciste ne peut s'empêcher d'intervenir.
la critique d'Alice In Oliver:
Dans les années 60, Maciste et Hercule se disputent la couronne du guerrier le plus musclé et le plus courageux via plusieurs productions aux titres évocateurs.
Au hasard, nous citerons Maciste en Enfer, Maciste et les 100 Gladiateurs, Maciste: L'Homme le plus fort du Monde, Maciste contre le Cyclope, Maciste contre le Fantôme et même Maciste contre Zorro.
Et ce ne sont que quelques exemples parmi tant d'autres.
Pour la plupart, ce sont des gros nanars mais des mauvais films au charme indéniable. C'est par exemple le cas de Maciste contre les Hommes de Pierre, réalisé par Giacomo Gentilomo en 1964.
Au niveau du casting, peu ou prou d'acteurs connus, si ce n'est un certain Sergio Ciani, qui sévit ici sous le pseudonyme d'Alan Steele.
Inutile de préciser qu'il s'agit d'un bodybuilder qui impressionne davantage par sa musculature que par son jeu d'acteur, franchement médiocre (pour être gentil...). Le scénario est pour le moins idiot et juste un prétexte à un affrontement débile entre Maciste et des hommes de pierre, comme l'indique le titre du film.
Attention, SPOILERS ! La reine de Samar a signé un pacte pour le moins original avec des créatures étranges qui sévissent dans les flancs de la Montagne de la Mort.
Ces créatures, ce sont évidemment les hommes de pierre, des bonhommes en mousse, qui se déplacent un peu près aussi vite que des tortues boîteuses.
En échange, la reine doit livrer des victimes en sacrifice. Maciste est alors appelé à la rescousse et a bien l'intention de donner une leçon à nos hommes de pierre. Vous l'avez donc compris, les créatures en polystyrène sont le principal intérêt de ce gros nanar, qui oscille entre péplum et fantastique.
Toutefois, le film brille également par ses décors en carton-pâte et peut également s'appuyer sur des acteurs unanimement mauvais.
Quant à Maciste, il est la caricature du surhomme de service. C'est un guerrier invincible prêt à en découdre avec toutes les créatures qui traînent dans le coin.
Maciste aura fort à faire puisqu'il devra affronter une sorte de gorille (tout du moins, un homme déguisé en gorille) dans une grotte maléfique, sans compter une espèce de magicien, avec une tête d'oiseau qui parle.
En résumé, Giacomo Gentilomo ne nous épargne rien, sans compter une ambiance kitsch et un film complètement dépassé aujourd'hui.
Oui, Maciste contre les Hommes de Pierre a énormément souffert du poids des années. Pourtant, malgré tous ses défauts, et ils sont extrêmement nombreux, Maciste contre les Hommes de Pierre reste vraiment un gros nanar sympathique.
Note: 05/20 (et c'est très généreux !)
Note nanardeuse: 16.5/20
Les Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec
genre: aventure, adaptation
année: 2010
durée: 1h50
L'HISTOIRE: Les péripéties d'Adèle Blanc-Sec, héroïne aventurière aussi adulée que détestée, assez orgueilleuse et pince-sans-rire sur les bords, entre le ptérodactyle géant et le remède égyptien pour sauver sa soeur malade...
LA CHRONIQUE DE KOAMAE:
Avant dernier film en date de notre gros barbu spécialisé dans les productions naveteuses, ce cher Luc Besson, Les Aventures Extraordinaires D'Adèle Blanc-Sec est évidemment une adaptation des BD de Tardi.
Et que dire... Si ce n'est que c'est le meilleur film de Besson depuis Le Cinquième Elément ! Pourtant, ce film a été bien démonté par la critique.
Mais, subjectivement, il ne mérite pas cela. Tout le monde dit 'beuuuuuuuuurk.... Un film de Luc Besson'. Foutaises.
Après, objectivement, c'est sûr que ce n'est pas un énorme blockbuster qui en met plein la vue à la Avatar... Mais qu'est-ce qu'on s'en fout, en fin de compte !
Le film nous fait donc voir Louise Bourgoin (que j'ai jamais trouvé si belle que ça, en fin de compte... non, pas taper!) en Adèle Blanc-Sec (comme le vin !).
Un bout de femme pince-sans-rire, toujours pressée, rarement détendue, et orgueilleuse sur les bords, mais une putain d'aventurière... Coincée avec la maladie de sa soeur, elle part en Egypte pour essayer de déloger la momie d'un grand docteur égyptien, qui pourra faire revivre la soeur...
Parallèlement à cela, un ptérodactyle fait des ravages dans Paris (au fait, l'action se passe en 1911); comment Adèle Blanc-Sec va-t-elle sauver tout cela ? A vous de le découvrir !
La fin laisse présager une suite: Adèle Blanc-Sec embarque sur un célèbre paquebot qui a inspiré à James Cameron la plus grosse arnaque de l'histoire du cinéma...
Alors, il est vrai que le film n'est pas parfait: pour moi, l'histoire du ptérodactyle est vraiment en trop. C'est une histoire qui s'éloigne trop de l'histoire principale du film; c'est juste un truc secondaire pour attirer le public.
A la limite, il aurait fallu faire un premier film avec une première histoire, et un second film avec une autre histoire...
Mais bon, on ne va pas chier des paillassons pour ça ! Non, il faut être conscient que malgré tout ce qu'on a pu en dire, Besson, même s'il est un mauvais producteur, est un bon réalisateur, et, s'il a fait quelques merdes, il a aussi fait de très bons films. Les Aventures Extraordinaires D'Adèle Blanc-Sec appartient à cette dernière catégorie.
NOTE: 17/20
La séquence nanarde: Birdemic
Bonjour à tous ! A partir d'aujourd'hui, je vous propose une nouvelle rubrique, à savoir la séquence nanarde. Comme l'indique le titre de cette catégorie, il s'agira de vous faire découvrir un extrait ou une bande annonce particulièrement ridicule !
Pour cette première séquence, je vous propose de regarder un extrait de Birdemic, un film d'horreur (enfin... d'horreur...) avec des oiseaux pour le moins particuliers.
Brutal
genre: horreur, gore, thriller (interdit aux - 16 ans)
année: 2007
durée: 1h30
l'histoire: Zoe Adams, adjointe du shérif de sa ville, découvre des restes humains. Elle se lance alors sur la piste du tueur. Ce dernier signe ses crimes en déposant une fleur sur les corps de ses victimes.
la critique d'Alice In Oliver:
L'affiche de Brutal, réalisé par Ethan Whiley en 2007, a le mérite d'annoncer les hostilités: "Hostel rencontre Le Silence des Agneaux".
Voilà un mélange pour le moins original qui oscille entre thriller, horreur et tortures craspecs. D'ailleurs, Brutal est interdit aux moins de 16 ans.
Avec un tel titre, on est donc en droit d'attendre une boucherie dans les règles.
Hélas, Brutal est loin de posséder la force et l'inventivité de ses modèles. Au niveau du casting, on retrouve quelques visages connus du grand écran: Jeffrey Combs, Sarah Thompson et Michael Berryman.
Pour ceux qui auraient la chance de ne pas connaître Ethan Wiley, ce dernier a signé plusieurs séries B peu recommandables.
Au hasard, nous citerons Children of the Corn 4 et Black Water Valley Exorcism. Vous ne connaissez pas ces films d'horreur ?
Rassurez-vous, c'est normal ! D'autant plus que ces deux films d'épouvante sont sortis dans le plus grand anonymat.
Avec Brutal, Ethan Wiley surfe sur la vague horrifique des années 2000, à savoir sur les succès de Saw et Hostel.
L'histoire est de facture classique. Attention, SPOILERS ! Dans une petite ville américaine sans histoire, des cadavres sont retrouvés atrocement mutilés.
Ce qui ne manque pas d'inquiéter le shérif du coin, et plus particulièrement son adjointe, Zoe Adams. A partir de là, Brutal hésite entre thriller, horreur et enquête policière. L'intrigue est particulièrement inintéressante.
Même chose pour les meurtres, certes nombreux, mais rien de sensationnel non plus. Oui, notre serial killer de service ne plaisante pas et semble manier le bistouri avec un certain plaisir. Mais vu le titre du film, on était en droit d'attendre un film beaucoup plus violent et morbide. C'est d'ailleurs le plus gros défaut de Brutal.
Ethan Whiley ne parvient jamais à instaurer une ambiance putride. Sans compter des personnages lisses et quelconques.
En résumé, Brutal est un film particulièrement ennuyeux qui ne tient jamais les promesses annoncées. En vérité, Brutal se contente d'accumuler tous les poncifs du genre sans la moindre inventivité et/ou la volonté de créer un certain suspense.
En résulte un très gros navet, qui souffre également de grosses baisses de rythme. Même pas le charme d'un bon vieux nanar.
Reste la présence de ce pauvre Michael Berryman, qui semble lui aussi se faire suer.
Note: 01/20
Note naveteuse: 16.5/20
Scarface
genre: polar, action (interdit aux - 12 ans)
année: 1983
durée: 2h50
l'histoire: 1980. Tony Montana bénéficie d'une amnistie du gouvernement cubain pour retourner en Floride. Ambitieux et sans scrupule, il élabore un plan pour éliminer un caïd de la pègre et prendre la place qu'il occupait sur le marché de la drogue.
la critique d'Alice In Oliver:
A la base, Scarface, réalisé par Brian De Palma en 1983, est un remake, tout du moins une reprise, du film homonyme de Howard Hawks, sorti en 1932.
D'ailleurs, le film de Brian De Palma est dédié à la mémoire de Howard Hawks, un peu comme si l'élève remerciait le maître.
Inutile de le préciser mais Scarface va largement marquer les esprits et reste encore une référence aujourd'hui.
On peut aisément le classer parmi les films cultes et les grands classiques du cinéma. Au niveau du casting, Scarface réunit Al Pacino, Michelle Pfeiffer, Steven Bauer, Mary Elizabeth Mastrantonio, Robert Loggia, Miriam Colon, F. Murray Abraham, Paul Shenar et Harris Yulin. Comme je l'ai déjà souligné, le scénario de Scarface est une reprise du film réalisé par Howard Hawks en 1932.
Toutefois, le script, écrit par les soins d'Oliver Stone, réactualise celui de Howard Hawks et y apporte de nombreux changements.
A l'époque, Oliver Stone luttait contre sa dépendance à l'héroïne. Clairement, ce dernier point tient une place prépondérante dans le scénario.
Tous les personnages sont des toxicomanes en puissance. Pour le nom de Tony Montana, Oliver Stone s'est inspiré d'un joueur de football américain, Joe Montana.
Dans un premier temps, c'est Robert De Niro qui sera pressenti pour interpréter le gangster cubain. Mais l'acteur déclinera l'invitation.
Finalement, c'est Al Pacino qui sera l'heureux élu. Même remarque pour le personnage d'Elvira Hancock, interprétée par Michelle Pfeiffer.
Plusieurs actrices seront approchées et/ou auditionnées: Rosanna Arquette, Jennifer Jason Leigh, Kelly McGillis, Sharon Stone, Glenn Close, Carrie Fisher, Melanie Griffith, Kim Basinger, Kathleen Turner et même Brooke Shields !

Même chose pour la réalisation du film. A la base, Scarface devait être confié aux soins de Sidney Lumet mais le cinéaste se désistera, jugeant le film trop violent.
Il est alors remplacé par Brian De Palma, totalement conquis par le script. Pour l'anecdote, Steven Spielberg viendra participer au tournage, notamment dans la réalisation de la séquence finale, extrêmement violente et à couper le souffle.
Certes, comme je l'ai déjà souligné, Scarface est aujourd'hui considéré comme un film culte et un noble classique du septième art.
Pourtant, à sa sortie, le film rencontrera des réactions mitigées et plusieurs critiques négatives de la part de la presse cinéma.
Toutefois, Scarface cartonne au box-office américain et rapporte de nombreuses recettes dans le monde entier.
Un grand succès qui se confirmera encore davantage lors de sa sortie sur le marché vidéo.
Dès les premières minutes, Brian De Palma a le mérite d'annoncer les hostilités via une séquence très violente avec une tronçonneuse.
C'est une séquence particulièrement sanglante qui continue de poursuivre le spectateur tout au long du film.
Sans compter la fin, quasi apocalyptique, dantesque et presque indescriptible. D'ailleurs, lors de sa sortie, Scarface sera interdit aux moins de 17 ans aux Etats-Unis. En France, le film n'écope que d'une interdiction aux moins de 12 ans.
Pour le reste, Scarface suit le parcours et l'ascension pour le moins atypique de Tony Montana, un criminel ambitieux et sans scrupule, qui cherche par tous les moyens à gravir les marches de la gloire.
Tony Montana est un homme déterminé et prêt à tout pour parvenir à ses fins. A partir de là, Scarface brasse toutes les thématiques du genre: la trahison, la vengeance, la jalousie, le pouvoir, l'argent et les femmes fatales.
Evidemment, la drogue tient une place prépondérante.
Scarface doit également beaucoup à son interprète principal, Al Pacino, totalement investi dans son personnage.
Ce dernier ne joue pas Tony Montana. Il est Tony Montana ! Mais l'homme se fait aussi beaucoup d'ennemis. A tel point qu'il devient complètement paranoïaque. Attention également à ne pas approcher de trop près sa soeur, Gina (Mary Elizabeth Mastrantonio), sous peine d'être purement et simplement exécuté !
"The World is Yours !": telle est la devise de notre anti-héros. Ce sont les maîtres mots du film et Brian De Palma exploite cette même devise avec une folie jubilatoire. Car oui, Scarface est un film complètement fou !
Les vulgarités, les fuck à tout bout de champ et toutes les expressions qui tournent autour de l'argent sont les principales phrases débitées par Tony Montana.
Mais ce dernier paiera très cher son ambition démesurée, se repoudrant régulièrement les narines et se prenant carrément pour une sorte de demi-dieu à la fin du film. Bref, Scarface reste un polar essentiel, un gros film de malade mais aussi une oeuvre incontournable pour tout cinéphile qui se respecte.
Note: 18.5/20
SCARFACE - Blu-Ray Trailer 2011 [HQ]
Zombie Wars
Genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
année: 2006
durée: 1h20
l'histoire: Organisés en cellules militaires, les rescapés tentent de survivre à l'Apocalypse. Malheureusement, une nuit, les résistants subissent une attaque des forces zombies. Parmi eux, David et Star sont capturés et emmenés dans la ville des zombies.
la critique d'Alice In Oliver:
Le genre zombie est décidemment inépuisable, mais donne souvent lieu à films d'horreur peu recommandables, surtout quand certaines productions fauchées essaient d'apporter un nouveau souffle. C'est ce que tente maladroitement de faire David A. Prior avec Zombie Wars, une série Z réalisée en 2006.
Tout le problème de cette production réside justement dans cette volonté d'innover un peu. Malheureusement, les bonnes intentions s'arrêtent bien là !
En vérité, Zombie Wars souffre d'un scénario pour le moins idiot, qui vient clairement renifler du côté de La Planète des Singes.
Je m'explique... Premièrement, le film se déroule après l'Apocalypse. Désormais, la Terre n'est plus grouvernée par les hommes mais par des zombies intelligents.
Désormais, les rares survivants doivent se contenter de vivre dans les bois pendant que les morts-vivants se torchent le derche dans des villes luxueuses.
Avouez que ce n'était pas gagné avec un scénario pareil !
Mais un jour, un camp humain est attaqué par les zombies du coin. David et Star sont capturés et destinés à devenir les esclaves des morts-vivants.
Oui, mais voilà, nos deux huluberlus sont des petits rebelles et refusent d'obéir aux ordres. A partir de là, bienvenue dans un grand festival de nanardise ! Clairment, David A. Prior ne recule devant aucune excentricité.
Premièrement, il est étonnant de voir autant de paysages boisés dans un film qui se situe après l'Apocalypse. Ensuite, il y a aussi ces zombies ridicules et maquillés comme de vulgaires clodos. Clairement, on se situe davantage chez Jess Franco (L'Abime des Morts Vivants) que chez George Romero (la trilogie des morts-vivants).
Ensuite, Zombie Wars est desservi par un budget fauché et doit composer avec les moyens du bord, soit trois francs six sous.
Sans compter des acteurs unanimement mauvais, probablement des amateurs... Et puis, il y a aussi les doublages en français, réalisés par de véritables incompétents. Enfin, le film souffre également de baisses de rythme.
Quand les zombies sont visibles à l'écran, l'hilarité est toujours au rendez-vous. En revanche, le film souffre de nombreux bavardages, qui plombent totalement cette série Z. Bref, que des défauts pour cette grosse purge en puissance, qui devrait toutefois satisfaire les nanardeurs les plus avertis.
Note: pas envie de noter ça
Tonnerre Sous Les Tropiques
Genre: action, guerre, parodie
Année: 2008
Durée: 1H48
L'histoire: Speedman, acteur de films d'actions, Lazarus, acteur multioscarisémultioscarisé, Portnoy, acteur de comédies grasses, Sandusky le jeunot de service et Chino le rappeur sont réunis pour tourner le biopic (film racontant la vie d'une personne) d'un vétéran du vietnam, sous la direction de CockburnCockburn réalisateur incompétent mais plein de rêve. Mais le tournage tourne vite à la débacle et le réalisateur songe alors à une façon extrême pour terminer son film.
La critique de Borat
Depuis environ 10 ans, les américains se sont mis en tête, après le succès de Scary Movie, de faire des films parodiques en tout genre, la plupart se situant presque exclusivement en-dessous de la ceinture.
Mais quand l'un des big boss de la comédie US actuelle se met en tête de faire une comédie parodiant l'industrie hollywoodienne, ça donne une satire imparable.
Ben Stiller réussit alors un énorme pari qui aura d'ailleurs un sacré succès. Mais là où il réussit le mieux, c'est de prendre certains acteurs à contre pied de leurs rôles habituels.
En partie l'improbable Tom Cruise qui contrôle de plus en plus sa personnalité (voir les tabloïds), et ici se fout carrément de ses anciens rôles d'action man.
Il incarne Les Grossman, producteur véreux (qui a parlé de Bruckeimer ?!), chauve, barbu, gros, dansant sur du hip hop et surtout, vulgaire et cynique.
Un rôle imparable, l'un des meilleurs de sa carrière. Mais aussi Matthew McConaughey, agent amateur de Wii Sport, amateur de nichons dans des bouquins douteux et prêt à tout pour garder son client très juteux.
On remarquera aussi Jennifer Love Hewitt (version longue du DVD) en danseuse très sexy, qui affole un Jack Black complètement shooté !
Puis on retrouve notre petite team. Stiller parodiant allégrement Schwarzy, période Predator, en étant froid dans ses films, mais con comme un manche à balai dans la vie réelle. Jack Black et ses Gros Lards font bien sûr pensé à Eddie Murphy et Le professeur Foldingue. Allant jusqu'à parodier la scène du repas avec des pets !
Robert Downey Jr qui, depuis Zodiac et surtout Iron Man, semble vraiment de retour et ce n'est pas plus mal. Son rôle est une énorme critique de l'actor's studios allant jusqu'à changer de peau pour incarner un sergent afro américain !
Brandon Jackson incarne un rappeur qui kiffe les chattes dans ses chansons mais est en fait homosexuel ! Jay Baruchel incarne à merveille le débutant bavard critiquant d'ailleurs les supports HD !
Nick Nolte en écrivain patriotique mais en aucun cas un soldat, livre une excellente prestation tout en humour pour un acteur qui se fait de plus en plus rare.
Steve Coogan incarne à merveille un réalisateur complètement dépassé faisant référence à Coppola sur Apocalypse Now, qui fut dans une énorme folie suite à des emmerdes multiples.
Très drôle, très référencé, bien interprété, moments cultes dont cette discussion autour des handicapés au cinéma incroyable de vérité ainsi que les titres des films du vrai Al Pacino devant Alpa Chino.
Franchement la meilleure comédie de l'année dernière et l'un des plus mémorables de ces 10 dernières années.
Note:18/20
36, Quai Des Orfèvres
genre: policier (interdit aux - 12 ans)
année: 2004
durée: 1h50
l'histoire: Paris. Depuis quelques mois, un gang de braqueurs opère en toute impunité avec une rare violence. Le directeur de la PJ, Robert Mancini a été parfaitement clair avec ses deux lieutenants les plus directs, Léo Vrinks et Denis Klein: celui qui fera tomber ce gang le remplacera à son poste de grand patron du 36, quai des Orfèvres.
la critique d'Alice In Oliver:
Ce n'est pas la première fois que la célèbre adresse de la police judiciaire de Paris est utilisée dans un film.
Pour mémoire, je renvoie à Quai des Orfèvres, réalisé par Henri-Georges Cluzot en 1947 et avec Louis Jouvet.
Avec 36, Quai des Orfèvres, sorti en 2004, Olivier Marchal a pour ambition de signer un polar ambitieux, largement inspiré d'un fait réel.
Le scénario du film, écrit par Olivier Marchal en collaboration avec Franck Mancuso, Julien Rappeneau et Dominique Loiseau, s'inspire de l'affaire des gangs des ripoux, qui a touché le 36, Quai des Orfèvres dans les années 80.
Parmi les accusés, se trouve le même Dominique Loiseau, condamné à une peine de prison, puis finalement grâcié en 1993.
L'intéressé vient donc apporter sa pierre à l'édifice en tant que co-scénariste du film. Au niveau des acteurs, 36, Quai des Orfèvres réunit un casting de prestige: Daniel Auteuil, Gérard Depardieu, André Dussolier, Valeria Golino, Roschdy Zem, Mylène Demongeot, Francis Renaud, Daniel Duval et Anne Consigny.
Au niveau du scénario, 36, Quai des Orfèvres propose un affrontement psychologique entre deux policiers: Léo Vrinks (Daniel Auteuil) et Denis Klein (Gérard Depardieu).
Clairement, la confrontation entre les deux acteurs tient toutes ses promesses. En résumé, 36, Quai des Orfèvres signe le grand retour du polar.
Cela faisait bien longtemps que le cinéma français n'avait pas proposé un film aussi noir, âpre et viscéral. Pour cela, Oliver Marchal peut s'appuyer sur d'excellents acteurs. C'est donc un Daniel Auteuil des grands jours qui campe un flic brisé par son adversaire, Denis Klein.
Dans le rôle de ce flic corrompu, Gérard Depardieu livre également une grande performance. Même remarque pour les seconds rôles.
Olivier Marchal a le mérite de se focaliser sur deux policiers aux personnalités opposées. C'est donc un duel à distance qui s'engage.
En même temps, Olivier Marchal est un ancien flic. Visiblement, le cinéaste connaît bien son sujet et sait de quoi il parle.
Ce qui donne au film une certaine crédibilité et un très grand réalisme. Ensuite, la mise en scène d'Olivier Marchal confère à ce polar une tonalité sombre, glauque et terriblement violente. L'interdiction aux moins de 12 ans est entièrement justifiée.
Avec ce film policier, Olivier Marchal a bien l'intention d'égaler les meilleurs films du genre. On pense parfois à Heat de Michael Mann, d'autant plus qu'Olivier Marchal signe quelques séquences à couper le souffle.
Le meilleur film du cinéaste à ce jour, point barre !
Note: 16.5/20
Joy
genre: érotique (interdit aux - 16 ans)
année: 1983
durée: 1h40
l'histoire: Mannequin parisienne, Joy accumule les aventures amoureuses, à la recherche de l'idéal masculin. Joy croit avoir trouvé la perle rare lorsqu'elle rencontre Marc, un architecte d'âge mûr.
la critique d'Alice In Oliver:
Evidemment, le succès de la saga Emmanuelle et de ses dérivés inspirent le cinéma érotique. Dans cette logique, les producteurs s'intéressent aux aventures d'une nouvelle libertine, inspirées par le roman de Joy Laurey.
Ce qui donne Joy, réalisé par Sergio Bergonzelli en 1983. A noter que le cinéaste sévit ici sous le pseudonyme de Sergio Bergon.
Claudia Udy interprète la célèbre libertine, une mannequin parisienne déçue par la gente masculine mais toujours à la recherche de l'idéal masculin.
Elle croit avoir trouvé l'homme parfait en la personne de Marc, un cinquantenaire qui semble bien sous tout rapport.
Mais Marc n'est pas forcément le petit bourgeois qu'il voudrait paraître.
Notre cinquantenaire est également un petit lubrique, qui a bien l'intention de faire découvrir à sa nouvelle dulcinée les joies du sexe et des orgies dans des clubs privés. Vous l'avez donc compris: le scénario fait partie des abonnés absents et n'est qu'un prétexte pour dénuder son actrice principale.
Certes, Claudia Udy est très belle. Hélas, son jeu d'actrice laisse sacrément à désirer.
Pour les amateurs, Joy est un film érotique et est interdit aux moins de 16 ans. Ne vous attendez donc pas à voir des scènes de pénétration.
Ca reste un film de charme qui compte sur les courbes généreuses de son interprète principale pour faire durer le plaisir.
Donc, pas de quoi affoler Monsieur Bistouquette ! En résumé, Joy n'apporte pas grand chose de neuf au genre si ce n'est une nouvelle vision de l'érotisme via des parties de débauche et de jambes en l'air.
En dehors de cela, pas grand chose à signaler. Dans l'ensemble, Joy reste profondément ennuyeux. Pourtant, ce film érotique connaîtra un certain succès, à tel point qu'il va inspirer de nombreux dérivés, notamment Joy et Joan, avec Brigitte Lahaie, et plusieurs téléfilms, avec Zara Whites.
Seule nouveauté par rapport à Emmanuelle, Joy a pour prétention d'aborder la sexualité dans les hautes sphères de la société.
Visiblement, nos petits bourgeois semblent s'éclater dans des orgies et dans des clubs privés. Joy en fera la douloureuse expérience.
Paradoxalement, elle y trouvera aussi du plaisir et découvrira de nouveaux aspects de la sexualité. Donc, avis aux amateurs, soit deux personnes dans le monde.
Note: 03/20
Note naveteuse: 16/20
Spirit L'Etalon Des Plaines

Genre: l'Ouest vu par un cheval.
Durée: 1h24.
Année: 2002.
L'histoire: Spirit est un cheval mustang, né dans l'ouest des Etats Unis, au temps de la conquête. Alors qu'il est ébloui par une lumière, il se fait capturer par des soldats américains de passage...
La critique de Borat
En 2002 et entre deux Shrek, les studios Dreamworks produisent Spirit, l'étalon des plaines de Kelly Asbury et Lorna Cook.
Un film d'animation où ça parle assez peu. Matt Damon en VO et Damien Boisseau en VF incarnent Spirit, mais l'animal ne parle pas, mais narre l'histoire.
Parti pris assez rare, les studios préférant les animaux parlant. On retrouve également James Cromwell et Daniel Studi.
A noter que, le film fut projeté au Festival de Cannes. Comme La route d'Eldorado, il s'agit d'un des Dreamworks les moins connus, mais ça n'en fait un mauvais film bien au contraire. Comme je vous le disais ci-dessus, il y a peu de dialogues.
Ces derniers sont remplacés par des chansons, interprétés en anglais et en français par Brian Adams. Bon parfois, ça fait guimauve, mais ça va dans l'ensemble.
Spirit est finalement une sorte de western (en même temps, le film se situe dans la conquête de l'ouest), ouù le héros n'est ni un cowboy, ni un indien, mais un cheval.
Un parti pris étonnant, montrant une vision différente de l'ouest. Ainsi, Spirit est assez vite capturé et montre qu'il ne se laisse pas faire.
On relèvera une séquence amusante où on le voit faire voler bon nombre de ses cavaliers.
Mais il est désigné pour être dompté et utilisé. De plus, il est éloigné à chaque fois un peu plus de sa famille. L'animation mélange habilement personnages en 2D et décors en images de synthèse, et est de toute beauté.
Il n'y a qu'à voir la séquence spectaculaire avec le train qui déboule. La poursuite finale est également impressionante.
Je reprocherai pourtant à ce film d'être trop court. 1h24, c'est vraiment trop peu.
Une sorte de western animé passionnant et bien fait.
Note:17/20
Raptor
genre: horreur, gore (interdit aux - 16 ans)
année: 2001
durée: 1h25
l'histoire: Le shérif d'une petite bourgade américaine se retrouve confronté à une série de morts violentes. Le shérif découvre un laboratoire secret défense, fermé depuis longtemps par le Pentagone. Les expérimentations consistaient à étudier l'ADN des dinosaures.
la critique d'Alice In Oliver:
Et non, Roger Corman n'a pas formé que des bons réalisateurs. Certes, sur sa carte de visitie, Roger Corman peut se targuer d'avoir initié des noms tels que James Cameron ou encore Joe Dante, pour ne citer que ceux-là.
Mais Roger Corman a aussi formé des tâcherons et des nanarmen en devenir. Preuve en est avec Jim Wynorski, réalisateur de Raptor, sorti en 2001.
Ancien élève de Roger Corman, Jim Wynorski semble avoir été marqué par la trilogie Carnosaur, initiée par son modèle.
Pire encore, Jim Wynorski signe une pâle copie, voire un remake des trois films produits par Roger Corman. En résumé, vous avez trois films pour le prix d'un, Jim Wynorski reprenant certains stock-shots des différents volets de la trilogie, immédiatement reconnaissables, la faute revenant à des erreurs de montage et de changements dans la photographie.
Bienvenue dans Raptor ! Au niveau du scénario, Raptor est un mélange de Carnosaur 2 et de Carnosaur 3. Ici, il est donc question d'un shérif (le pauvre Eric Roberts) et de sa belle donzelle (Melissa Brasselle), qui se retrouvent confrontés à une série de meurtres horribles. Des cadavres atrocement mutilés sont retrouvés dans une petite bourgade américaine. Les responsables ?
Des dinosaures affamés de chair humaine, qui ressemblent davantage à des poupées animées avec les moyens du bord, soit un budget correspondant au SMIC albanais.
Par la suite, le shérif et sa fiancée découvrent un ancien laboratoire top secret dans lequel ont eu lieu d'étranges expérimentations sur des dinosaures.
Ces mêmes expériences ont été commanditées par un scientifique complètement chtarbé (Corbin Bernsen). Très vite, des militaires interviennent pour tuer les créatures génétiquement modifiées.
Sur ce dernier point, Raptor emprunte de nombreuses séquences à Carnosaur 3.
Clairement, le film ne recule devant aucune excentricité. En dehors des stock-shots repris sur la trilogie de Roger Corman, Raptor multiplie les invraissemblances et passe souvent d'une séquence à une autre sans établir de liens logiques.
Vous l'avez donc compris: Raptor tient une place de choix sur le nanaromètre. Certes, cette série Z est interdite aux moins de 16 ans.
Mais n'ayez crainte, même si le gore et les séquences de carnage sont au rendez-vous, la peur cède souvent la place à l'hilarité générale.
Note: je passe !
Note nanardeuse: 17/20
Inside Man: L'Homme De L'Intérieur
genre: policier
année: 2006
durée: 2h10
l'histoire: Le décor: une grande banque de Manhattan. Les protagonistes: un commando masqué et des otages affolés, contraints de revêtir la même combinaison que les braqueurs. L'enjeu: la salle des coffres ou un vieux secret dont seules deux personnes connaissent le secret ?
la critique d'Alice In Oliver:
Etonnant de retrouver Spike Lee à la réalisation de Inside Man: L'Homme de l'Intérieur, une grosse production, sortie en 2006.
En effet, Spike Lee s'est surtout fait connaître par des films violents et engagés. Au hasard, nous citerons Do The Right Thing ou encore Malcolm X.
Au niveau des acteurs, Inside Man réunit Clive Owen, Denzel Washington, Jodie Foster, Christopher Plummer et Willem Dafoe.
Au niveau du scénario, Spike Lee cherche à brouiller les pistes. Le début du film n'est pas sans rappeler Un Après Midi de Chien, réalisé par Sidney Lumet en 1976, et avec Al Pacino. D'ailleurs, Spike Lee s'en amuse et cite carrément le film via une courte réplique. Il est donc question ici du braquage d'une banque.
Dans un premier temps, tout laisse croire que ces nouveaux criminels cagoulés, lunettés et armés, s'apprêtent à dérober le coffre-fort d'une grande banque de Manhattan.
Pour se faire entendre, le leader de la bande, Dalton (Clive Owen) détient des otages et entend négocier avec la police, notamment avec l'inspecteur Keith Frazier (Denzel Washington). Pourtant, l'intrigue se veut plus complexe.
Visiblement, les braqueurs ne semblent guère intéressés par le butin de la banque. Très vite, le directeur (Christopher Plummer) commence à avoir des inquiétudes. Vient également s'ajouter une femme d'affaires, Madeleine White (Jodie Foster), qui défend les intérêt de ce dernier.
Rassurez-vous, je n'en dirai pas davantage sur les suites de l'histoire, volontairement labyrinthique, mais pas incompréhensible non plus.
Néanmoins, il sera nécessaire de bien suivre les différents enjeux du scénario, ainsi que les motivations des divers protagonistes.
Pour l'anecdote, Spike Lee avait pour ambition de tourner une suite en 2010 mais le cinéaste annulera finalement le projet.
Toujours est-il que Inside Man reste un film au scénario malin. L'essentiel de l'action se déroule presque exclusivement dans une banque.
Ensuite, le film peut s'appuyer sur des personnages hauts en couleurs. Clairement, Inside Man prend fait et cause pour son héros principal, donc, Dalton et son combat acharné pour faire triompher la vérité.
Ce dernier met au point un habile stratagème. Lui et ses compagnons d'armes sont déguisés en peintres.
Ils forcent les otages à revêtir la même combinaison. Au final, tout le monde se ressemble. Impossible alors de distinguer les otages des braqueurs.
C'est l'idée centrale du film. La confrontation entre Clive Owen et Denzel Washington tient toutes ses promesses.
Mais il ne faudrait pas oublier non plus la très bonne partition de Christopher Plummer, excellent en banquier qui aimerait faire oublier son sinistre passé, et Jodie Foster en femme d'affaires arrogante et manipulatrice.
A partir de ces différents éléments, Spike Lee signe un polar solide, parfois jubilatoire et non dénué de cynisme et d'humour noir.
Note: 16/20
Inside man - l'homme de l'intérieur 1
Elektra
genre: fantastique
année: 2005
durée: 1h30
l'histoire: Elektra, la tueuse légendaire, a pour mission de liquider ses nouveaux voisins, Mark Miller et sa fille Abby, que poursuit la maléfique organisation, La Main. Mais la belle se retourne contre ses commanditaires et décide de sauver ses proies.
la critique d'Alice In Oliver:
Les succès de la saga X-Men et de Spiderman au cinéma poussent les producteurs à signer de nouvelles aventures inspirées des comics Marvel.
Pour le meilleur mais aussi pour le pire. Preuve en est avec Elektra, réalisé par Rob Bowman en 2005.
Au niveau du casting, le film réunit Jennifer Garner, Kirsten Prout (qui porte si bien son nom), Goran Visnjic et Terence Stamp.
Ce n'est pas la première fois que cette nouvelle héroïne fait son apparition au cinéma. Pour mémoire, Elektra était déjà présente dans le très mauvais Daredevil au côté de Ben Affleck. Rassurez-vous, l'acteur n'est pas de la partie.
Pourtant, Elektra commet l'exploit d'être encore plus médiocre que son modèle. Ce qui constitue tout de même un petit miracle tant Daredevil fait office de mauvais élève.
On finirait presque par regretter le fillm tout pourri avec Ben Affleck, et j'exagère à peine. Oui, Elektra est bel et bien la catastrophe annoncée.
Pour l'anecdote, Jennifer Garner aurait reconnu elle-même la médiocrité du film, notamment auprès de son compagnon, Michael Vartan.
Mais tenue par son contrat, qui l'obligeait à reprendre le costume de la super héroïne après le nullissime Daredevil, l'actrice n'a pas pu se désister du tournage.
D'ailleurs, ce n'est pas un hasard, Elektra sera un véritable échec au box-office, ne permettant même pas de rentabiliser les frais de production.
Pire encore, le film est assassiné par la presse cinéma. Il faut bien le reconnaître: ce long-métrage est une grosse purge dans les règles et constitue probablement le plus mauvais film de super héros des années 2000.
Un triste titre qu'il partage avec Catwoman, qui détient sans aucun doute la palme de la médiocrité.
En vérité, Elektra souffre d'un scénario poussif, archi-prévisible et proche du néant total. Le film suit alors les aventures peu passionnantes (pour être gentil...) de la même Elektra, une tueuse redoutable au service d'une organisation criminelle, Le Spectre. Cette dernière est chargée d'éliminer ses nouveaux voisins, Mark et sa fille Abby.
Pourtant, Elektra se lie d'amitié avec Abby et lui apprend quelques rudiments de combat. La nouvelle élève se révèle particulièrement douée et constitue un danger potentiel, qu'il faut éliminer.
Mais Elektra ne peut se résoudre à tuer la jeune fille et protège cette dernière de guerriers aux pouvoirs fantastiques.
A partir de là, le film multiplie les séquences de bastons fantaisistes et surfe sur la vague de Tigre et Dragon, le talent et l'imagination en moins.
La séquence de combat dans une forêt du coin est un grand moment de solitude. Enfin, Rob Bowman ne parvient jamais à rendre son héroïne attachante.
Clairement, on se contrefout de ses sentiments et de son histoire avec un papa gâteau et une fillette en manque de mère.
Bref, une très mauvaise adaptation que l'on préférera oublier vite, très vite...
Note: pas envie de noter ça
Payback

Genre:polar fendard.
Durée:1h40.
Année:1999.
L'histoire:L'Organisation n'aime pas que ses employés travaillent en indépendant.Porter en est un des leurs et l'un des meilleurs.Lors d'un hold up,son associé,Val Resnick,le double,pour payer ses dettes.Laissé pour mort,Porter compte bien retrouver son magot,quitte à tuer Val et ses anciens employeurs...
La critique de Borat
Suite au succès de LA Confidential, Brian Helgeland, scénariste de ce dernier, s'est mis à la réalisation avec Payback,f ilm de vengeance avec Mel Gibson en tête d'affiche. Tout se passe bien jusqu'à ce que la Warner foute le boxon.
Trop violent selon eux, le film sera remonté par la production. Laissant Helgeland dans une belle merde. Inutile de dire que le film a fait un four.
Payback sera rattrapé par son DVD et pour les plus chanceux,en version longue (en laser disc il me semble). Finalement, le premier film d'Helgeland est très bon.
Gibson semble s'éclater comme une bête à incarner un tueur laissé pour mort et au sens de l'humour incorrigible. A noter,qu'on retrouve aussi Maria Bello, ex-maîtresse du tueur, Lucy Liu, criminelle masochiste (certaines de ses scènes sont à se rouler par terre), et Kris Kristofferson, patron de l'Organisation.
Le film se révèle efficace, porté par un acteur principal remarquable. La revanche du tueur n'est pas sans obstacle, ce dernier se faisant casser la gueule une paire de fois. L'interdiction aux moins de 16 ans est quand même exagérée.
Un polar fort efficace avec un Mel Gibson incroyable.
Note:16/20
Intraçable
genre: horreur, thriller (interdit aux - 16 ans)
année: 2008
durée: 1h40
l'histoire: L'agent spécial du FBI, Jennifer Marsh est chargée de traquer les hackers qui utilisent internet à des fins criminelles. Bientôt, un prédateur d'un nouveau genre commence à diffuser des images de tortures infligées à ses victimes, invitant les spectateurs à participer à l'exécution.
la critique d'Alice In Oliver:
Gare aux dangers du net, la Toile devenant de plus en plus un objet envahi par les virus frauduleux et les hackers à la recherche de nouvelles proies.
Tel est l'avertissement dressé par Intraçable, réalisé par Gregory Hoblit en 2008. Certes, le concept n'est pas forcément inintéressant.
Clairement, le cinéaste surfe sur la vague Saw et Hostel en signant un nouveau film de tortures.
Le scénario est de facture classique. Un redoutable prédateur traîne sur la Toile. Il propose des vidéos dans lesquelles des victimes sont torturées et assassinées.
Leur mort dépend du buzz provoqué ou non par cette même vidéo. Plus il y a de personnes qui regardent son film, plus la victime a des chances de mourir.
Le spectateur participe malgré lui à l'exécution d'un innocent.
Jennifer Marsh (Diane Lane), un agent spécial du FBI, mène l'enquête. Spécialisée dans la traque des hackers, cette femme cinquantenaire a tout vu.
Mais cette fois-ci, cette série de meurtres dépasse l'entendement. Internet est devenu totalement incontrôlable, semble nous dire Gregory Hoblit.
Evidemment, le psychopathe constitue un tueur introuvable et insaisissable.
A partir de là, Intraçable oscille entre horreur, tortures et thriller de seconde partie du dimanche soir. Certes, le film est interdit aux moins de 16 ans.
Malheureusement, cette nouvelle péloche horrifique prête davantage à sourire. La faute revient à un scénario pour le moins idiot.
Premièrement, Gregory Hoblit peine réellement à exploiter un concept pourtant prometteur.
Ensuite, le visage du serial killer est dévoilé après une petite demie heure de bobine. Ne vous attendez donc pas à un grand film d'angoisse et/ou de suspense.
Ne parlons même pas des invraissemblances et du manque de rythme, d'autant plus que ce nouveau psychopathe, qui sévit sur la Toile, constitue un criminel peu convaincant. A cela, rajoutez une idéologie des plus moralisatrices sur les dangers du net et une fin complètement débile.
Et oui, les vidéos tournées par notre meurtrier du dimanche soir influencent de nouveaux hackers en herbe. Bref, un gros nanar consternant, involontairement drôle et qui pue sérieusement du derche !
Note: Non !
Jack Johnson, le champion qui divisa l'Amérique
Genre : Documentaire
Année : 2004
Durée : 1H30
L’histoire : Au début du XXéme siècle, Jack Johnson un boxeur noir fait parler de lui. En effet alors que les afro-américains vivent une époque très dure de discrimination, ce sportif hors du commun remet en cause la domination de l’Amérique blanche sur le ring. Interdit de combattre pour le titre pendant des années il finira par atteindre son but et deviendra le premier champion du monde de couleur dans la catégorie reine des poids lourds. Mais l’Amérique n’est pas prête à tolérer son règne.
La critique de Vince12 :
Dans la boxe poids lourds, on parle souvent de Mohammed Ali ou de Joe Louis, deux champions de couleur qui sont généralement considérés comme les plus grands poids lourds de tous les temps.
Mais avant eux, il y a eu un autre homme qui a marqué les poids lourds, cet homme c’est Jack Johnson qui n’est autre que le premier champion du monde noir de l’histoire. Mais c’est également la première grande star mondiale du noble art.
Et oui, la première vedette des lourds, ce n’est pas Jack Dempsey comme le voulaient les blancs américains de l’époque.
Cela s’explique tout simplement par le fait que Johnson a été haï par l’Amérique blanche.
Attention SPOILERS
Fin du XIXéme siècle, la boxe est un sport qui fait parler mais qui reste encore interdit dans plusieurs états. B
eaucoup de combat truqués, pas de soigneur et les gants viennent de faire leur apparition. Mais un américain fait parler de lui, John Lawrence Sullivan, le champion du monde des poids lourds. Celui-ci prétend qu’il est prêt à affronter n’importe qui sauf des noirs qui à l’époque sont considérés comme des « non entités ».
En effet si officiellement les noirs ne sont plus des esclaves ils subissent encore une énorme discrimination et un nombre incroyable de lynchage a lieu en cette fin de XIXéme siècle.
Jack Johnson est un noir américain qui a grandi à Galveston au Texas, son père travaille dur pour le bonheur de sa famille.
Jack essaie bien vite de l’imiter mais il veut quitter Galveston et partir à New York. S’essayant à une série de bouleaux (Balayeur chez un barbier, portier, chauffeur, …) il ne parvient pas à percer. C’est alors qu’il découvre la boxe.
Cependant ce sport semble avant tout réservé aux blancs. Johnson parvient cependant à se frayer un chemin en se faisant Sparring Partner.
Il va alors enchaîner des combats qui se solde la plupart du temps par des victoires ce qui lui permet de gagner assez d’argent. Il est aussi passionné de lecture et notamment par le personnage de Napoléon.
Johnson est également le premier boxeur à utiliser un style. Alors qu’à l’époque les combats de boxe ressemblent surtout à des rixes de bar, Johnson utilise un style décontracté et défensif.
Il laisse son adversaire attaquer pour le bloquer et le contrer en puissance. Ses rivaux sont littéralement dépassés par sa vitesse et son style.
Tout cela rend cependant Johnson impopulaire. D’abord l’Amérique ne supporte pas de voir un noir matraquer des blancs.
Ensuite, son style déçoit ceux qui sont venus pour voir une bagarre de rue.
De ce fait la technique de Johnson est décrite par la presse comme de la paresse et de la lâcheté. En revanche, quand James Corbett utilise le même style pour battre Sullivan et s’emparer du titre, on décrit le nouveau champion comme le boxeur le plus rusé au monde.
Johnson veut affronter Corbett mais ce dernier fait de la discrimination et refuse d’affronter un noir pour le titre.
Au début du vingtième siècle, Un nouveau champion du monde des poids lourds fait son apparition, James J Jeffries.
Il devient le symbole d’une Amérique blanche forte. Invaincu, la presse le décrit comme invincible. Johnson veut relever le défi mais Jeffries refuse « d’affronter un nègre pour le titre ».
Mais sur le ring, Jack Johnson alias le géant de Galveston enchaîne les victoires, si bien que le magazine sportif « Police Gazette » fait pression sur Jeffries pour qu’il rencontre Johnson. Ce dernier va même jusqu'à provoquer le champion dans un bar.
Mais Jeffries n’en démord pas, il se retire invaincu pour purger sa retraite dans un ranch.
C’est Marvin hart qui le remplace, pour peu de temps car il est lui-même détrôné par le canadien Tommy Burns.
A nouveau, Johnson pense saisir sa chance puisque Burns semble faire moins de discrimination que ces prédécesseurs.
Mais toutes les excuses sont bonnes, Burns exige 30 000 dollars pour combattre Johnson ce qui à l’époque est une somme considérable.
Burns est persuadé que personne ne lui proposera cette somme. Il se trompe, un organisateur australien du nom de Hugh McIntosh rassemble les fonds. Le combat aura lieu à Sydney.
« Je vais battre ce sale négro, aussi vrai que je m’appelle Tommy Burns » déclare le champion mais justement Burns n’est pas son vrai nom il se nomme en réalité Noah Brusso.
Dans l’arène, la police est prête à intervenir, l’ambiance est électrique. Burns et son équipe envoie des insultes à Johnson.
Mais celui n’en à que faire et domine le combat. Il envoie même Burns faire un voyage au tapis. Alors que le champion est sur le point de s’écrouler, Johnson rancunier l’empêche de tomber pour l’humilier encore plus.
La police arrête le combat et ordonne aux caméras de couper afin qu’on ne puisse pas voir la victoire d’un boxeur noir.
Johnson devient alors champions du monde. Partout des émeutes éclatent en faisant plusieurs morts.
On ne cesse de lui mettre des challengers blancs dans les pattes mais il les détruit tous. Cependant il fait lui aussi de la discrimination, en refusant d’affronter des boxeurs noirs comme par exemple le légendaire Sam Langford.
Le peuple américain via les journaux fait pression afin que Jeffries sorte de sa retraite pour affronter le nouveau champion, prenant pour slogan « Monsieur Jeffries la race blanche a besoin de vous ».
Jeffries qui pèse désormais 135 kilos accepte le combat. Au cours de son entraînement, il perd 45 kilos et semble prêt à vaincre le champion.
Il est baptisé « le grand espoir des blancs ».
« Le combat du siècle », comme on l’appelle, a lieu à Reno. Jeffries tente d’attaquer mais il est contré par Johnson. Le champion noir casse le nez du challenger.
A la quinzième reprise Johnson envoie Jeffries trois fois au tapis, l’équipe de l’ancien champion abandonne. Johnson bat Jeffries et atteint son apogée.
Plus tard, le vaincu déclara « même au meilleur de ma forme, je n’aurais jamais battu Johnson ».
Le champion noir profite de sa gloire, il achète de belles voitures et roule à toute vitesse à travers l’Amérique.
Mais il a aussi des aventures avec des femmes blanches ce qui est très mal vu. Il se montre particulièrement arrogant et provocateur afin de faire payer son comportement à une Amérique raciste.
Puisque les blancs ne peuvent pas vaincre Johnson sur le ring, il l’attaque sur sa vie privée. La police l’accuse d’avoir enfreint la loi Mann.
Cette loi qui permettait de lutter contre le proxénétisme interdisait d’amener des femmes non consentantes au-delà des frontières de son état.
Pourtant, la femme que Johnson a fait sortir de l’état était sa compagne. Celle-ci affirmera l’avoir suivi de plein gré.
Mais la police épluche toute la vie de Johnson et finit par trouver une petite amie sur laquelle ils font pression.
Celle-ci porte plainte contre le champion qui est condamné. Cependant Johnson s’enfuit au Canada puis il partira en Europe, et continuera de démolir des adversaires.
La guerre éclate. En 1915 il doit rencontrer Jess Willard un boxeur de deux mètres à la Havane. Johnson sur de lui, prend son entraînement à la légère et il a tort. Certes, Willard n’est pas le meilleur pugiliste qu’on ai vu sur un ring mais il a du courage et de la volonté à revendre. De plus, le champion commence à vieillir.
Dés le début du combat Johnson attaque afin d’étaler rapidement son adversaire. Mais après 15 rounds, Willard reprend le dessus et met Johnson KO au 26éme round.
Il retourne aux Etats Unis afin de purger une peine de 1 an d’emprisonnement pour avoir été marié à une femme blanche.
A sa sortie, il pense affronter le nouveau champion des lourds, le légendaire Jack Dempsey mais ce dernier refuse d’affronter un boxeur noir.
« Plus jamais de champion noir » déclare l’Amérique Blanche. Cependant Johnson continuera à faire des matches d’exhibition et à enchaîner des victoires. A la fin des années 30, il pense devenir le manager de Joe Louis sans succès, les promoteurs du nouveau champion noir ne veulent pas voir Louis devenir le nouveau Jack Johnson.
En 1946 il meurt d’un accident de voiture. Jack Johnson restera dans la légende comme le premier champion Noir de l’histoire.
Mais également un des plus grands pugilistes de tous les temps. Son comportement provocateur et arrogant a influencé énormément des champions comme Mohammed Ali.
Il restera l’une des plus grandes icônes du peuple Afro-américain aux côtés notamment de Martin Luther King.
Plus qu’un boxeur, Jack Johnson a été le premier à défier l’Amérique blanche et les noirs américains lui doivent beaucoup.
Il en résulte donc un documentaire passionnant fait d’images et des films (entre autres les combats) d’archives mais également d’interviews d’écrivains et d’historiens. Plus que la vie d’un boxeur, c’est la vie d’une icône qui est traité ici mais également la chronique d’une Amérique raciste.
Ce documentaire passionnant est disponible sur Youtube et Dailymotion.
Un documentaire qui ne concerne pas que les fans de boxe, il doit être vu par tous.
Note : 17/20
Jack Johnson Le champion qui divisa l’Amérique
Les Autres
genre: horreur, épouvante (interdit aux - 12 ans)
année: 2001
durée: 1h45
l'histoire: En 1945, dans une immense demeure isolée, située sur l'île de Jersey, vivent Grace et ses deux enfants, Anne et Nicholas. Les journées sont longues pour cette mère qui passe son temps à éduquer ses enfants en leur inculquant ses principes religieux. Atteints d'un mal étrange, Anne et Nicholas ne doivent en aucun cas être exposés à la lumière du jour. Très vite, des événements bizarres se produisent...
la critique d'Alice In Oliver:
Certes, Les Autres, réalisé par Alejandro Amenabar, ne date que de 2001 (en même temps, le film a aujourd'hui plus de 10 ans).
Mais il peut déjà se targuer d'appartenir aux films cultes et constitue l'un des meilleurs longs-métrages horrifiques de ces dix dernières années.
A tel point qu'on peut le considérer comme un petit classique du cinéma.
D'ailleurs, ce n'est pas un hasard, Les Autres recevra plusieurs prix: meilleur film d'horreur de l'année 2001, meilleure actrice pour Nicole Kidman, meilleur second rôle féminin pour Fionnula Flanagan, meilleur réalisateur, meilleur montage, meilleur son et meilleure photographie. La mort reste une thématique très présente dans la filmographie d'Alejandro Amenabar. Que ce soit Tesis ou encore Mar Adentro, pour ne citer que ces deux-là, la mort, le deuil et leur acceptation font partie des obsessions du réalisateur, poursuivant inlassablement les protagonistes de ses films.
Les Autres ne fait donc pas exception. Pour mieux comprendre de quoi il en retourne, il est nécessaire de rappeler l'histoire.
Attention, SPOILERS ! En 1945, Grace (Nicole Kidman) vit avec ses deux enfants, Anne et Nicholas, dans une demeure isolée.
Ses deux marmots sont atteints d'un mal incurable qui les oblige à vivre à l'abri du soleil. Un jour, trois personnes, Monsieur Tuttle, Madame Mills et Lydia frappent à leur porte. Ces trois curieux personnages sont les anciens domestiques de la maison.
Ils viennent réclamer du travail. Leur arrivée coïncide également avec l'apparition d'étranges phénomènes dans la maison.
Des bruits bizarres se font entendre et Grace commence à avoir des doutes sur la présence d'étrangers dans la vaste demeure.
Rassurez-vous, je n'en dirai pas davantage sur les suites de l'histoire.
Pour l'anecdote, Alakina Mann et James Bentley, qui jouent respectivement Anne et Nicholas, devront se préparer psychologiquement pour leur rôle, en évitant le soleil et utilisant beaucoup de protection solaire.
A partir de ces différents éléments, Alejandro Amenabar signe un huis clos paranoïaque, dont le style n'est pas sans rappeler celui de Roman Polanski avec Répulsion et Le Locataire.
Par là, comprenez que Les Autres est un film d'épouvante austère, qui joue sur nos croyances et notre propre acceptation de la mort.
Alejandro Amenabar signe un long-métrage intelligent, qui repose en grande partie sur le twist final. Impossible de savoir à l'avance de quoi il en retourne.
Toujours est-il que la révélation ultime est particulièrement habile et vient saisir le spectateur à la gorge.
Ensuite, le film peut s'appuyer sur des décors à la fois magnifiques, baroques, romanesques et mélancoliques, annonçant la tragédie à venir.
Les thématiques de la mort, du deuil et de leur acceptation sont renforcées par des principes religieux remis en cause par le cinéaste.
Encore une fois, le réalisateur joue sur nos croyances profondes et cherche à brouiller les pistes, mais sans jamais perdre de vue son scénario et ses personnages.
Enfin, Les Autres reste un film d'épouvante particulièrement effrayant. Bref, un excellent film d'horreur, le genre de long-métrage qui marque durablement les esprits.
Note: 17.5/20























































