Naveton Cinéma, le blog ciné le plus nul du net !

09 novembre 2014

This is the end... Naveton Cinéma tire sa révérence

Après avoir publié de nombreux articles et chroniques, plus de 5 000 au total, Naveton Cinéma, le blog ciné le plus nul du net, a décidé de tirer sa révérence. Créé en avril 2011 (le 9 avril pour être exact), le site ferme ses portes aujourd’hui. Toutefois, il restera en l’état mais ne publiera plus de nouveaux articles. Je demande donc aux différents auteurs de ne pas poursuivre l’aventure. Les raisons de cet arrêt définitif ? Essentiellement par un manque d’envie et de motivation.
Ensuite, je constate que la plupart des commentaires sont publiés par les auteurs eux-mêmes même si le blog peut compter tout de même sur quelques fidèles. Hélas, les articles ne comptant aucun commentaire sont nombreux. Il ne s’agit pas pour autant de faire des reproches. Je tiens à remercier tous ceux et toutes celles qui sont de passage, même une fois de temps en temps, qui viennent ou non déposer des commentaires.

A ce sujet, je tiens à remercier tout particulièrement les auteurs qui se sont investis dans ce blog : Borat, Inthemoodforgore, Titi, Leslie Barsonsec, Nicos, Hdef, Vince, Gegeartist et Koamae. Je remercie également d’autres fidèles : Tinalakiller, Gerard, 2flics, Princecranoir, Jamesluctor, Terrortwins, Aelezig, Aurelia, Sekateur, Yvonne, ElodieSun, Forbloodssake, Taratata et Roggy. Pardon si j’ai oublié du monde, auquel cas je vous rajouterai dans ce dernier article. Jusqu’au bout, Naveton Cinéma sera resté fidèle à sa ligne conductrice, qui est la donc la suivante : « Des chroniques médiocres, des analyses foireuses et des articles écrits par un véritable tâcheron ! ». En vous remerciant encore… Je vous laisse à présent entre les mains d’Inthemoodforgore, qui a tenu à délivrer lui aussi un dernier message. Ensuite, ce sera au tour de Borat, Titi, Vince et Hdef !

Alice In Oliver


Naveton Cinema: The End...

Le billet final d’Inthemoodforgore:

Voilà, c'est fini. Dans quelques heures, votre blog préféré aura cessé d'exister. Trois ans et demi d'échanges, de débats, de passions...Tout cela va définitivement s'arrêter ce soir. Je n'ai malheureusement pas eu la chance de participer aux deux premières années de cette aventure, mais les quelques seize mois passés en votre compagnie ont conforté l'opinion que j'en avais en tant que simple spectateur: ce blog était (merde, voilà que je parle déjà au passé !) unique en son genre. Et de "naveton", il n'avait guère que le nom, délibérément choisi au second degré. Car ici, on parlait du VRAI cinéma dans toute son infinie diversité. Du navet infâme au chef d'oeuvre absolu, du blockbuster à l'ovni underground, de Franck Dubosc à Orson Welles... Ici, chacun pouvait trouver chaussure à son pied et participer aux débats, librement selon ses sensibilités. Et ça, c'était génial. Durant ces seize mois de présence, j'ai trouvé ici de la fantaisie, de la complicité, de la générosité. J'ai surtout rencontré de véritables amoureux du cinéma et ça, c'est rare.

Alors pour tout cela, un grand merci. Merci tout d'abord à Olivier, qui a eu la gentillesse de m'accueillir dans l'équipe des chroniqueurs et avec qui j'entretiens des rapports cordiaux et sincères. Merci à Borat pour la vigueur de ses opinions et la fougue de sa jeunesse, merci à Vince pour m'avoir fait découvrir ces réalisateurs essentiels que sont Arrabal et Jodorowski, merci à Tina pour cette touche féminine dans un blog gavé aux testostérones, merci à tous. Oui, merci d'avoir fait vivre, trois ans et demi durant, cet espace d'expression par votre passion dévorante du septième art. Alors je ne sais pas vous, mais moi je me sens quelque peu nostalgique à l'heure où j'écris ces lignes. Mais la grande Simone Signoret nous aurait dit que la nostalgie n'est plus ce qu'elle était ! Donc je compte sur vous pour que ce dernier article ne soit pas sponsorisé par Kleenex...

Alors en ce jour si particulier, et avant que le créateur de Naveton Cinema (auto proclamé DIEU !) ne nous livre ses dernières impressions, j'invite toutes les personnes qui ont fréquenté le blog (même furtivement), un jour ou l'autre, à laisser un petit témoignage. Que ce soit vos coups de cœur, vos coups de gueule, vos plus grands délires, vos plus grandes déceptions, vos découvertes, vos chroniques préférées, vos blogueurs stars, vos moments cultes, bref, tout ce qui vous aura marqué durant la (trop) brève existence de ce blog tant sympathique, racontez le.

Au revoir à tous, prenez soin de vous.

La critique d'adieu de Borat

J'ai rencontré Olivier à l'époque du Cinéma d'Olivier, je suis donc ce que l'on peut appeler un vieux de la vieille, le vieux coq... mais qui n'a que vingt piges ! Quand Olivier s'est lancé dans un nouveau blog, à savoir Naveton Cinéma, il a eu la mauvaise idée de me faire appel. Ainsi le 2 mai 2011 le Borat débarquait avec sa "critique marseillaise" de Taxi. Un malheur accumulant d'autres, voici donc l'ami Borat toujours aux commandes de critiques avec une appelation.
Hé oui, voulant bêtement faire dans l'original, me voilà à la tête (pour ne pas dire dans la tête, n'oubliez pas que c'est le blog le plus nul de tous les temps) de chroniques aux noms d'oiseaux où je lance mon verbe pour dézinguer ou ovationner des films en tous genres. D'ailleurs, je dois avouer que ma plus originale était aussi la plus longue, mais malheureusement personne ne l'a vu au vue des commentaires. Allez c'était celle de 22 Jump Street:

  • La 22ème critique (ce qui est faux vous le savez bien, vu que ça fait quand même depuis trois ans que j'accumule les chroniques de merde avec des titres à la con pour faire un peu original, mais vous savez dans la vie, on ne fait pas ce qu'on veut, alors on accumule les papiers, certains médiocres d'autres grandioses, mais on se souvient toujours des mauvais films; les vannes, certaines sont nulles d'autres passent bien, certaines laissent pantois allez savoir pourquoi, pourtant je les trouvais drôles comme cette tirade qui dure maintenant depuis plusieurs lignes et que vous lisez normalement toujours à l'heure où je cause, alors merci lecteurs pour ce grand moment de patience, la critique va commencer, installez-vous dans votre fauteuil bien gentiment devant l'ordinateur ou votre smartphone, oui car Naveton Cinéma peut aussi se lire sur smartphone, il faut absolument le signaler au cas où votre ordinateur déconne comme ce fut le cas récemment pour moi, mais trêve de bavardage allons-y !) de Borat

Du pur free-style où je me suis bien amusé. Mais mon implication dans Naveton s'est fait aussi fait par les fameuses questions de la semaine, voire du mois, voire à l'année (là c'est vraiment quand je n'étais plus inspiré, ne m'en voulez pas), que j'ai repris à Varlin, camarade de passage sur ce blog. Mon but n'était pas de reprendre le principe pour reprendre, c'était aussi une manière de m'amuser sur certains sujets comme la fois où j'avais demandé des projets de films concepts. Mais à plusieurs reprises, cela m'a permis de rire de mes camarades et moi-même par des questions cinéphiles ou en rapport avec certaines de leurs chroniques.
Mais comme souvent l'inspiration ne vient plus au bout d'un moment, il est parfois temps de s'arrêter. Mais surtout Naveton, c'était des débats houleux, parfois même virulents, mais très souvent utiles et permettant de connaître certains auteurs ou lecteurs. Certains sont venus, d'autres sont partis et le reste est resté (whaow la transition !). D'autant que quand Olivier n'était pas là, il fallait bien un kazakh pour surveiller ce petit monde. Ainsi, voici trois ans et demi que j'officie sur ce blog, ce qui me donne à nouveau un bon coup de vieux. Comme toujours. Alors merci à Olivier d'avoir laisser le Borat faire encore des siennes, de l'avoir laisser faire tout et n'importe quoi. Alors pour le grand final petit questionnaire et ne soyez pas faux-cul lecteur ! On veut du concret ! Alors zumba !

  • Après la fermeture, quel auteur (j'ai bien dit un seul !) vous manquera le plus ?

 

  1. Borat, le don juan à deux francs six sous qui n'arrête pas de draguer Tonton Besson depuis trois ans et plus.
  2. Olivier aka God on Earth (enfin ce qu'il dit).
  3. Inthemood, un homme brutal (il aime les films au dessus du - 16 !) mais charmant.
  4. Vince, notre Bruno Mars à nous, mais heureusement il ne chante pas.
  5. Titi, le roi des canaris.
  6. Leslie, le roi du nanar populaire.
  7. Nicos, le prince des 80's.
  8. Koamae, dit le gamin car il n'a toujours pas passé son Bac !

 

  • Dans dix ans vous vous souviendrez de ce blog pour quoi ?

 

  1. Les franches rigolades
  2. Les nanars tous plus débiles et improbables
  3. Les navets imbouffables
  4. Les raretés nécessaires
  5. Les débats houleux
  6. Le feuilleton Olivier-Borat-Tinalakiller
  7. La coopération des auteurs 
  8. Ou la non-coopération, c'est bien aussi !

 

  • Enfin dernière question: Quels films avaient-vous découvert sur ce blog ? Ne dites pas tous, ce serait trop facile ! 

Longue vie à Naveton Cinéma, le blog le plus nul du net, que son existence ne se résume pas à trois ans et demi d'activités et surtout continuez à venir, que ce soit pour discuter à propos de films ou autres. Bye Naveton !

Les derniers mots de Titi sur Naveton

"Voilà, c'est fini" chantait Jean Louis Aubert. Eh oui, notre dieu à tous et toutes a décidé de partir vers d'autres aventures. Mais point de nostalgie, il nous reste des chroniques qu'on pourra relire à foison (ou pas) avec des formules du genre : "il envoie le marchandise" (non, l'expression n'est pas utilisée uniquement pour les films érotiques ou pour les critiques sur Beethoven 1 & 2 en parlant de la bave du chien, où elle ne figure pas d'ailleurs, ce qui est scandaleux.) 

Naveton cinéma, c'est aussi un espace de dialogue et de débat parfois très animé, ou l'on ne pratique pas le MMDTG (qui signifie Ma Main Dans Ta Gueule), mais plutôt le respect de la personne, ce qui est finalement peut-être plus facile et surtout moins dangereux vu que, dans la vie courante, notre Olivier ressemble à Chris Hemsworth dans Thor, Inthemoodforgore se balade tous les week end avec le masque et les habits de Leatherface en sillonnant les routes désertes et les forets, une tronçonneuse achetée à Mr Bricolage entre les mains, tandis que Borat, sous ses airs inoffensifs et sa carrure à la Jonah Hill, est surnommé "King Of The Bed" en raison de sa faculté à briser des couples célèbres, les femmes ne résistant pas à une nuit d'amour avec notre latin lover. L'année dernière, notre Borat s'est enfui avec Monica Bellucci. Dernièrement, c'est Georges Clooney qui a fait les frais du tombeur, et notre bonhomme convoite actuellement la belle Jennifer Lawrence. Nicolas, attention à toi.

Pour en revenir à Naveton Cinéma et son initiateur, je souhaiterais simplement le remercier d'avoir accepté de m'integrer dans l'équipe en tant que chroniqueurs de ce blog. Si aujourd'hui, je continue à écrire des chroniques avec l'envie toujours vivace de partager, c'est grâce à lui. 

Terminons avec un petit jeu. Voici cinq phrases extraites de chroniques du blog, à vous de retrouver de quels longs métrages/ série ou autres elles sont extraites. En raison du nombres impressionnant d'articles sur Naveton, je vous ferai trois propositions à chaque fois, histoire que ce soit plus facile.

1. "Prenez une pincée d'Eraserhead, ajoutez un soupçon de Philosophy of a Knife, balancez une grande dose de Tetsuo, secouez le tout très fort (secouer est vraiment le terme exact !) et vous obtenez l'un des films les plus rock'n roll de ces vingt dernières années."

Trois propositions : Rubber's Lover, Hantise ou Transformers de Michael Bay.

2. "Seul problème, la série se prend très au sérieux et l'humour noir a lui aussi disparu du programme."

Trois propositions : 1. Les Envahisseurs, 2. Robocop la Série, 3. Mac Guyver (oui, oui, cette série a été chroniquée)

3. "« Fuck : est un mot anglais qui, en tant que verbe, signifie « avoir un rapport sexuel ». Fuck peut être traduit en français par le verbe « foutre » ou « baiser » » Hé hé merci Wikipédia, pour cette définition simple et rapide." (qui a dit que Naveton Cinéma n'était pas un blog culturel ?)

Trois propositions : 1. Allo Maman C'est Noël, Le Monde De Némo ou Le Loup De Wall Street.

4. "S'attaquer au cinéma de Jerry Lewis, c'est un peu comme si Keen V voulait faire un album de reprises de chansons de Jean-Luc Lahaye: ahurissant de conneries !"

Trois propositions : 1. Grease, Le Professeur Foldingue ou Par Où T'Es Rentré On T'A Pas Vu Sortir.

5. " Cet amour du cinéma d'horreur de l'époque pour ces animaux reste d'ailleurs assez mystérieux."

Trois Propositions : Vase De Noce, Portier de Nuit ou L'Homme Léopard.

C'est sur ce petit jeu que nous nous quittons, bonne continuation à tous et toutes en espérant continuer à vous retrouver nombreux dans les commentaires.

 

 

L’Ultime Chronique de Vince 12

Triste de voir se terminer l’aventure Naveton Cinéma. Mais on dit que mêmes les meilleures choses ont une fin. Personnellement, je me rappelle encore de ma première discussion avec Oliver, c’était sur le cinéma d’Olivier alors que je réagissais à un vote pour dresser un classement des meilleurs films de Stanley Kubrick. J’ai continué longtemps à poster comme un Hermite sur le cinéma d’Olivier alors que Naveton commençait déjà à voir le jour. Plus tard, sur Naveton, je me contentais de réagir aux chroniques et je prenais beaucoup de plaisir à discuter avec des cinéphages.

Combien de films ? Combien de réalisateurs ai-je découvert grâce à Naveton ? Des nanars, des chefs d’œuvres de tous genre et de toutes catégories. Naveton a clairement été une expérience enrichissante. Mais elle l’a surtout été grâce à Oliver, qui m’a tendu la main et qui m’a proposé de devenir auteur sur son blog. Je ne le remercierai jamais d’avoir insisté et de m’avoir fait goûter au plaisir de la petite chronique de film qui provoque les débats d’internautes. Je me souviens d’un 4 Avril 2012 où je publiais ma première chronique qui était celle de Nails d’Andreï Iskanov. Depuis, j’en ai fait pas mal. J’ai même fini par monter mon propre blog E-Pôle-Art. Je le dis c’est grâce à Oliver.

Je n’oublierai pas l’ambiance de Naveton. Le soir après ma journée de travail, je rentrais et je m’installais confortablement pour lire les chroniques de Naveton et je décompressais, (il y en a même que j’ai pris plaisir à relire). On avait toutes sortes de débat et Oliver ne manquait jamais une seule occasion de nous sortir un de ses jeux de mots mythiques. J’ai pris plaisir à discuter avec les autres internautes que ce soit les collègues auteurs tels que Borat, Inthemoodforgore, Titi, Hdef, Koame, Gegartist, Leslie Barsonsec et Nicos 31. On avait chacun notre style de chronique et nos spécialités cinématographiques. J’ai également apprécié dialoguer avec les habitués tels que Jamesluctor, Tinalakiller, Tangokini, Princécranoir, Taratata, MachineGun et bien d’autres que j’oublie. On a partagé des discussions enflammées, passionnées mais aussi des moments de rigolade ou plutôt de « rogolade » !

Evidemment tout cela nous manquera. Mais je ne me fais pas de souci, je sais que nous aurons de quoi nous consoler sur Ciné Borat, les blogs de Titi, Voracinéphile, Tinalakiller, Tangokini et tous les autres. Et qui sait peut être un jour, notre « Dieu » de Naveton sentira à nouveau l’envie de reprendre la plume de la blogosphère. Je remercie Oliver, pour m’avoir tendu la main, pour son soutien et son amitié et je salue tous les autres internautes que j’espère avoir le plaisir de retrouver sur la blogosphère.      

Vince

 

L'adieu aux armes d'hdef :

Alors ça y est. It's over comme on dit en anglais. Naveton tire sa révérence nous dit son fondateur, le grand Oliver, la grande Alice, ou les deux à la fois (Alice IN Oliver). Eh bien personnellement j'ai connu des annonces plus gaies, mais enfin… Personnellement, et comme ont fait les autres grands auteurs du blog ci-dessus, je vais vous rappeler un peu comment je me suis joint à cette fabuleuse aventure culturelle et humaine que celle de Naveton Cinéma, ses titres en gras, ses films gores trashs et chocs, ses articles improbables, ses questions semaines, sa liberté totale.

Je suis arrivé un jour de mars 2013. Je venais de revoir pour la énième fois Le Syndicat du crime 2 et je tape le titre du film (réalisé par John Woo en 87, il est dispo sur le blog) sur Google. Et il y a cette entrée zarbie : "Le Syndicat du crime 2, Naveton Cinéma, le blog ciné le plus nul du net". Intrigué, je poste un commentaire. On me répond (c'était Oliver) et une grande amitié se lie. Tous les soirs ou presque, je rentre de bibliothèque et je me mets dans mon fauteuil, et je découvre quelles nouvelles immondices gores ce sacré Naveton m'a encore concocté, non pas à moi, mais à 800 000 personnes, le blog étant tout de même beaucoup lu, mais si mais si, nous ne sommes pas, toi le profane qui lit ses lignes, une secte de dégénérés isolés ! Nous sommes beaucoup dans notre petit délire cinémadique, cinéphagique de grands adorateurs de notre idole à nous, Oliver (défini par Borat, le plus piquant et le plus humoristique des chroniqueurs du blog, que j'espère retrouver très bientôt sur Ciné Borat pour de nouvelles aventures, dans ces termes : "Le Alain Delon du pauvre", toujours avec ironie bien sûr). Oliver qui fut un peu (on entre dans la partie pseudo mystique du billet. Vince va adorer :D) mon Charon, mon passeur dans un monde sous-terrain (celui de l'underground, ouah elle est bonne !) de films dont l'existence ne m'avait jamais effleuré l'esprit. Je les entrevoyais d'un oeil terrifié et révulsé dans des bacs de DVD à la Fnac au rayon "Horreur et fantastique" que je considérais comme un rayon de geek sans intérêt, moi, l'intello bourré de préjugés avec mes lunettes qui faisait deux fois la taille de ma tronche, cachée par un bouquin de Céline. Et puis petit à petit, mes préjugés tombèrent comme des chaussettes pas bien lavées et je commençais à m'adonner à une culture de gore, à une culture bis que je jugeais autrefois méprisable et qui me captivât. Sur les bons conseils de Vince (dont je fantasmais jour et nuit sur le chapeau qui a rétrécit au lavage heu non sur la vidéothèque que j'imaginais emplie d'étranges délires mystiques et gores entre Jodorowsky et Arrabal avec un soupçon d'Andreï Isakinov) et d'Oliver (et aussi de Borat), je fis mes premiers pas dans cet univers envoûtant.

 

Puis je publiais, grande date, ma première chro (comme on disait, ouais) sur le blog. Je m'en souviens comme si c'était hier, avec Oliver qui me dit "Comme c'est ta première chro, elle mérite de paraître aujourd'hui. Donc à paraître dans quelques secondes en fait". Et moi de sauter de joie : "Youpi, mon blog à moi, à vous, un idéal commun, merci beaucoup". En une phrase très à l'emporte-pièce, je venais de résumer un peu et mal le grand truc de Naveton : un "idéal" commun, l'idéal du trash, de l'amour innocent du cinéma (en fait pas si innocent que ça), de la chronique irrévérencieuse et parfois un peu pas très polie (on jurait carrément dans les chroniques, moi j'imitais un peu Laurent Duroche, s'il me lit il doit se dire que j'ai des cases en moins), surtout les miennes en fait, ou quand Vince mettais "Fuck" comme note au Loup de Wall Street (toute la chro était un coup de griffe somptueusement violent), jouant sur le fait que dans le film, les personnages disaient 506 fois ce mot).

 

Et puis après cette première publication, j'enchaînais : Rec 3, Evil Dead 3, Full Contact etc. (vous pouvez toutes les consulter et vous régalez, approuver, détester, éructer) et surtout Baby Cart (alors quoi Oliver tu les as vu ?!) et le cycle que j'avais commencé sur la saga (qui comporte six opus) ne sera jamais fini. C'est con, il ne restait que le 6e… "Ne remets jamais au lendemain ce que tu peux faire aujourd'hui" disait mamie (pas forcément la mienne, toutes les mamies disent ça). Elle(s) avai(en)t bien raison ! Cent fois raison. Mais la grande question reste la suivante : Oliver a-t-il vu Baby Cart ????

 

Et puis j'ai d'autres souvenirs fabuleux de ce blog, notamment les débats de journées entières sur "le divertissement peut-il constituer un chef d'oeuvre ?", "Portier de nuit est-il un film pestilentiel et nauséabond (ce qui va souvent de pair) ?", "Dieudonné est-il un facho ?" etc. Autant de prises de becs, de réactions violentes, de débats historiques et cinématographiques auquel tous les spectateurs du blog assistaient comme à un jeu du cirque où deux gladiateurs féroces s'affrontaient. C'était souvent Vince et moi-même mais pas toujours. Mais la grande question reste la suivante  : Oliver a-t-il vu Baby Cart ????

Je me souviens aussi des questions de la semaine de Borat, qu'on attendait comme les messies ! Je me souviens de tout ça, je me souviens des rares et fascinants (et très longs) articles de Vince, "Je me souviens des jours anciens et je pleure" (Paul Verlaine, Sonate d'automne). Mais la grande question reste la suivante : Oliver a-t-il vu Baby Cart ????

Et par-dessus tout, pour en revenir à nos adieux ('faut pas être trop gai quand on enterre un mythe), je me souviens, très sérieusement maintenant, de la tendresse et de la solidarité des auteurs du blog, des grands amis, de grand partenaires et qui ont cela d'unique : pour certains je ne connais même pas leurs noms !! Et pourtant ce sont des amis. J'ai l'impression comme dit Céline dans Voyage au bout de la nuit, de "m'agiter frénétiquement dans le virtuel". Et pourtant, Naveton, tu vas me manquer. J'aimerais, et j'ai essayé, de t'"ignorer passionnément" comme dit Jacques Dupin mais non, Naveton, décidément, tu m'importes beaucoup. Mais bon, faudrait pas oublier la grande question : Oliver a-t-il vu Baby Cart ????

Car Naveton n'est pas un blog comme un autre. C'est un blog dans lequel chaque auteur s'investit, dans lequel un réel débat existe, où vos commentaires ne sont pas censurés pour un oui ou pour un non (Allociné a censuré une fois un de mes commentaires parce que je disais que Le Retour de Shangaï Joe était "un film aussi décomplexé que la droite de l'UMP"), où la parole circule, où chacun donne son avis franchement, "sans chiquer" comme dit Céline, à chaud, à froid, tiède, saignant, bleu, à point, cru, tartare. Il le balance dans la fosse dans laquelle les auteurs s'agitent, cogitent, et se tient prêt pour le défendre. Pas de censure, pas d'avis tout fait, pas de préjugé : juste une liberté de parole qu'on ne trouve pas ailleurs et qui donne à Naveton sa franchise, son honnêteté. Mais bon la grande question…

Et ça, on le doit à plusieurs hommes (trop peu de femmes, seule Tinalakiller) : Oliver, qui a guidé mon parcours cinéphagique pendant un an et demi et m'a permis de sortir de ma bulle.

On le doit à Vince, un grand amoureux de classiques hollywoodiens et de films chocs et trashs "trop rogolos".

On le doit à Borat, infatigable chroniqueur plein de verve et d'humour qui, en ce triste moment, me fait encore rire avec son message ("Allez zumba !" Du pur Borat !).

On le doit à Inthemoodforgore, récemment arrivé sur le blog et dont la vidéothèque m'a aussi bien donné à réfléchir (même Oliver était impressionné quand il nous a dit le nombre astronomique de ses dvd, c'est tout dire).

On le doit à Duncan, que je n'ai jamais connu mais dont je sais qu'il a écrit des articles sur le blog.

On le doit à Titi, qui tient un remarquable blog où il dévoile sa passion pour le cinéma d'horreur. Je me souviens d'ailleurs d'un excellent article sur Possession, le chef d'oeuvre de Zulawski que j'ai vu, ironie du sort, la semaine dernière. C'était formidable.

On le doit aussi à… monsieur-que-j'ai-du-oublier et à qui je présente mes excuses. Ah oui, je me suis oublié ! C'est moi le monsieur ! Allons HD (comment je m'étais énervé sur ce pauvre Borat quand il m'avait appelé "Haute Définition" !), un peu de tenue !

Eh oui, HDEF. C'est étrange hein ?! Oui parce que à la base, je voulais me trouver un pseudo, j'en ai essayé plusieurs et à chaque fois, "le pseudonyme est déjà utilisé, veuillez en choisir un autre". À chaque fois. De rage, je tape sur mon clavier et un truc genre "hdfrerfere" ressort. J'en garde l'essentiel; HDEF, et me voilà pseudonymé. Vu que vous ne savez rien de moi, ni ma tronche (contrairement aux autres auteurs du blog) ni rien, je vous donne quand même mon nom, c'est Élias, comme ça au moins vous saurez UN truc de moi.

Donc voilà, je vais pas vous faire mon CV, Naveton fut un peu ma subsistance bis, avec Mad Movies (à propos d'eux, Borat, tu trouves pas leur nouvelle formule nullissime ??!) et ma bibliothèque consacrée au cinéma d'horreur, où s'entreposent Classiques du cinéma fantastique de Sabathier, Classiques du cinéma bis de Laurent Aknin et Lucas Bablo, que je cite souvent dans mes articles, 100 ans de cinéma d'horreur et de science fiction, la géniale bible du film de genre signée Jean-Pierre Andrevon, Mad, ma vie de Jean-Pierre Putters, sur l'histoire de Mad Movies et… flûte je me remets à parler de moi ! Je suis d'un égocentrisme !

Allez, arrêtons les violons, ne pleurons pas (c'est le titre du dernier roman de Salvayre, le bouquin qu'a eu le Prix Goncourt. J'ai lu un super article sur Zone Critique. C'est bien ?), j'essaie de pas faire dans le Bergman pour vous dire adieu, parce que voyez-vous, Naveton, c'est pas ça.

C'est pas triste Naveton ! C'est gai ! C'est chouette ! On se mate un nanar entre potes, on n'est pas là pour écrire du Bazin, on est là pour déconner sur fond de nanar gore avec Borat, Vince et Oliver, on se conseille les pires films jamais fait, on se marre, on blablate, tranquille, paresseusement ou énergiquement selon les jours.

Donc Naveton c'est pas le site sérieux. C'est pas le site pompant qui te fait la leçon comme j'ai trop tendance à la faire. C'est le site libre. C'est le site où on fait ce qu'on veut, où on dit ce qu'on veut, même si on fait des jeux de mots pourris mais "trop rogolos" (j'adore cette expression de Vince !!) sur le film Ring ("tu est tendu comme un STIIIIING, je mange une meuRIIIING, DRIIIIING". Voir le reste sur l'article consacré au film), où Oliver se fait saboter sa drague avec Tinalakiller par Borat (aaah ces interminables dialogues sur la douceurs des épaules de Borat et sur sa qualité de danseur ! Des parties de rigolades non-sensiques dignes des Monty Python !) où tout le monde vient dans l'idée de parler de cinéma mais… bizarrement.

Donc vu que Naveton n'est pas un site triste mais un site marrant, y a pas de raison de chialer quand on le ferme, vu qu'on va au contraire se souvenir des fois où on s'est le plus marré et puis se retrouver tous sur notre Saint-Jean d'Acre de la nanarophilie : Ciné Borat. Et c'est reparti ! Et même si Borat venait à fermer son site, croyez-moi, je continuerais de porter le flambeau que vous m'avez transmis. "S'il n'en reste qu'un, je serais celui-là" disait Victor Hugo dans les splendides Châtiments. Mais je préfère m'en référer à ce que nous dit Borat dans les commentaires (je suis trop nul pour formuler moi-même mes sentiments alors je les pique aux autres) : "Camarde, ce fut un plaisir du début à la fin"

Je ne sais que dire d'autre pour clore une belle histoire d'amitié entre des passionnés de cinéma et un cinéphile bougon vieux avant l'heure qui, comme Clint Eastwood dans Gran Torino (mais moi je n'ai pas de carabine !), s'est ouvert au monde. Et, je crois l'avoir beaucoup dit, c'est grâce à des personnes aussi attentionnés, douces et sympathiques que Vince (désolé pour mes commentaires d'insulte), Borat (désolé aussi !) et Oliver (je n'ai jamais offensé un dieu). Et ils ne sont pas seuls, tous ceux que j'ai rencontré sur le blog sont aussi passionnés, aussi passionnant et j'aimerais un jour vous voir. Ce serait tellement marrant !

Bon, je ne vais pas vous ennuyer d'avantage.

Au revoir et merci,

HDEF… (et ça continue)

 Oui ça continue parce que un jour ou l'autre, Oliver, au moment où tu t'y attendras le moins, je surgirais sur le blog et je te dirais : OUI, J'AI VU PHILOSOPHY OF A KNIFE ! Et là, tu me féliciteras, et tu te prosterneras devant moi !


05 novembre 2014

Good Morning Vietnam

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genre: comédie dramatique
année: 1987
durée: 2 heures

l'histoire: Un nouveau disc jockey est envoyé au Vietnam pour animer la radio des forces armées et distraire les soldats. Son ton frais et irrévérencieux le rend vitre populaire aux yeux des militaires.    

La critique d'Alice In Oliver:

On parle assez peu de Barry Levinson alors qu'il reste le réalisateur de très bons films. C'est par exemple le cas de Rain Man, le trop méconnu Le secret de la pyramide ou encore Bugsy. En gros, on connaît surtout Barry Levinson pour le fameux Rain Man.
Vient également s'ajouter Good Morning Vietnam, réalisé en 1987. On ne compte plus les films américains traitant de près ou de loin la guerre du Vietnam. Au hasard, comment ne pas évoquer les grands classiques du genre, notamment Apocalypse Now, Full Metal Jacket et bien sûr Voyage au bout de l'enfer ?

En vérité, tout semble avoir été dit sur le sujet, mais la guerre du Vietnam reste évidemment un très grand traumatisme pour les Etats-Unis. Pourtant, Good Morning Vietnam a une approche totalement différente du conflit puisque le film se concentre sur le point de vue d'un animateur radio.
Pour l'anecdote, Good Morning Vietnam est basé sur les expériences réelles d'un disc jokey américain ayant eu un succès avec une émission de radio, empreinte de musique rock 'n' roll, sur la radio des forces armées. Au niveau de la distribution, le film réunit Robin Williams, Forest Whitaker, J.T. Walsh, Bruno Kirby et Robert Wuhl.

 

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Après Rain Man, Good Morning Vietnam reste probablement le film le plus connu de Barry Levinson. Avec Le secret de la pyramide, c'est aussi son meilleur film, toutefois dans un genre très différent. Non seulement, Good Morning Vietnam remportera un très grand succès commercial, mais il sera aussi salué par les critiques et la presse cinéma.
En gros, on peut parler d'un film culte voire même d'un petit classique du cinéma hollywoodien. Attention, SPOILERS ! Vietnam, 1965 : la guerre du Vietnam a commencé depuis presque deux ans. L'animateur radio Adrian Cronauer arrive directement de Crète à Saigon.

Il vient prendre un poste à la radio de la zone démilitarisée et est accueilli par son futur adjoint, le première classe Edward Garlick. Cronauer n'est lui aussi qu'un simple soldat de l'aviation, mais c'est déjà un animateur au succès reconnu, et c'est pour cela que le général Taylor l'a spécialement fait venir de Crête. A la radio, il fait la connaissance de ses collègues, et de ses deux supérieurs directs : le lieutenant Hauk, qui commande l'équipe des animateurs, et le sergent-major Dickerson, qui commande la station. Hauk est un incompétent, peu respecté des hommes qu'il a sous ses ordres, et son incompréhension du goût du public et du sens de l'humour le ridiculise encore plus.

 

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Dickerson est un ancien des forces spéciales, militaire de carrière mais réformé à cause d'un problème médical, et est beaucoup plus vachard que son subordonné envers le manque de respect dû à son rang. Entre lui et Cronauer, peu enclin au "service-service", les frictions sont présentes dès le premier jour. Encore une fois, Good Morning Vietnam se démarque par son originalité.
Le conflit est abordé sous l'angle de la comédie dramatique. En ce sens, Good Morning Vietnam entretient une véritable filiation avec M.A.S.H. de Robert Altman. De ce fait, impossible de le comparer avec Apocalypse Now puisque le film n'adopte pas du tout le même point de vue.

Il serait également dommage de résumer Good Morning Vietnam aux petites pitreries de Robin Williams, très en forme pour l'occasion. L'air de rien, le film de Barry Levinson aborde des thèmes sensibles et hélas toujours d'actualité: la censure, le conformisme militaire, la racisme, le terrorisme ou encore la propagande américaine dans toute sa splendeur.
Ainsi, le film analyse avec pertinence les relations que Cronauer (Robin Williams) entretient avec ses supérieurs, qui voient évidemment d'un mauvais oeil ses facéties à la radio et qui pourraient encourager la rébellion voire même la désertion. 
En ce sens, l'animateur radio symbolise déjà la révolution culturelle et sociale qui va toucher les Etats-Unis quelques années plus tard, à savoir ce sentiment d'injustice, d'incompréhension et de révolte. En résumé, sans être forcément un très grand classique du cinéma, Good Morning Vietnam reste un excellent film. C'est déjà pas mal !

Note: 16/20


Good Morning Vietnam par MovieTrailerJunkie

04 novembre 2014

Hotel Inferno

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genre: horreur, gore trash (interdit aux moins de 16 ans)
année: 2013
durée: 1h20

l'histoire: Le tueur à gages Frank Zimosa vient d’être embauché pour une mission incensément rentable par le riche et puissant Jorge Mistrandia. L’objectif: tuer deux personnes qui se cachent dans un de ses hôtels européens. Mais il ne sera pas seul sur place.   

La critique d'Alice In Oliver:

Cela fait déjà plusieurs semaines que Naveton Cinéma vous parle de Giulio De Santi, un réalisateur qui s'est fait connaître auprès des amateurs du cinéma trash avec Adam Chaplin et Taeter City. Vient également s'ajouter Hotel Inferno, sorti en 2013.
Depuis quelques années, Giulio de Santi et sa petite équipe (la société de production Necrostorm) cherchent clairement à se démarquer par leur univers et leurs pellicules gores et complètement chtarbées. D'une certaine façon, Giulio De Santi et son équipe signent le grand retour du cinéma d'horreur italien, et tant mieux !

Pourtant, les films de Necrostorm n'ont pas grand-chose à voir avec l'ambiance gothique et putride des longs-métrages de Dario Argento ou encore d'un Mario Bava. En vérité, avec Adam Chaplin et Taeter City, Giulio De Santi mélangeait habilement le trash, le cinéma d'horreur asiatique (version torture porn), la culture manga et un état d'esprit qui n'est pas sans rappeler les productions Troma (entre autres, Toxic Avenger). Encore faut-il tenir les promesses annoncées.
Pour le moment, Taeter City reste la grande réussite de De Santi et de Necrostorm. Le film s'est taillé une solide réputation sur la Toile.

 

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Hélas, il faut bien le reconnaître: Hotel Inferno n'est pas la hauteur de son modèle. Personnellement, je le trouve même inférieur à Adam Chaplin. Pire encore, on a du mal à retrouver la folie et l'originalité d'un Adam Chaplin. En l'occurrence, avec Hotel Inferno, De Santi et son équipe ne renouent pas forcément avec la culture manga. En vérité, Hotel Inferno est très inspiré par l'univers du jeu vidéo.
Impossible de ne pas penser à Resident Evil et surtout à Doom. Visiblement, Giulio De Santi a passé des heures devant ce jeu vidéo. Cela se ressent immédiatement à la vision d'Hotel Inferno. Rappelons que Doom et Resident Evil ont fait l'objet d'une voire plusieurs adaptations au cinéma.

En l'occurrence, Giulio De Santi décide de revisiter le célèbre jeu vidéo à sa sauce et avec un scénario totalement différent. Attention, SPOILERS ! Le tueur à gages Frank Zimosa vient d’être embauché pour une mission incensément rentable par le riche et puissant Jorge Mistrandia.
L’objectif: tuer deux personnes qui se cachent dans un de ses hôtels européens. Mais il ne sera pas seul sur place
. Autant le dire tout de suite: dès les premières secondes, le film se démarque par sa réalisation à la première personne. Par conséquent, Hotel Inferno est filmé en caméra subjective. Vous ne verrez jamais le visage du héros principal, mais seulement ses mains et à la rigueur parfois ses pieds !

 

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En gros, soit on adhère à la réalisation si particulière du film, soit on déteste ! Personnellement, je reste assez mitigé. Certes, au risque de me répéter, Hotel Inferno fonctionne comme un jeu vidéo et n'est pas sans rappeler (énormément) Doom, sauf qu'il n'est pas question ici d'extraterrestres moisis. Mais Frank Zimosa est un tueur à gages qui va évoluer dans un décor particulier, affronter de nombreux ennemis et trouver de nouvelles armes au fur et à mesure qu'il progresse dans le film.
Au moins, contrairement à l'adaptation de Doom au cinéma, Hotel Inferno a le mérite de délivrer largement la marchandise.

Sur ce dernier point, Hotel Inferno se montre particulièrement généreux. Vous aimez le gore qui tâche et qui pique les yeux ? Vous aimez les têtes qui explosent et le sang qui jaillit à n'en plus finir de crânes totalement écervelés ? Alors, Hotel Inferno est fait pour vous.
Indéniablement, le film séduira les amateurs du cinéma trash qui seront ici en terrain connu et quasiment conquis. Hélas, Hotel Inferno se montre assez répétitif dans l'ensemble. Pourtant, le film est d'une courte durée mais un tel concept ne peut réellement fonctionner que sur une bonne petite demi-heure. Au bout d'un moment, les différentes effusions de sang (encore une fois très gores) ne parviennent plus à surprendre. Enfin, malgré ses indéniables qualités, Hotel Inferno ne possède pas les qualités ni l'originalité d'un Taeter City, qui reste pour le moment la grande réussite de Giulio de Santi et de Necrostorm.

Note: 10/20

03 novembre 2014

Kill Bill: Volume 2

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genre: action (interdit aux - 12 ans)
année: 2004
durée: 2h15

l'histoire: Après s'être débarrassée de ses anciennes collègues Vernita Green et O-Ren Ishii, la Mariée poursuit sa quête vengeresse. Il lui reste à régler le sort de Budd puis de Elle Driver avant d'atteindre le but ultime : tuer Bill.  

la critique d'Alice In Oliver:

Evidemment, Kill Bill: Volume 2, toujours réalisé par Quentin Tarantino en 2004, est la suite de Kill Bill: Volume 1. Tout comme son prédécesseur, Kill Bill: Volume 2 se divise en cinq chapitres: Chapter Six: Massacre at Two Pines, Chapter Seven: The Lonely Grave of Paula Schultz, Chapter Eight: The Cruel Tutelage of Pai Mei, Chapter Nine: Elle and I et Last Chapter: Face to Face.
Au niveau de la distribution, pas de surprise, on retrouve la plupart des acteurs du premier épisode: Uma Thurman, David Carradine, Michael Madsen, Daryl Hannah, Gordon Liu, Michael Parks, Samuel L. Jackson et Bo Svenson.

Les origines de Kill Bill remontent au tournage de Pulp Fiction, au cours duquel Quentin Tarantino et Uma Thurman ébauchent l'idée d'un film où elle jouerait une criminelle cherchant à se venger après avoir été laissée pour morte en robe de mariée. L'une des principales sources d'inspiration de ce dyptique est donc un film de François Truffaut, La Mariée Etait En Noir, mais pas seulement.
Kill Bill: Volume 2 trouve ses sources d'inspirations dans le western spaghetti à la Sergio Leone (en allant jusqu'à reprendre dans la bande originale plusieurs thèmes musicaux d'Ennio Morricone) et dans les films de kung fu.

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Une autre inspiration du film se nomme le trop méconnu Thriller-A Cruel Picture, l'histoire de la vengeance d'une femme muette et borgne, personnage qui a servi d'inspiration pour celui d'Elle Driver dans ce second chapitre. En général, les fans de Quentin Taratino préfèrent le premier volet au second. La raison est simple: Kill Bill: Volume 2 est beaucoup moins tourné vers l'action et la violence et se concentre davantage sur les origines de la quête vengeresse de son héroïne.
Paradoxalement, ce second chapitre a au moins le mérite de surprendre. Alors que le premier se démarquait par son côté surréaliste, Kill Bill: Volume 2 est son exact opposé.

Nul doute qu'il surprendra les fans de la première heure. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! Après avoir décapité, découpé, massacré dans le volume 1, la Mariée poursuit sa quête vengeresse.
Il lui reste à régler le sort de 
Budd et de Elle Driver avant d’atteindre la dernière ligne de sa Death list five : tuer Bill  ! Mais avant cela, quelques questions restent en suspens. La violence exacerbée du premier laisse donc place à la tragédie et à une certaine mélancolie au service d'un second volet beaucoup plus noir dans sa tonalité.

 

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Au niveau de la mise en scène et de la réalisation, rien à redire. C'est du Quentin Tarantino quoi ! Néanmoins, il faut bien le préciser: malgré ses grandes compétences, le cinéaste américain n'a rien inventé. En l'occurrence, Tarantino s'inspire des grands westerns spaghetti, tout y introduisant une certaine violence qui n'est pas sans rappeler le cinéma de Sam Peckinpah.
Indéniablement, le réalisateur a été marqué, inspiré, traumatisé et même lobotomisé à jamais par le superbe Thriller-A Cruel Picture (que j'ai déjà cité) et multiplie encore une fois les clins d'oeil et les références. Autrement dit, les fans acharnés de Tarantino seront en terrain connu et quasiment conquis.

Pourtant, bien que de très bonne facture, Kill Bill: Volume 2 s'étire trop sur la longueur. Deux heures et 15 minutes de film, c'est beaucoup trop long... parfois ! C'est par exemple le cas lorsque les personnages dissertent sur des thèmes moyennement passionnants.
Personnellement, je n'ai jamais été conquis par cette séquence où Bill parle longuement de la mythologie de Superman... Mais ne soyons pas trop sévère, Kill Bill: Volume 2 reste une conclusion de haut niveau et qui propose encore quelques séquences assez jouissives et fort réussies. Il est aussi plus personnel et plus complexe que le premier. Finalement, les deux chapitres se complètent parfaitement.

note: 15/20

 


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02 novembre 2014

La Mémoire Meurtrie/Memory Of the Camps

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genre: documentaire
Durée: 1h05
Année: 1945/1985

Synopsis: L'histoire d'un film, intitulé Memory of the Camps de Sydney Bernstein et supervisé par Alfred Hitchcock en 1945, qui devait être réalisé pour montrer l'horreur et les atrocités commises dans les camps de la mort. Hélas, le film ne verra jamais le jour ou presque. Il faudra attendre 1985 avant de voir le documentaire débarquer sur les écrans. 

La critique d'Alice In Oliver:

Difficile de raconter un film tel que La Mémoire Meurtrie, de son titre original, Memory of the Camps, qui n'est pas vraiment un "film" mais plutôt un documentaire. Tout d'abord, ce long-métrage a une histoire et s'inscrit dans un contexte particulier. Sydney Bernstein est un caméraman de l'armée britannique. Il est chargé de réaliser un film sur la libération des camps de concentration.
Dans un premier temps, il filme et recueille de nombreuses séquences du camp de Bergen-Belsen. Bien sûr, le réalisateur s'attendait à filmer des horreurs. Le seul problème, c'est que l'horreur dépasse l'entendement.

Très vite, Sidney Bernstein ne veut pas seulement réaliser un film sur la libération du camp de Bergen-Belsen. Il veut réaliser un témoignage pour l'Histoire et le Devoir de Mémoire. Le but est également de réaliser un film qui soit le plus authentique possible. Il ne s'agit pas seulement de regrouper des archives et même des photographies ou clichés sur les camps de la mort.
En effet, Sydney Bernstein pense que certains allemands pourraient contester la véracité de ces mêmes photographies. Après avoir filmé plusieurs séquences de libération de différents camps de concentration, Sydney Bernstein fait appel à Alfred Hitchcock pour superviser et monter le film.

 

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Le réalisateur britannique est horrifié par les images qu'il découvre. Le monde entier doit être alerté sur les atrocités commises par le régime nazi et le processus d'extermination des juifs. A l'époque, le but de La Mémoire Meurtrie est déjà de dénoncer la Solution Finale.
En ce sens, on peut voir ce film comme le précurseur de Nuit et Brouillard d'Alain Resnais. Hélas, le documentaire de Sydney Bernstein et d'Alfred Hitchcock ne verra jamais le jour. En effet, une fois le film présenté, le gouvernement anglais estime que toutes les séquences présentées risquent de choquer l'opinion publique. Ensuite, le contexte historique de l'époque ne se prête guère à montrer de telles horreurs.

En résumé, la vérité, aussi horrible soit-elle, ne peut être diffusée d'une manière aussi dure. A l'époque, les Alliés ont d'autres priorités, notamment de restaurer la paix le plus vite possible et opérer un processus de dézanification. L'Allemagne est K.O. debout et ce n'est pas le moment de diffuser de telles images, tout du moins, c'est l'avis des différents gouvernements européens de l'époque.
Ecoeuré, Sydney Bernstein se battra pendant des années pour que son film soit diffusé. Finalement, le réalisateur est prié de se taire et son documentaire est finalement interdit puis censuré. Encore une fois, il faudra attendre quarante années, donc 1985, pour que La Mémoire Meurtrie soit enfin diffusée.

 

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Le film s'ouvre sur une marche effectuée par Hitler devant une foule allemande. Pour le reste, La Mémoire Meurtrie réunit non seulement des séquences filmées par Sydney Bernstein lui-même (en l'occurrence la libération du camp de Bergen-Belsen), mais aussi des scènes filmées par les Alliés et l'Armée Rouge lors de la libération de différents camps de la mort, notamment Dachau, Buchenwald, Matthausen ou encore Auschwitz. En contact avec ces caméramen, Sydney Bernstein demande à ce que l'on filme tous les détails. La réalité doit être montrée, non seulement aux allemands mais en monde entier.
Le film s'appuie également sur divers témoignages des rares survivants des camps de la mort.

Dans ces différentes interviews, on nous parle évidemment des conditions de vie (ou plutôt de mort) dans les camps de concentration: des corps qui s'entassent par milliers, la puanteur, la tuberculose, les poux, une hygiène totalement absente, la famine, des cadavres tellement amaigris qu'ils ressemblent à des statues pétrifiées, les poux et bien sûr le typhus.
D'ailleurs, au moment où les camps sont libérés, les rares survivants sont pris en charge. Quand on commence à les nourrir, certains meurent car leurs organismes ne sont plus habitués à avaler de la nourriture.

 

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Les biens des Juifs étaient également récupérés par les officiers allemands: bracelets, bijoux, des livres et même des dentiers. Aucun objet n'est laissé au hasard. Certaines peaux de Juifs sont même utilisées pour confectionner des abats-jours. On retrouve même des têtes de prisonniers qui ont servi d'expérience et qui ont été réduites. Chaque jour, ce sont des centaines voire même des milliers de juifs qui partent en fumée dans les chambres à gaz. Le film de Sydney Bernstein montre déjà qu'il existe deux sortes de camp: les camps de concentration et les camps de la mort.
Sur ce dernier point, Auschwitz nous est présenté comme une véritable entreprise de la mort qui réduit ses prisonniers à l'esclavage, à la famine et à la mort.

A Auschwitz, la durée maximale de vie d'un Juif ne doit pas dépasser les trois mois d'existence. Dans ce genre de camp, les hommes et les femmes sont évidemment séparés. A partir de là, les officiers allemands opèrent à une sorte de sélection sur le "tas": certains juifs sont condamnés à travailler dans des conditions épouvantables.
Les autres sont priés de prendre un bain, tout du moins c'est ce qu'on leur dit afin d'éviter la panique. En vérité, ils sont gazés en quelques minutes. Par la suite, les corps sont brûlés. A Auschwtiz, on massacre 10 à 15 000 déportés par jour, et principalement des vieillards, des enfants et des jeunes femmes. Seuls les enfants qui sont des vrais jumeaux sont épargnés.

 

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En réalité, ils servent d'expérience pour les nazis. Parfois, il y a bien sûr quelques représailles de prisonniers, mais les nazis organisent des pendaisons publiques pour calmer les ardeurs. Bref, La Mémoire Meurtrie multiplie ce genre de témoignage choc. Réalisé en 1945, Memory of the Camps sera finalement rangé dans les archives de l'Imperial Museum of War.
Autant le dire, le film est vraiment brutal: il montre la réalité telle qu'elle a été filmée lors de la libération des camps. Le documentaire ne montre pas seulement des cadavres, des corps mutilés, brûlés ou encore des fosses ressemblant à de véritables cimetières.
Memory of the Camps montre également les autorités débarquer dans les camps et découvrir l'horrible vérité, celle qu'ils ont nié durant de nombreuses années. Autre révélation choc: le film dénonce l'aveuglément volontaire des différents gouvernements face à l'extermination massive des juifs dans les camps de la mort. Bref, un documentaire éprouvant qu'il conviendra de réserver à un public particulièrement averti.

Note: 20/20


01 novembre 2014

Remo Sans Arme et Dangereux

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genre: action
année: 1985
durée: 2 heures

l'histoire: Lors d'un règlement de compte, un policier new-yorkais est laissé pour mort. Ayant survécu à ses blessures, il est confié à un vieil asiatique qui lui enseigne un art martial coréen : le Sinanju. Malgré lui, cet ancien flic est ensuite engagé dans une organisation secrète du gouvernement. Il change alors d'identité et devient un redoutable tueur du nom de Remo Williams.   

La critique d'Alice In Oliver:

Guy Hamilton est un réalisateur compétent et un honnête artisan du cinéma. On le connaît surtout pour quelques James Bond: Goldfinger, Vivre et laisser mourir, Les Diamants sont éternels et L'Homme Au Pistolet d'Or. Visiblement, le cinéaste aime les agents secrets et les aventuriers.
Preuve en est avec Remo: sans arme et dangereux, réalisé en 1985. Le long-métrage est aussi l'adaptation d'une série de romans, L'Implacable, de Roger Sapir et Warren Murphy. A priori, le but était de réaliser plusieurs films (au moins une trilogie). Hélas, Remo: sans arme et dangereux passera totalement inaperçu au cinéma.

Le film ne rencontrera pas non plus un grand succès critique. La presse se montre peu élogieuse et qualifie le film de nanar. On peut parler d'une sorte de croisement entre Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin, James Bond et Indiana Jones.
En l'occurrence, la comparaison avec le film de John Capenter (donc Les Aventures de Jack Burton...) semble la plus appropriée, déjà parce qu'il s'agit d'un long-métrage méconnu et plus ou moins confiné dans l'oubli. Reste à savoir si Remo mérite autant de mauvais qualificatifs. Autant le dire tout de suite: oui, le film est un nanar, mais un nanar particulièrement sympathique et terriblement attachant.

 

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Malgré ses nombreux défauts, j'aurais plutôt tendance à l'apprécier mais j'y reviendrai. Au niveau de la distribution, ce film d'action ne réunit pas d'acteurs très connus. Seul Fred Ward fait véritablement exception. Attention, SPOILERS ! Samuel Makin, un policier coriace, est officiellement tué dans l'exercice de ses fonctions. En réalité, sa mort a été maquillée par une organisation secrète pour le recruter. Cette organisation a pour but de protéger la Constitution américaine sans toutefois la respecter. Désormais appelé Remo, notre héros devient le bras armé de cette organisation, après avoir été formé par un vieil oriental, Maître Chiun.

Ce dernier appartient à une ancienne lignée d'assassins coréens et entreprend de lui enseigner le Sinanju ("pression sur les centres nerveux"), ancêtre de tous les arts martiaux. Au fur et à mesure de son apprentissage, Remo acquiert des capacités extraordinaires.
Encore une fois, Remo se situe dans la grande tonalité des films d'action et d'aventure des années 1980: une petite touche de James Bond, un faux air d'Indiana Jones et surtout un héros qui n'est pas sans rappeler le cas de Jack Burton (comme je l'ai déjà souligné). Au même titre que son modèle, Remo est un homme sans histoire mais un policier droit et compétent.

 

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Suite à un réglement de compte, Remo est pris en main par une organisation secrète. Le film se divise alors en deux segments bien distincts. Dans le premier, Remo est entraîné par un maître coréen. C'est la partie la plus drôle et aussi la plus intéressante du film.
Dans cette section, le film s'apparente à une sorte de voyage initiatique. Initié aux arts martiaux et aux plus grands secrets de Shaolin (bonjour les clichés !), Remo devient un tueur redoutable. Toutefois, il se différencie d'Indiana Jones et consorts. Il n'aime pas les armes à feu et doit faire appel à la force de l'esprit pour vaincre ses adversaires.

C'est ainsi qu'il apprend à éviter les balles. Non, vous ne rêvez pas: Matrix n'a strictement rien inventé. Evidemment, Remo n'a pas les mêmes prétentions et surtout le même budget. A partir de là, le long-métrage dégage un certain charme mais aussi une grande naïveté.
Visiblement, Guy Hamilton a bien conscience du ridicule de certaines situations. En gros, l'humour est très présent dans le film. Au moins, Remo a le mérite de ne jamais se prendre au sérieux. Dans la seconde partie, le film se tourne davantage vers l'action et l'aventure.
Sans être particulièrement transcendant, Fred Ward fait le job mais n'a pas non plus le charisme d'un Sean Connery ou d'un Harrison Ford. C'est aussi le point faible du film. Notre héros se fait presque piquer la vedette par son maître et son accent asiatique à coucher dehors !
A ce sujet, la version française est à se pisser dessus ! A cela, s'ajoutent de nombreuses situations cocasses et totalement invraisemblables. Pourtant, au risque de me répéter, Remo possède ce grain de folie qui fait toute la différence: un nanar jubilatoire en fin de compte et aussi un plaisir coupable.

Note: 10/20 (c'est généreux mais...)
Note nanardeuse: 15/20


"Remo sans arme et dangereux" vu par Yannick... par tonton_bdm

30 octobre 2014

Nazis At The Center Of The Earth

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Genre: horreur, science-fiction (interdit aux - 12 ans)
année: 2012
durée: 1h30

L'histoire: Des Nazis ont réussi à se cacher au centre de la Terre et y préparent le retour en force du IIIe Reich. Des chercheurs scientifiques, en Antarctique, sont ainsi kidnappés par des soldats masqués. Leur but ? Préparer une armée constituée de corps revenus à la vie.      

la critique d'Alice In Oliver:

Cela fait déjà presque quinze ans que les sociétés de production Asylum sévissent par le biais de la vidéo. Rappelons qu'Asylum s'est spécialisé dans le "mockbuster" qui consiste à reprendre à sa sauce (donc moisie et périmée) les plus grands succès du moments.
Ainsi, la saga Transformers se retrouve déclinée en Transmorphers, King Kong (version 2005) devient Le Seigneur des Mondes Perdus et Je suis une légende (le remake de 2007) se transforme en I Am Omega. Bien sûr, Asylum n'a pas les même prétentions. Le but est de sombrer dans la nanardise et de proposer des films toujours plus bêtes et débiles.

On a pu le constater avec Mega Shark Vs Giant Octopus, Mega Shark Vs Crocosaurus ou encore Sharknado. C'est au tour d'Iron Sky, sorti en 2012, de se voir décliner sous le titre de Nazis at the center of the Earth, réalisé par Joseph Lawson la même année.
Certes, comme je viens de l'indiquer, le film s'inspire d'Iron Sky mais pas seulement. Joseph Lawson possède d'autres références: on pense notamment à King Kong le film de Peter Jackson pour le côté aventure, à Steven Spielberg avec La Guerre des Mondes pour la science-fiction, ou encore à Robert Rodriguez avec Planète Terreur pour l'aspect gore et horrifique.

 

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Bref, Joseph Lawson n'hésite pas à bouffer à tous les rateliers et signe un nanar qui oscille entre l'horreur, la science-fiction, le film de zombies et le "nazisme" de pacotille. Evidemment, un tel titre, donc Nazis of the Center of the Earth promet de grands moments de nanardise.
Rassurez-vous, cette production fauchée repousse les limites de la bêtise humaine. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario, assez stupide en l'occurrence. Attention, SPOILERS ! En 1945, alors que le Troisième Reich est au bord de la capitulation, des nazis menés par le docteur Joseph Mengele ont réussi à se cacher et construire une base sous-terre en Antarctique.

Ils préparent alors le retour en force du nazisme. Des chercheurs scientifiques, alors en mission en Antarctique, sont ainsi kidnappés par des soldats masqués. Ils seront alors forcés d'aider les nazis à préparer une armée constituée de corps revenus à la vie (donc des zombies) afin d'envahir la Terre et de créer le Quatrième Reich. En vérité, le scénario du film repose sur la théorie des ovnis du IIIe Reich, à savoir que l'armée d'Hitler aurait construit en secret des soucoupes volantes utilisant l'anti-gravité. Hélas, Joseph Lawson abandonne très vite son sujet pour se concentrer sur les aventures peu passionnantes d'un groupe de scientifiques prisonniers des soldats d'Hitler.

 

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En l'occurrence, Joseph Lawson se permet tous les excès. Certes, durant les trente premières minutes, Nazis at the center of the Earth se révèle assez décevant. Le film commence comme une aventure fantastique d'une banalité consternante. Par contre, les choses s'accélèrent sérieusement lorsque nos scientifiques arrivent enfin dans le repère des nazis.
A partir de là, Nazis of the Center of the Earth se transforme en torture porn version Saw et Hostel, mais avec du sang en images de synthèse complètement nazebroques. Le film ne nous épargne absolument rien: arrachage de cerveau en plastique, opération à coeur ouvert et soldats du IIIe Reich transformés en zombies du pauvre font partie du menu fretin.

Mieux encore, Adolf Hitler n'est pas mort. Sa tête et son cerveau ont été précieusement conservés et refourgués dans une machine de guerre, sorte de variation entre un robocop malade et un épagneul breton. A cela, viennent également s'ajouter des soucoupes volantes et des batailles aériennes totalement illisibles. Un vrai carnage dans son genre !
Pas étonnant que le film ait été qualifié "d'ordure absolue" par la presse et les critiques cinéma. Autant le dire tout de suite: Nazis at the Center of the Earth est une véritable fumisterie cinématographique qui mettra vos pauvres petits neurones à rude épreuve. Bref, une vraie chiure dans son genre !

Note: je passe...
Note nanardeuse: 17/20


Nazis at the Center of the Earth ( extrait VO ) par isabelle_blachey

29 octobre 2014

La Mort Aux Trousses

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genre: thriller, policier
année: 1959
durée: 2h15

l'histoire: Le publiciste Roger Tornhill se retrouve par erreur dans la peau d'un espion. Pris entre une mystèrieuse organisation qui cherche à le supprimer et la police qui le poursuit, Tornhill est dans une situation bien inconfortable. Il fuit à travers les Etats-Unis et part à la recherche d'une vérité qui se révèlera très surprenante.  

la critique d'Alice In Oliver:

On ne présente plus Alfred Hitchcock, le maître du suspense, à qui l'on doit de nombreux classiques du cinéma, notamment Rebecca, Fenêtre sur Cour, Psychose, Le Crime était presque parfait, La Main au Collet, L'homme qui en savait trop, Les Oiseaux ou encore Frenzy, pour ne citer que ces exemples. Vient également s'ajouter La Mort aux Trousses, réalisé en 1959.
Au niveau de la distribution, ce long-métrage réunit Cary Grant, Eva Mary Saint, James Mason, Jessie Royce Landis, Leo G. Carroll, Joséphine Hutchinson, Oliver Platt, Philip Ober, Adams Williams et Martin Landau.

Comme d'habitude, Alfred Hitchcock effectue son caméo, celui-ci intervenant dès la deuxième minute du film. Le scénario de La Mort aux Trousses est en partie inspiré d'une histoire vraie : l'affaire dite « Galindez », un professeur enlevé en plein milieu de New York.
Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! Le publiciste Roger Tornhill se retrouve par erreur dans la peau d'un espion. Pris entre une mystèrieuse organisation qui cherche à le supprimer et la police qui le poursuit, Tornhill est dans une situation bien inconfortable. Il fuit à travers les Etats-Unis et part à la recherche d'une vérité qui se révèlera très surprenante.

 

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Le film contient quelques scènes d'anthologie. C'est par exemple le cas lorsque Roger Thornhill (Cary Grant) pense avoir rendez-vous avec l'agent fantôme Kaplan en rase campagne. Au lieu de la rencontre qu'il prévoyait, il se retrouve être la proie d'un petit avion dont les occupants finissent par le mitrailler. La séquence entière constitue un condensé de l'art et du génie du réalisateur.
La scène finale, dans laquelle les deux héros se retrouvent dans le train fonçant dans un tunnel et consomment leur amour est une des plus célèbres du cinéma. Pour l'anecdote, Cary Grant voulait déjà prendre sa retraite avant le tournage de La Mort Aux Trousses.

Finalement, l'acteur accepte mais est totalement déboussolé par le scénario qu'il estime illogique. Même chose pour le tournage. Cary Grant demandera plusieurs fois des comptes à Alfred Hitchcock sur les directions prises par le film. Qu'à cela ne tienne, au moment de sa sortie, La Mort aux Trousses remporte un énorme succès. Quelques temps plus tard, Cary Grant rencontrera par hasard Alfred Hitchcock et se prosternera à ses pieds, remerciant le réalisateur de lui avoir confié un si beau rôle.
La Mort aux Trousses constitue également le 23e long-métrage du maître du suspense. Le film met en scène un héros ordinaire, donc Roger Thornhill auquel il est facile de s'identifier.

 

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Certes, comme je l'ai déjà souligné, La Mort Aux Trousses peut s'appuyer sur plusieurs séquences d'anthologie et à couper le souffle. Clairement, tout le talent et tout le génie d'Alfred Hitchcock sont présents sur cette pellicule. Toutefois, il ne faudrait pas oublier la performance de ses acteurs. Cary Grant interprète un personnage totalement dépassé par les événements.
C'est finalement un pion manipulé par une étrange organisation. Du jour au lendemain, Roger Thornhill passe d'un citoyen sans histoire à celui d'un dangereux espion qu'il faut à tout prix éliminer. Thornhill enquête et recherche sans le savoir la piste d'un fantôme.

A partir de là, le film oscille entre le thriller, l'espionnage et l'enquête policière. Alfred Hitchcock ne relache jamais la pression sur son personnage principal, qui n'a donc pas le temps de souffler, tout comme le spectateur. La Mort aux Trousses fonctionne alors sur un rythme effréné jusqu'à sa conclusion finale. J'ai déjà parlé de la performance de Cary Grant, mais comment ne pas évoquer le jeu tout en finesse d'Eva Mary Saint, à la fois belle, sensuelle, mystérieuse et énigmatique ?
Car oui, La Mort Aux Trousses, c'est aussi une histoire d'amour. Enfin, James Mason interprète un méchant charismatique. Bref, La Mort Aux Trousses réunit tous les ingrédients d'un grand classique "hitchcockien". Une réussite dans son genre, tout simplement.

note: 17/20


La mort aux trousses - Trailer par enricogay

27 octobre 2014

Nuit Noire (2014)

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genre: horreur, épouvante 
année: 2014
durée: 8 minutes environ

l'histoire: Ethan, un lycéen, fait un pari avec deux de ses copains: ce soir, il va se rendre au cimetière pour prendre une photographie. Hélas, une fois sur place, l'atmosphère est pour le moins inquiétante.  

La critique d'Alice In Oliver:

Pour commencer cette chronique, rappelons un peu les faits: le réalisateur français, Jean-Luc Baillet, a contacté Naveton Cinéma, le blog ciné le plus nul du net, pour nous présenter son court-métrage, Nuit Noire, produit par Arkham Production. Le cinéaste a donc fait appel à nos services pour une petite chronique de son second court-métrage, après Contretemps (donc son tout premier film).
Nuit Noire a été présentée dans différents festivals: A Night of Horror International Film Festival en Australie, le Festival des Ciné' Méliès à Hazebrouck, le Festival Retour à l'Anormal à la Rochelle ou encore à l'Underground Monster Carnival à Oklahoma City.

Evidemment, le format étant assez court (je le rappelle, 8 minutes), le scénario n'est pas très difficile à comprendre. Attention, SPOILERS ! Ethan, un lycéen, fait un pari avec deux de ses copains (François et Noah): ce soir, il va se rendre au cimetière pour prendre une photographie. Hélas, une fois sur place, l'atmosphère est pour le moins inquiétante.
En effet, très vite, Ethan doit affronter une présence maléfique. Difficile d'en dire davantage. Visiblement, Jean-Luc Baillet aime l'univers et les romans d'H.P. Lovecraft. Que les choses soient claires: la partie "lycéenne" du court-métrage et ses dialogues "pubères" ne sont pas forcément les aspects les plus convaincants.

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Jean-Luc Baillet nous montre enfin l'étendue de son talent quand la lumière cède la place au noir total. Rien à redire sur la qualité de la photographie et de la réalisation, en sachant que le réalisateur doit composer avec les moyens du bord (soit la totalité d'un SMIC albanais).
Parmi les influences du film, nous avons déjà cité H.P. Lovecraft, mais impossible de ne pas songer aux productions de la Hammer avec cette ambiance à la fois gothique, inquiétante et putride, comme pour marquer cette frontière étroite entre le néant et notre monde réel. Certes, ce n'est pas Nuit Noire qui va nous provoquer des frissons ou des cauchemars, mais nulle doute que Jean-Luc Baillet est appelé (dans un proche avenir) à nous faire rêver.

Note: 15/20

Taeter City

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Genre: horreur, gore, trash (interdit aux - 16 ans)
année: 2012
durée: 1h10

L'histoire: A Taeter City tout  est géré par l’Autorité, qui est une sorte de dictature. Pas de crime et pas d’émeutes. Pourquoi ? L’Autorité utilise un système d’ondes radio spécial appelé Zeed. Les ondes radio modifient le cerveau des criminels, les forçant à se suicider. Ceux-ci alimentent la chaîne de restauration rapide Taeter Burger populaire avec les produits de chair humaine dont ils ont besoin pour nourrir les citoyens.       

la critique d'Alice In Oliver:

L'avenir du cinéma trash, gore et horrifique ne se situe pas en France (jusque-là, je ne vous apprends rien) ni aux Etats-Unis, mais davantage en Asie (surtout le Japon) et en Allemagne. Il va falloir désormais compter sur l'Italie. L'air de rien, ce pays peut s'appuyer sur plusieurs réalisateurs de renom, notamment un certain Dario Argento. Hélas, depuis de nombreuses années, le cinéaste italien n'est plus que l'ombre de lui-même. En même temps, Dario Argento n'a plus rien à prouver.
Qu'à cela ne tienne, la relève est bel et bien présente. Preuve en est avec Taeter City, réalisé par Giulio De Santi en 2012.

Le réalisateur est loin d'être un inconnu et s'est déjà fait remarquer avec Adam Chaplin, sorte de mélange entre les films produits par Troma, Toxic Avenger et Ken le Survivant ! Giulio De Santi s'est taillé une petite réputation dans le cinéma trash avec le même Adam Chaplin.
Cependant, certaines personnes ont aussi pointé quelques longueurs et baisses de rythme. Visiblement, les critiques ont bien été entendues puisque Giulio De Santi revient plus en forme que jamais. En l'occurrence, Taeter City est très différent de son prédécesseur, donc Adam Chaplin (au cas où vous n'auriez pas suivi). C'est très simple, on tient là un véritable OFNI (objet filmique non identifié) !

 

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Avant toute chose, il est nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! A Taeter City tout  est géré par l’Autorité, qui est une sorte de dictature. Pas de crime et pas d’émeutes. Pourquoi ? L’Autorité utilise un système d’ondes radio spécial appelé Zeed. Les ondes radio modifient le cerveau des criminels, les forçant à se suicider. 
Ceux-ci alimentent la  chaîne de restauration rapide Taeter Burger populaire avec les produits de chair humaine dont ils ont besoin pour nourrir les citoyens. Premier constat, Giulio De Santi possède de solides références.

J'ai déjà cité Toxic Avenger et Ken le Survivant mais indéniablement, le réalisateur est un fan du cinéma gore asiatique. Comment ne pas penser à The Machine Girl ou encore à Tokyo Gore Police ? Mais les références de Taeter City ne s'arrêtent pas là. En effet, Giulio De Santi nous entraîne dans une société futuriste effrayante et décadente, dont la froideur n'est pas sans rappeler par certains aspects Blade Runner, Minority Report, Soleil Vert, 1984 mais surtout Starship Troopers.
Toutefois, Taeter City n'est pas une grosse production, encore moins un blockbuster mais davantage une série B qui doit composer avec les moyens du bord.

 

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Pourtant, au-delà de ses références, Taeter City se démarque par son humour très noir et une ambiance post-apocalyptique. Désormais, le monde est régi par une dictature qui est aussi le sommet de l'ultra capitalisme et de la société de consommation. Plus besoin d'appeler la police pour arrêter, enfermer et exécuter les tueurs et les assassins. L'autorité en place dispose d'un système d'ondes radio capable de modifier le cerveau des criminels, les poussant ainsi à se suicider.
Ensuite, leurs corps sont envoyés à l'abbatoir et destinés à l'agroalimentaire (je renvoie au synopsis). Pourtant, un homme échappe miraculeusement à ces ondes radios.

Tel est le speech de Taeter City. Giulio De Santi tient un concept en or et l'exploite à merveille. A partir de là, le film multiplie les séquences gores, trashs et sanglantes: membres déchiquetés, oeil extirpé, explosion de crânes, mains tranchées ou encore découpées, le tout pour une véritable boucherie dans les règles ! Pourtant, Taeter City ne manque jamais d'ironie.
Impossible de ne pas éclater de rire devant certaines séquences (la plupart en vérité) totalement absurdes. Dans Taeter City, il existe sans cesse ce décalage entre l'univers mis en place, son ambiance poisseuse et malsaine et le second degré affiché par le film. Bien sûr, le manque de moyens se fait parfois sentir. Mais ne soyons pas trop sévères: avec Taeter City, Giuli De Santi s'impose comme le nouveau réalisateur trash et insolent du moment. Un gros uppercut dans son genre !

Note: 15/20

25 octobre 2014

Paranormal Activity: The Marked Ones

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Genre: épouvante, horreur (interdit aux - 12 ans)
année: 2014
durée: 1h25

L'histoire: Spin-off de la saga Paranormal Activity : alors que Jesse, après avoir été "marqué", est poursuivi par des forces mystérieuses, sa famille essaye de le sauver.     

la critique d'Alice In Oliver:

Souvenez-vous, et ce n'est quand même pas si vieux, en 2009, Oren Peli réalisait Paranormal Activity premier du nom. Ou comment réaliser un film vide de toute peur et de toute qualité artistique mais rapportant beaucoup de pognon... Après la saga Saw, qui a triomphé en son temps, les producteurs sont conscients de tenir la nouvelle poule aux yeux d'or.
Ainsi, depuis 2009, la saga Paranormal Activity sort un nouvel épisode. Seul problème et pas des moindres, depuis le premier chapitre, la franchise montre de sérieux signes de fatigue, d'essoufflement et de paresse pathologique.

C'est une tendance qui sera confirmée par le second, le troisième et le quatrième épisode. Autant dire que l'on n'attendait pas grand chose (voire même strictement rien) de Paranormal Activity: The Marked Ones, réalisé par un certain Christopher Landon en 2014.
Hélas, ce nouvel avatar (le cinquième tout de même) ne fait pas exception. Oui, Paranormal Activity: The Marked Ones est une sombre mer... pardon... un sacré navet. Finalement, ce cinquième volet reflète parfaitement ce qu'est devenue la saga depuis le premier chapitre en date, à savoir une grosse arnaque déguisée en concept.

Mais bon, peu importe: le public est toujours au rendez-vous et ce genre de fumisterie ne coûte pas chère à produire. Alors pourquoi se priver ? Autant exploiter le concept jusqu'au bout des poils de couilles... pardon... jusque la corde ! L'histoire ? Vous voulez vraiment savoir ? Allez, c'est parti !
Jesse, un adolescent venant tout juste d'avoir 18 ans, fraichement diplômé, assiste à des phénomènes paranormaux. Lui et son meilleur ami Hector décident d’espionner à l'aide d'une petite caméra la voisine du dessous dans une bouche d'aération après avoir entendu des bruits étranges. Ils s'aperçoivent que leur voisine peint un symbole sur une femme nue.

Un soir, alors qu'ils entendent beaucoup de bruits provenant de chez leur voisine du dessous, ils décident de sortir et voient un garçon qu'ils connaissent (Oscar) sortant à toute vitesse de chez celle-ci puis quelque temps après le corps de la femme est retrouvé...
Par curiosité, Jesse et Hector décident d'aller jeter un coup d’œil dans la maison de la défunte et ils y trouvent une cassette portant le nom de Katie et Kristi. On remarque ensuite plus tard que Jesse a des marques étranges sur son bras, puis il commencera à devenir violent. 
Une nuit, alors que celui-ci croit entendre son chien aboyer depuis la maison de la voisine, il décider d'y entrer pour le récupérer, la porte se referme brutalement sur lui et lorsqu'il ressort, il n'est plus du tout pareil qu'avant...

Au-delà de son concept, qui reste toujours le même, à savoir un camescope qui filme de façon monotone des événements étranges qui le sont tout autant, Paranormal Activity: The Markes Ones ne partage presque aucune similitude avec ses prédécesseurs.
En résumé, comprenez que le scénario brille avant tout par son illogisme et remet en cause la chronologie de la saga. Mais encore une fois, peu importe: ce nouvel épisode vient confirmer la médiocrité d'une saga qui n'aurait jamais dû exister: réalisation paresseuse, concept usé jusque la moëlle, des effets de peur qui ne fonctionnent plus (ceci dit, ils n'ont jamais vraiment fonctionné) et un film qui tourne désespérément dans le vide. De ce fait, une question s'impose: certes, je sais que tous les goûts sont dans la nature, mais comment peut-on aimer ça ???

Note: pas envie de noter ça

 


Paranormal Activity : The Marked Ones - bande... par Paramount_Pictures_France

21 octobre 2014

Le Prénom

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genre: comédie
Durée: 1h50
Année: 2011

l'histoire: Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance. En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.    

La critique d'Alice In Oliver:

A l'origine, Le Prénom, réalisé par Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte en 2011, est l'adaptation d'une pièce de théâtre éponyme des mêmes auteurs. Contre toute attente, le film remportera un certain succès au moment de sa sortie, totalisant presque 3.5 millions d'entrées.
Mieux encore, Le Prénom rencontrera également un succès critique en remportant deux Césars: le César du meilleur acteur dans un second rôle pour Guillaume de Tonquédec et le César de la meilleure actrice pour Valérie Benguigui. En dehors de ces deux acteurs, cette comédie réunit aussi Patrick Bruel, Charles Berling, Judith El Zein et Françoise Fabian.

Il faut bien le reconnaître: cela fait un petit moment que le cinéma français ne nous a pas livré une grande comédie. Certes, le triomphe de Bienvenue chez les Ch'tis et d'Intouchables a permis de faire revenir le public dans les salles. Hélas, le succès public ne rime pas forcément avec la qualité.
Bien sûr, Bienvenue chez les Ch'tis et Intouchables restent des comédies tout à fait recommandables, mais sans être exceptionnelles pour autant. Alors comment expliquer leur immense succès (en France) ? Tout simplement parce qu'elles reposent sur un concept qui fonctionne assez bien sur la durée. Tout comme Intouchables et Bienvenue Chez les Ch'tis, Le Prénom fonctionne lui aussi sur un concept.

 

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Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance. 
En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos. Autant le dire tout de suite: Le Prénom propose un concept qui fonctionne plutôt bien sur la durée.

Sans être pour autant une grande comédie, Le Prénom reste un film français tout à fait recommandable qui repose avant tout sur ses dialogues (parfaitement écrits), ses réparties et ses acteurs (tous irréprochables). Les deux réalisateurs, Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte, choisissent de raconter l'histoire par une voix-off, à savoir celle de Vincent (Patrick Bruel).
A partir de là, le film fonctionne presque comme un huis clos et se déroule exclusivement dans une cuisine ou plutôt un appartement. Le long-métrage choisit d'adoper le point de vue de Vincent sur un dîner qui va prendre une tournure inattendue.

 

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Comme l'indique le synopsis, le concept du film repose sur le choix d'un prénom, qui n'est autre que celui du Führer (donc Adolf, au cas où vous n'auriez pas compris). Evidemment, ce choix déclenche les foudres de l'auditoire. A partir de là, chaque protagoniste est amené à révéler ses petits secrets et surtout ses failles personnelles. Dans ce genre de comédie, le risque, c'est que le film perde son rythme de croisière. En l'occurrence, Le Prénom enchaîne les révélations et les rebondissements, le tout sur des conversations musclées et parfois des fous rires incontrôlés.
Bien que poussive (en tout cas parfois), cette comédie fonctionne (encore une fois) plutôt bien sur la durée et repose sur des personages attachants. Hélas, il faut bien l'admettre: on a bien du mal à croire à la supercherie de Vincent. Enfin, la conclusion finale est un tantinet décevante. Après des réglements de compte pourtant foudroyants, le film nous propose une fin rose-bonbon.
En gros, tout est bien qui finit bien... Mouaif, pas de doute, nous sommes bien devant une comédie française des années 2010. Pourtant, malgré ses petits défauts, Le Prénom reste une comédie sympathique qui touche parfois sa cible.

Note: 13.5/20


Le Prénom film complet vf par streamingenfolie

15: The Movie

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Genre: drame, inclassable (interdit aux - 18/21 ans)
année: 2003
durée: 1h30

L'histoire: Cinq adolescents de Singapour sur la voie de la marginalisation errent dans les rues, déscolarisés, livrés à eux-mêmes. Sans complaisance, on suit leurs dérives dans le sexe, la drogue, la violence et la dérision.  

la critique d'Alice In Oliver:

Attention, film choc aujourd'hui sur Naveton Cinéma ! Bon, ce n'est pas une première: le blog vous présente régulièrement de oeuvres étranges, trash, scandales et polémiques dans ses lignes. Mais là, 15: The Movie, réalisé par Royston Tan en 2003, a un statut très particulier.
En effet, le film a carrément écopé d'une interdiction aux moins de 21 ans. Oui, vous avez bien lu: pas une interdiction aux moins de 16 ans ni aux moins de 18 ans, mais 21 ans ! A l'origine, 15: The Movie est l'adaptation d'un court-métrage, tout simplement intitulé 15 et déjà réalisé par les soins de Royston Tan. Le court-métrage est présenté dans différents festivals et remporte un joli succès.

Mieux encore, 15 (donc le court-métrage) provoque déjà la polémique puisque le film nous présente le quotidien réel de cinq adolescents de Singapour. Avec 15: The Movie, Royston Tan reprend le même concept mais amplifie davantage son sujet avec une durée de 90 minutes de bobine.
Au moment de sa sortie dans son pays (donc Singapour, au cas où vous n'auriez pas suivi...), 15: The Movie fait l'effet d'une bombe. En l'occurrence, Royston Tan reprend toujours la même idée: le film s'attache à suivre le quotidien de cinq adolescents de Singapour. Nos héros ne sont donc pas des acteurs mais des finalement des ados qui jouent leur propre rôle.

 

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Attention, SPOILERS ! Cinq adolescents de Singapour sur la voie de la marginalisation errent dans les rues, déscolarisés, livrés à eux-mêmes. Sans complaisance, on suit leurs dérives dans le sexe, la drogue, la violence et la dérision. Visiblement, Royston Tan poursuivra les hostilités avec 4:30, 881 et 12 Lotus qui s'inscrivent dans la tonalité de 15: The Movie.
Reste à savoir si le film mérite ou non son interdiction aux moins de 21 ans. Que les choses soient claires: ne vous attendez pas (mais alors pas du tout) à voir un long-métrage dans le style des grands films gores et barbares de ces dernières années.

15: The Movie n'a strictement rien à voir avec la violence d'un Philosophy of a Knife ou de A Serbian Film par exemple. Alors comment expliquer l'interdiction aux moins de 21 ans ? Premièrement, le film est sorti à Singapour et donne une vision particulièrement sordide et subversive de la jeunesse de son pays. A priori, la censure locale n'a pas vraiment, du tout apprécié.
Pire encore, dans un premier temps, 15: The Movie est carrément interdit de projection dans les salles. Ensuite, Royston Tan suit le quotidien réel de cinq vrais adolescents (tous âgés de 15 ans d'où le titre du film) paumés dans la jungle urbaine de Singapour.

 

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Certes, 15: The Movie est bel et bien un film, mais le long-métrage se veut être aussi une sorte de documentaire qui soit le plus réaliste possible. Par conséquent, la violence de 15: The Movie ne réside pas vraiment dans sa forme mais surtout dans son fond et ses thématiques qu'il aborde de façon brutale et sans aucun tabou. En ce sens, Royston Tan pourrait s'apparenter à une sorte de Larry Clark dans son pays. Finalement, 15: The Movie n'est pas sans rappeler Kids, à la seule différence qu'il est beaucoup plus réussi. Mais le film est aussi déconcertant.
Tantôt réalisé comme un documentaire coup de poing, tantôt réalisé comme un clip, 15: The Movie se veut totalement surréaliste.

En même temps, pour Royston Tan, le fait qu'un pays puisse laisser cinq adolescents totalement livrés à eux-mêmes tient de l'absurdité totale. Cette même absurdité caractérise finalement la société singapourienne toute entière. Tel est le message du film.
Même les adultes et la police sont devenus aveugles au sort de ces adolescents qui tentent de s'en sortir dans cette jungle en proie aux voyous, aux gangs, aux règlements de compte, à la drogue, aux "shoots" à la colle, aux bastons régulières qui se déroulent dans les couloirs sordides d'une rame de métro et donc à la violence. En résulte un long-métrage totalement inclassable, "OFNI" et indéniablement polémique.

Note: ?

20 octobre 2014

Ninja 2: Shadow Of A Tear

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genre: action, arts martiaux
année: 2014
durée: 1h35

l'histoire: Ne faire confiance à personne : c’est le code de survie de Casey Bowman après la perte tragique et sauvage de sa femme portant son enfant. Un seul indice : une série de victimes avec les mêmes marques de strangulation au fil barbelé très reconnaissable. Sa cible : un sinistre baron de la drogue appelé Goro, qui inonde les rue de méthamphétamine mortelle fabriquée dans la jungle birmane. Casey doit pousser ses facultés de combat au maximum, jusqu’à utiliser une technique de méditation profonde pour simuler sa propre mort. Pour se préparer à cette ultime confrontation, Casey doit devenir un guerrier invisible digne de porter le titre de Ninja.  

La critique d'Alice In Oliver:

Evidemment, un tel titre, à savoir Ninja 2: Shadow of a Tear, réalisé par Isaac Florentine en 2014, a tout de la purge annoncée. Comme l'indique le titre, Ninja 2: shadow of a Tear est bien sûr la suite du premier Ninja, déjà réalisé par le même Isaac Florentine.
Tout comme le premier épisode, Ninja 2 n'a pas bénéficié d'une sortie au cinéma. Il faudra donc se contenter d'un petit direct to video (DTV). Tous ces détails ne plaident pas vraiment en faveur de cette production modeste et pourtant... C'est vite oublier la présence d'Isaac Florentine derrière la caméra. Certes, ce dernier est un réalisateur américain.

Mais depuis quelques années, on lui doit Un seul deviendra invincible 2 et Un Seul deviendra invincible 3, déjà avec Scott Adkins. Indéniablement, celui-ci est devenu l'acteur fétiche d'Isaac Florentine. Il est le digne successeur de Jean-Claude Van Damme dans sa période de gloire quand il tournait encore des films d'action et d'arts martiaux potables, en tout cas largement recommandables.
Mieux encore, Un seul deviendra invincible 2 et Un Seul deviendra invincible 3 se sont taillés une solide réputation auprès des amateurs du genre. C'est très simple: ces deux films symbolisent aujourd'hui ce qui se fait de mieux (en matière d'arts martiaux) sur le territoire américain.

 

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Et pourtant, on parle de petites productions et de films destinés à faire les bacs à solde. Oui mais voilà, il y a Scott Adkins, un artiste martial d'une redoutable efficacité qui n'a pas à rougir de la comparaison avec un autre grand nom du genre: Bruce Lee. Certes, Scott Adkins est moins connu qu'un Jason Statham, un Sylvester Stallone ou encore un Chuck Norris.
Mais indéniablement, l'acteur dégage un vrai charisme. Il le prouve encore avec Ninja 2. Contre toute attente, le premier volet était de facture honnête. Isaac Florentine se montrait fidèle à son cinéma en respectant les grands principes des arts martiaux.

En résumé, vous avez aimé le premier épisode ? Si oui, vous devriez apprécier cette suite qui joue avec ses qualités. La force de Ninja 2 ne repose pas vraiment sur son scénario. Mais soyons honnête, on ne regarde pas ce genre de film pour la qualité de son histoire.
Attention, SPOILERS ! Ne faire confiance à personne : c’est le code de survie de Casey Bowman après la perte tragique et sauvage de sa femme portant son enfant. Un seul indice : une série de victimes avec les mêmes marques de strangulation au fil barbelé très reconnaissable. Sa cible : un sinistre baron de la drogue appelé Goro, qui inonde les rue de méthamphétamine mortelle fabriquée dans la jungle birmane.

 

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Casey doit pousser ses facultés de combat au maximum, jusqu’à utiliser une technique de méditation profonde pour simuler sa propre mort. Pour se préparer à cette ultime confrontation, Casey doit devenir un guerrier invisible digne de porter le titre de Ninja.
Clairement, Isaac Florentine est un fan des films d'arts martiaux et plus particulièrement des films de ninjas des années 1980. Impossible de ne pas penser à la saga American Ninja avec Michael Dudikoff. La seule différence, c'est que Ninja 2 n'est pas un nanar. Mieux encore, il s'agit d'un bon film de genre sans être non plus exceptionnel.

Encore une fois, Scott Adkins trouve un rôle sur mesure et impressionne par sa présence et ses prouesses athlétiques. C'est indéniable: au risque de me répéter, ce mec possède un sacré charisme. Oui, Ninja 2 est un film d'action et d'arts martiaux qui vise avant tout l'efficacité.
Point barre ! Les fans du genre seront en terrain connu et quasiment conquis. Bien sûr, il est inutile ici de rechercher le moindre message ou un scénario un tant soit peu complexe. Non, encore une fois, Ninja 2 va droit au but et atteint son principal objectif: délivrer la marchandise et offrir des combats spectaculaires. Bref, encore du bon boulot de la part d'Isaac Florentine. Clairement, il serait temps qu'un gros producteur repère enfin le talent de ce cinéaste.

Note: 12.5/20


NINJA 2 _ Shadow of a Tear Trailer (Scott Adkins) par KSTV1

L'Univers et ses Mystères: Les Pires Heures de la Terre

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genre: documentaire
année: 2014
durée: 45 minutes

synopsis: La Terre semble être la planète la plus accueillante de tout le système solaire. Pourtant, de récentes découvertes révèlent qu'elle a connu plus de catastrophes que les scientifiques ne le pensaient. 

la critique d'Alice In Oliver:

Pendant ses 4.5 milliards d'années d'histoire, la Terre a vécu de nombreux traumatismes. Lesquels ? Avant toute chose, il faut préciser qu'à de nombreuses reprises, la vie a frôlé l'extinction totale sur notre planète. Paradoxalement, ces grandes catastrophes ont contribué à créer la vie telle que nous la connaissons aujourd'hui. Ce nouveau numéro de L'Univers et ses Mystères, intitulé Les pires heures de la Terre, revient sur les sept plus grandes périodes d'extinction de la Terre.
En septième position, l'impact de Théia qui s'est produit il y a environ 4.5 milliards d'années. A ce moment-là, le système solaire est un véritable champ de bataille avec de nombreuses collisions d'astéroïdes et de comètes qui percutent les différentes planètes.

La Terre est donc victime de ces impacts. Pire encore, une planète voisine, du nom de Théia, entre en collision avec la Terre. Cet événement est d'une violence extrême, d'autant plus que Théia est de la taille de Mars. Les noyaux des deux planètes fusionnent. Des fragments sont éjectés en orbite et forment peu à peu un anneau autour de la Terre. Progressivement, cet anneau va devenir la Lune.
150 millions d'années plus tard, la Terre entre dans une période plus calme. C'est un moment bénéfique à l'émergence d'une vie bactérienne. Hélas, ce calme est vite interrompu par le grand bombardement tardif qui intervient en sixième position des grandes périodes d'extinction.

A ce moment-là, certains océans sont déjà formés sur la Terre. Mais les planètes gazeuses provoquent le chaos dans le système solaire. C'est le grand bombardement tardif. La Terre est littéralement bombardée par des astéroïdes et des comètes. Des cratères se creusent à la surface de notre planète. Paradoxalement, avec le temps, ces impacts d'astéroïdes et de comètes ont aussi apporté les éléments nécessaires à la vie. Ils apportent également de nombreux matériaux qui vont solidifier à la fois le noyau et la croûte terrestre. En cinquième position, la Terre boule de neige correspond à la plus grande période de glaciation connue par notre planète.

La Terre toute entière se transforme en une sorte de boule de neige. Les glaciers envahissent les zones tempérées et englobent la planète entière. A ce moment-là, la température moyenne est de - 60° Celcius. Pendant cette longue période, on estime que la Terre aurait connu deux grandes glaciations. Selon les scientifiques, ce phénomène aurait été provoqué par les bactéries elles-mêmes, notamment par le biais de la photosynthèse. Certes, ces deux périodes de glaciations constituent une grande menace pour la vie primitive. Pourtant, elles sont aussi favorables à l'émergence de nouvelles espèces, notamment avec l'apport de phosphore qui permet une diversification microbienne et animale.

En quatrième position, l'extinction de l'Ordorvicien-Silurien il y a environ 450 millions d'années. Il s'agit de la plus mystérieuse des phases d'extinction. A ce moment-là, la surface du globe est constituée de trois grands océans qui grouillent d'organismes vivants, mais un cataclysme ravage tout sur son passage. On pense que cet événement aurait été provoqué par une glaciation destructrice. 
D'autres thèses affirment que ce serait un rayon de sursaut gamma qui serait à l'origine de cette glaciation. Il existe encore une dernière hypothèse: cet événement aurait été provoqué par un arc de choc galactique. Tous les 64 millions d'années, notre système solaire, qui est en mouvement, se trouve dans l'onde magnétique de la Voie Lactée (notre galaxie).

Par conséquent, durant cette période, le système solaire est vulnérable aux rayons cosmiques de l'arc de choc de la Voie Lactée. On a retrouvé certains fossiles qui semblent confirmer cette théorie. En troisième position, on trouve l'extinction K-T. A cette époque, les dinosaures règnent en maîtres sur la Terre depuis 200 millions d'années, mais quelque chose les a tous décimés.
L'hypothèse la plus répandue consiste à dire que c'est un astéroïde de taille massive qui a percuté la Terre et a provoqué la fin des dinosaures. Toutefois, une autre théorie affirme que cet impact d'astéroïde aurait été suivi par des irruptions volcaniques en masse, rendant l'atmosphère irrespirable.

Selon une autre hypothèse, il y aurait eu plusieurs impacts d'astéroïdes. Toutefois, l'extinction K-T pose une question terrifiante: les hommes pourraient-ils connaître le même sort que les dinosaures ? Réponse: oui ! Par le passé, la Terre a connu plusieurs impacts d'astéroïdes et cela se reproduira à nouveau. En seconde position, l'extinction permienne il y a 250 millions d'années.
Le gaz émis par les volcans réchauffe l'atmosphère et provoque un effet de serre assassin pour la grande majorité des espèces animales. Enfin, en première position, l'apocalypse solaire. Dans environ cinq milliards d'années, le Soleil mourra. Ses réserves vont peu à peu s'épuiser. Notre étoile mère deviendra alors une géante rouge de 200 fois sa taille actuelle. 
Mercure et Vénus seront engloutis et la Terre sera complètement calcinée. Autrement dit, quand le Soleil commencera à toucher vers sa fin (d'ici environ 500 millions d'années), il ne fera pas plus froid sur Terre mais plus chaud. Toute existence (humaine, animale et bactérienne) cessera et laissera place à un paysage aride, brûlant et bouillonnant.

Note: 15/20


L'univers et ses Mystères S6 E5 - Les pires... par 1Aldebaran1

19 octobre 2014

L'Univers et ses Mystères: Objectif Comète

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genre: documentaire
année: 2014
durée: 45 minutes

synopsis: Autour des étoiles, gravitent de petits corps constitués d'un noyau de glace et de poussières : les comètes. Mais comment fonctionnent-elles ? Accrochez-vous et découvrez le voyage qu'elles accomplissent, des endroits les plus froids du système solaire, jusqu'à la surface brûlante du soleil !

la critique d'Alice In Oliver:

Aujourd'hui, les scientifiques savent que les comètes détiennent les secrets de notre passé mais constituent également une menace pour notre planète. Pendant très longtemps, les civilisations anciennes les voyaient comme des messagers divins venant annoncer une nouvelle catastrophe. En vérité, les comètes et les astéroïdes se ressemblent beaucoup.
On pourrait même considérer les astéroïdes comme des "cousins" éloignés des comètes. Ces objets gelés et lumineux sont visibles à plusieurs endroits du système solaire, notamment dans la ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter, mais aussi dans la ceinture de Kuiper qui se situe au-delà de Neptune.

Plus elles avancent dans le système solaires, plus les comètes entrent en activité. En contact avec le soleil, les comètes émettent du gaz (on appelle ce phénomène la chevelure). Les radiations solaires poussent les gaz de la comète vers l'arrière, ce qui donne l'impression de voir une sorte de queue lumineuse. En s'approchant du Soleil, les comètes deviennent de plus en plus brillantes avec des vitesses atteignant trois millions de kilomètres par heure.
La comète la plus connue se nomme la comète de Haley. Elle passe devant la Terre tous les 76 ans. On estime qu'elle est de la taille de l'île de Madagascar.

Aujourd'hui, les astronomes se demandent si les comètes contiennent les vestiges de notre passé. Auraient-elles apporté l'eau et la vie sur Terre ? Actuellement, les télescopes, les sondes et les satellites de la Nasa étudient la composition des comètes.
En 2005, on a pu apercevoir l'intérieur rocheux d'une comète: on a ainsi repéré des éléments présents au moment de la formation du système solaire, notamment de l'hydrogène et du carbone. En 2011, une autre sonde permet de détecter un cratère à la surface d'une comète. On sait désormais que les comètes possèdent plusieurs couches à leur surface. Autrement dit, elles appartiennent donc au passé.

Toutefois, les plus grands corps gelés se trouvent à la limite du système solaire et plus précisément dans le Nuage d'Oort. Dans cet endroit très froid et gelé, on estime qu'il y aurait environ plusieurs millions de comètes. On pense que ces comètes auraient été projetés par une planète gazeuse (probablement Jupiter) dans un lointain passé. Aujourd'hui, les comètes du Nuage d'Oort sont en hibernation.
Néanmoins, ces comètes peuvent être bousculés et projetés à l'intérieur du système solaire par un objet massif (par exemple, une étoile).
Comme je l'ai déjà souligné, les comètes représentent un réel danger pour la Terre.

On estime qu'une comète se crasherait sur notre planète toutes les 40 millions d'années environ. Il est donc difficile de déterminer si les cratères présents sur la Terre sont dus aux astéroïdes ou aux comètes. Ensuite, les comètes n'ont pas besoin de percuter notre planète pour être dangereuses. Il suffit tout simplement qu'elles explosent dans notre atmosphère pour engendrer une catastrophe à grande échelle. En 2009, Jupiter a été victime d'une vingtaine de collisions de comètes, laissant comme cicatrices d'immenses nuages noirs de la taille de la Terre.
Autrement dit, les comètes représentent un plus grand danger que les astéroïdes. Elles sont certes moins nombreuses, mais leurs trajectoires sont rapides, imprévisibles et dégagent une immense quantité d'énergie au moment de leur impact. En résumé, si la Terre était menacée par une comète, on ne pourrait pas faire grand chose ni s'y réellement s'y préparer (contrairement à un astéroïde).
Actuellement, 84 comètes potentiellement dangereuses ont été repérées par la Nasa. Bref, un nouveau numéro de L'Univers et ses Mystères plutôt intéressant et moins technique qu'à l'accoutumée.

Note: 14/20


L'univers et ses Mystères S7 E6 - Objectif Comète par 1Aldebaran1

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18 octobre 2014

L'Univers et ses Mystères: Au-Delà du Froid

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genre: documentaire
année: 2014
durée: 45 minutes

synopsis: Entre les étoiles et les galaxies, dans la vaste immensité de l'espace, la température tombe en dessous de -260°Celsius : un monde hostile et glacé.  

la critique d'Alice In Oliver:

A certains endroits de l'univers, on trouve des températures extrêmes atteignant - 260 degrés Celcius. Nous voyons souvent le Big Bang comme un déchaînement suprême et bouillant d'énergie. Pourtant, avec le temps, le Big Bang a fini par se refroidir pour donner naissance aux premiers atomes.
Sur Terre, la zone la plus froide se trouve en Antarctique avec - 52°Celcius. Dans le système solaire, le lieu le plus froid ne se trouve pas sur Neptune ou sur Platon, des planètes pourtant très éloignées du Soleil, mais au fond de certains cratères de la Lune avec une température de - 202°Celcius. Le cas de Mercure, première planète à partir du Soleil, est pour le moins étonnant.

En effet, sur Mercure, on trouve des zones froides et même des cratères de glace en raison de son absence d'inclinaison. Certains satellites de Jupiter intéressent également les scientifiques. C'est par exemple le cas d'Europe, un satellite gelé: on pense que son épaisse couche de glace pourrait contenir des formes de vie. Certaines zones gelées contiennent aussi beaucoup d'informations sur les débuts et les origines du système solaire. Actuellement, la mission New Horizon est en route pour explorer les vestiges glacés de Pluton. Ensuite, New Horizon aura pour but d'observer les zones gelées qui délimitent notre système solaire.

Un autre monde connaît lui aussi un froid permanent. Il s'agit de Sedna qui est un objet transneptunien. Son orbite étrange et atypique interroge les astronomes. On pense que Sedna pourrait provenir du nuage d'Oort. D'ailleurs, ce nuage interroge également les scientifiques.
En effet, cet endroit contient des comètes et les envoie dans notre système solaire. Désormais, les sondes de la Nasa sont capables d'observer de près ces comètes. Sur ces objets glacés, on trouve beaucoup d'éléments présents sur la Terre. 
On pense même que les comètes pourraient être à l'origine de la présence de l'eau et des océans sur la Terre.

Finalement, le froid joue un rôle primordial dans l'univers. C'est finalement un moyen de protection qui empêche les éléments essentiels de se disperser dans le vide intersidéral. Actuellement, les scientifiques recherchent activement une exoplanète recouverte de glace. Pourquoi ?
Tout simplement parce que la Terre a connu plusieurs périodes de glaciation dans le passé. D'ailleurs, les astronomes ont repéré une exoplanète recouverte de glace qui est cinq fois plus grosse que la Terre. On parle alors de super Terre avec une température de - 223°Celcius. 
Les scientifiques s'intéressent également aux planèts flottantes, c'est-à-dire aux planètes éjectées de leur système solaire et errant dans le vide intersidéral.

Par conséquent, ces planètes sont forcément froides mais pas nécessairement mortes. Que se passerait-il si la Terre était éjectée de notre système solaire ? Elle perdrait la plupart de son énergie, les océans seraient gelés et son atmosphère deviendrait solide. Certes, l'Humanité n'y survivrait pas, mais la vie serait encore possible à l'intérieur des océans glacés.
En résumé, la vie pourrait donc exister sur ces planètes flottantes. 
Contrairement à ce que l'on croit, les étoiles ne sont pas forcément toutes chaudes. L'étoile la plus froide jamais observée se situe à 40 années lumières du Soleil. Il s'agit d'une naine brune avec une température de 26°Celcius.

En comparaison, la température à la surface du Soleil est de 5500°Celcius. Bref, l'univers n'a pas fini de nous surprendre. Actuellement, dans les laboratoires, les scientifiques étudient le zéro absolu afin d'observer le comportement des atomes. A une température, les atomes se transforment en éléments capables de stopper un faisceau de lumière.
Autrement dit, le froid extrême modifie les lois physiques de l'univers. 
On pense aussi que le cosmos pourrait adopter un froid permanent qui le condamnerait dans un lointain avenir. Certes, au moment du Big Bang, l'histoire de l'univers se résume à un immense flux d'énergie. Mais un jour, cette énergie va finir par faiblir, geler et devenir sombre. En résumé, les galaxies vont s'efffondrer pour devenir des coquilles gelées. A ce moment-là, plus aucune vie ne sera possible et l'univers cédera place au vide et à un néant figé dans le froid. Le froid extrême est donc un élément essentiel de l'univers.
Sans lui, l'énergie ne circulerait pas. Surtout, la vie telle que nous la connaissons ne serait pas possible. Bref, un nouveau numéro de L'Univers et ses Mystères passionnant et assez facile d'accès pour une fois.

Note: 14.5/20


L'univers et ses Mystères S7 E4 - Au-delà du Froid par 1Aldebaran1

Love Story

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Genre: drame, Kleenex
année: 1970
durée: 1h40

L'histoire: Un homme issu d'une famille aisée, étudiant en droit à Harvard, rencontre une jeune fille à la bibliothèque où elle travaille pour payer ses études. Malgré le fait qu'ils appartiennent à des classes sociales différentes leur amour devient plus fort que tout mais sera soumis aux épreuves de la vie.  

la critique d'Alice In Oliver:

Ah le voilà le "Film" culte de toute une génération de pleurnichards... pardon... de personnes sensibles... J'ai nommé Love Story, réalisé par Arthur Hiller en 1970. Bon avant toute chose, je préfère vous prévenir: pour cette chronique, la société Kleenex m'a contacté pour promouvoir la vente de leurs mouchoirs. Ne vous étonnez donc pas si vous voyez régulièrement la photo suivante:

 

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Car oui, Love Story est avant tout un drame, un film poignant, mélancolique et d'une tristesse insondable. Donc pour lire les lignes qui vont suivre et l'intégralité de cette chronique, je vous demanderai de bien préparer vos mouchoirs, si possible des Kleenex... Tant qu'à faire !
Au niveau de la distribution, Love Story réunit Ryan O'Neal, Ali MacGraw, John Marley, Ray Milland et Tommy Lee Jones. On ne présente plus cette véritable tragédie filmique à vous faire sortir des larmes de tous les orifices possibles et imaginables.

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Love Story remportera un immense succès au moment sa sortie. Le public est ému aux larmes les plus profondes (par là, comprenez que les larmes coulent à flot) et la critique est plutôt positive. Mieux encore, le film remporte plusieurs Golden Globes: meilleur film dramatique, meilleure actrice pour Ali Mac Graw, meilleur réalisateur, meilleur scénario et meilleure musique originale.
Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes de l'histoire. Attention, SPOILERS ! Et merci encore une fois de préparer vos mouchoirs Kleenex !

 

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Oliver Barrett descend d’une grande lignée de diplômés de Harvard riches et éminents. Il éprouve le coup de foudre pour Jennifer Cavalleri, une Américaine d’origine italienne, pauvre et catholique, étudiante en musique, à Radcliffe. Dès la fin de leur année universitaire, ils décident de se marier en dépit de l’avis du père d’Oliver, qui se brouille avec son fils.

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Privé de l’aide financière de son père, le jeune couple lutte pour pouvoir payer les études d’Oliver en école d’avocats. Finalement, ce dernier sort troisième de sa promotion, et obtient un travail très bien payé dans une firme d’avocats à New York, tandis que Jennifer enseigne la musique dans une école privée. Au vu de leurs revenus à présent élevés, mari et femme, tous deux 24 ans, décident de faire un enfant. Mais le succès ne vient pas, et après un certain nombre d'essais, ils consultent un spécialiste, qui, après de nombreux tests sanguins, informe Oliver que Jennifer a une leucémie et est condamnée à très court terme.

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Oliver essaie de se comporter « normalement » selon les conseils du docteur, sans en parler à Jennifer, mais celle-ci l’apprend toutefois par un autre médecin. Jennifer décide d’aller à l’hôpital pour commencer une thérapie contre le cancer, et Oliver commence à manquer d’argent pour payer l'hôpital. Désespéré, il va demander l'aide financière de son père, arguant d’une bêtise avec une fille.

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Vous l'avez donc compris: Love Story est un film profond et plus complexe qu'il n'y paraît. D'ailleurs, on relève même des dialogues à couper le souffle obligeant le spectateur à faire appel à ses plus grandes capacités intellectuelles. C'est par exemple le cas lorsque la grognasse... pardon la femme d'Oliver répond à son mari: " L'amour, c'est n'avoir jamais à dire qu'on est désolé ".

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Bon soyons honnête et un peu plus sérieux quelques secondes. Le scénario de Love Story est évidemment simpliste. C'est probablement la raison pour laquelle le film parle à tout le monde. L'histoire est finalement assez banale. Un fils à papa décide de se rebeller contre le joug de son paternel. Contre l'avis général, il épouse une sorte de Cosette des temps modernes.
Oliver et Jennifer vivent un amour passionné. Eperdument amoureux l'un de l'autre, ils vivent des jours heureux et paisibles. C'est le grand amour quoi, le coup de foudre et la passion absolue voire démesurée. Oui mais voilà, alors que le jeune couple tente d'avoir un enfant, qui serait le fruit de leur amour, Jennifer est victime d'un cancer et plus précisément d'une leucémie (Je renvoie au synopsis).

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Indéniablement, Arthur Hiller joue à fond la carte du mélodrame. Il tire même un peu trop... pardon beaucoup... et même énormément sur l'ambulance. Il est donc question ici de classe sociale et d'ascension dans la société. Le fait qu'Oliver soit issu de la bourgeoisie n'a rien du hasard. Cela renforce évidemment l'aspect dramatique.
A cela s'ajoute une histoire alternative (peu passionnante pour être gentil) entre un fils et son père. Evidemment, Jennifer est rejetée par la famille d'Oliver, et ce dernier rejette à son tour ses parents.

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Comme tous ces détails ne sont pas suffisants et qu'il faut à tout prix nous faire verser quelques larmes supplémentaires, le film s'attarde largement sur l'histoire d'amour entre Jennifer et Oliver. Comme je l'ai déjà souligné, les deux tourtereaux s'aiment et sont éperdument amoureux.
Même dans les disputes, les désaccords et les épreuves de la vie, ils restent fous amoureux l'un de l'autre. C'est finalement l'annonce d'une leucémie qui va mettre le couple face à un destin funeste et inextricable.

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Rien n'aurait pu séparer Oliver et Jennifer. Je dis bien ABSOLUMENT rien, mais alors rien du tout quoi ! Pas même la différence de classe sociale ou encore le mépris et l'indifférence des parents d'Oliver. Oui, mais voilà, il y a la mort ! Il y a les couloirs d'hôpital, les examens, la souffrance, la solitude, l'incompréhension, les examens médicaux, les pleurs et bien sûr la musique lancinante (mais culte) et ultra dramatique au possible sur fond de notes de piano dézinguées du bulbe (je viens d'inventer l'expression) de l'ami Francis Lai.

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Alors si après ça, vous n'avez toujours pas chialé (et quand je dis chialer, ça doit même couler de vos oreilles et d'ailleurs... Je ne préciserai pas l'endroit en question...), c'est que vous êtes parfaitement insensibles ! Oui vous avez bien lu, des insensibles !
Parce que voir ce couple tellement heureux et joyeux batifoler dans la neige, partager une étreinte, un câlin et toutes ces partie de rigolade (et le tout filmé au ralenti, juste histoire de), c'est tellement triste, mélancolique, larmoyant... Les mots me manquent... Désolé, je pleure et je n'arrive plus à retenir mes larmes...

Note: 

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L'Univers et ses Mystères: Un Univers Microscopique

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genre: documentaire
année: 2014
durée: 45 minutes

synopsis: Par le biais de leurs recherches, les scientifiques sont parvenus à une étonnante conclusion. Afin de mieux comprendre ce qui se passe dans l'univers, il leur faut d'abord percer les mystères du monde microscopique. Les experts tentent ainsi d'en savoir plus sur ce qui compose la matière mais également sur les cellules vivantes ou sur les composés qui se déplacent dans l'air.  

la critique d'Alice In Oliver:

Pour comprendre ce qui se passe dans l'univers, il faut d'abord comprendre l'origine de la matière, soit le monde microscopique. C'est ici que l'on trouve la clé du cosmos. L'univers microscopique est un monde invisible qui régit tout ce qui se trouve autour de nous.
Cela commence avec l'atome, lui-même régi par la mécanique quantique. On parle même d'intrication quantique, c'est-à-dire quand deux particules subatomiques interagissent, elles deviennent liées. En résumé, cela signifie que si l'une des particules tourne dans un sens, l'autre tourne dans le sens opposé, même à plusieurs millions de kilomètres de distance.

Cela signifie également que l'information est passée d'une particule à une autre à une vitesse plus grande que celle de la lumière. Si on comprend ce phénomène de l'intrication quantique, on pourra alors transférer des informations dans l'espace à des vitesses plus grandes que celle de la lumière. 
Evidemment, un telle prouesse aurait des conséquences sur l'évolution de la science et de l'informatique. Hélas, à l'heure actuelle, les scientifiques ne comprennent pas les lois étranges de l'univers quantique. A ce sujet, une expérience a été menée sur des électrons. Cette expérience consiste à envoyer des électrons sur une plaque comportant deux trous séparés de quelques centimètrès.

A la surprise générale, on s'est aperçu que l'électron envoyé passe dans les deux trous séparés en même temps. En résumé, un même objet peut donc exister en même temps à deux endroits différents. Pourquoi ? Mystère... Toutefois, les scientifiques ont fait une découverte stupéfiante.
Les particules subatomiques peuvent changer de forme, c'est-à-dire être la fois une onde ou une particule. Leur forme varie ou dépend de notre choix d'observer ou non ce phénomène. En gros, si on observe la particule, elle devient une onde. Si on choisit de ne pas l'observer, elle devient une particule. Ce qui pose une autre question: pourquoi les particules subatomiques modifient-elles leur nature ?

C'est une question qui n'a pas encore trouvé de réponse. Il semble que notre comportement (le fait d'observer ou non) ait une répercussion sur la nature de l'électron, donc sur le passé. En gros, la réalité (telle que nous la connaissons) ne serait que le fruit de notre imagination.
Le principe d'incertitude est donc la base et le concept même du monde microscopique. Entre autres, du fait de leur taille, il est impossible de déterminer la position exacte des particules subatomiques à cause de leur position et de leurs mouvements ondulatoires. On a aussi repéré un effet tunnel: un électron ne rebondit pas quand il est projeté sur un mur mais le traverse. 

En gros, l'électron prend de l'énergie pour traverser le mur et le restitue une fois franchi. En résumé, un électron est capable de modifier les propriétés de l'espace et du temps. Or, nous sommes composés également de ces mêmes particules qui nous traversent en permanence.
De ce fait, est-il possible que nous soyons nous-même à différents endroits en même temps, donc présents dans des réalités différentes ? C'est la théorie des mondes multiples: il existerait des mondes parallèles au nôtre. Dans l'univers quantique, il existe également une matière qui fait débat et polémique. Son nom ? La matière noire.

Aujourd'hui, nous savons que la matière noire compose 85% de l'univers. Nous serions même traversés par cette matière noire qui est invisible. A priori, la matière noire serait composée de particules subatomiques étranges qui seraient elles-mêmes les rémanents du Big Bang. Ces particules sont appelées les particules de Wimp. Aujourd'hui, ces particules sont recherchées activement par les scientifiques. Toutefois, la science n'a pas encore trouvé de preuves de leur existence.
Ce qui soulève une nouvelle question: quelle est la plus petite taille que l'on puisse trouver à l'échelle du monde microscopique ? La réponse se nomme la particule subatomique de type Quark.

Bienvenue dans l'infiniment petit ! L'existence des particules de Quark soulève encore une autre question: existe-t-il des particules qui seraient encore plus petites ? Pour le moment, les scientifiques n'ont pas encore trouvé... Toujours est-il que les particules de Quark forment des groupes de cordes qui sont en vibration. En résumé, elles sont capables de modifier et d'affecter l'espace et le temps, donc la réalité telle que nous la connaissons.
En gros, l'espace et le temps font partie des propriétés de l'univers géant qui nous façonne mais elles n'existent pas dans l'univers microscopique. En comprenant le monde microscopique, les scientifiques espèrent également percer les secrets et les origines du Big Bang, donc ce qui s'est passé avant le commencement et la Création.
Bref, encore un numéro passionnant de L'Univers et ses Mystères, toutefois très (trop) technique. Enfin, si quelqu'un a compris quelque chose à cet article, qu'il me téléphone de toute urgence !

Note: 16/20


L'univers et ses Mystères S7 E5 - Un Univers... par 1Aldebaran1

16 octobre 2014

L'Univers et ses Mystères: Système Solaire Mode d'Emploi

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genre: documentaire
année: 2014
durée: 45 minutes

synopsis: Agé de 4,6 milliards d'années, le système solaire est une zone sécurisée de l'univers. Découvrez comment est né ce système ? A partir de l'explosion d'une supernova, suivez étape par étape la création du soleil puis des planètes durant 700 millions d'années. Des millions d'années durant lesquels notre planète a su créer et garder la vie. 

la critique d'Alice In Oliver:

Le Soleil et les planètes qui l'entourent dévoilent des indices sur le passé du système solaire. La question est donc de savoir si on retrouve les mêmes indices dans d'autres systèmes solaires de la Voie Lactée. Ou alors, sommes-nous absolument uniques ? Il y a environ 4.6 milliards d'années, un énorme nuage molléculaire de moins 4000 degrés flotte dans l'univers et est persécuté par une supernova (l'explosion d'une étoile massive). Ce qui a pour effet de provoquer un effondrement gravitationnel.
Durant les 700 premières millions d'années, le système solaire se forme. Durant son effondrement, le nuage est totalement chaotique et en proie à la gravité.

Il se produit alors des milliards de collisions et de nombreuses interactions entre les gaz et la poussière. Ce qui a pour conséquence de créer une étoile, donc le Soleil. Aujourd'hui, nous pouvons voir le même phénomène dans d'autres systèmes solaires en formation.
Avec le temps, l'effondrement finit par s'atténuer et par former un disque en mouvement. Dans un premier temps, une proto-étoile se forme et absorbe le reste de la poussière, du gaz et de la matière. Cette proto-étoile va devenir le Soleil. Elle se situe au centre du système solaire. Peu à peu, les corps célestes se forment eux aussi selon une attraction mécanique.

Ce procédé prend un temps infini. Les planètes géantes commencent à prendre forme. A proximité du Soleil, dans la zone rocheuse, on trouve de l'hydrogène, du carbone et de l'ammoniac en abondance. Les collisions entre les objets sont encore importantes mais forment peu à peu des planètes de tailles différentes. Dans un premier temps, les astres en mouvement forment des proto-planètes, puis des mini planètes pour enfin devenir de vraies planètes.
Jupiter est la première planète à prendre forme et devient une sorte de tyran gravitationnel. En effet, Jupiter attire la matière et s'aggrandit très vite.

Saturne et Uranus prennent le relais et deviennent elles aussi des géantes gazeuses. Même chose pour Neptune. Rapidement, Jupiter et Saturne deviennent les titans du système solaire. A ce moment-là, le système solaire est à cours de gaz et de poussière absorbés principalement par Jupiter et Saturne. C'est la raison pour laquelle ces planètes sont si grandes.
A ce stade, le Soleil n'est pas encore l'étoile que nous connaissons. Le Soleil est un chaudron bouillonnant. Puis le processus de fusion se produit et le Soleil devient pleinement actif. Les planètes sont toujours en période de croissance.

Du côté de Jupiter, de nombreux astéroïdes sont attirés par sa force gravitationnelle. Ils forment peu à peu une ceinture d'astéroïdes. Dans le système solaire, une autre ceinture d'astéroïdes se forme: la ceinture de Kuiper. Pendant ce temps, dans la zone habitable du Soleil, la proto-Terre doit faire face à une autre proto-planète. Son nom ? Théia. Ces deux planètes sont des soeurs jumelles.
La Terre risque une fin prématurée: elle est suivie par Théia. Les deux planètes se rapprochent peu à peu. La collision survient et génère un réseau de débris rocheux. Ces débris vont devenir la Lune. Alors que les quatre premières planètes se stabilisent, Saturne et Jupiter entrent en résonnance et affectent le système solaire.

Jupiter et Saturne changent les orbites des autres planètes. Elles éjectent de nombreux astéroïdes et corps célestes en dehors du système solaire. Jupiter et Saturne entraînent alors un véritable chaos au sein du système solaire. C'est le grand bombardement tardif, dont la Terre est évidemment victime.
Les impacts de ces objets spatiaux ont probablement été bénéfiques à l'émergence de l'eau puis de la vie. Certes, le passé de la Terre est tumultueux, mais aujourd'hui, le danger est toujours présent. C'est aussi la raison pour laquelle les scientifiques observent et étudient les astéroïdes potentiellement dangereux pour la Terre. Car oui, un jour ou l'autre, un astéroïde de taille massive va percuter notre planète. Cela s'est déjà produit plusieurs fois par le passé et cela se reproduira à nouveau.
Mais les scientifiques n'étudient pas seulement les astéroïdes pour le danger qu'ils représentent pour la Terre. En effet, les astéroïdes représentent aussi les vestiges de notre passé et de celui du système solaire. Ainsi, en les étudiant, on espère comprendre les origines de notre système solaire. Enfin, en observant d'autres systèmes solaires en formation dans l'univers, il semblerait que le nôtre soit totalement atypique car trop régulier. Ce qui a surpris les scientifiques. Est-ce aussi la raison pour laquelle notre système solaire est favorable à la vie ? Encore une question qui interroge et qui passionne les astronomes.

Note: 14.5/20


L'univers et ses Mystères S6 E3 - Systeme... par 1Aldebaran1